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le 18 janvier 2012
L'histoire complète de V. Le livre est superbe.
Je regrette un peu la difficulté d'identifier clairement certains personnages.
A part ça je le recommande à tous bien évidemment.
A acheter les yeux fermés !
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le 26 février 2015
incroyable , je n'en revien pas on a la un livre unique au graphisme incroyable
ce livre pourait etre compare a notre societe moderne
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le 14 février 2016
Commencé en 1982, achevé en 1990, "V Pour Vendetta" est l'un des premiers chefs d'œuvre du grand Alan Moore.
Néanmoins, dans la postface de la dernière édition VF en date (ici présente), l'auteur de Watchmen l'avoue : "V Pour Vendetta" est l'œuvre de deux auteurs : Lui-même, mais aussi David Lloyd, le dessinateur de la série.
La genèse de l'œuvre fut ainsi fortement tributaire de son metteur en image, qui imprima sa personnalité de manière particulièrement forte, afin que le résultat soit celui que l'on connait aujourd'hui. Ainsi, ce n'est pas Alan Moore qui décida que le décorum du récit ait pour personnage principal un vigilante affublé du masque souriant jadis porté par le révolutionnaire anglais "Guy Fawkes", mais bel et bien Mr Lloyd. Et même le titre, "V For Vendetta", ne sort pas de la tête de Moore, mais de son éditeur !

Pour ce qui est du contexte de l'histoire, là encore, il faut regarder du côté de David Lloyd. Car c'est bien "à cause" de ce dernier qu'Alan Moore imagina finalement ce récit dystopique à la toile de fond anticipationnelle dans la droite ligne du 1984 de George Orwell. Au départ, la série était sensée être un hommage aux pulps des années 30 et aux premiers super-héros de l'aube, du genre "The Shadow". Un décorum rétro pour un "vigilante" défendant héroïquement les opprimés, à la manière de "Zorro" ou autre "Robin des bois", le tout transposé dans un cadre de récit noir, façon polar ! Mais le fait est que David Lloyd stressait à mort à l'idée de mettre en image une ville à l'architecture aussi connotée que celle de cette époque (l'art déco), suppliant son scénariste de trouver une alternative à cette option. Et c'est ainsi que "V Pour Vendetta" se réorienta vers le futur, dans un récit post-nucléaire se situant non pas aux Etats-Unis mais en Angleterre, permettant à David Lloyd de dessiner la ville de Londres exactement comme il l'entendait !

Il faut se remettre dans le contexte de la genèse de la série : Entre 1982 et 1985, chaque épisode de "V For vendetta" est un comic-strip de quelques pages en noir et blanc publié dans le magazine "Warrior". Le rythme de publication est probablement rapide et les auteurs doivent bosser dur afin de respecter les délais. Cela ne les empêche pas d'être ambitieux mais nécessite en tout cas d'être au diapason sur le terrain de la qualité conceptuelle et artistique de leur projet.
Le magazine "Warrior" disparaitra en 1985, laissant la série inachevée. Celle-ci sera rachetée par l'éditeur américain DC Comics, et Moore et Lloyd termineront ainsi leur œuvre qui sortira au final sous la bannière Vertigo, la branche adulte de DC Comics, dans la version colorisée et complétée que nous connaissons aujourd'hui.

On perçoit alors à quel point nos auteurs étaient ambitieux. Toujours dans la postface de l'intégrale, Alan Moore se souvient que David Lloyd (encore lui !) souhaitait en finir avec les procédés narratifs ampoulés du monde des comics dans leur version "old school", et ainsi se débarrasser des encarts de texte, des bulles de pensée et autres onomatopées. Toute la narration devait être réalisée par le découpage et la mise en scène séquentielle ! Moore commença par paniquer à l'idée de renoncer à toutes ces ficelles narratives, mais puisa finalement en lui-même les ressources nécessaires afin d'y parvenir, et révolutionna ainsi le monde des comics super-héroïques qui, de Swamp Thing (DC Comics) à Captain Britain (Marvel), en passant par Batman et Superman, le mena à Watchmen...

