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"Avec une jubilation communicative, Emmanuelle Pireyre propose une radiographie de notre conscience européenne en ce début de 21e siècle". Non, l'éditeur n'avait pas fumé avant d'écrire cette description de Féérie générale, récent Prix Médicis. Cette présentation est largement pompeuse pour un livre qui ne l'est pas, enfin si, parfois. On se demande plutôt si ce n'est pas Emmanuelle Pireyre qui n'aurait pas, elle, abusé de substances hallucinogènes. Avec des titres de chapitres tels que "Friedrich Nietzsche est-il halal ?", ou "Comment être là ce soir avec les couilles et le moral", la question peut se poser, non ? Il serait peut-être temps d'exiger un contrôle antidopage aux auteurs de livres ! Ni roman, ni recueil de nouvelles, Féerie générale est un bric à brac d'idées assemblées dans un esprit ludique, social et philosophique. Le résultat est franchement original et rigolo par instant mais globalement usant pour tout lecteur sobre et disposant de facultés intellectuelles à peu près intactes. Les bras en tombent presque aussi vite que le livre, qu'on parcourt tout de même jusqu'au bout, plus par curiosité que par passion.
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Ne vous y trompez pas : derrière ce titre charmant se cache une critique féroce du joyeux bordel ambiant qu’est devenu notre monde moderne. Avec une sacrée dose d’humour et une langue volontairement très moderne qui ne s’embarrasse pas de superflu pour au contraire foncer droit au but, Emmanuelle Pireyre s’attaque aux idées reçues, aux clichés encombrants et multiples qui finissent, sans que l’on s’en rende compte, par former la poisseuse doxa de notre civilisation.

Lire cet ouvrage franchement déjanté, c’est un peu comme contempler certaines créations d’art contemporain : on s’interroge, se demande parfois où l’artiste veut en venir. On peut y entrer ou en fuir, en sourire ou adorer. Il y a toutes les chances pour que cette collection de réactions soit celle de tout lecteur face à un texte assez foutraque mais qui poursuit un but assez clair.

C’est en observant notre monde, en rassemblant des monceaux d’articles de presse, de vidéos, de séquences radio que produit quotidiennement notre société qu’Emmanuelle Pireyre a puisé son inspiration. Il en résulte sept textes aux titres en forme de pieds de nez carrément provocateurs (ex : « Comment laisser flotter les fillettes ? », « Comment faire le lit de l’homme non schizoïde et non aliéné ?», « Friedrich Nietzsche est-il Halal , » etc…) où l’auteur utilise une technique de collage de clichés et une bonne dose d’intelligence pour faire ressortir les angoisses d’un monde dont on sent bien qu’il est en pleine dérive.

On y voit une fillette de neuf ans se lancer dans la peinture monothématique équestre pour renoncer au trading devenu sous-culture dominante précipitant le monde dans la crise des sub-primes et l’effondrement de nations entières ; un universitaire suédois pratiquer le tourisme sexuel en France et devenir un hacker averti pour lutter contre un monde trop capitaliste ; une jeune musulmane pratiquant le violoncelle donner des conseils sur internet à ses coreligionnaires sur la façon de s’habiller et de se comporter pour ne citer que quelques exemples parmi une infinité d’autres.

Tout cela est composé comme de faux articles de presse, des conversations de tchat internet, d’échanges de SMS qui sont devenus le terreau du monde actuel qui déverse des tombereaux d’ineptie, contribuant à renforcer le sentiment général d’une sous-culture populaire qui ne prend plus du tout le temps de la réflexion d’autant qu’elle n’y est plus formée. C’est impertinent, réjouissant, un peu lassant aussi parfois. En tous cas, définitivement extrêmement original et aussi salutaire qu’un avertissement retentissant sortant du chaos général.

Publié aux Editions de l’Olivier – 2012 – 248 pages

Retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
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le 16 décembre 2012
Un roman médiocre et fourre-tout où l'auteur s'en donne à cœur joie pour mêler toutes les "fééries" du monde contemporain (agences de notation, otakus monstrueux, enfants nourris au sein de Mère Finance, etc.). Le regard critique est absent, la langue est hachée, difficile, et pour tout dire abominable. Ce ne sont pas des beaux spectacles ni des mondes merveilleux que l’œuvre nous donne à voir, mais les névroses de notre société, qu'on a déjà assez en tête quand on jette un œil sur le monde extérieur.
Pitié, "premiers-romanciers-géniaux" ! laissez-nous profiter, encore, d'une littérature satirique, ou tout du moins : vierge.
Ca fait parfois du bien, des contre-discours...
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le 16 juin 2014
j'avais vu l'écrivaine présenté son livre et elle m'avait donné envie de le lire ; mais déception il n'y a rien de féerique; des histoires banales sans grand intérêt ni qualité littéraire mais cela est mon avis
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le 15 janvier 2015
Un drôle de livre, très original, qui part dans tous les sens et multiplie les formes et les registres. Beaucoup de Pepsi pour un texte déconcertant.
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Jouissance féerique d'un livre hors norme, qui ne ressemble à rien de connu, d'un livre en phase et aux prises avec son époque, si éloigné des copies prévisibles que les écrivains rendent à leurs éditeurs comme de bons élèves à leurs professeurs XIXème siècle. Les temps changent pourtant à une vitesse supersonique: le XXIème siècle est l'âge de Protée, dieu grec des plus inédites métamorphoses. Une collégienne voilée crée son propre site en ligne où elle prodigue des conseils aux jeunes musulmanes soucieuses de concilier les préceptes de l'Islam et les séductions de la société moderne, joue du violoncelle dans un orchestre amateur et rédige des "fanfictions" sur les superhéros américains ou japonais; un jeune universitaire finlandais, incapable d'achever sa thèse sur "l'héroïsme contemporain", voyage en France à la conquête des filles faciles et à la rencontre d'un hacker; un ouvrier malheureux se renconvertit en D.J. et se passionne pour l'art subtil de la table et les livres de Nadine de Rothschild... Batoule, Sven Tikkanen, Yannig sont à l'image de leur siècle: protéiformes, profus, composites, hybrides, imprévisibles en somme. Avec les fées Mondialisation et Internet penchées sur les berceaux, advient l'âge de tous les possibles: les télescopages et les collusions les plus improblables se produisent dans un univers d'une élasticité et d'une plasticité extraordinaires:

