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le 14 août 2013
Il faut arrêter de stigmatiser la psychanalyse: si le trouble est d'ordre neurologique, le sujet a tout de même une structure psychique plus ou moins fragile dont il ne peut faire l'économie. S'il est bien une forme d'accompagnement qui permet de ne pas sombrer dans une décompensation psychique et y rester c'est bien les thérapies à visée analytique qui justement n'utilisent pas les médicaments : c'est plutôt l'apanage des comportementalistes, neuro-psychiatres justement ! Bien sûr, il faut que la psychanalyse reconnaisse l'autisme pour ce qu'il est, cette différence neurologique au risque de vouloir changer l'inchangeable: mais on connaît aussi la plasticité du cerveau, ses capacités sublimes à s'adapter en fonction des sollicitations notamment environnementales, et pourquoi ne pas faire de l'écoute empathique de l'autiste une des conditions pour que celui-ci justement voit l'autre non pas comme un "contrôleur" et un "phagociteur" mais comme un "libérateur des mots que l'on retient dans sa bulle, dans sa gorge" et que l'on adresse à un double ( au risque de passer pour un schizo...) dans l'enceinte de sa bulle? Il est de merveilleux psychanalystes qui savent lâcher leurs théories, qui optent pour le face à face et non le divan, qui savent même PARLER pour s'adapter à la structure et à la demande de la personne qui est en face. Freud disait " que la théorie n'empêche pas d'exister", Lacan " que toute théorie s'effondre aux pieds du malade"; quand Alice Miller parle d'abattre le mur du silence, ce n'est pas à coup de matraque, ni en voulant culpabiliser les parents comme cause de l'autisme en revenant sur l'enfance: non, c'est aussi justement être là pour faire mur et balle de retour neutre à une voix qui ne parvient pas à s'exprimer et ne fait que se surimprimer en dedans avec le risque d'une surcharge émotionnelle, affective...En aucun cas, un bon psychanalyste reniera la nécessité d'apport de techniques cognitivistes ou comportementales ou de support artistique ou pédagogique différencié: bien au contraire si ces supports permettent en plus de donner vie et voix et mots sur des émotions qu'elles soient positives ou négatives.
Je crois que chaque famille, chaque être, dans l'ordonnance de sa propre histoire, culture doit avoir le choix du type de thérapie qui lui permettra de s'aborder, et de trouver surtout des bords DYNAMIQUES pour accompagner l'être dans la courbe de sa vie.
Nul ne veut être stigmatisé, réduit, alors ne le faisons pas avec les autres, c'est la complémentarité qui fait la richesse d'un être humain, pas le rejet...et souvent on rejette ce que l'on ne veut pas aborder non plus ou à l'aune d'expériences malheureuse. Je précise que je ne suis pas psychanalyste mais une personne en invalidité qui a connu les affres de la psychiatrie de façon assez violente et je peux assurer que si mon trajet n'est pas terminé au midi de ma vie, je ne renierai jamais le travail qui a été fait en psychanalyse, parfois stoppé à cause de troubles invalidants car j'ai appris à me connaître, à oser poser des mots...et justement, la liberté qui m'a été offerte a été de ne voir dans les diagnostics qu'une base de données à différencier de celle que l'on trouve dans un ordinateur, ou la conception d'un corps régit par les seules lois mécaniques et biochimiques... J'ai pu me tourner petit à petit vers des thérapeutiques moins conventionnelles, j'ai pesté contre mes thérapeutes comme tout un chacun le fera sur du long terme - ça permet aussi de libérer pas mal d'énergie au lieu de détruire...( après apprendre à construire effectivement je continue à le faire hors psychanalyse avec d'autres outils...)Ce que je rejette par contre ce sont les psychiatres qui m'ont donné beaucoup de médicaments dès mon enfance et n'ont fait qu'abîmer une structure (neurologique psychique physique ...sociale...professionnelle) à la base hypersensible...et là, il ne s'agissait PAS de psychanalystes ( en tout cas n'usant pas convenablement de la psychanalyse: souvent des psychiatres orientés vers la psychanalyse et travaillant en hospitalisation)...
Bref, un article que j'aime de ce psy et qui m'aide actuellement beaucoup ( et il dissocie bien la psychose de l'autisme...)
[...]
Alors lire L'autiste son double et ses objets sans préjugés, à la découverte d'outils valables tant pour l'autiste diagnostiqué que pour celui qui n'ose pas l'être encore ou ne l'est pas et s'en assurera,pour les familles qui s'inquiètent d'enfants parfois devenus grands qui s'inventent des doubles ou ont des "routines" sur des objets transitionnels: pourquoi pas? Merci à Monsieur Maleval pour ses recherches et l'extension de ses compétences psychanalytiques dans la sphère de l'autisme.
22 commentaires| 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 26 novembre 2012
Recherche génétique, imagerie médicale du cerveau...évaluation de l'efficacité des prises en charges...

Tout converge et démontre que le verbiage ésotérique des psychanalystes sur l'autisme est faux.

L'autisme est un trouble neuro-developpemental, il est du à une anomalie physiologique dans les connections neuronales.

La psychanalyse est criminelle en matière d'autisme car elle empêche la mise en place des méthodes éducatives intensives et précoces, qui seules ont été évaluées (les psychanalystes ne veulent pas que leurs méthodes soient évaluées...) et ont démontré de l'efficacité. Le cerveau est plastique et donc si on nait et meurt autiste...le niveau d'intégration et d'autonomie dépend de la prise en charge. En France, la psychanalyse conduit nos enfants dans les pires pavillons des hôpitaux psy où ils sont abrutis de neuroleptiques !

Ce livre est une honte !
99 commentaires| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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