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le 14 octobre 2002
"Une parfaite journée parfaite" est le second roman de Martin Page, jeune auteur azimuté également responsable d'un premier bouquin au titre évocateur : "Comment je suis devenu stupide".

Dans ce deuxième opus, Page nous invite à partager la journée type d'un type qui passe le plus clair de son temps à se suicider et ce, dès le saut du lit, par exemple, d'une bonne décharge de 357 Magnum dans la tête : "Quitte à perdre quelques minutes de sommeil, je préfère me tuer avant les informations. Après, ça va mieux..." enfin, au moins jusqu'à sa petite toilette du matin où il se tranche le cou à l'aide de son rasoir trois lames.. Son toubib, un original lui aussi, lui annonce qu'il héberge un grand requin blanc dans son corps, et ainsi de suite... Martin Page caresse son lecteur avec un gant de crin et le biberonne d'un explosif cocktaïl à base de ciguë et d'humour anthracite. Un gars bizarre que cet anti-héros des temps modernes, un tendre agité du bocal, atypique, asocial mais tellement attachant, un être improbable qui n'a de cesse de s'interroger sur la vie, l'univers et le reste et d'élaborer moult théories plus abracadabrantes les unes que les autres mais non dénuées de clairvoyance et de piquant. Car c'est avec tout son big bazar de cynisme et d'absurde que le narrateur - et donc l'auteur - nous livre sa vision délirante de notre désolante société de consommation et de ses inepties à travers, notamment, cette holocauste des objets [...] qui ne semblent "contruits que pour se détruire juste après la fin de la garantie", lui qui combat le « neuf » et condamne ce "monde primeur sans passé et sans la mort pour avenir". La mort traînaille un peu partout dans les pages du livre de Martin, une mort moquée, désacralisée, qui a le goût de fraise, le goût d'un sirop pour la toux... où l'on court au suicide comme on utilise son grille-pain, chaque matin. C'est sur la pente douce de cette mort cadencée, ritualisée, que l'auteur nous entraîne ; son terrain de jeu favori : le suicide banalisé, systématique comme un exutoire à cette triste vie. Car c'est bien de cela dont il est question dans ce livre : de l'art de gentiment s'achever soi-même pour ne pas être achevé. Mort de l'être social, hologramme de citoyen, notre « héros » loue les services d'un acteur pour le représenter en société son « mieux-moi » beaucoup plus doué que lui, s'invente une femme, des enfants - tout l'arsenal d'une vie « normale » en somme - se réfugie dans les chansons d'un groupe de mariachis ou dans la poésie d'Emily Dickinson. Activiste ( ?), il pratique à sa façon le terrorisme... musical et poétique.
Martin Page s'exerce à extrapoler le décalage qu'il ressent entre son humeur de tous les jours et l' « horreur sociale » dans toute sa splendeur : "j'ai réussi ma vie parce que je n'ai pas réussi à vivre."
Martin Page a réussi son livre, son personnage. Il s'est fabriqué sa petite cosmogonie portative. Son livre est un libre défouloir jubilatoire qui fourmillent d'idées et de pensées joliment tordues.
Ne cherchons pas une jolie morale à la lisière des 113 pages de cette trop courte parfaite journée parfaite, il n'y a n'en pas ou alors juste une toute petite, une minuscule contenue dans l'aphorisme en queue de poisson qui l'achève.
Henry BES
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le 16 août 2002
Comme chaque jour, le héros d'Une parfaite journée parfaite se réveille et se suicide. Il meurt puis se rase, une occasion de se trancher la carotide, meurt puis se prépare un cocktail de barbituriques pour le petit déjeuner... Et ainsi va sa vie ! Mal adapté à la réalité, il déploie des trésors d'ingéniosité pour mettre fin à ses jours régulièrement avec succès. Condensé d'humour noir et absurde, le nouveau livre de Martin Page vous fera rire de la triste réalité. Si Roland Topor était encore de ce monde, il aurait illustré ce roman acide et imaginatif à la perfection. On pense aussi à Boris Vian, à Glen Baxter.
