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Par rapport à bien des plans celui ci est vraiment clair et lisible. Seul défaut : il est vraiment grand et dur à plier mais c'est souvent le cas des plans...
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le 30 décembre 2014
il est conforme aux attentes,
cependant le papier se déchire à force d'être manipulé,
cet achat est utile et pratique,
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le 25 août 2016
Pendant très longtemps, jusqu’aux années 1990 en gros, Bordeaux est restée La Belle endormie, appellation qui ne lui allait pas mal au teint, qu’elle avait un peu terne et grisâtre, il faut bien le reconnaître. Elle ressemblait cependant encore à une vraie ville, habitée par de vraies gens, avec de vraies activités dans de vrais quartiers. On pouvait se rendre d’un point A à un point B dans des délais raisonnables, et stationner dans ces deux points sans plus de difficultés qu’ailleurs. La quasi-totalité des grands crus n’était pas encore aux mains des Chinois ou des fonds d’investissements anglo-saxons, et la vie intellectuelle pouvait s’enorgueillir de quelques noms parfaitement présentables (comme en droit public), quitte à en cacher d’autres, un peu trop dérangeants pour la bourgeoisie locale (Ellul, ignoré et confiné pendant des années dans son IUT de Talence). Son passé faisait alterner le bon et le moins bon, comme ailleurs, là encore, (l’Ormée, juin 1940). En résumé, on pouvait y vivre normalement.
Tout ça est bien fini depuis que le prince charmant a décidé de la réveiller pour la faire coller aux canons de l’époque. Celle-ci étant ce qu’elle est, ce prince charmant est chauve, énarque et normalien, doté d’un charisme de thanatopracteur sous botox, et repris de justice, cette dernière qualification, qui pourrait lui attirer une certaine sympathie, ne parvenant pas à compenser les points précédents. Sous le prétexte habituel de progrès et de modernisation, on a donc livré La Belle endormie et la CUB aux soudards du BTP et aux reîtres de l’immobilier, toutes professions réputées pour leur intégrité et leur code de déontologie. Sous ce double patronage, elle s’est rapidement transformée en demi-mondaine replète, liftée et fardée destinée à attirer le gogo CSP +++. Le centre de la ville n’est donc plus peuplé que de bobos aux professions improbables et vaines ainsi que de notaires, d’agents immobiliers, de dentistes, de chirurgiens, d’avocats et de négociants en vins qui se disputent les rares échoppes restant encore sur le marché, pendant que les épouses des seconds dévalisent les boutiques de luxe du cours de l’Intendance ou des allées de Tourny et que les pacsés des premiers glissent et font glisser leur progéniture hébétée sur les quais de la Garonne transformés en Disneyland. Tout ce beau monde, vivant et travaillant sur place, n’a pas à se servir de ses véhicules et les Porsche Cayenne, BMW X quelque chose et autres Audi A 6 ne servent que le week-end pour rallier Le Moulleau (pour les traditionalistes) ou le Cap-Ferret (pour les branchés). Et puis les voitures, en ville, ça offense la vue et l’odorat, surtout celles des pauvres. On a donc tout fait pour dissuader le purotin de se rendre à Bordeaux en voiture. De deux manières : en jouant tout d’abord la carte écolo et conviviale avec des parcs de stationnement en périphérie associés au tramway (dont la construction a donné lieu à de rocambolesques péripéties juridico-financières, où comme d’habitude, seuls les lampistes ont trinqué), puis en usant de procédés plus coercitifs et plus efficaces pour réduire les derniers récalcitrants. Les technocrates aménageurs ont pu donner, grandeur nature, la mesure de leurs malfaisantes capacités en multipliant les obstacles à la circulation et en transformant l’automobiliste en gibier d’élevage hyper-stressé guetté par une multitude de prédateurs humains et électroniques : réduction des voies (de leur nombre et de leur largeur), multiplication des sens uniques, des gendarmes couchés, des radars classiques et des radars feux rouges, stationnement impossible ou prohibitif, caractère pléthorique et illisible de la signalisation (feux rouges pour les voitures, pour le tram, pour les vélos, voies non matérialisées qui font souvent se demander si on est sur la route, sur une piste cyclable, sur la voie réservée aux bus ou sur celle affectée au tramway). Lequel tramway se transforme d’ailleurs en bétaillère aux heures de pointe, les Bordelais compensant ce désagrément par une fraude massive.
Pour en revenir aux voitures, si elles ne sont plus en ville, elles n’ont pas disparu pour autant. Sur ce point, la politique de la ville relève d’une méthode moins glorieuse, celle de la poussière cachée sous le tapis. Les boulevards (empruntés par les minables qui rejoignent la banlieue), la rocade et l’autoroute sont saturés du matin au soir, avec les pics de pollution qu’on peut imaginer. Ajoutez une qualité de l’eau qui peut légitimement susciter les plus vives inquiétudes (la question revient à intervalles réguliers), un système de collecte et de gestion des déchets digne du Mexique, des quartiers sordides (derrière La Victoire) laissés à l’abandon, le tout voisinant avec des réalisations « de prestige » (Cité du vin, miroir d’eau aux Quinconces, nouveau pont basculant) et vous aurez une idée de la ville telle que la voit le prince charmant visé plus haut. On ne peut pas dire que ça fasse envie. Du moins pas à la majorité des gens.
Le touriste potentiel sait ce qui l’attend. Ceux qui envisagent de s’y installer aussi.
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