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le 30 septembre 2005
Publié en plein milieu de la seconde guerre mondiale (et donc probablement après le suicide de Zweig), Le Monde d'hier est une sorte d'autobiographie de Zweig, mais une autobiographie très particulière : rédigée à l'étranger, sans aucun document, elle se concentre sur une sélection d'évenements qui ont marqué la vie de l'écrivain. C'est un éclairage extrêmement intéressant pour tous ceux que l'oeuvre de ce gentleman un peu suranné intéresse - j'en fais partie. Pour ceux qui n'ont pas encore lu les livres de Zweig, je leur conseillerais plutot de commencer par Le Joueur d'échec, car Le Monde d'hier n'est pas complètement représentatif du travail de l'écrivain : forcément un peu de nostalgie, et parfois un ton trop naïf.

C'est néanmoins une expérience, une plongée dans une époque révolue aux cotés d'un homme qui en est la forme achevée, qui a vécu les bouleversements des deux guerres mondiales au coeur du séisme, en Autriche, et qui a cotoyé les plus grands esprits de son temps : ami intime de Freud (voir sa Correspondance) auquel il a entre autres présenté Salvador Dali, il a composé un livret d'opéra avec Strauss, accueilli chez lui Thomas Mann et Paul Valéry, entretenu des liens avec Romain Rolland, Jules Romains, André Gide, sans oublier non plus la politique, avec Rathenau et meme Mussolini, à qui il a ecrit la seule requête qu'il ait jamais faite à un homme politique : la libération d'un prisonnier qu'il ne connaissait même pas.

Une remarque sur la traduction toutefois : les phrases sont parfois assez longues, contenant de nombreuses propositions imbriquées, à l'allemande, ce qui est rendu en francais par des phrases au sens quelques fois difficile à démêler. Au final, on en sort un peu plus heureux, apaisé.
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le 19 octobre 2002
Ce livre passionnant est un des plus touchants et attrayants témoignages de notre passé récent. Son auteur, Stefan Zweig, est un passionné de la civilisation européenne classique. Juif autrichien, grand connaisseur de la littérature allemande et française, collectionneur infatigable de manuscrits des grands de la littérature universelle du XIXe et du XXe siècle, il prône la paix alors que l'Europe avance vers le gouffre de la Grande Guerre. Son oeuvre s'épanouit dans la période d'entre deux guerres. Mais son destin est tragique: après avoir connu l'éclatement de l'ancien Empire Autrichien, il devra assister à l'avènement du IIIe Reich. Ce livre est beaucoup plus qu'un livre de mémoires: c'est un chant à la paix, à la liberté et à la culture.
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Un tel livre invite à abandonner la lecture pour la relecture.
C'est une présentation unique de ce monde d'hier, ce monde d'avant le cataclysme de la seconde guerre mondiale, un monde de la sécurité, du culte de l'art, du respect des conventions, un monde qui s'est autodétruit de 1914 à 1945 (voire plus tard encore).
Cette immense tragédie, cette marche à l'abîme, Stephan Zweig, quintessence de l'intellectuel viennois, l'a décrite; la grande guerre, l'hyperinflation dans l'Allemagne des années 1920 et l'apparition d'un certain Hitler.

Personne comme Zweig ne sait décrire ce monde ancien qui a fait naufrage.
Il nous montre comment, à son modeste niveau, il a tenté de changer le sens de l'histoire, en vain.
Il nous montre aussi une galerie de personnages hauts placés tels que Walther Rathenau éminent homme politique allemand des années 1920 et qui finira assassiné.

On comprend que Stefan Zweig ait préféré ne pas assister aux ultimes convulsions d'un monde devenu fou.
'Le monde d'hier' est l'un des tous meilleurs livres de Stefan Zweig et fait partie de ces livres sans lesquels on ne peut comprendre une époque.
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J'ai hésité à qualifier l'humanisme de Stefan Zweig de combat par rapport à cette qualité attribuée à l'écrivain allemand Klaus Mann dans son ouvrage exceptionnel Contre la barbarie : 1925-1948.

Eveil intellectuel. Eveil des sens. Profondeur psychologique. Stefan Zweig, juif autrichien, écrit sa biographie en exil, apatride, rejeté de son pays par les hordes barbares nazies. Il souffre au-delà de tout entendement.

"Le soleil brillait, vif et plein. Comme je m'en retournais, je remarquai soudain mon ombre devant moi, comme j'avais vu l'ombre de l'autre guerre derrière la guerre actuelle. Elle ne m'a plus quitté depuis lors, cette ombre de la guerre, elle a voilé de deuil chacune de mes pensées, de jour et de nuit; peut-être sa sombre silhouette apparaît-elle aussi dans bien des pages de ce livre. Mais toute ombre, en dernier lieu, est pourtant aussi fille de la lumière et seul celui qui a connu la clarté et les ténèbres, la guerre et la paix, la grandeur et la décadence a vraiment vécu."