Ainsi, "V Pour Vendetta" finit par devenir, à l'issue d'un travail de titans, l'un des premiers grands comics de super-héros pour adultes, dans lequel l'ambition de la toile de fond côtoyait celle de la mise en forme, pour une communion ultime entre le fond et la forme...
Tous ces changements constitutionnels permirent ainsi la création d'un super-héros inédit et ambivalent, d'une richesse conceptuelle inouïe, à la fois bon et cruel, complètement fou mais prodigieusement intelligent et cultivé, héros et terroriste à la fois ! Et prônant une valeur par dessus tout : la liberté.
Et ainsi naquit "V", le super-héros anarchiste, le défenseur de la liberté dans un monde post-apocalyptique où l'Angleterre, l'un des seuls pays à avoir survécu au cataclysme nucléaire, a sombré dans la dictature fasciste où tout est surveillé, où les noirs, les homosexuels et autres "dissidents" ont été exterminés dans des camps de concentration. "V" sera donc le sauveur, celui qui s'attaquera au pouvoir, seul contre tous, et unique espoir de ramener la liberté dans un monde complètement sclérosé par la pire des dictatures...
Un super-héros évoquant souvent Batman (on retrouve bien les codes consacrés, avec masque, cape et gadgets divers et variés), beaucoup ceux des pulps d'antan, mais également un héros annonçant ceux du genre cyberpunk, qui culminera avec la saga Matrix au cinéma (ce n'est pas pour rien que les frères Wachowski adapteront finalement notre série !).

Dans la forme, le duo Moore/Lloyd fait des merveilles. Divisé en trois actes (trois parties principales), le récit s'articule telle une pièce de théâtre et exhale des relents shakespeariens. L'atmosphère sombre et désespérée est sublimée par un graphisme puissant et réaliste ne souffrant d'aucun défaut et sachant restituer chaque aspérité du récit, qu'elle soit matérielle, physique ou émotionnelle.
Certaines séquences, notamment lors du premier acte (le meilleur des trois, assurément), sont autant de pièces maitresses de l'histoire du comic-book, où le découpage des planches au cordeau offre une résonance impressionnante au contenu sémantique du récit, notamment lorsque "V" déclare à la justice, personnifiée par son avatar statufié, qu'elle est désormais pervertie par la dictature, avant de la faire exploser ! Une mise en scène à la fois littéraire et iconique, portée par une verve d'une inspiration incroyable, offrant à l'ensemble une portée universelle et une classe narrative à l'épreuve du temps.

Dans le fond, Alan Moore nourrit son sujet d'un nombre incalculable de détails substantiels. Le temps de quelques pages, il multiplie les références culturelles (arts plastiques, cinéma, musique...) et enrichit la personnalité de son héros par autant de constituants fondamentaux venant contrebalancer le manque de nuances imposé par son apparence monolithique de vigilante masqué (car le lecteur ne verra jamais son visage). Par une mise en scène jouant sur la mise en abîme, le scénariste et le dessinateur utilisent tout un jeu de miroirs dans lesquels le reflet des personnages finit par se confondre symboliquement avec celui du lecteur. Se faisant, les auteurs appellent ce dernier à s'identifier directement à certains protagonistes et, ainsi, le mettent en position de s'interroger sur le choix des personnages, suscitant sa participation aux enjeux philosophiques soulevés par leur histoire.
Cette richesse sous-jacente invite également chaque lecteur à pouvoir relire la série indéfiniment, avec la promesse d'y trouver à chaque fois de nouvelles pistes de réflexion et de nouvelles découvertes référentielles, entendu que la culture de chaque lecteur évoluera probablement de concert avec le temps...
Bien évidemment, à la fin, le lecteur est directement invité à mettre lui-même le masque de "Guy Fawkes", et à poursuivre le combat contre la dictature...

Au delà de tous ces détails référentiels et de cette mise en scène symbolique, Alan Moore puise ses sources dans l'Histoire de l'Angleterre (comme il le fera plus tard avec From Hell) et s'imprègne du climat angoissant de l'ère Thatcher (contemporaine de la genèse de "V For Vendetta") afin de développer son itération d'un régime totalitaire où le sentiment de peur ressenti par le peuple est utilisé par les gens de pouvoir pour mener à l'oppression et au fascisme.
A l'arrivée, "V For Vendetta" devient un véritable plaidoyer contre toutes les dictatures et tous les régimes totalitaires, une ode à la liberté et un appel à l'anarchie. Ce dernier élément est sans doute le plus ambigu, puisqu'il incite à choisir, à travers cette anarchie, une solution radicale face au pouvoir et à ses méfaits. Toutefois, on notera que le personnage de "V" entrevoit la notion d'anarchie non comme un synonyme de chaos nihiliste, mais plutôt comme une alternative à la corruption exercée par le pouvoir. Son idée de l'anarchie est ainsi inféodée au respect des valeurs humaines et dictée par un code de l'honneur exigeant une haute dévotion à ces valeurs. A maintes reprises, "V" insiste pour que le commun des mortels s'éveille à deux notions majeures : Premièrement la prise en main de son propre destin (chaque personne doit se lever contre le pouvoir et se battre pour sa condition, plutôt que de se laisser dicter ses lois pour le confort d'une existence docile). Deuxièmement la préservation absolue de la culture sous toutes ses formes, sachant que cette dernière notion, qui élève notre condition, est systématiquement la première victime d'un régime totalitaire...

