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le 18 décembre 2006
Naguib Mahfouz nous donne là comme toujours une superbe description de la vie dans les quartiers populaires du Caire : l'ambiance des cafés, les discussions enfiévrées autour des pipes à haschich, les récits des conteurs au son du rebab... La peinture prend, on s'y voit vraiment.

Les personnages sont des héros terriblement humains ce qui les rend très attachants. On vit, on espère et on souffre avec eux, à chaque fois.

Mais ce qui fait le charme de ce livre, comparativement à d'autres livres de Mahfouz, c'est son côté intemporel et mythique. Ce livre est comme un conte.

D'ailleurs ses détracteurs ne s'y sont pas trompés. En effet, ce livre a été interdit par la censure en Egypte au moment de sa parution, essentiellement car les héros représentés peuvent, du fait de leur particularité, être chacun aisément associé à l'un des prophètes des trois grandes religions : Moïse, Jésus et Mohammed. Bien qu'il n'y ait d'autre irrespect que de transposer dans un cadre profondément humain/païen chacun des ses prophètes, le livre a soulevé une levée de boucliers dans les milieux religieux. Aujourd'hui encore, bien que Moubarak ait levé la censure sur ce livre, Naguib Mahfouz lui-même avait jugé qu'il ne fallait pas le publier en Egypte.
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L'histoire légendaire d'un quartier du Caire sert de support à ce roman profond, puissant, agréable et exotique, tout en paraboles.
Dans un contexte de ruelles tumultueuses où se côtoient des marchands ambulants, des boutiquiers, des mendiants, des fumeurs de haschisch, des conteurs et bien sûr d'innombrables gamins, Naguib Mahfouz décrit les aventures de héros mythiques (Gabalawi, Adham, Gabal, Rifaa, Hasim...)
Mais on se rend vite compte qu'ils nous sont connus sous d'autres patronymes, puisqu'il s'agit de Dieu, Adam, Moïse, Jésus et Mahomet !
Ce quartier-univers, malgré l'action successive de ses valeureux prophètes, stagne sous la domination d'avides intendants, et de brutaux « Futuwwas » qui rackettent le peuple et font régner la terreur.
Ce roman, publié en 1959, est immense pour trois raisons :
- une approche des religions pleine de poésie, d'intelligence, de tolérance et d'audace dans une société dominée par la hiérarchie musulmane orthodoxe. C'est pourquoi « Les fils de la Medina » était jusqu'il y a peu censuré en Egypte par les « Oulémas », et que des fanatiques religieux ont tenté d'assassiner Naguib Mahfouz en 1994
- une critique acide de l'athéisme et du matérialisme (dans le dernier chapitre, l'alchimiste Arafa tue Gabalawi) qui ne résolvent rien des problèmes quotidiens du peuple ni de la quête du bonheur des hommes
- une vision du pouvoir désabusée et pessimiste dans un pays rongé par la corruption et l'injustice. Mais tout cela se termine avec une lueur d'espoir et une phrase prémonitoire : «Le soleil finira bien par se lever, et nous verrons la chute du tyran ; l'aube viendra, pleine de lumière et de merveilles...»
Grand écrivain prix Nobel en 1988, Mahfouz reste en cette période de révolutions arabes d'une troublante et évidente actualité.
A lire absolument
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Quel roman!!!! A vous couper le souffle!!!!!
Un (sur)homme, au physique incommensurable, créé un secteur qui regroupe plusieurs villages indépendants les uns des autres. Le maître, aussi imposant que discret vit avec sa famille dans une maison coupée "du monde" qui bénéficie de toutes les attentions dont chacun pourrait rêver. Une décision de cet homme va faire basculer la famille dans l'opprobre et la désolation la plus totale. De là l'esprit de fraternité qui y régnait va se transformer en haine fratricide et deux des enfants du maître vont se voir contraint et forcés de quitter "la grande maison" et travailler comme tous les indigents qui vivent dans les quartiers. De là, disputes haines colères et coups bas vont devenir le quotidien des deux frères expulsés au préalable... jusqu'au moment tragique et irréparable. De ce conte (histoire vraie???), vont découler plusieurs nouvelles qui se dérouleront aux mêmes lieux que l'histoire conductrice et avec les mêmes personnages et leur titre respectif (futuwwa, conteurs, patrons de café...). Mais ce sera pour chaque nouvelle successive, la génération suivante qui sera racontée par Naguib Mahfouz.
Un excellent roman, aussi original qu'exhaustif qui tient en haleine le lecteur et l'emmène dans un monde de contes et légendes passionnant.
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Avec - et sans doute plus encore que - la trilogie du Caire, ce roman de 1959 est le chef d'oeuvre de Naguib Mahfouz (Nobel 1988). Le contenu est moins directement politique et social que dans les ouvrages précédents de l'écrivain égyptien, qui place ici, au premier regard, ses pas dans le sillage de ses illustres prédécesseurs qui ont poli les contes des Mille-et-Une nuits. A une époque qui n'est jamais située, au Caire, se construit un waqf (ensemble de biens mobiliers et immobiliers, institués en fondation religieuse). Le bâtisseur de cette richesse, l'Ancêtre, figure prophétique mi-protectrice, mi-menaçante, va donner son nom au quartier et ses habitants ne cesseront de se revendiquer ses fils (c'est le modèle clanique ou tribal du Proche-Orient). Mais, génération après génération, les intendants du waqf et leurs hommes de main, les futuwwa, n'auront de cesse d'accaparer les richesses du quartier, de faire ployer les habitants sur leur joug ; à chaque génération cependant, un homme se dressera pour rétablir, temporairement, la justice. Si le registre est clairement celui du conte ou de la mythologie, si les emprunts aux Mille-et-Une nuits sont constants et les références à l'Etat égyptien ou à l'islam inexistantes, c'est cependant bien une métaphore politique et sociale qui transparaît, derrière les artifices d'un récit toujours vif et merveilleux.
Mahfouz sait dépeindre avec empathie les vertus et défauts de ce petit peuple cairote qu'il n'a eu de cesse de défendre mais il dévoile aussi une pensée politique : à l'arbitraire et à la violence des puissants doit s'opposer la justice, ici presque toujours incarnée par un despote éclairé, qui rétablit la balance du bien et du mal et entraîne avec lui un peuple enfin réveillé. Le roman a été écrit en plein nassérisme triomphant mais le relire à la lumière de l'échec (momentané) de la révolution égyptienne de 2011 offre d'intéressantes perspectives pour comprendre les malheurs apparemment insurmontables de ce grand peuple.
Comme le note avec justesse le grand Jacques Berque dans sa préface, ce n'est pas un hasard si le roman se conclut par cette adresse ou cette prière : "Tout a une fin, même l'oppression! Le soleil finira bien par se lever et nous verrons la chute du tyran : l'aube viendra, pleine de lumière et de merveilles". Inch'allah, serait-on tenter d'ajouter.
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le 20 novembre 2004
Ce livre evoque de facon remarquable plusieurs phases de l'evolution ou creation des trois grandes religions monde et le deviations qui s'en suivent. Les differentes histoires, inventees par ailleurs, mettent a nu l'essence humaine et permettent de mieux comprendre l'histoire en general. Naghib Mafhouz en toute sa splendeur¡
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le 6 avril 2012
J'ai bien lu une dizaine de romans de Naguib Mahfouz. Celui-ci est certainement le plus brillant. Je n'en dirai pas plus que ce qui a deja ete dit dans les autres commentaires. A vous de decouvrir cette oeuvre.

