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le 18 octobre 2012
Princes de la Pègre est un excellent livre de fantasy axé sur l'action, avec pour cadre la famille mafieuse de la capitale d'un empire séculaire.
On y suit de la première à la dernière ligne Drothe, un membre du clan de Nicco, parrain semi-psychopathe pour lequel il exerce la noble profession de nez (fouineur professionnel). Vous avez bien lu : on ne suit pas quarante six personnages dans cette aventure, on y suit un Drothe naviguant entre les factions hostiles au fil de sa roublardise, avec l'appui du fil de l'épée de son ami et protecteur Dégane. Pas une digression, pas un chapitre en italique avec un mystérieux narrateur omnipotent, pas un chapitre de mise en situation pour nous éclairer sur les desseins d'autres protagonistes. Nada. Peau d'balle. Le bonheur.
Dans ce récit mené sans aucun temps mort, on démarre tambour battant sans la traditionnelle mise en place fastidieuse d'un univers pourtant solide mais que l'auteur a le bon goût de nous faire découvrir en allant, par touches légères et bien amenées. Le rythme est effréné, et Drothe puisera dans son sac de graines d'arhami plus que de raison pour rester vif et alerte. Un mal nécessaire lorsque on tente de vous assommer, vous embrocher ou vous jeter du métal en fusion à la tête toutes les dix pages.
Alors il est bien évident que dans ce tourbillon effréné de courses poursuites et de scènes d'actions il ne reste pas beaucoup de temps pour s'attarder sur les paysages et les subtilités de l'empire et de sa capitale Ildrecca. La visite est menée au pas de charge, si ce n'est ventre à terre. Mais lorsqu'on lutte pour sa survie et pour celle de ses amis et parents, ce n'est pas vraiment le moment de décrire les soubassements de porte ou la technique de pavage des rues. Et pourtant, avec beaucoup de finesse l'auteur parvient à déployer un univers riche, cohérent et intriguant.
Enfin ne nous leurrons pas : Drothe n'a rien d'un sale type, il est bien un héros dans cette aventure. Certes il évolue dans la pègre d'Ildrecca comme un poisson dans l'eau mais ses motivations profondes n'en sont pas moins honorables. C'est un personnage attachant, humain, amusant, subissant autant les évènements qu'il tente de les dominer. Les autres personnages du livre sont aussi tous très réussis, et leurs relations avec Drothe sont toutes subtilement dépeintes en quelques détours de phrases.

En matière de références, comment ne pas penser à l'ambiance des livres de la Compagnie Noire de Glen Cook ? Quant à l'univers mafieux, il m'a beaucoup rappelé l'univers des Soprano.
S'il fallait trouver des défauts à ce livre, ce serait du chipotage : quelques combats un peu trop détaillés du point de vue technique, une ou deux petites facilités pour raccrocher les wagons au fil du récit, quelques regrets pour des personnages secondaires dont j'aurais aimé avoir des nouvelles à la fin du livre, mais rien de vraiment bien grave.

Princes de la Pègre est un livre de Fantasy pour ceux qui trouvent les pavés actuels de Fantasy indigestes et ennuyeux, mais aussi pour ceux qui pensent que la mode du point de vue multiple n'est qu'une supercherie d'auteur en mal d'inspiration pour ficeler un vrai livre.
Pour un premier roman, c'est un coup de maître, il faut dire que Douglas Hulick y a consacré dix années de sa vie. Comme quoi le travail, ça paye : l'intrigue est aussi complexe qu'elle est claire, les évènements s'enchainent avec fluidité, dans un style agréable. Ma seule crainte serait qu'il mette autant d'années à nous faire partager une nouvelle aventure.
Ne vous fiez pas trop à la couverture : l'univers est sombre certes, mais cette aventure est réjouissante, lumineuse, emportée par un personnage drôle et astucieux.
Une nouvelle pépite extirpée du tourbillon des publications anglophones par l'Atalante.
2222 commentaires| 7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Je crois que Walter Jon Williams disait qu'il faut vivre afin d'avoir quelque chose sur quoi écrire, rappelons nous également la vie variée vécue par Clifford Simak ou les origines modestes et le passage dans la Navy de Glen Cook qui peuvent aider à comprendre le réalisme des soutiers de la compagnie noire.

A cette aune, je n'hésiterai pas une seconde, Douglas Hulick doit être issu d'une longue tradition mafieuse ! Comment expliquer autrement la qualité de l'écosystème de Trafiquants, Voleurs, Guetteurs, Faussaires, Tortionnaires, Assassins, Receleurs, Mouchards, Indics, Parrains et autres Frappes ayant leurs habitudes mais également leur vie réelle dans la Grande Cité Impériale de Ildrecca (une sorte de Constantinople époque Renaissance).

Pour nous autres ... euh ;-) en tous cas pour moi, impossible d'imaginer une telle vie en dehors des règles strictes que nous connaissons à notre époque.
Car aucun groupe ne vit sans règles, il en va ainsi de la grande communauté des Voleurs (The Kin dans le texte), toute l'habileté de l'auteur est de parvenir à faire fonctionner sous nos yeux un tel tissu, certes prompt à se rompre, car le propre de ces sociétés est tout de même d'être instable.

