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500 PREMIERS RÉVISEURSle 10 juillet 2010
Nos sociétés sont dominées par la croissance économique. Qu'elle soit effective ou que son absence inquiète, l'idée de croissance est l'alpha et l'oméga de l'univers économique. Et quand bien même l'accent serait mis sur ses conséquences négatives, notamment d'ordre environnemental, la prise en compte de ces dernières ne conduit généralement pas à la remise en cause de la croissance, mais passe par la recherche de constructions qui, dans une large mesure, font figure d'oxymore : « croissance verte », « green business », etc.
Dans cet ouvrage au style alerte et précis, Tim Jackson s'attaque avec une efficacité remarquable à ce Dieu des temps modernes qu'est la croissance économique.
Certes, par le passé les contempteurs n'ont pas manqué. Les Baudrillard, Illich, Gorz, ou, dans un registre assez différent, Georgescu-Roegen ont cherché, souvent avec conviction, à mettre en lumière les effets pervers de la croissance économique ainsi que les limites s'imposant à cette dernière. Cependant, la contribution de Tim Jackson n'est pas redondante vis-à-vis de ces écrits parfois anciens. Elle renouvelle, au contraire, très significativement l'argumentaire en lice. En s'appuyant, en effet, sur des statistiques récentes ou sur des apports analytiques de la vaste littérature traitant du développement durable, l'auteur établit une critique en règle de la croissance et de ses avatars de type « croissance verte ». Il tente alors de fonder une nouvelle économie écologique.
Il est possible de repérer trois temps dans le développement de l'auteur :
1) La prospérité n'est pas la croissance. Si la corrélation est relativement patente au départ, au-delà d'un certain niveau, l'accumulation de biens matériels n'implique plus une amélioration de certains indicateurs de prospérité (espérance de vie, mortalité infantile, participation à l'enseignement...) ni une augmentation du bonheur ressenti.
2) Le « découplage » dont parlent beaucoup les économistes de l'environnement ne semble guère constituer un objectif atteignable. Le découplage est la possibilité de réduire les impacts environnementaux négatifs avec une croissance économique maintenue. En s'appuyant, sur un matériau statistique conséquent, Jackson montre que si le « découplage relatif » - à savoir la baisse de l'impact environnemental par unité produite - est souvent avéré, en revanche le « découplage absolu », autrement dit la baisse de l'impact total en situation de croissance ne se retrouve pas, sauf exception, dans la réalité.
3) Dès lors, puisque la croissance économique ne paraît pas pouvoir s'obtenir sans dégradation de l'environnement, mais que de toute façon, la croissance n'est pas le corollaire de la prospérité, il s'agit de promouvoir une prospérité, ne passant pas par la croissance des biens matériels, et qui viserait à la fois la préservation de l'environnement et l'épanouissement des individus. C'est là l'objet de ce nouveau modèle intitulé « macroéconomie écologique » que propose Tim Jackson.
Cette nouvelle macroéconomie, qui marque le troisième moment de la thèse, demeure assurément problématique. C'est bien sûr plus un projet à préciser et à mettre en aeuvre qu'un modèle que l'on pourrait comparer avec les schémas économiques dominants. L'auteur, d'ailleurs, le reconnaît aisément. S'il cherche à lui conférer une ossature keynésienne, pour autant, ses caractéristiques précises sont loin d'être stabilisées. Sur un mode quasi humoristique, il écrit : « Alors en quoi peut bien consister l'activité économiquement productive dans cette économie ? La réponse ne saute pas aux yeux. Certainement des 'services énergétiques' plutôt qu'un approvisionnement énergétique. À vendre de la mobilité plutôt que des voitures. À recycler, à réutiliser, à faire du leasing peut-être. À donner des leçons de yoga, sans doute, à couper les cheveux, à jardiner (...) » (p. 134) : des composantes qui n'ont rien de très originales, mais dont l'auteur recherche l'articulation sans vaeu de croissance économique nécessaire. Au contraire, Jackson insiste vivement sur le partage du travail : le bien-être de la population passe aussi par moins de travail pour certains et plus pour ceux qui n'en ont pas. Sans grande surprise, le livre met aussi l'accent sur le rôle essentiel des « investissements écologiques ».
Une lacune importante de l'ouvrage me semble être l'absence de prise en considération des interactions entre économies au plan international. On ne voit pas très bien d'ailleurs si les préconisations de Jackson visent spécifiquement l'économie du Royaume Uni - ce que laisseraient supposer certains passages - ou concerneraient d'emblée l'économie-monde. Cette omission est vraiment dommageable car comment penser l'émergence d'une économie écologique dans un monde qui ne le serait pas ou comment penser l'instauration d'une économie écologique globale dès lors que certains « partenaires » ne semblent guère tentés par la philosophie sous-jacente (pensons aux Etats-Unis non signataires du Protocole de Kyoto ou les « émergents » avides d'expansion économique)?
Il n'en reste pas moins que « Prospérité sans croissance », en s'attaquant efficacement au tabou de la croissance économique, constitue un livre important. Déjà, la version originale a pris une place significative dans les débats socioéconomiques du monde anglo-saxon. Il faut espérer que la version française obtiendra également l'attention qu'elle mérite.
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le 14 juin 2013
Avec son titre "Prospérité sans croissance", on peut dire que Tim Jackson a mis les pieds dans le plat! Il a ouvert une porte dans le débat sur le lien entre économie et écologie, qui depuis ne s'est jamais refermée.
Depuis ce livre, très clair et relativement simple d'accès, il y a désormais une place pour un débat organisé autour de l'idée qu' "on peut vivre mieux sans croissance".
Sans tomber pour autant dans la décroissance Tim Jackson montre clairement les impossibilités pour les pays riches de croitre indéfiniment. Il explique notamment que le "découplage" est un mythe, c'est à dire que la croissance verte est impossible (il est impossible de découpler la consommation de matière et d'énergie de la production de richesses matérielles).
Depuis cet opus, l'auteur peaufine son travail - car certains de ses arguments avaient effectivement sans doute besoin d'être plus travaillés -. Il a d'ailleurs participé récemment à la rédaction du livre "Vivement 2050! Programme pour une économie soutenable et désirable".