Stefan Zweig est grand dans la douleur. Quelle force d'âme ! Parvenir à nous réjouir sur les festivités de Vienne, la jeunesse "fanatisée par la culture" de la fin du XIX° siècle relève, dans cette situation, du prodige. Plus encore, quand il détaille son combat, pendant la Première Guerre Mondiale, contre la guerre, travaillant à une internationale amicale des intellectuels européens avec notamment l'écrivain français Romain Rolland (dont il rédigera une biographie), le lecteur est émerveillé. Que l'âme se grandit à se laisser guider par de tels hommes !

Régal que cette lecture par la découverte des écrivains, musiciens, artistes qui ont partagé l'amitié de Zweig. Le poète prodige Hugo von Hofmannsthal, le poète belge Emile Verhaeren (idem biographie), l'espagnol Salvador Dali, l'autrichien Sigmund Freud, Mahler, Richard Strauss dont il fut librettiste (à rapprocher de la désillusion de Klaus Mann lors de l'interview de ce maître de musique, aux sympathies nazies fortes, après la guerre, ibid), Romain Rolland, Paul Valéry, Théodore Herzl (père du sionisme moderne), Rilke, Thomas Mann, Bert Brecht.

Zweig ne mentionne pas Klaus Mann qui pourtant dès 1930 lui avait reproché son erreur d'analyse. Zweig avait en effet estimé le succès étourdissant des nazis au Reichstag comme "une révolte de la jeunesse, une révolte -peut-être pas très habile mais finalement naturelle et tout à fait à encourager - contre la lenteur et l'indécision de la haute politique". Mann avait écrit : "Il y a une prétention à tout comprendre, une sorte de complaisance à l'égard de la jeunesse qui va trop loin. Tout ce que fait la jeunesse ne nous montre pas l'avenir". Oubli ?

L'analyse de Zweig, sans être aussi riche ni profonde, enrichit celle de Mann sur les origines de la barbarie nazie sur un point repris par Emmanuel Todd dans son dernier ouvrage :

"Mais peut-être n'a-t-on jamais bien compris, à l'étranger, la raison pour laquelle l'Allemagne a, à tel point, durant des années, sous-estimé et minimisé la personne et la puissance croissante de Hitler: l'Allemagne n'a pas seulement toujours été un Etat formé de classes séparées : avec cet idéal de classes, elle a toujours été affectée d'une surestimation et d'une déification inébranlables de la "culture". (...) en Allemagne on ne pouvait concevoir qu'un homme qui n'avait pas même achevé ses études primaires et qui, à plus forte raison n'avait pas fréquenté l'université (...) pût jamais approcher seulement une place qu'avaient occupé un baron von Stein, un Bismarck, un prince von Bülow. Rien n'a autant aveuglé les intellectuels allemands que l'orgueil de leur culture, en les engageant à ne voir en Hitler que l'agitateur des brasseries qui ne pourrait jamais constituer un danger sérieux."

