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le 21 mars 2012
Paradoxalement , il n'existe pas tant que celà d'autobiographie des légendes du rock 70's . L'annonce de la parution des mémoires de Keith Richards compositeur et guitariste des Rolling Stones a fait autant de raffut que celles de Marlon Brando en leur temps ( Les chansons que m'apprenait ma mère) .
La presse a grandement exagéré l'aspect polemique du bouquin . On y parlait essentiellement de la petitesse de l'anatomie Jaggerienne et de règlements de compte impitoyables entre les Glimmer Twins .
Sur les 700 pages du bouquin , ce volet en recouvre une vingtaine et arrive tout à la fin . Et encore ! Richards pleure surtout son ami disparu sous les vagues de la Jet Set et déplore que celui ci se soit enfermé dans le rôle d'une icône inaccessible . Il n' y a rien de choquant , ni d'inédit là dedans ! N'est ce déjà pas le cas de toutes les stars de la musique ?
Entre temps , lorsque Richards parle de Jagger c'est essentiellement en terme laudatifs : une complicité qui a survécu au business , à la drogue , à cinquante ans d'une carrière musicale chaotique . Le vieux pirate ne tarit pas d'éloges sur les talents d'écriture de Jagger , sa rapidité d'exécution , sa facilité à traduire en mots les idées du guitariste .
Les habitués des Stones et notamment ceux qui avaient apprécié l'incontournable biographie de François BonRolling Stones, une biographien'apprendront rien de plus de ce qu'ils ne savaient déjà : Brian Jones était une ordure qui ne manque personne , la rivalité progressive entre la tête du groupe ( Jagger ) et son corps ( Richards), l'incroyable résistance physique du personnage qui , même sans coke, peut passer plusieurs jours sans dormir lorsqu 'il enregistre , épuisant par là même ses ingés sons ! Le guitariste traite celà de manière plutôt expéditive en n'y consacrant que quelques pages.
Le bouquin est d'avantage sur des anecdotes , des souvenirs et des réflexions amusantes sur le mode de vie rock. C'est en celà que réside la sève de Life . On y trouve pas ici de réflexions métaphysiques universelles écrites dans un style littéraire comme dans ( L'Intranquille) .
Nous avons plutôt à faire aux mémoires chaleureuses , viriles ( mais pas sexistes ) , drôles et sans auto complaisance d'un grand père à la vie incroyablement riche ! Bien sûr les poursuites entre Keith et les flics du monde entier , dignes de "Sheriff , fais moi peur " peuvent lasser à la longue ; mais elles complètent le portrait haut en couleurs du survivant du rock !
C'est aussi le récit de l'incroyable rédemption d'un type qui à la seule force de sa volonté s'est complétement passé de drogues du jour au lendemain . Et la description de ce milieu , de sa dépendance , de ses personnages et des désintoxications achèveront de dissuader le chaland de toucher à ces saloperies . Aucun discours moralisateur . Juste une description à la fois crue et pleine d'humour des effets des paradis artificiels dont Richards soutient qu'elles n'auront eu aucun effet sur sa créativité .
Plus que l'histoire des Stones , j'ai prix beaucoup de plaisir à lire les " à côtés" : l'intarissable passion de Richards pour la musique noire , ses jams avec des musiciens locaux ,la genèse de certaines chansons légendaires , l'histoire de son accordage en open tuning dans un style très imagé et accessible même au non musicien , l'apparition de personnages hauts en couleurs qui maintiennent que oui ! le rock est un style de vie fascinant et romanesques . On y croise John Lennon , James Brown , Chuck Berry , Les Ronettes , Jerry Lee Lewis , Gram Parsons, Jean Luc Godard dans des moments où tous ne semblent pas à leur avantage .
On peut quand même s'étonner que Richards n'accorde pas plus d'importance aux autres menbres de son groupe : Jagger n'apparait que sur une quarantaine de pages , Watts et Wood, pour qui le Keith nourrit une incroyable tendresse,itou , Wyman à peine 5 pages . Bon .
Life n'est certainement pas un ouvrage à la qualité littéraire qui vous retournera les tripes . Mais son humour , ses expressions irrésistibles et une philosophie certaine, quoique atypique de la vie , achèveront de transporter tout amateur de récit débridé . Très belles sélection de photos aussi .
Un sacré type !
88 commentaires| 10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 mars 2012