Evidemment, les prises de position philosophiques du scénariste n'engagent que lui et certains éléments prêtent à débattre. Le long chapitre durant lequel "V" torture sa protégée "Evey", afin de l'éveiller à la liberté et la préparer à son grand dessein est bien évidemment très discutable entant que solution radicale, et les agissements du héros sont tout de même assimilés à ceux d'un terroriste, au sens littéral du terme. Toutefois, on notera que le parti fasciste tel qu'il est décrit dans le récit a procédé, afin de rétablir l'ordre dans le pays, à une épuration ethnique, politique et sociale sans pitié, et qu'il maintient cet ordre par la violence. Ce postulat s'appelle un "Terrorisme d'état" (théorisé de manière officielle par le philosophe Thomas Hobbes), et l'on peut ainsi considérer que, dans ce cas, "V" n'est pas un terroriste, mais bel et bien un justicier classique à la "Robin des bois", seul rempart héroïque contre le pouvoir corrompu.

A l'heure où notre propre pays sent monter lentement mais sûrement un parti d'extrême droite de sinistre popularité, "V Pour Vendetta" apparait rétrospectivement, et plus que jamais, comme une parabole imparable sur les méfaits des régimes totalitaires et des états régnant par la force sur des promesses de sécurité et de répression.
En 2006, une adaptation cinématographique réalisée par les frères Wachowski, relativement fidèle, apportera une vision philosophique simplifiée et plus directe de ce postulat. Mais cette simplification de la parabole générée par Alan Moore et David Lloyd n'était peut-être pas le meilleur choix, justement...
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le 22 novembre 2004
Excellente BD que ce V pour Vendetta signé Alan Moore. L'auteur a imaginé un contexte particulièrement sombre : l'Angleterre est tombée dans le fascisme après une apocalypse nucléaire et écologique, tous les droits individuels ont disparu, l'épuration ethnique se pratique avec frénésie, les institutions ont pris le nom de Main, Oreille, Oeil, Destin, l'idéologie porte le doux nom de "Nouvel Age", les dissidents sont envoyés dans des camps de redressement... bref, nous voici dans une prison à ciel ouvert. Que faire? Rien.
Sauf qu'un homme, ou plutôt un être à caractère humain, masqué, tout vêtu de noir va s'attaquer à coups de plastic et de dynamite à ce système. Et c'est en enlevant une jeune fille qui allait se faire violer par des membres de la "Brigade des Moeurs" qu'il va révéler sa personnalité. Mais jamais son visage... Il se fera appeler V.
Alors c'est là que l'aventure commence : d'un côté une approche psychologique et idéologique de cette histoire (V se comporte en moralisateur, en révolutionnaire) et de l'autre, l'enquête menée par la police fasciste pour démasquer ce turbulent terroriste et découvrir d'où il vient. Car on voit vite que cette histoire est basée sur un désir de vengeance et de révolution. Le masque et la coiffure faisant penser à un certain Guy Fawkes ne sont pas choisis par hasard.
Donc "V pour Vendetta" mélange thriller et psychologie, ce qui rend cette version intégrale très intéressante.
Les métaphores, les rebondissements, les flashbacks sont permanents. C'est pour ça que je pense que cette BD ferait un très bon film grand spectacle. Il n'y a qu'à voir comment les images sont représentées pour voir qu'Alan Moore s'est clairement inspiré du cinéma pour scénariser son oeuvre.
Cinq étoiles pour une BD mouvementée, vivante, et particulièrement intelligente.
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le 23 septembre 2009
Plus accessible qu'un Watchmen, plus digeste qu'un From Hell, voici peut-être l'oeuvre de Moore qui touchera le plus grand nombre de coeurs.

Pour cette édition, les couleurs ternes à l'origine sont plus encore diluées et frôlent ici le noir et blanc. Tant mieux car celles-ci constituaient le point faible du travail de Lloyd, et la lecture n'en est ainsi que plus agréable. Le lettrage est quant à lui moins voyant qu'auparavant mais laisse toute fluidité au récit.
Ce que l'on retiendra surtout de cette nouvelle parution est la traduction d'Alex Nikolavitch qui arrive avec maestria à nous retranscrire toute sève originelle de l'oeuvre. Jamais les mots de "V" n'eurent pareilles résonances dans la langue de Proust.

