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Je n'ai pas pu trouver de titres au commentaire de cet ouvrage. Une bonne partie de ce roman tient dans les chapitres sept et dix qui sont tellement criants de vérité que l'on ne peut même pas imaginer qu'il puisse en être autrement. Seulement l'auteur en a trop fait: il est allé jusqu'au bout de l'horreur: imaginez un peu: En septembre 1918 un jeune soldat américain du prénom de Johnny saute sur une mine, il en ressort mutilé comme ce n'est pas possible, on lui a coupé bras et jambes au ras du tronc, il est sourd, aveugle, muet, sans nez pour sentir ou langue pour goûter, la mine lui ayant détruit une partie du visage.

Réduit à l'état où il se trouve il ne peut que penser, puisque communiquer avec ses infirmières est impossible. Il se livre donc à un réquisitoire implacable contre les médecins qui l'ont obligé à vivre ainsi et qu'il ne se soit pas trouvé parmi eux une âme charitable et j'ajouterai chrétienne, pour abréger se vie. Ca c'est le chapitre sept.

Ensuite c'est le chapitre dix qui lui permet de s'en prendre à la Guerre et au concept selon lequel en faisant la Guerre et en y laissant au besoin sa vie on participe à la sauvegarde de la liberté. Quelle liberté (pas celle de celui qui la défend assurément) mais de ceux qui viennent après et qui le jour du Mémorial Day s'engagent sur les routes pour aller surfer sur les rivages océaniques ou prendre l'air à la campagne et se fichent pour la plupart de ce que représentent les jours commémoratifs de cette nature qui ne semblent pas les engager.

On pourrait parler à l'infini de ce livre et j'ai retenu tout particulièrement ces quelques lignes de l'appendum: 1970 relatif à la Guerre du Vietnam qui fit quelques 40 000 morts chez les soldats américains "Voici une équation: 40 000 jeunes hommes morts = 3000 tonnes de chair et d'os, 55 kilos de matière cérébrale, 190 000 litres de sang, 1 840 000 années de vie qui ne seront jamais vécues, 100 000 enfants qui ne naîtront jamais". Ce roman, car il s'agit bien d'un roman est un pamphlet contre la Guerre et contre ceux qui osent seulement en parler comme solution aux problèmes de l'humanité, mais l'auteur en se glissant dans la peau de ce jeune homme mutilé au maximum ne pouvait pas se trouver une porte de sortie et on a en effet l'impression que cela s'achève par une pirouette.
77 commentaires| 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 24 août 2009
Fan de Metallica, j'ai découvert cette histoire via leur vidéoclip "One". (Pour la petite histoire, James Hetfield s'est directement inspiré de l'oeuvre pour les paroles). Puis j'ai vu le film que j'ai adoré pour son coté "trash mais non voyeur". En effet, n'esperez pas voir les blessures, l'acteur est recouvert d'un drap pendant les scènes d'hopital. Néanmoins c'est une histoire tour à tour poignante, drôle, touchante voire quelque fois même naïve. Donald Trumbo signe là une oeuvre magnifique, intemporelle (il suffit de transposer Joe à une autre époque : 2nde guerre, Vietnam ou plus récemment Afghanistan ou Irak pour ce rendre compte de l'horreur et de l'absurdité des conflits qui secouent le monde).
Je suggère même aux professeurs de le faire étudier à leurs élèves, pour finir, j'émettrais une réserve : la quasi absence de ponctuation qui fait des phrases extrêmement longues comme si l'auteur voulait raconter son histoire sans reprendre son souffle, d'une traite qui fait que l'action peut parfois être difficile à comprendre. Un chef d'oeuvre que tout bibliophile se doit d'avoir sur ses étagères (7 étoiles sur 5).
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En 1917, quand les Etats-Unis entrent en guerre, le jeune Joe Bonham, simple boulanger du Middle West, se retrouve embarqué dans le conflit, incité qu'il est par des va-t-en guerre qui lui racontent qu'il doit partir pour sauver la liberté et la démocratie. Malheureusement pour lui, il se retrouve atrocement mutilé par l'explosion d'un obus. Il doit être amputé des quatre membres. Il est complètement défiguré. Sourd, muet et aveugle, véritable mort vivant, il ne sait comment s'y prendre pour communiquer à nouveau avec ses semblables.
Plus conte philosophique et pamphlet virulent contre l'horreur de la guerre « Johnny s'en va en guerre » n'est en aucune façon un témoignage. Il fut écrit dans les années trente et parut en 1939. Il devint très vite un livre culte d'abord revendiqué par les isolationnistes de droite opposés à l'intervention américaine pendant la Seconde Guerre mondiale puis encensé par les pacifistes de gauche luttant contre la guerre du Viet-Nam. D'un style très parlé, quasi célinien, donnant l'impression d'un texte écrit au fil de la plume, plus hurlé qu'écrit, cet ouvrage mérite largement sa réputation de chef d'oeuvre de la littérature antimilitariste. Il laisse une très forte impression et réussit le tour de force d'arriver à faire partager tous les sentiments ressentis par cet homme réduit à l'état de légume à cause de la folie des hommes. On peut avoir quelque peine à entrer dans cette histoire qui part un peu dans tous les sens au début, mais très vite on se prend de pitié et de compassion et on ne peut plus lâcher plus ce bouquin atypique qui sonne comme un grand cri du cœur avec sa fin lyrique et pleine d'humanité. A lire absolument.
11 commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 juillet 2006
Ce livre ne peut jamais s'oublier.