Je n'avais pas envie de lire "Life" tant j'avais été impressionné par la "biographie définitive" des Stones écrite par François Bon. Et puis, Keith Richards étant l'icone suprême d'un certaine posture rock, il était difficile de ne pas se laisser tenter. Surprise, "Life" est presque un bon livre, en dépit d'une logique absence de style quelque fois accablante (Keith + un nègre, ça ne donne pas tout-à-fait un bon écrivain) : la première partie, depuis les années d'enfance - très justes, très touchantes -, jusqu'à l'atteinte des sommets artistiques entre 1968 et 1972 - quelle excitation d'avoir accès à la "cuisine" de ce grand guitariste passionné qu'est Mr. Richards ! - est fantastique, et laissera le fan les larmes aux yeux à de nombreuses reprises. Malheureusement, et c'est très logique, au fur et à mesure que la qualité de la musique des Stones décline, le livre perd de sa pertinence, jusqu'aux errements pénibles de Keith le super drogué médiatique. Les dernières pages, qui s'égarent curieusement dans des considérations diverses, culinaires en particulier, ne rattrapent malheureusement pas la sauce. A noter que les curieux de gossips n'apprendront rien d'essentiel que le livre de Bon ne leur a déjà révélé, hormis sans doute les secrets du fameux et récent "accident de cocotier". Mais, même en l'état, "Life" est un livre à peu près indispensable pour quiconque est curieux de s'approcher un peu des mystères de la création musicale. Et ça, c'est formidable !
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le 10 décembre 2011
On a tous un jour rêvé d'être une rock star, avec la célébrité, les palaces, les groupies et la vie facile. Ce livre nous en donne la possibilité, mais il raconte aussi l'envers du décor.
Le guitariste du groupe le plus célèbre du monde encore en activité a forcément des choses intéressantes à raconter, d'autant qu'il se décrit lui même comme un survivant, tant la pression de rester toujours au "top" est forte.
Sa vision du monde est probablement déformée, subjective. M. Richards enjolive les faits en sa faveur. Car Keith n'est pas vraiment un enfant de coeur, ce qu'il assume totalement. Tout au long de ces 700 pages qui ne donnent qu'un aperçu de sa longue vie, il raconte de façon brute la mort de ses amis victimes du succès, de l'argent facile et de la dope, sa période junkie, ses relations tumultueuses avec "Mick", sa vie sentimentale de rock star... Mais le plus intéressant sont les passages sur les débuts du groupe, les phases de création des disques, les tournées épuisantes et déconnectées de la réalité du monde, ou les multiples rencontres avec les autres artistes, notamment Chuck Berry dans les années 80. Pas besoin d'être musicien pour suivre ce parcours intense d'une vie bien remplie.
Keith Richards narcissique ? Sa réponse se trouve page 315 :" Je crois qu'ils ne calculent pas vraiment ce que la musique représente pour moi. Je ne fais pas ça pour l'argent ni pour vous. Je fais ça pour moi." Et pour notre plus grand plaisir !
Un livre pas superbement bien écrit (les dernières pages du livre sont inutiles) mais qui vous donne une furieuse envie de réécouter Beggar Banquets ou Sticky Fingers !
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Assisté du britannique James Fox en guise de co-auteur, un ami de longue date, Keith Richards, le sulfureux guitariste des Stones publie une autobiographie pleine de vie, d'humour, de fantaisie qu'il nous tardait de voir sortir. Life, sous la plume de Fox, raconte toutes les confidences que Mister Rock `n' Roll a faites à son collaborateur du moment, rencontré pour la première fois en 1973, complétées par des témoignages de proches du guitariste comme Bobby Keys (saxophoniste) ou Ronnie Spector. Dédié à son épouse Patricia, avec laquelle il vit depuis le début des eighties, Life balance avec le cautionnement de l'interviewé. Excès, hauts et bas d'une vie de star du rock, ses rapports tumultueux avec celui qui est devenu Jagger l'insupportable, Sa Majesté comme il l'appelle, quant à la suite à donner à la carrière des Stones (Jagger a demandé à censurer un passage), Keith évoque également le couillon de Lennon qui n'est jamais sorti de chez lui autrement qu'à l'horizontale, sa relation avec Anita Pallenberg, Gram Parsons, l'homme qui a rendu la country abordable. Il se garde bien cependant de recommander à quiconque de mener cette putain de vie de junkie, lui l'accro aux drogues dures, et qu'il évoque avec franchise, sans feindre, sans regrets. Pour la première fois, il parle avec pudeur et sans langue de bois, de la perte de Tara, son fils décédé en 1976, peu après sa naissance, alors que les Stones assuraient une tournée parisienne, événement tragique que ce père de famille traîne depuis comme un boulet. Richards dévoile, par ailleurs, quelques ficelles sur sa technique de jeu et sur sa conception de Satisfaction, retrace son éducation musicale ou ne cache absolument rien sur sa préparation de la saucisse/purée... Ces mémoires sont à la hauteur de la personnalité du personnage, le contenu ne manque pas de croustillance et de franc-parler. Life rend cet excessif et turbulent artiste, encore plus attachant. Je me suis régalé et j'ai bien ri, même si l'affaire a un petit côté nombriliste. En format "Poche", c'est toujours plus pratique... (PLO54).
11 commentaire| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Quand j'ai lu l'autobiographie d'Eric Clapton, je m'attendais à un bouquin sur la guitare et à la place j'en ai lu un sur l'alcoolisme! Bon, j'exagère un peu, d'autant plus que le livre est très bon et très émouvant... Pour ce Life de Keith Richards, ayant consulté les commentaires amazones, je m'attendais donc logiquement aux confessions d'un (ex?) junkie.