Au fait, je vous ai dit que V pour vendetta était immanquable ?
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le 1 décembre 2001
La sobriété du dessin n'est là que pour souligner l'intelligence et la force du scénario. Un vrai roman sur le totalitarisme.
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V
V, une lettre, un chiffre romain.
Non, V représente plus.
Dans cette Angleterre totalitaire, fille de la violence et de la dictature, rejeton déformé de Dame Justice, V augure d'un changement. Le commandeur Adam Susan, la voix du Destin, Lewis Prothero, le père Lilliman et tant d'autres se sont abreuvés à la gorge de la Grande-Bretagne, il est temps que cela change.
La première leçon de V passe par la jeune Evey Hammond. Chaque personne cache en son sein un héros, dramatique ou pathétique. Chacun peut s'interroger, se questionner. Lorsqu'Evey échappe aux agents de la Main, cette police gouvernementale, c'est V qui l'accueille chez lui, dans son Musée des Ombres.
V pour une Vendetta. Dans ce régime fasciste, des crimes odieux se trament et d'autres ont été trop longtemps oubliés. Le temps du jugement vient, inexorablement.
V pour une victoire. Celle de la liberté sur l'autoritarisme.
V.Plus qu'une simple lettre. V pour un symbole.
Celui qui changera la vie d'Evey Hammond et du peuple anglais à tout jamais.

L'anglais Alan Moore a écrit V Pour Vendetta entre les années 1988, 1989 et 1990 pour DC Comics. L'auteur génial de Watchmen ou de From Hell livre avec V Pour Vendetta un nouveau joyau. Marqué par le gouvernement Thatcher et hanté par les dérives totalitaires de ce siècle, Moore utilise la figure du super-héros pour ériger la liberté en valeur absolue. L'intégrale de l'œuvre rassemble 261 pages divisées en 3 actes telle une pièce de théâtre. Sous ses dessous de comics austère avec le trait dur et sombre de David Llyod, le récit de l'anglais mérite plus que tout le qualificatif de roman graphique. Avec une densité proprement hallucinante, un propos éminemment intelligent, une construction sans faille et un V inoubliable, V Pour Vendetta s'impose naturellement comme un chef d'œuvre ultime de la littérature contemporaine. Un rappel indispensable de la conspiration des poudres, de Guy Fawkes et de la valeur des symboles.

L'Angleterre présentée par Moore n'a plus le visage qu'on lui a connu. La démocratie a fait place à l'oppression du régime totalitaire dirigé par le commandeur Adam Susan et ses collaborateurs. Ainsi divers institutions se chargent d'espionner et de contrôler le citoyen lambda, des caméras de l'Œil aux écoutes de L'Oreille en passant par la voix du Destin. Suite au chaos total qui a suivi la guerre dans le reste du monde, le peuple anglais a porté au pouvoir des tyrans qui règnent depuis par la peur, la violence et la répression. La petite Evey Hammond âgée de 16 ans survit difficilement, au point de devoir monnayer ses services à d'autres hommes. Elle tombe malheureusement sur des agents de la Main lors de sa première passe qui, non contents de l'arrêter, tentent de la violer. Ceci n'arrivera pourtant pas, car un homme dissimulé par une longue cape et un masque de Guy Fawkes lui vient en aide. La vie de la jeune femme vient de basculer sans qu'elle en ait conscience.