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le 26 février 2003
Sans doute moins réussi que "Comment je suis devenu Stupide", "une parfaite journée parfaite" n'en demeure pas moins un bon livre sur l'inutilité du quotidien. Mais malgré nombres de bonnes idées on n'arrive pas a rentré totalement dedant, peut-être est-ce du a la noirceur imposée par l'auteur ?
Je conseillerai plutot le premier livre de Page pour ceux qui veulent se faire une opinion plus prononcé sur l'humour et l'imagination de l'auteur.
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le 24 juin 2002
Lire Martin Page, c’est l’aimer ! Après son premier roman (Comment je suis devenu stupide), je faisais déjà partie des inconditionnels. C’est donc avec avidité que me je suis jeté sur Une parfaite journée parfaite. J’ai préféré le précédent, mais je ne suis pas déçu pour autant, car j’y ai retrouvé le même univers. Martin Page cultive l’humour et l’absurde.
Le format du livre (à peine plus de 100 pages) est comme une invitation: Une parfaite journée parfaite est un roman qui se savoure, une œuvre sur laquelle le lecteur peut facilement revenir plusieurs fois, relire quelques passages…
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Si vous avez aimé le roman (ou le film) Harold et Maude, alors vous devriez apprécier Une parfaite journée parfaite.
En effet, même si l'atmosphère est totalement différente-délicieusement british chez Higgins, à la fois plus clinique et ludique chez Page, on retrouve le même humour noir avec ce personnage qui ne cesse de se suicider de manière complètement abrupte et systématique.
On pense aussi à l'univers de Boris Vian dans L'écume des jours avec ce requin qui vit à l'intérieur du personnage principal, ou comme le souligne lui-même l'auteur dans sas postface au film Un jour sans fin.
Autant de références pour réaffirmer que" la seule planche de salut du héros consiste à rejoindre la fiction. C'est une source de chaleur et devie sur laquelle on peut compter."
Puisque Martin Page nous donne gentiment les clés de son univers autant ne pas se gêner : "Une parfaite journée parfaite est un roman sur le désespoir mais aussi sur les mécanismes compensatoires à mettre en oeuvre pour ne pas sombrer: la création, l'humour et la musique." De bien séduisants remèdes . A prendre ou à laisser. Je me suis régalée !
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le 15 septembre 2012
Difficile de résumer ce petit livre écrit à la première personne. Descriptions parfois sordides et répétitives de suicides qui sont en fait imaginaires, propos cyniques, situations cocasses et délirantes....
Un livre à prendre absolument au second degré: finalement l'auteur veut quitter ce monde mais y semble attaché.
Ecriture poétique et délirante. Mais on a un peu l'impression que ça part dans tous les sens sans réelle unité. Un livre qui ne laissera pas indifférent mais qui pourra déplaire. Sur le même thème, j'avais plus apprécié "le magasin des suicides "de Jean Teulé
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le 5 avril 2002
Martin Page refait des siennes! L'humour noir délirant de ce jeune auteur représente un vrai régal! Cette satire gratinée de notre monde si souvent triste déclenche des fous rires salvateurs! Un ouvrage décidemment beaucoup trop court! Vivement le prochain!
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le 25 octobre 2016
Je suis une inconditionnelle de Martin Page.
Après être tombée sur Comment je suis devenue stupide, que j'ai dévoré en une soirée, j'ai acheté toutes ses oeuvres les unes après les autres.
Léger, décalé, drôle mais aussi sombre et critique, ces livres sont des ovnis dans le monde littéraire actuel.
A lire et à offrir, les yeux fermés!
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le 8 juillet 2010
Un peu moins accessible que les autres libres de Martin Page que j'ai lu, je l'ai trouvé très dans la lignée de "Comment je suis devenu stupide". Des bonds et rebonds dans l'univers mi-fantastique de l'imagination d'un apprenti philosophe qui est malade de la vie. J'a-do-re.
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le 7 septembre 2012
A chaque fois que je lis un roman de Martin Page, c'est réel bonheur!

Il a un vrai style qui n'appartient qu'à lui et sait faire en sorte qu'on s'attache à ses héros qui ont tous quelque chose de similaire dans leur caractère...
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