Au rayon guitares, c'est beaucoup plus consistant que dans le livre de Clapton. Je comprends toutefois que les arcanes de l'open-tuning puissent en barber certains. Bien que cette technique ne soit pas nouvelle pour moi, j'ai beaucoup apprécié la vision qu'en a Keith Richards, à la fois simple et sincère, technique mais en gardant l'émerveillement de l'enfance. Le côté historique de la chose est très intéressant vu qu'il en est le grand vulgarisateur dans le monde du rock. Entre parenthèse, les médias ont souvent fait passer le guitariste des Stones pour un abruti notoire mais j'ai du mal à imaginer que quelqu'un qui a pondu les géniaux riffs d'Honky Tonk Woman ou de Jumping Jack Flash puissent être un crétin congénital (y'a-t-il du Mick derrière tout cela?).

Au rayon drogues il n'y a pas de quoi en faire une fixation. Je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus lourdinque (peut-être le fait d'avoir été trop prévenu?) et la description que fait Keith de son parcours de drogué , souvent incontournable dans la vie d'une rock-star, me parait très réaliste, sincère et souvent lié à des anecdotes historiques et artistiques. Moins de détails sur la dope et certains (les mêmes?) se seraient plaint que Keith évitait le sujet!

Niveau familial, amours, amitiés (avec Mick ça doit pas être du gâteau!) rien à redire, on en a pour ses ronds! De toute façon, l'intérêt de ce livre est grandement proportionnel à l'intérêt que l'on accorde à ce garçon. Sans être un fan absolu, j'y ai découvert un homme très touchant et surtout la confirmation d'un très grand musicien. N'oublions pas que si Mick Jagger est la vitrine des Stones, Keith Richards en est son âme.

Certains déploreront le peu de lignes(?) accordées à Brian Jones. Guide, mentor au début de la carrière des Stones et pourvoyeur d'exotismes en général, le blondinet pénible trouve en Keith Richards un portraitiste de première bourre: direct et essentiel comme un riff de Telecaster, retour définitif au rayon des faux génies...

