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le 6 octobre 2015
Ce qualificatif, tout d'abord, pour le choix courageux du thème de cette histoire : un drame affreux, inacceptable et dont la narration pourrait rebuter plus d'un lecteur. Pour la justesse et la profondeur de la description des sentiments des quatre personnages principaux qui vivent relatent ce terrible accident. Pour le style simple, et le choix d'une structure du roman en quatre volets complémentaires : on revisite chaque fois la même histoire, avec un point de vue différent, et au final on redécouvre et on ne s'ennuie jamais.
Une lecture pour toutes et tous, mais que l'on pourrait particulièrement conseiller à celles et ceux qui ont été éprouvés dans leur chair par la perte accidentelle d'un enfant. Tout est décrit avec précision et pudeur, justesse.
J'ai lu plusieurs Russel BANKS; je les ai tous apprécié, mais c'est le premier que je note : il est tout simplement remarquable.
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le 15 juin 2017
Belle histoire mais dès le premier jour les pages de décollaient!
C'est un livre à lire.
Au niveau de la qualité du produit je suis un peu déçue !
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le 3 août 2017
Je commence juste le livre et je suis déçu de la qualité les pages se détachent et tombent .... s agit il d un livre à usage unique ???
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 8 juillet 2009
autant dire tout de suite que j'ai aimé ce livre.
Tout m'a convenu : le style fouillé mais pas trop recherché, la finesse d'analyse de la psychologie des personnages, et surtout le mode de narration.
C'est ce qui fait l'originalité et la profondeur du roman.
Aller au fond des choses à travers le regard et la perception de ces 4 personnages, tous ayant une histoire douloureuse qui va conditionner leurs choix.
L'auteur est vraiment très fort. On arrive à comprendre le point de vue de chacun. Personne n'a tort, personne n'a raison.
La scène finale du stock cars est vraiment symbolique de la mentalité des gens. Elle est aussi très cinématographique.
J'aime les fins ouvertes où on se prend à se demander ce que chacun va devenir.
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le 31 décembre 2005
C'est l'histoire d'une drame atroce, stupide et irréversible qui décime une communauté de déshérités perdus quelquepart dans un état du Nord Est des USA.
A partir de là, l'auteur va prendre la voix de 4 protagnosites principaux du drame pour croiser les regards sur cette calamité.
Du grand art : une force narrative unique (et qui culmine sur son dernier roman "américan Darling", absoluement superbe) et cette magie des personnages : 4 regards qui dissèquent les resurgences de leur passé enfoui, à la lumière de cette tuerie.
Et cette alchimie qui fait de ce drame, à la fois un catalyseur de haine et de désagrégation du corps social et, à contrario, qui prend plus intimement, le contre-pied de la violence et s'érige en croisade de la jusitice chez l'un , en pénitence désespérée chez l'autre et en délivrance morbide chez une petite fille - aux pensées qui vous glaceront le coeur - infirme, estropiée à vie, mais rescapée tout de même de cet horrible accident de la route.
Un livre 5*, sans contestations.
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le 7 juillet 2013
Russel Banks signe une chronique désenchantée de la vie d'une bourgade américaine après un tragique accident qui coûta la vie à plusieurs enfants. A travers le témoignage de plusieurs victimes de l'accident (collatérales ou directes), il traite de sujets sensibles - le deuil, la culpabilité - et analyse les ressorts de la vie en communauté. Cynique sans être sordide, convaincant sans tomber dans le sensationnalisme, le romancier a su trouver le ton qui convient. Bien que certains personnages, plus complexes (l'avocat, la jeune fille), m'aient plu davantage que d'autres et malgré une entrée en matière un peu laborieuse, "De beaux lendemains" est une belle lecture.
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500 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 24 novembre 2012
Publiée en 1991, « De beaux lendemains » est une œuvre majeure de R. Banks, écrivain américain qui compte parmi les auteurs que nous aimons particulièrement sur Cetalir.

Le titre est volontairement trompeur. En effet, comme toujours dans l’œuvre de Banks, nous sommes dans les profondeurs de l’âme humaine, dans la noirceur qui vous précipite vers les abîmes de jalousie, de rancœur, de vengeance plus ou moins explicites. R. Banks excelle dans ce style et dans sa capacité à se mettre véritablement dans la peau des personnages auxquels il confère une profondeur, une finesse tout à fait extraordinaires. Les beaux lendemains sont ceux un moment rêvés mais que la réalité cruelle ou les jeux personnels auront tôt fait de les mettre à mal. Chez Banks, la vie n’est jamais un long fleuve tranquille. C’est tout au contraire un redoutable parcours semé de multiples embuches, de chagrin, de douleurs, d’accidents qui vous poussent systématiquement du mauvais côté de la barrière.

Dans ce roman, c’est la vie bouleversée par un fatal accident qui est considérée. L’intérêt et la puissance du livre tiennent au fait qu’un même événement est considéré par quatre protagonistes différents et aux intérêts antagonistes. C’est ce qui peut être fait d’une réalité objective lorsqu’elle devient un enjeu de pouvoir, d’argent, de règlement de comptes qui est au centre de cet ouvrage remarquable.

Jusque là, la petite ville de Sam Dent perdue dans l’Etat de New York, isolée du monde aux portes du parc national des Adirondacks, habituée à survivre à des hivers redoutablement rigoureux (un thème récurrent chez l’auteur), menait une vie tranquille. Certes, la population locale ne roule pas sur l’or et tire plutôt le diable par la queue. Mais l’esprit communautaire y a maintenu l’indispensable cohésion sociale, l’entraide étant un art de vivre.