Rares étaient en effet les intellectuels à avoir su mesurer la barbarie nazie avant qu'elle ne se révèle entièrement. Je pense à Léon Daudet dans son admirable Connaissance de l'Allemagne. Avis.
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Le Monde d’hier/Stefan Zweig (1881-1942)
À la fin de sa vie, Stefan Zweig nous fait part de sa réflexion sur le monde de son enfance puis de son adolescence dans son Autriche natale qu’il aime plus que tout, lui l’européen de cœur.
C’était alors l’âge d’or de la sécurité dans tous les domaines pour lui issu de la petite bourgeoisie juive de Vienne et pour un grand nombre de ses concitoyens.
Vienne était alors une ville jouisseuse, baignée de culture, de « cette culture qui consiste à extraire de la matière brute de l’existence, par les séductions flatteuses de l’art et de l’amour, ce qu’elle recèle de plus fin, de plus tendre et de plus subtil. »
L’école du siècle passé fut un calvaire pour le jeune Stefan qui était épris de liberté et d’espace. Heureusement s’écartant des chemins rectilignes de l’enseignement académique, il découvre les écrivains, les poètes, les artistes et les musiciens avec ses amis et commence à écrire ses premières poésies. Ses idoles ont nom Rilke et Hofmannstahl, Mahler et Schoenberg, Verhaeren et Romain Rolland.
Une mention particulière pour Théodore Herzl, l’auteur de « L’État Juif », avec qui il fut très lié sans jamais adhérer à se idées. Zweig est libre penseur dans tous les domaines et toute idéologie le fait fuir.
Zweig va assister à l’émancipation de la femme dans cette Autriche si attachée à ses antiques préceptes, à la naissance de la psychanalyse de Freud, le culte du corps dans le sport et l’indépendance de la jeunesse. La relation entre les sexes va prendre un tout autre aspect. Alors que jusqu’à la fin du XIX é siècle, la prostitution demeurait le fondement de la vie érotique en dehors du mariage, on assiste à une libéralisation des mœurs dans la première décennie du XXé .
Plus avant dans son témoignage, Zweig nous décrit très finement l’ambiance qui régnait en Autriche juste avant la Première Guerre mondiale, puis durant la Guerre elle-même et enfin après les derniers combats laissant une Autriche dévastée et dans une misère inouïe.
Zweig nous parle aussi de ses travaux d’écriture et nous explique comment il conçoit la littérature :
« Je ne prends jamais le parti des prétendus héros, mais vois toujours le tragique dans le vaincu. Dans mes nouvelles, c’est toujours celui qui succombe au destin qui m’attire, dans mes biographies, le personnage qui l’emporte non pas dans l’espace réel du succès, mais uniquement au sens moral. »
Et plus loin : « Je suis un lecteur impatient et plein de fougue. Toutes les redondances, toutes les mollesses, tout ce qui est vague, indistinct et peu clair, tout ce qui est superflu et retarde le mouvement dans un roman, dans une biographie ou une discussion d’idées m’irrite. »
Zweig le modeste, le grand voyageur, immense collectionneur d’autographes de toutes sortes : « En échange des ouvrages que j’avais écrits, assez éphémères si on les considère d’un point de vue un peu élevé, je pouvais acquérir les manuscrits d’œuvres impérissables, des manuscrits de Mozart, de Bach et de Beethoven, de Goethe et de Balzac. »
Les années passent et nous arrivons en 1933 et l’arrivée de Hitler à la chancellerie en Allemagne et la montée du fascisme en Autriche. Zweig songe au passé et à toutes les amitiés qu’il a cultivées et à cette liberté qu’il a toujours chérie et qui est à présent menacée :
« Je m’étais acquis l’amitié de nombre des meilleurs de notre temps, j’avais joui des représentations théâtrales les plus parfaites, il m’avait été donné de voir et de goûter les villes éternelles, les tableaux immortels, les plus beaux paysages. J’étais demeuré libre, indépendant de tout emploi et de toute profession, mon travail était ma joie et plus encore, il avait donné la joie à d’autres…Mais ma pensée ne fut même pas effleurée que je serais un jour sans patrie, que chassé, traqué, banni, j’aurais de nouveau à errer de pays en pays, à traverser des mers et des mers ; que mes livres seraient brûlés, interdits, proscrits ; que mon nom serait mis au pilori en Allemagne comme celui d’un criminel… »
Zweig considère avec nostalgie le déclin des libertés, comme celle de circuler et voyager.
« Avant 1914, la terre avait appartenu à tous les hommes. Chacun allait où il voulait et y demeurait aussi longtemps qu’il lui plaisait…Avant 1914, je voyageais en Inde et en Amérique sans posséder de passeport… »
Songeant à la montée de l’hitlérisme, Zweig pense que « rien n ‘a tant aveuglé les intellectuels allemands que l’orgueil de leur culture, en les engageant à ne voir en Hitler que l‘agitateur des brasseries… »
Et puis il y aura l’Anschluss puis l’invasion de la Pologne et la déclaration de guerre : la nuit tombe sur l’Europe qui voit l’agonie de la paix, une nuit de cendres et de mort, de sang et de douleur. C’est ici que se termine ce bouleversant témoignage d’un homme européen dans l’âme mais qui au dernier moment s’écrie :
« Qu’est devenue ma patrie, mon Autriche que j’aime tant ? », lui qui n’a plus de patrie, et va errer,( il ne le dit pas, mais on le sait) jusqu’au Brésil , sa terre d’accueil.
Un témoignage d’une grande richesse qu’il faut avoir lu.
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le 26 novembre 2001
Qu'on vive aujourd'hui ou hier, comment ne pas être bouleversé par les oeuvres de Zweig ? Il y place passion, vécu et sagesse. Son livre est un appel à la tolérance, à l'amitié entre les peuples et renie tous les nationalismes exacerbés. Une leçon d'histoire et d'humanisme philanthrope dans le plus pur style de Stefan Zweig.