V Pour Vendetta se conçoit comme une pièce de théâtre vaudevillesque séparée en 3 actes majeurs. L'Europe après le règne plante le décor et présente les personnages et les enjeux. V y fait son apparition dès les premières pages. Avec cette figure, Moore laisse libre cours à son génie littéraire et se fait plaisir. V se présente d'abord comme un homme qui réclame vengeance. Victime des atrocités du gouvernement, il est à la fois proie et chasseur. Il illustre aussi un paradoxe assez dérangeant et que seul Alan Moore pouvait négocier, celui de la mince ligne qui sépare le tueur du héros, le monstre du symbole. Composant un personnage à l'érudition sans bornes et au charisme formidable, l'auteur touche non seulement au cœur du super-héros mais surtout au cœur de l'humanité. V est un surhomme au sens propre du terme, exacerbant tout ce qui compose l'être humain, de la passion à l'amour, de la haine à la détermination. En choisissant de ne jamais le montrer, de ne jamais nous exposer son visage, Moore donne une sorte d'intangibilité à son héros. Il fait de V un symbole avant d'être un individu et cela des premières aux dernières pages. Pourtant, V dérange. V concentre la somme des horreurs qu'on lui a fait subir. V n'est pas un de ces banals héroïsmes que l'on rencontre ailleurs. Tueur autant que terroriste, il joue sur la corde raide, un numéro d'équilibriste périlleux où Moore tente de prouver que toute action, toute entreprise peut prendre à celui qui choisit de s'y risquer la part d'humanité inscrite en son être. En fait, à un certain degré, V apparait froid, inhumain avec ce sourire figé. Sitôt ce sentiment dans l'esprit du lecteur qu'il est balayé par les tirades de V, par ses motifs et ses fins. Rarement une figure de la littérature fut aussi marquante et V illustre à merveille l'exemple d'un personnage parfaitement conçu et mis en scène. Dans ce premier acte, on se retrouve au cœur d'un polar. L'enjeu étant V, son identité et ses raisons pour les divers meurtres qu'il commet. Des individus ignobles tels que le père Lilliman, Lewis Prothero ou encore le docteur Delia traversent le récit. Le second acte sera lui consacré aux péripéties et aux rouages de la société anglaise de l'époque. La Valse du Vice s'ouvre d'ailleurs sur une longue partition où Moore prend son histoire comme un poème, un conte tragique. Il n'est plus question de polar dans cette partie mais d'apprentissage, celui D'Evey Hammond. Jeune fille de 16 ans qui a vécu le bouleversement du régime anglais, figure innocente et naïve, Evey va apprendre aux côtés de V. Où s'arrête la leçon et où commence l'endoctrinement ? Encore une fois, Moore se fait flou, les limites fluctuent au fil des pages mais le propos ne faiblit jamais. Dernier Acte et conclusion, Le Pays de Fais-ce-qui-te-plaît s'avère une mise en pratique du minutieux plan de V, une expérimentation grandeur littéraire de l'anarchie. Dernier volet tragique, dernier volet dramatique mais avant tout dernier volet sublime.

Outre le personnage de V et D'Evey, outre la construction narrative irréprochable avec ce découpage en actes puis en chapitres - commençant tous par la lettre V - V Pour Vendetta bouillonne d'idées. Comme dit précédemment, rares sont les œuvres aussi denses que ce comics. Si le personnage de V pourrait presque suffire à combler le lecteur, Alan Moore ne veut pas s'en tenir là. Marqué par les différents régimes totalitaires du XXième siècle, l'anglais voit d'un très mauvaise œil le gouvernement de fer de Thatcher. Sous cette influence, Moore fait de V Pour Vendetta un manifeste de ses idées politiques. Et bien plus encore.

Du régime hitlérien, stalinien ou encore italien, on peut évidemment pointer la description faite du gouvernement anglais de V Pour Vendetta qui n'a rien à leur envier. Ce sera dans le premier acte, sous les deux chapitres Vaudeville et le Vortex que cette dénonciation de l'horreur totalitariste éclate. Les fascistes traitant les hommes enfermés tels des poupées de plastique, même avec une moindre considération. La reconstitution de V du chapitre Vaudeville reste aussi décalée qu'effroyable. Pourtant il faudra attendre le chapitre le Vortex pour que Moore nous présente le camp de Larkhill et les horreurs commises par les scientifiques et les hommes du gouvernement. Terriblement choquant et perturbant de par la narration qu'il choisit - une des tortionnaires - il livre dans ces pages un violent condensé des atrocités barbares de l'humanité, le jette à la face du lecteur et semble lui signifier qu'il ne faut jamais oublier. Ces mêmes dénonciations se retrouvent dans les diverses agences de contrôle ainsi que dans les tirades de V qui s'étend longuement sur la terreur qui a envahi la vieille Albion.

Mais le scénariste va plus loin. Il accuse et condamne le peuple lui-même. Un peuple passif qui a oublié que le pouvoir réside entre ses mains. Ces majorités silencieuses tenus par la peur et la haine et qui n'osent plus. Seul V semble oser. Seul lui veut lever la chape de plomb qu'a fait couler le régime sur la tête de ses concitoyens. Pour libérer les gens de leur attentisme, pour provoquer la révolte, il se propose d'instiller le chaos. Ici, Moore développe son idée de l'anarchisme. Un anarchisme au véritable sens du terme, raser pour reconstruire, donner la liberté de choisir aux hommes et voir ce qu'il en sort. Le résultat reste incertain bien sûr, mais il vaut mieux que la condition d'oppression. Le peuple doit agir, doit se lever. Le peuple doit être craint et non craindre. Cette idée, aussi forte que simple, devient aujourd'hui d'une importance primordiale. Devant des démocraties de plus en plus illusoires et contraignantes, devant des dirigeants durs et contestables, V Pour Vendetta trouve un écho inquiétant.