je l'ai lu il y a très longtemps. je ne savais pas de quoi il s'agissait et j'ai découvert au fur et à mesure de la lecture ce jeune homme. et c'est ainsi qu'il faut le lire, à mon avis.

Très beau livre anti-militariste.

excellent dans les réflexions sur les hommes aussi.

Chef d'oeuvre.

A noter : le groupe Metallica a réalisé le clip "One" qui rend un très bel hommage à ce film. (que l'on aime ou non le hard rock)
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le 31 mars 2009
un livre deja ancien, paru avant le 2eme guerre mondiale, les desastres de la guerre sur un jeune homme qui ne vivra pas sa vie!
l'espoir de communiquer lui permet de survivre ., jusqu'au final ou tout espoir lui est oté....
le film tiré de l'ouvrage est peut-etre encore plus fort, ce qui parait difficile
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le 21 août 2010
Johnny ne parle plus, ne voit plus, n'entend plus, n'a plus de bras, plus de jambes. La faute à la guerre. Qu'est-ce qu'il reste alors?
Un livre mythique, culte pour toute une génération, impossible à oublier une fois refermé. On se félicite de l'avoir lu car on a croisé la route d'un écrivain hors norme. Et on regrette de l'avoir fait, car on n'en sort pas indemne.
Sans concession. Sans compassion. Sans fioritures. Sans effets de plume. Sans espoir.
Johnny s'en va-t-en guerre reste pour moi le roman de la désespérance totale, sans aucune lueur, même lointaine, pour croire encore en quoi que ce soit. Tout le talent de Trumbo réside dans sa détermination à éviter le misérabilisme et le sensationnel. Son écriture précise, descriptive, chirurgicale, la voix qu'il donne à cet homme sans voix servent un roman profondément humain. Inoubliable.
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le 12 février 2014
Comment, avec un sujet pareil, faire un si grand livre.
On est dans la tête, dans ce qui reste de corps de Johnny.

Le plus grand plaidoyer contre la guerre que jamais lu ou vu.

On a tellement envie qu'il réussisse, qu'il fasse savoir qu'il est encore vivant. Oui, dès lors qu'il s'adresse à l"autre" il est vivant.

N'ayez pas peur, ce livre n'est pas triste, noir, sombre, ennuyeux, ne soyez pas rebutés par le sujet. Il s'agit d'une victoire !
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le 13 mars 2001
Ce livre est un véritable plaidoyer contre la guerre. Un jeune homme atrocement mutilé se retrouve seul dans une chambre d'hôpital et ne peut communiquer avec personne. Certaines scènes très dures sont là pour convaincre à quel point la guerre est inutile. Ce livre très bien écrit est à conseiller aux grands de ce monde.
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le 16 février 2014
un des plus beaux livres sur l'absurdité de la guerre, paru en 1939 et dont l'auteur tirera un film 30 ans plus tard
comment vivre quand on n'est plus qu'un morceau de viande ?
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La rumeur précède, flatteuse : Johnny s’en va-t-en guerre, Johnny got his gun en version originale et au cinéma (adapté par l’auteur lui-même ; pas encore vu), est un chef-d’œuvre anti-militariste ; de surcroît, son adaptation cinématographique est régulièrement citée parmi les meilleurs films sur la guerre jamais réalisés ; enfin, je suis plongé dans la littérature de la Grande Guerre depuis quelques semaines au moins. Conclusion : il faut lire Johnny s’en va-t-en guerre pour se forger une opinion.

Premier constat : ceci n’est pas un roman véritablement sur la Première Guerre mondiale en tant que conflit vécu ; Dalton Trumbo (1905-1976) n’a pas traversé l’Atlantique avec les forces alliées, il était un peu jeune pour ça, et ne se met donc pas dans la peau d’un combattant pour feindre des sensations par ailleurs très bien décrites par ceux qui étaient au front, de Chevallier à Jünger en passant par Barbusse ou Remarque. L’évocation des combats occupe peut-être un dixième de ce roman anti-militariste publié le 3 septembre 1939 – c’est-à-dire le surlendemain de l’invasion de la Pologne par l’armée allemande ; comme hasard du calendrier éditorial, on fait difficilement mieux…