Prospérité sans croissance est néanmoins un incontournable, un classique, un livre indispensable dès lors qu'on s'intéresse à la réconciliation entre économie et écologie.
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le 18 octobre 2011
Ce livre a plusieurs grand mérites:
- d'abord, celui de démocratiser l'économie, cette science souvent réservée aux "élites" qui se pensent trop souvent seuls capables de la comprendre et de décider pour tous de la façon dont l'aborder;
- ensuite, celui de remettre sérieusement en question l'impasse de la croissance perpétuelle dans un monde fini, sur la base de réflexions argumentées, et d'un long cheminement au travers duquel on découvre ce que pourrait être une société humaine durable.
Parfois fastidieux, cet ouvrage est cependant très intéressant, et devrait être lu par tous ceux qui se posent des questions, sur l'économie, sur notre société, sur le poids que l'on laisse aux générations futures (ce dernier point ne fait pas couler beaucoup d'encre, preuve que l'intelligence humaine a ses limites).
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le 1 janvier 2014
Premier paragraphe du chapitre 12:
"La société fait face à un profond dilemme. Résister à la croissance revient à risquer l'effondrement économique et social. Rechercher la croissance en permanence revient à mettre en danger les écosystèmes dont dépend notre survie à long terme."

Tim Jackson penche évidemment pour la première option, mais il ne s'en dissimule pas les dangers, il est plus honnête que certains. Cependant le titre "La transition vers une économie durable" est fallacieux dans la mesure où justement Tim Jackson reconnaît qu'il n'existe pas de modèle macroéconomique de l'économie durable. Comment transiter vers un modèle inconnu? Mais que font les économistes? Tim Jackson s'étonne de cette lacune, mais peut-être est-ce la confirmation que cette économie durable n'est encore qu'un mythe dont aucun modèle ne peut valider la faisabilité.

Le livre qui décrira de façon crédible "la transition vers une économie durable" est encore à écrire, le contenu de celui-ci est cependant intéressant pour les autres aspects.
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le 12 janvier 2015
Sujet brulant s'il en est que la décroissance ! L'ouvrage de l'économiste britannique Tim Jackson est un excellent complément des différents reportage d'arte sur le sujet. L'auteur est vraiment brillant.
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le 1 octobre 2013
Ce livre est un classique. Il donne du grain à moudre sur le sens de la croissance, du PIB, de nos modes de vies, le liens entre la matière et le bonheur. Il est intéressant pour ses aspects.
Ma déception vient du fait qu'il prétend, ce qui est d'ailleurs la seule vraie originalité, construire une macroéconomie de la prospérité sans croissance (autrement dit une macroéconomie de la décroissance), alors que celle ci est très peu développé. Sa macroéconomie est d'une faiblesse extraordinaire, comme tous les objecteurs de croissance dans ce domaine.
Aucune analyse des prix, ou de l'impact de la décroissance sur l'inflation.
Que dire, de la faiblesse de l'analyse économique quand l'auteur se contente de dire en substance qu'il suffit de réduire le temps de travail pour résoudre le problème de chômage dans une monde décroissant. Rien sur les salaires, sur les prix, sur la dynamique de l'emploi, sur les investissements et leurs dynamiques, le problème de la valeur ajoutée et du taux de marge etc....