Que vous soyez deja un inconditionnel ou que vous decouvriez cet auteur, 'Les fils de la Medina' est un grand roman.
Un tres grand roman.
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le 5 mai 2012
Les commentaires précédents disent la dimension religieuse de ce livre. Pour ma part je retiens avant tout la dimension politique qui est d'autant plus intéressante dans le contexte de "révolution arabe". Sinon le livre est un feuilleton très rythmé. Malgré son apparente langueur, il vous accroche et la fin est captivante.
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le 10 janvier 2013
C'est toujours avec le même plaisir sans cesse renouvelé que j'aborde un nouveau livre du maître égyptien. Les fils de la Médina n'a pas échappé à la règle. Les grands thèmes de Mahfouz s'y retrouvent pour notre plus grand bonheur, ainsi que ces galeries de portraits cairotes si subtils et attachants.
Mahfouz utilise le même procédé que dans "la chanson des gueux" : la vie d'un quartier est décrite au travers une succession de générations qui luttent contre la misère et les truands qui terrorisent la population sous couvert de la protéger, mais aussi contre leurs propres travers et bassesses.

Dès le premier chapitre, la parabole du roman se met en place: un patriarche fortuné, magnétique mais tyrannique, chasse de sa demeure le fils ainé qui a osé le défier... puis c'est au tour du cadet d'être expulsé du jardin familial car, poussé par la curiosité de sa femme, il a bravé un interdit paternel. Dehors, le désert qui deviendra un quartier du Caire, et les générations suivantes qui oscilleront entre malédiction et rédemption.

Comme dans ses romans mettant en scène le peuple cairote (la chanson des gueux, Passage des miracles, le cortège des vivants, la trilogie) Mahfouz nous fait partager son amour tendre et profond pour ces petites gens, au-delà de leurs défauts.
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le 25 janvier 2014
C'est un grand bonheur de partager un livre de ce grand écrivain que j'aime beaucoup, Naguib Mahfouz, il me prend la main et m'emmène dans les dédales de l'Egypte avec bonheur, ça sent l'Orient, le thé à la menthe, le souk, et l'aventure est réelle et bien construite, j'en redemande toujours, je suis une fan inconditionnelle de Naguib Mafhouz.
Je vous recommande ce beau voyage de l'intérieur.....
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Voici l'histoire d'un quartier du Vieux Caire, la Gamaliyya. Dans ce roman mi conte/ mi légendes se mélangent plusieurs générations d'égyptiens qui vivent leur vie au gré des êtres craints (futuwwas, waqf) et des légendes. Les rumeurs populaires sont légion et la consommation de haschisch également. Un roman extraordinaire et envoûtant d'un Naguib Mahfouz moins concret qu'à l'accoutumée.
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