Mais alors, si ce ne sont pas les tranchées, quel est le sujet de Johnny s’en va-t-en guerre ? La réclusion d’un homme en lui-même, tout simplement et tout horriblement. Joe Bonham, jeune soldat américain, est victime d’un bombardement qui l’aveugle, le rend sourd et lui fait perdre bras et jambes ; il est devenu un homme-tronc défiguré (son visage est dissimulé par un tissu, il le sent) incapable de communiquer avec le monde extérieur : « C’était un mort doté d’un esprit encore capable de penser. » L’essentiel du roman raconte donc l’histoire d’un homme qui lutte, enfermé dans son esprit, pour retrouver un semblant d’humanité, à commencer par le contrôle du temps et de son écoulement : des pages haletantes sont ainsi consacrées à la façon dont Bonham, par déduction relative aux visites et aux soins des infirmières puis par la sensation de la chaleur sur la peau de son cou, seule partie de sa peau encore sensible avec « une moitié de front », tente de retrouver la maîtrise des heures, des jours, des semaines – des années peut-être…

Il faut préciser que de Joe Bonham, on ne voit rien : c’est là le tour de force de Trumbo que d’avoir focalisé le récit par les seules sensations et pensées de ce personnage exclus du monde des vivants, réduit à une « vie utérine » dont il sait qu’elle ne mène à aucune (re)naissance possible. Le récit de la lutte interne que se livre ce martyr déshumanisé de la Grande Guerre est entrelardé de souvenirs de sa jeunesse, celle d’un jeune Américain appartenant à la classe ouvrière (des pages saisissantes sur une boulangerie industrielle et sur le travail de pose des rails au Mexique) et aux désillusions normales, dans une Californie aussi ensoleillée que rude pour ses rejetés du rêve américain ; Trumbo semble de la sorte montrer la jeunesse de ce personnage, avec tout ce qu’elle contient d’espoirs malgré tout, pour montrer le gâchis d’une guerre capable de réduire tous ces espoirs à néant à la faveur d’un bombardement impersonnel.

Ce gâchis, Bonham en est conscient, et cela mène ses pensées à l’amertume envers une propagande militariste euphorisante (« Tout le monde racontait que l’Amérique se battait pour le triomphe de la morale. Mais l’idéal moral de qui ? Et pour qui ? » - interrogations toujours valables septante-cinq ans plus tard…) puis à une vitupération contre la guerre en tant qu’idéologie, contre la gloire qu’on lui associe, et il peut se le permettre, lui, le mort qui n’est pas mort : « Si un homme dit la mort plutôt que le déshonneur c’est un sot ou un menteur car il ne sait pas ce qu’est la mort. Il n’est pas en mesure de juger. Il ne connaît que la vie. Il ne connaît rien à la façon de mourir. S’il est assez sot pour croire que la mort vaut mieux que le déshonneur qu’il se mette sur les rangs et qu’il meure. Mais qu’on laisse donc les petits gars tranquilles quand ils sont trop occupés pour aller se battre. »

L’extrait cité ci-dessus montre l’éventuelle faiblesse de Johnny s’en va-t-en guerre, un petit côté dissertation occasionnelle contre la guerre heureusement racheté par la force du style, propre à la modernité américaine des années vingt et trente (Dos Passos, Steinbeck et Hemingway sont passés par là, et ça se lit), ces périodes abruptes ou coulant avec puissance, parfois sans ponctuation afin de rendre la fluidité et l’immédiateté de la succession des idées ou des événements. Par ailleurs, ce côté dissertation, finalement peu présent, est aussi contrebalancé par la profondeur de l’exploration de cet esprit reclus, de sa lutte contre l’inhumanité et la mort, de sa capacité aussi à l’ironie – ah ! sentir les pas lourds d’un homme dans la chambre, puis des mains sur sa poitrine, pour finalement comprendre que, tout homme-tronc qu’on soit, on vient d’être médaillé, ce qui fait une belle jambe sauf que, dommage, on n’en a plus, de jambes…

La fin de Johnny s’en va-t-en guerre, terrible mais dépourvue de tout pathos inutile, à l’image de l’ensemble du roman, voit Joe Bonham parvenir à enfin communiquer, et cela le remplit d’espérance, cela lui fait entrevoir la possibilité de devenir l’objet de répugnance idéal pour éviter toutes les guerres à venir, visions apocalyptiques – puis sombrer à nouveau d’une façon que découvriront les lecteurs de ce roman devenu classique instantané aux Etats-Unis, vite épuisé mais disponible dans chaque bataillon ou presque, réédité et lu par des générations de jeunes gens priés d’aller buter du niakoué en Corée puis au Vietnam, devenu avertissement entendu par certains (dont l’auteur de Né un Quatre Juillet, Ron Kovic) mais négligé par tous les vendeurs de canons du monde, à qui il faut bien la chair sans laquelle leurs engins dépériraient faute d’un but dans l’existence. Il faut les comprendre aussi, ces braves gens.
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