Une autre critique, c'est qu'il développe très peu les institutions censées remplacer le capitalisme à dominante financière. Cette faiblesse rend peu crédible l'application d'une prospérité sans croissance. Un courant qui se prétend révolutionnaire mais ne présente jamais quelles formes institutionnelles incarneront ce nouvel air.

Bref, ne pas lire ce livre pour son apport d'analyse économique dans le domaine de la décroissance, car il est quasi inexistant.
Le reste est toutefois intéressant
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le 20 septembre 2014
Ce livre clair, bien mis en page, facile à lire, sans jargon inutile, éclaire les tenants et les aboutissants de notre économie contemporaine et de ses rouages.
Il donne des perspectives pour un changement vers une nouvelle économie plus respectueuse et durable.
En quelques heures vous aurez un résumé de la nouvelle pensée économique, celle qui pourra nous aider à entrer dans l'après société de consommation.
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le 31 mai 2013
Ce livre démontre la faisabilité d'une économie durable dans les limites d'un monde fini. C'est donc l'ouvrage le plus important depuis le dernier « diagnostic » du groupe de chercheurs du MIT paru sous le titre « Les limites à la croissance ».

« Le défi actuel pour l'humanité est de reconnaître et préciser les conditions d'une prospérité possible dans les limites d'une planète fine. Réaliser une prospérité durable ne peut se faire qu'en fournissant aux Êtres humains des capacités d'épanouissement à l'intérieur des limites d'une planète finie, limites dictées par les ressources disponibles et par une économie écologique.

La croissance n'est pas soutenable, car les ressources nécessaires à la production sont limitées. La croissance accroît les coûts environnementaux et les inégalités de bien-être social. La décroissance est instable. Elle diminue la consommation, ce qui accroît le chômage. Elle diminue la compétitivité qui conduit à une spirale récessionniste. C'est le dilemme de la croissance, car elle conduit à l'impossibilité d'une prospérité durable.

Il est nécessaire de réparer les effets désastreux du consumérisme sur les Être humains. Le consumérisme est un système pathologique qui fonctionne sur une liquidité préservée des produits et une consommation qui augmente sans cesse. Il s'effondre dès que l'un des deux se bloque. Sa pathologie est basée sur une double angoisse : celle d'un consommateur à la recherche de nouveautés pour afficher un statut social, et celle d'un entrepreneur à la recherche d'innovation pour ne pas être distancé par le marché de la consommation. Face à ces mécanismes, une prospérité durable représente le défi immense de créer d'autres structures économiques et sociales.

D'ici à la fin du siècle, nos enfants et nos petits enfants seront confrontés à un climat hostile, à l'épuisement des ressources, à la destruction des habitats, à la disparition des espèces, à la rareté alimentaire, aux migrations de masse et, de manière presque inévitable à la guerre.

Nous n'avons donc pas d'autre choix que de travailler à la transformation des structures et des institutions qui soutiennent le corps social avec une vision crédible de prospérité durable. Le changement peut être influencé par notre comportement électoral et par la pression démocratique que nous exerçons sur nos dirigeants.

En premier lieu nous devons établir les limites écologiques à l'activité humaine. Deuxièmement, nous devons remédier à l'inculte science économique de la croissance permanente. Enfin, nous devons transformer la logique sociale nuisible du consumérisme. Seule compte notre capacité à croire dans le changement et à y travailler. »

L'auteur, Tim Jackson, est économiste, professeur de développement durable à l'Université du Surrey. Il mène des recherches au « Centre for Environmental Strategy » (CES) sur la psychologie sociale des consommateurs.
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le 27 octobre 2012
Tout simplement le meilleur bouquin d'économie que j'ai pu lire ces 20 dernières années à côté de celui de S.B. Linder.
Outre, le fond du bouquin, la qualité de la discussion est tout simplement fantastique.

un grand Bravo à Tim Jakson
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le 9 novembre 2013
Pour ceux qui pense qu'une croissance que nous appelons de nos vœux n'est pas souhaitable ni tenable, et que nous devons réinventer un modèle économique qui tienne compte du vivant, des ressources disponibles et des injustices sociales. C'est dans la ligné de Pierre RABBI mais à une échelle mondiale.
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