Un accident de car scolaire conduit par la respectée Dolores Driscol, épouse loyale d’un homme cloué sur une chaise roulante après un accident cardio-vasculaire, va tout remettre en cause. La plupart des enfants présents dans le car vont mourir et la question de la recherche de responsabilité et des dédommagements financiers va devenir centrale, entretenue par une horde d’avocats qui joue les familles les unes contre les autres et s’en prennent aux services publics. Le récit de ce qui s’est passé, la recherche des causes est abordée au travers de quatre personnages centraux, directement ou indirectement concernés par l’affaire.

Dolores est une femme remarquable, dévouée, aimante et respectée de tous. Elle sera l’une des rares rescapées de cet accident fatal. Sa vie s’en trouvera à jamais brisée, ses points de repère balayés, sa relation à la communauté remise en cause. Quelle est donc sa véritable responsabilité dans cette terrible affaire ?

Billy Ansel est l’homme le plus respecté de la ville. Ancien officier au Vietnam, veuf de la plus jolie femme de la ville, il élève seul ses deux enfants tout en se consacrant à son garage dans lequel il emploie essentiellement des garçons paumés par l’expérience traumatisante de la guerre contre les Viets. Il suivait le car au moment de l’accident et accompagnait comme d’habitude ses enfants qui ont tous deux péri. Pour qui prendra-t-il parti ? Comment surmonter une telle épreuve et continuer à mener une vie normale ?

Mitchell Stephens est un as du barreau. Un gars en colère, décidé à faire payer les responsables. C’est lui qui va convaincre quelques familles endeuillées à mener une action en justice. Pour cela, il a besoin du témoignage capital de Nicole et devra surmonter les tensions qui agitent la ville.

Nicole Burnell est une belle adolescente de quatorze ans, l’idole féminine de la ville, le fantasme des garçons. Elle sortira paralysée de ce terrible accident dont elle est, à part Dolores, la seule rescapée. Qu’a-t-elle vraiment vu ? En quoi cet accident est-il le moyen pour elle de faire face à un autre terrible secret que nous découvrirons ?

En segmentant le livre autour de ces quatre points de vue qui constituent autant de chapitres isolés, Banks donne un rythme, une densité dramatique exceptionnelle à son livre. On y perçoit les manipulations à distance et les enjeux implicites de familles qui, chacune à sa façon, tentent de donner un sens à ce qui ne peut en avoir.

Il en résulte l’un des plus beaux livres de cet auteur majeur contemporain.

Publié aux Editions Actes Sud – 253 pages

retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
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le 19 juillet 2011
L'écriture est belle, fluide et complètement envoutante. Elle procure d'emblée le plaisir et l'émotion liée à la beauté, à tel point que l'on relit immédiatement les phrases pour ressentir à nouveau ce sentiment. A la fin, on n'a qu'une envie, c'est de lire toute l'oeuvre de ce magnifique écrivain !
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le 17 août 2016
Quel titre ironique pour un livre qui s’ouvre sur une tragédie, l’accident d’un bus scolaire dans une petite ville du nord des Etats-Unis !
Habilement construit, le roman donne successivement la parole à plusieurs des protagonistes de l’événement : la conductrice (survivante), un parent, un avocat, une jeune fille victime de l’accident et devenue invalide, la conductrice à nouveau.
Le début est d’une grande maîtrise littéraire et pourtant trompeur, car irréaliste : on s’imagine mal la conductrice du bus décrire les jeunes victimes avec autant de détachement et de neutralité. Il fallait pourtant à Banks un témoin permettant de décrire l’événement.
Les voix de l’avocat et de la jeune fille sont les plus à vif : l’avocat, porté par la colère (liée à son propre passé), convainc des parents de victimes d’aller en justice ; la jeune fille, paraplégique, se reconstruit un présent très différent de sa vie antérieure, honteuse « d’avoir eu de la chance » (d’être survivante).
Mais la grande force de ce roman est de montrer comment, en dépit du traumatisme subi par la petite communauté, plusieurs personnes s’affairent pour éviter le procès et reprendre une vie routinière (les beaux lendemains ?), afin que ne surgissent pas au grand jour leurs propres turpitudes.
La course de « stock-cars » qui achève le roman en est un beau raccourci : ces véhicules qui se heurtent et s’entrechoquent, finissent rapidement par s’immobiliser, incapables de mener le combat plus avant.
Ce livre a inspiré le beau film éponyme d’Atom Egoyan.
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le 8 novembre 2012
Je n'ai pas vu le film adapté de ce roman (grand prix du festival de Cannes en 1997), l'histoire relatée dans le livre était donc une entière découverte pour moi. Pour résumer en deux mots mon ressenti à la fin de cette lecture : réussi mais pesant. L'histoire de ces enfants emportés dans un accident de car est bouleversante, d'autant plus que l'auteur dresse un portrait attachant (psychologique et sociologique) des victimes et de leurs familles, et que la description des évènements qui précèdent l'accident est faite dans le détail ; nous suivons les petites victimes pas-à-pas avant leur embarquement pour leur dernier voyage, ce qui n'en est que plus pénible (émotionnellement). Nous découvrons également un drame individuel parallèlement au drame collectif que connaît la communauté. Ce drame c'est celui de Nicole qui a survécu à l'accident et qui porte un lourd secret dont elle se servira pour modifier la suite des évènements. Ce livre soulève la question de la responsabilité (qui est responsable, y a-t-il seulement un responsable ?) ainsi qu'une question morale : a-t-on le droit de mentir et de porter injustement préjudice à quelqu'un au nom de quelque-chose que l'on croit juste. Chacun jugera. Cette oeuvre tragique, très réaliste, ne plaira pas forcément à tout le monde, bien qu'elle soit écrite avec beaucoup de talent.
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