"Parce qu'ainsi sont les périodes d'économie mondialisée: dans ce genre de périodes, tout est lié à l'échelle planétaire; on ressent fortement que des choses spatialement très éloignées sont interdépendantes, qu'on n'est jamais loin du magma. Dans ce genre de périodes, il y a un côté agglutinement parfois insupportable, ce côté Je mange une glace à Santiago et tu frissonnes à Toronto, ce côté Tu sautes à Lomé et je rebondis à Taipei, ce côté Je lève les bras à Rotterdam et quelqu'un se gratte à Karachi."

Pour dire une époque aux confins de la magie, d'une complexité à la fois enchanteresse et inquiétante, Emmanuelle Pireyre excelle à la manière d'une D-Jette, plus proche d'un Fatboy Slim pour l'innovation et la joie, d'une Chloé pour la profondeur pensive, que du conformisme malin d'un David Guetta. "Féerie générale" sample et remixe avec jubilation tout ce qui s'entend ou se lit au quotidien, à la télé, dans les journaux ou en ligne. Le livre-monde est un collage délirant, dadaïste, orchestré par une fantaisie décapante. Chaque set déroule ses boucles rythmiques sur le principe ludique du "Café del Mar - Marabout - Bout de ficelle", l'élément discret d'une séquence devenant le motif central de la suivante. Les morceaux s'enchaînent avec fluidité, un peu comme en discothèque lorsque deux musiques s'enlacent harmonieusement avant de se séparer pour le plus grand plaisir des clubbers.
Une écoute superficielle ne percevrait ici que l'écho texturé et déformé du Grand Bazar chaotique contemporain. Loin d'être un vain exercice formel, "Féerie générale" s'offre aussi comme un merveilleux livre à penser. Dans un monde excessivement formaté, Emmanuelle Pireyre invite à définir la liberté: "Comment s'y prend notre sauvagerie quand la dose d'industrie et d'objets, la dose d'interpénétration géopolitique deviennent démesurément encombrantes." L'écrivaine décèle les pièges d'une fausse liberté: le management japonais, par exemple, qui en confiant aux ouvriers l'organisation d'une cellule de groupe leur donne le sentiment qu'ils ont un pouvoir décisionnaire. Le plus sûr moyen d'asservir les êtres n'est-il pas de leur faire croire qu'ils sont libres? Le regretté Etienne de La Boétie nommait cette illusion la "servitude volontaire". Le logiciel PowerPoint qui s'immisce en leitmotiv dans les récits métaphorise cet insidieux "encadrement" de la pensée. Ailleurs, une analyse subtile d'un passage extrait d'un roman de Faulkner démontre le poids des choses et de la consommation comme entraves aux désirs d'indépendance. Et si, à la fin du livre, les professeurs de philosophie des classes de terminale reviennent hanter les rêves des traders, c'est bien pour leur rappeler que le raisonnable n'est pas le rationnel et ne peut se réduire à une équation mathématique.
Se faufilant avec souplesse à travers ses personnages, ses micro-fictions et ses idées, Emmanuelle Pireyre ne juge pas, ne délimite pas le bien et le mal. Joueuse, elle nous entraîne dans la spirale du vortex contemporain, en profite pour dynamiser/dynamiter la littérature avec humour, mais ne perd jamais de vue l'essentiel: la quête du bonheur. Electrisant!
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le 18 décembre 2012
Pas d'accord avec les commentaires négatifs.
Ce livre est très agréable à lire, drôle, il nous mène de personnage en personnage dans notre monde moderne qui, grâce à l'écriture, peut acquérir une certaine féérie que l'on n'aurait peut-être pas trouvée dans les powerpoint, sms, storytellings bruts...
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le 14 novembre 2012
... comment dire... j'ai trouvé ce livre illisible, j'ai définitivement abandonné sa lecture (ce qui ne m'arrive que très rarement) dès le deuxième chapitre.
J'ai lu des livres inintéressants au possible, mais joliment écrits, le contraire aussi, mais les deux à la fois, c'est rare !

A fuir donc.
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