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le 29 avril 2016
Zweig est un humaniste très cultivé, très subtil, un peu dépressif, surtout sur la fin, mais avec quelques raisons de l’être et sans apitoiement sur son sort. Il finira par se suicider avec sa femme en exil au Brésil en 1942. Ce livre est son chant du cygne, le résumé de toute sa vie qui fut marquée par deux guerres mondiales. Si la première lui a paru brutale, la deuxième l’a largement emporté en horreur. Né dans un monde gai, facile et qui semblait devoir durer éternellement, il a perdu tout ce qu’il aimait et il le raconte longuement, sans se plaindre, sans trop en faire dans la nostalgie ni exagérer dans le pathos. C’est touchant, c’est riche d’enseignements, c’est un très grand et très beau livre.
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Dans ces mémoires, écrites peu de temps avant qu'il ne se donne la mort en 1942, Stefan Zweig retrace 50 ans d'histoire, de la Vienne riante de la Belle Époque aux bruits de bottes qui ont précédé la Seconde Guerre Mondiale. Aux longues années de bohème et de voyage initiatique (Londres, Paris, Berlin) succède brutalement, dès la fin de la Première Guerre Mondiale, le succès mondial du fabuleux peintre des passions humaines qu'était devenu l'auteur de "Amok" et de "Brûlant secret". L'émergence du nazisme en Allemagne et en Autriche, érigeant la haine des juifs en valeur cardinale, va faire de lui un apatride, d'abord en Angleterre, qu'il retrouve trente ans après, puis en Amérique, où il fuira la guerre et la haine de "l'allemand". Éternelle errance d'un homme profondément attaché à son pays, à sa langue et à ses convictions pacifistes. Sur cette trame historique, présente dans tous les manuels d'histoire, et reprise tant de fois dans la littérature et le cinéma, Stefan Zweig apporte son regard personnel, un regard que le lecteur ne pourra plus oublier une fois le livre refermé. Jamais on n'a vu décrit avec autant de sensibilité, par un témoin des moments les plus atroces que l'humanité ait jamais connue, l'amour du genre humain. Resté jusqu'au bout fidèle à ses convictions, Stefan Zweig a continué contre vents et marées à se battre pour faire triompher le camp de la paix et de la raison, jusqu'au moment où il n'a plus trouvé la force de lutter contre les vieux démons qui continueront toujours et partout à agiter Homo sapiens, primate parmi les primates. J'ai été estomaqué par l'acuité de son analyse des causes de la Première Guerre Mondiale. Non, décidément Stefan Zweig n'était pas seulement un spécialiste des choses du cœur, il était aussi un géopoliticien hors pair. Sa profonde connaissance de l'âme humaine lui avait permis de comprendre ce qui pouvait animer les masses bien au-delà des contingences politiques. Un grand moment d'émotion, et une si belle écriture...
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le 3 mars 2015
Alors que l'on vient de commémorer de bien des façons l'engagement de la première guerre mondiale, je ne pouvais avoir de meilleure lecture que "Le monde d'hier". Voici certainement l'un des ouvrages parmi les plus remarquables et passionnants que j'ai lus ces dernières années -je l'ai littéralement dévoré.
Écrivain polyglotte, européen comme nombre d'intellectuels et artistes de sa génération (il est né en 1881), grand voyageur (non seulement dans les grands pays européens mais aussi en Inde et en Amérique avant 1914), observateur fin et cultivé dépourvu de tout engagement politique, il croise dans son livre, au fil de sa vie et des événements qui l'un après l'autre la fracasseront, d'autres intellectuels ou artistes illustres, de tous pays et émaille son récit de nombreuses anecdotes pittoresques (l'une d'elles, au chapitre "Paris, ville de l'éternelle jeunesse", implique de façon drôle la police parisienne).
Surtout ce livre permet de réfléchir, en plus grande profondeur que par le truchement de la plupart des émissions commémoratives, sur les causes profondes du suicide collectif des pays européens au siècle dernier. Car comment comprendre qu'à l'heure du progrès technique galopant qui a marqué la fin du XIXème siècle (songeons aux expositions universelles) et qui profitait progressivement aux différentes classes sociales, après près d'un demi-siècle de paix européenne, alors que les conquêtes coloniales procuraient à plusieurs de ces pays des zones d'expansion illimitées, alors que l'Europe était une réalité vécue par les classes cultivées et dirigeantes, se soit enclenché un processus suicidaire de 30 ans? 
Avec lucidité Zweig avance de multiples et diverses hypothèses, tentatives de compréhension complémentaires qui mettent en jeu sa connaissance vécue de l'Autriche d'alors et des autres pays qu'il a eu le bonheur de découvrir tôt, tissant un réseau ténu, dense et fidèle de relations avec nombre d'intellectuels et artistes des autres pays. Bien des faits qu'il rapporte peuvent trouver curieusement écho dans notre monde actuel, si bien que cet ouvrage peut nourrir une réflexion profitable sur notre propre avenir.
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le 22 janvier 2010
Quand bien même Zweig, dans ce récit, peut sembler naïf par certaines de ses analyses, et que certaines réflexions peuvent s'avérer obsolètes, ce livre reste d'une importance capitale, car il nous sert d'exemple, de comment rester vigilent face aux changements de l'époque dans laquelle nous vivons. Un document humaniste inestimable !
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