D'autres thèmes sont abordés, d'abord celui de la justice. Un état sans justice n'est rien. Un jour ou l'autre, l'injustice va faire s'effondrer le pays. Alan Moore en profite pour mettre en scène une confrontation entre la Dame de la Justice et V. Un duel à sens unique où le héros vaudevillesque donne voix à la statue. Formidable tirade, génialement introduite en opposition au discours du commandeur, la notion de justice étend rapidement son ombre sur le récit autant au plan personnel qu'au plan sociétal. Déjà bien avant la domination de la télévision, Moore fustige les médias. Il en fait l'instrument de la domination, un terrible et froid adversaire de l'humanité dans sa globalité. Le gouvernement endort les masses avec cet appui technologique. Un constat qui semble véritablement primordial à l'heure actuelle.

L'homosexualité - et la liberté sexuelle en général - ont toujours occupé un grand pan des préoccupations de l'auteur (pensons à son Filles perdues), lui-même très libertin. Dans V Pour Vendetta et en réponse au gouvernement de la dame de fer, Moore livre son plus flamboyant et impressionnant plaidoyer. A travers Valérie, une lesbienne déportée dans un camp d'expérimentation du fait de ses penchants sexuels, l'écrivain détruit méthodiquement l'homophobie. Il la rend répugnante et inacceptable, vile et basse comme on ne devrait jamais autrement la considérer. Son talent pour toucher au plus juste, ses mots affutés et poétiques, et surtout sa façon de poser les bonnes questions (Pourquoi ont-ils si peur de nous ?) insufflent à la lettre de Valérie une force incomparable. Cette peur irrationnelle de l'étranger, de ce que l'on ne connait pas n'apparait pas différente du racisme ordinaire, aussi détestable, aussi révulsant. Le destin tragique de Valérie change à jamais la vision du lecteur et projette V Pour Vendetta dans une autre condition, celle de l'indispensable. Ajoutons le violent réquisitoire à l'encontre de l'Eglise et de la pédophilie à une époque où le tabou était la règle, et l'on comprend à quel point Alan Moore, à l'instar de son héros, ose là où les autres n'osent plus.

Pour terminer, au-delà de la liberté, de la lutte contre l'homophobie, de la vision, de l'anarchisme, des responsabilités, de la justice, Moore explore la folie. Passage marquant que celui de l'inspecteur Finch sous l'emprise du LSD et qui semble vouloir revivre ce qu'a vécu V. Car mentalement, seul un fou peut aller aussi loin. Du moins, c'est ce que pense Finch. La vérité qu'expose l'auteur anglais est pourtant plus complexe. Seul l'homme poussé à la folie peut lever le voile sur la prison qui l'entoure. Un monde étouffant où le bonheur embrume l'esprit et empêche de voir l'essentiel, cette liberté chérie. Car V Pour Vendetta n'est-il pas la vision d'un fou ? Le totalitarisme n'est-il pas l'accomplissement de la folie ? L'homme en fin de compte, ne cache-t-il pas sa folie sous le vernis de la société ?

Cette œuvre monstrueuse, monumentale, marque son lecteur au fer rouge. V Pour Vendetta rassemble le génie d'Alan Moore et rencontre le trait épurée, dur et sombre de David Llyod pour exploser sous la forme d'un chef d'œuvre. D'une densité incomparable, d'une justesse de propos formidable, ce véritable roman graphique s'impose comme un indispensable, un immanquable. V Pour Vendetta devrait être une lecture incontournable, à mettre entre toutes les mains. Son héros principal inoubliable n'est que l'avatar, le symbole de la liberté. Sous la plume d'Alan Moore, V acquiert l'immortalité et transcende les genres. Ecrit en 1990, le récit n'a pas perdu de son intensité ni de sa justesse. Au contraire puisqu'à l'heure actuelle, au vu des politiques qui nous dirigent, de notre société et du climat instable qui nous opressent, V Pour Vendetta n'aura jamais été aussi essentiel.
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On ne présente plus V pour Vendetta mais on va le faire quand même : composée d’un nombre indéterminé d’épisodes (entre dix et douze), la série a d’abord été éditée en noir et blanc puis a été complétée par plusieurs épisodes, cette fois-ci en couleurs, dans le magazine anglais Warrior. Il a ensuite été repris intégralement par Vertigo (DC Comics), traduit en VF chez Zenda éditions et finalement repris par Delcourt, Panini dans une nouvelle traduction puis récemment par Urban qui reprend la première traduction.

Je me souviens parfaitement de ma première lecture du premier tome de V pour Vendetta. J’avais lu Watchmen, et j’étais monté à la ville, ce qui signifiait trois quarts d’heure de train. Tentant vaguement nous-même d’élaborer des scénarios pour nos jeux de rôles favoris (L’appel de Cthulhu, Stormbringer, Paranoïa), lire une nouvelle œuvre d’un génie potentiel signifiait quelque chose. Ma lecture finie peu avant mon arrêt, je n’éprouvai qu’un seul sentiment : un profond dégoût.