A défaut d'être bien écrit, ce Life est très bien raconté, sincère, humain, émouvant. La première partie est certes plus intéressante, mais la seconde malgré le flou du voile dû à la célébrité, est tout aussi instructive. On aimerait avoir l'équivalent par Mick Jagger, histoire de comparer et d'avoir les deux sons de cloches des Glimmer Twins.
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le 11 février 2012
Rien que l'on ne sache déjà, sauf si l'on découvre les Stones.
Ce bouquin aurait été autrement plus intéressant s'il avait 200 pages au lieu du triple...Trop de pages consacrées à la drogue, pas assez à la musique ! c'est sans doute pour donner un côté ultime au personnage.. En définitive, on apprend peu de choses concernant les autre membres du groupe. Keith réabilite Ian Stewart dans son rôle fondateur et ne semblait guère aimer Brian Jones. Bon, ce n'est pas critiquable en soi, juste un choix de l'auteur. Je reste tout de même sur ma faim et pourtant je reste fan des Stones (jusqu'à Black'nBlue, après...)
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le 5 mars 2016
En cours de lecture et pas tout à fait terminé ...mais je me régale ! Juste avant, j'avais lu une bio sur Mick ( bof...) et je préfère nettement celle-là !
Je découvre certes un personnage , mais surtout un homme , un super musicien et , pour une fois dans ce genre de produit , un mec honnête !
pas si courant dans la profession ! Quelques belles pages sur l'Angleterre d'après-guerre , sur sa famille , un lien très fort avec sa mère ....
J'aime beaucoup la façon dont il parle des femmes , celles avec qui il a vécu et celles qu'il a rencontré, juste croisé, même les plus anodines ...
La dope, oui, il en parle , mais c'était prévu, non ? elle a fait partie de lui un bout de temps mais il n'en fait pas l'apologie, loin de là et il ne pose pas non plus au mec revenu de tout , il reste curieux, attentif , ouvert ...et toujours plein d'humour ! Bien sûr, quelques longueurs et des passages "codés" ( sur sa technique de jeu) , pas forcément accessibles aux non-initiés mais pour le reste, vraiment, c'est une sacrée tranche de vie et il est toujours debout pour en témoigner ! Et en toile de fond, il y a tout le climat de cette époque que nous avons traversé aussi....
See you later, Keith !
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Sex, drug & rock'n'roll pourrait en être le sous-titre.

Keith RICHARDS fait preuve d'une mémoire étonnante (dans le nom des protagonistes ainsi que dans moult anecdotes) et d'une grande lucidité.

Tout y est :

La création du groupe avec Brian JONES (et le rôle déterminant de Ian STUART) ; la période Mick TAYLOR remplacé (suite à son départ) par Ronnie WOOD en 1975.

On pourrait résumer chaque décennie par un événement, ponctué par la composition et l'enregistrement des albums (et les concerts bien sûr) :

Années 60 : débuts du groupe
Années 70 : la drogue
Années 80 : la brouille avec Mick JAGGER
Années 90 : les méga-tournées mondiales

Sans oublier les deux femmes de sa vie : Anita PALLENBERG et Patti HANSEN.

L'open tuning' (accordement spécial d'une guitare réduite à 5 cordes) qui deviendra sa marque de fabrique.

Ses amis : Bobby KEYS, Gram PARSONS, Freddie SESSLER...

Bref, en tant que fan des ROLLING STONES, je me suis régalé, bien que certains passages présentent moins d'intérêt (d'où les 4 étoiles).

Mais `Life' c'est tout simplement le récit autobiographique d'un des plus grand rocker du XXème siècle, toujours en activité !
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le 21 octobre 2012
au début du livre,la lecture est difficile a comprendre parce que cé écrit dans un francais de France et non un francais international.
mais au fur et a mesure on embarque dans le livre et on ne veut plus le lâcher.
ce n'est pas un livre a potins.
Keith parle beaucoup de ses rencontres avec d'autres musiciens.
Je le recommande a tout fan des Stones.
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le 18 mars 2013
Les premières pages vous font entrer dans un polar ; la suite est la vie d'un gamin d'une cité anglaise après la guerre (de "40"). Quelle mémoire a ce type qui est censé s'être "défoncé" et... qui l'a fait autant...

Finalement, après d'intéressants tuyaux pour les musiciens, riff piqués à Chuck Berry, "open tunings" et guitare à 5 cordes, une bio que l'on dévore en sybarite, si on a peu ou prou l'âge du héros...
Il est étonnant d'échapper au syndrome du culte de la personnalité à la James Ellroy diluée quand même ; et ce n'est pas un livre policier ni une critique de l'Amérique par un de ses orphelins : une vie menée au tempo de charlie Watts sur les relents de Howlin' Wolf ou les senteurs de la Jamique. Les femmes... et les enfants encore !
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