Comment faire mieux que ça ? Comment s’approcher d’un tel niveau ? Comment devenir aussi intéressant, haletant ? L’avenir semblait bien morose, et aucun talent ne pointait son nez, pas après avoir été brinquebalé avec tant de précision.

V pour vendetta est une des premières œuvres maîtresse de Moore, où le jeune scénariste de trente ans utilise sa culture déjà conséquente pour élaborer une pièce de théâtre en trois actes. Il y multiplie les références, détourne déjà les codes du super-héros et propose clairement sa vision utopiste de la société. Mais elle n’est pas exempte de défauts.

N’ayant pas eu de velléités de remplacer ma première version de Zenda, qui comporte six tomes au format européens, je ne sais pas si l’ordre des différents prologues et histoires courtes suivent le même schéma dans les dernières rééditions. J’espère que les trop nombreuses fautes de grammaire et d’orthographes ont été corrigées, mais je suis certain qu’aucune partie ne surpasse la première.

Dès la première planche, la caractérisation des personnages est sans faille. V et Evey nous sont présentés, chacun se préparant à faire sa sortie, ou plutôt son entrée en scène, leur entrée dans notre vie. Ils se griment, se maquillent, tandis que la radio déroule les recommandations du jour. Nous sommes dans une dictature, le couvre-feu doit être de rigueur, nos nouveaux compagnons prennent forcément des risques. On y voit des affiches de cinéma des années 30 et 40 en réponse aux barbelés et aux caméras de surveillance. Bref, cela regorge d’informations en sept cases chrono.

Maîtrisant déjà le rythme d’une histoire, la scène de leur rencontre se termine par un feu d’artifice qui laisse tout le monde pantois, des policiers véreux aux lecteurs, et ce premier prologue promet une aventure sérieuse et adulte, où la revanche a un rôle primordial.

Quelques planches plus loin, V parle à la Justice, ou du moins sa représentation sculpturale, en prenant sa voix. Il lui expose sa déception et son credo : il ne peut y avoir de justice dans une dictature, la liberté y est bafouée, le monde ne peut être abandonné aux mauvais, aux profiteurs, aux tortionnaires, aux violeurs, aux racistes de tout poil et aux individualistes.

Sauvant Evey de policiers véreux, il la prend sous son aile et la mène dans son antre, nommée le Musée des Ombres. Il vient de se trouver un compagnon, un side-kick avec lequel il pourra combattre les méchants. V porte toujours un masque, possède une base secrète, semble jouir d’une richesse inépuisable, utilise des gadgets, maîtrise le combat à mains nues et développe des capacités physiques hors du commun. V est donc bien un super-héros, basé principalement sur le modèle de Batman. Londres peut être gothique.

Pourtant, les frontières entre genres romanesques disparaissent rapidement. V dit porter le masque de Guy Fawkes, un révolutionnaire anglais qui s’avère être en fait plutôt conservateur (je vous laisse vérifier) et porte la culture comme une composante essentielle de l’éducation : dans une dictature, elle est une des premières victimes du régime. Puis après un premier coup d’éclat qui se termine dans un feu d’artifice, Moore et Lloyd nous entraînent dans un univers bien proche de celui qui existait durant la seconde guerre mondiale.

Suite à l’anéantissement nucléaire des principaux continents, l’Angleterre se retrouve isolée et sans ressources. Afin d’économiser les récoltes, les noirs, les juifs, les homosexuels sont déportés dans des camps de concentration, où d’horribles expériences leur sont infligées et où les fours ne brûlent pas de quatre fromages. V en est un des rares rescapés, et nous apparaît donc aussi comme fou. Car il faut l’être pour s’attaquer seul à un régime totalitaire.

Le quatrième de couverture en joue et doit sans doute être le texte d’accroche de l’édition originale. Il nous demande qui est V : un fou ? un terroriste ? un idéaliste ? un anarchiste ? un tragédien ? Ou l’alter ego fantasmé de Moore ? A travers V, le scénariste déroule les incohérences et les contradictions de la nature humaine. En nous rappelant que le vingtième siècle fut celui des extrêmes, laissant les dictateurs et la folie nucléaire dévaster la planète, mettant fin aux bienfaits du progrès et démontrant que Rabelais avait raison il y a déjà plusieurs siècles, Moore décompose toutes les vilenies pour faire de V pour vendetta une bd philosophique, ou du moins, une bd qui pousse à réfléchir quant à notre société et nos relations humaines.

A travers divers personnages ayant tous une caractéristique principale différente (la lâcheté, la cruauté, la froideur, l’arrivisme, la pédophilie et autres joyeusetés), Moore se venge de toutes les injustices qu’il considère comme infâmes via son super-héros inquiétant, seul maître des marionnettes et héraut de l’autre solution finale : l’anarchie.

Contrairement à la vision commune de ce mouvement, l’anarchie trouve ici un messager cultivé qui expose son plan. Loin de n’être que chaos, l’anarchie est mère de la liberté et de la justice, celle du peuple qui prend enfin son destin en main et ne se cache plus derrière des dieux, des maîtres et des dirigeants fatalement humains et corrompus.

Malheureusement, cette volonté didactique rompt le rythme impeccable du premier tome et des moments en creux apparaissent, encadrés par des prologues ou histoires courtes qui peinent à être totalement efficaces. Mais certaines scènes clés, aux longueurs variables mais au contenu nécessaire, relèvent l’intrigue et les intentions premières.

C’est le cas du quatrième tome, Valérie, où toute l’horreur des camps est infligée à Evey. Torturée, humiliée, l’héroïne ordinaire traverse une épreuve qui lui ouvrira la porte de la liberté et de la conscience, de l’empathie et des valeurs fondamentales de l’humanité. On a également droit à la critique des mass media et de leur propagande, au bûcher des vanités et au poids de la rue qui gronde.

J’ai longtemps pensé que Moore ne savait pas choisir ses dessinateurs. Comment définir le trait de David Lloyd ? Il semble travailler en creux, définissant d’abord les pleins pour faire vivre les déliés, créant des planches impressionnistes où le noir prédomine. Ce sentiment de contempler des impressions est rehaussé par la mise en couleur pastel qui aplatit le tout pour créer un monde dénué de relief et de vie. Seul V et ses aptitudes surhumaines semble danser et faire danser ses semblables. Dessiné comme un oiseau à la cape virevoltante, Lloyd en fait le seul personnage iconique de la série.

V le dit lui-même : il n’y a ni chair ni sang sous la cape, juste une idée, immortelle. La conclusion de Moore, qu’il démontre en passant le masque, est que nous sommes tous V, si nous le voulons. Que le salut ne viendra pas d’un héros masqué ou non, mais d’une acceptation collective et unanime.

Claire comme de la roche, les Anonymous revendiquent dès leur création ce masque, devenu un symbole de contre-pouvoir et de révolution, rendu presque possible avec l’avènement de l’internet à grande échelle. Mais il manque encore l’homme de la rue, véritable héros de V pour vendetta.

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le 19 avril 2002
On ne presente plus Alan Moore, auteur d'excellents Batman, des cultissimes Watchmen et plus recemment de From Hell.
Le scenario est un pur chef-d'oeuvre, servi par un dessin peut-etre pas au meme niveau que le scenario, mais neanmoins tres acceptable. Nous sommes en 1997 et l'Angleterre est tombee sous le totalitarisme. Seul un homme (est-ce encore un homme?) se souvient de ce que fut la liberte.
Tres largement inspire des affres de la seconde guerre mondiale et de l'Allemagne nazie, ce livre est a la BD ce que 1984 est a la litterature. Un must.
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le 4 octobre 2005
Dans cette oeuvre majeure du comics, Alan Moore ressuscite de très belle manière le mythe du vengeur masqué. Dans une Angleterre fasciste et totalitaire qui rappelle les plus belles pages de 1984 et les plus belles frasques d'un Mussolini, la population vit apeurée, en proie à l'oppression et la privation de toutes les libertés fondamentales. Un homme se dresse, seul, contre le système.
Le point positif de cette BD est qu'on peut accumuler les superlatifs sans aucune crainte de verser dans l'emphase. On a affaire à un chef d'oeuvre, tous supports artistiques confondus. La politique-fiction est un genre ardu, qui se transforme souvent en réquisitoire simpliste et naïf, pour ne pas dire démagogique. Or ici Alan Moore fait preuve d'une subtilité extrême, maniant avec doigté les thèmes du fascisme ou de la xénophobie. Il s'agit indiscutablement d'une BD riche, mature et adulte. Ensuite il y a V, ce personnage qui dégage un charisme et une puissance hors du commun. Son masque, sa passion pour Shakespeare, les tirades au clair de lune, la mise en scène, sa désinvolture, sa détermination fascinent et séduisent. Qui est V? Quelles sont ses motivations? Et si chacun d'entre nous pouvait ou avait le devoir d'être V? L'anonymat de V et les questions sans réponses participent à son charme.
Enfin les dialogues à l'or fin et le dessin triste et désabusé (qui peut rebuter au départ) achèvent de faire entrer V pour Vendetta au panthéon du neuvième art.
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