C'est bien entendu dans un tel moment d'instabilité que nous projette l'auteur, après un petit intermède dans lequel le, croyez-vous, « Héros » attend que le tortionnaire qu'il a mandaté fasse cracher le morceau à un Receleur qui l'a doublé ...
Pas de doute donc, Drothe n'est pas une oie blanche et il recourt volontiers à la violence lorsqu'il est en position de supériorité. Mais ce n'est pas non plus un génie du Mal, ni même un être d'élite, c'en est même perturbant une telle « normalité ».

On en est finalement que plus impliqué : quand Drothe combat, il cherche surtout à survivre, quitte à fuir, quand il passe deux jours sans dormir, il se shoote aux graines d'ahrami et fait nombre d'erreurs, quand on tente de l'assassiner, il n'en réchappe parfois que miraculeusement et avec de l'aide, en particulier de son véritable ami, Bronze Degan, le bretteur hors pair lié à une communauté exclusive de mercenaires.

Car Drothe n'est pas un solitaire, j'ai beaucoup apprécié cet aspect là. Savez-vous donc où vivent, vraiment, Fafhrd, le souricier gris ou conan le Barbare, non hein ? Ainsi Drothe a acheté une maison à plusieurs étages dont il a concédé le rez-de-chaussée à un apothicaire en échange du nettoyage de son linge.
Le défaut de ce réalisme est que tout le monde est vulnérable chez soi, sauf qu'ici le non-Héros solitaire, conscient du problème, a embauché une troupe de « muscles » pour surveiller et défendre son logis, logique finalement !

Quant à l'intrigue, elle est du genre : « je tombe sur une conspiration de haut niveau, je n'y comprends rien de rien mais la lumière se fait peu à peu ». Il y est question d'une relique impériale extrêmement précieuse, au point peut-être même de menacer l'Empire et son Empereur Triple. Car, tout comme l'intrigue, le contexte se dévoile tout aussi progressivement (c'est ce que je préfère), on apprend rapidement que les Dieux sont morts et que ce sont des Anges qui ont instauré l'Empire et ont décidé de briser l'âme de l'Empereur en trois aspects qui se réincarnent continuellement et règnent les uns après les autres. Apparemment il semble qu'on peut se disputer entre ... soi !

Je n'en dirai pas plus, mais de fréquents indices révèlent un background qui a l'air structuré et riche avec en plus une autorité Impériale qui est loin d'être impotente, c'est même la plus grande peur qui agite tout ce petit monde de criminel : Quand l'Empire enverra ses troupes d'élite et nettoiera tout ? cool !

Bon, j'arrête là, sauf pour signaler un traitement assez remarquable et réaliste des combats, qu'ils soient de rue ou formels, à l'épée. Encore une touche qui donne du réalisme. Il faut dire que l'auteur pratique la rapière italienne de la Renaissance.

Oh, un dernier point, pourtant très important, la narration est limitée à un seul point de vue, celui de Drothe, permettant aux mystères de rester ... mystérieux, oh Dieux de l'écriture veuillez faire cesser au plus vite cette horrible mode du multiple point de vue, pleaaaasseee !

Lu en américain
44 commentaires| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Une fois de plus c'est sur les recommandations de Mr K et du LdB que je me lançais dans cette lecture. J'y allais avec la tranquille certitude de passer un bon moment vu les parrainages dont cet ouvrage profitait avant même de commencer son chemin de ma Bibliothéque jusqu'à mon canapé (Chemin temporel à la longueur imprévisible - certains l'ont démarré il y a plusieurs années et n'ont pas encore achevé le premier quart du voyage...)
Quel bon moment ! de l'action, de la nouveauté, de bonnes surprises, un univers convaincant et - fait rare dans la fantasy ces temps-ci - un seul point de vue. A la différence de certains les Points de vue multiples (sans excès bien sur) ne m'irritent pas. Un seul narrateur n'a jamais empeché du suspense et de la qualité de structure narrative. On sait ça depuis longtemps ne serait que grace à cette bonne vieille Agatha (Le meurtre de Roger Ackroyd). Mais plusieurs peuvent compliquer l'ensemble sans l'alourdir (par exemple The emperor's Blades lu récemment offrait 3 points de vue sans lourdeur aucune

Bref - faites comme moi - si c'est validé par le K et LdB - passez commande...
33 commentaires| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 avril 2014
Premier roman et c'est un véritable coup de maître. Nous suivons Drothe, "nez" du parrain local de la pègre d'une ville séculaire, qui tombe sur un objet convoité par plein de monde, et des puissants ! Il va devoir remonter les fils de l'intrigue tout en évitant les nombreux attentats sur sa personne. Or si il n'est pas le meilleur épéiste de la cité, c'est sans doute un des plus malins : il a l'esprit vif et sait s'entourer dans le respect du code de l'honneur du Milieu.
Une fois ouvert, ce roman ne se lâche pas ! Hulick a réussi le tour de force de créer un monde extrêmement fouillé, des personnages forts, une intrigue machiavélique, et ce sans aucune rupture de rythme. Je lis 3 à 4 romans par mois. C'est le meilleur de toute l'année 2013. Une suite est sortie aux US. Espérons que l'Atalante pourra la publier.
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le 18 janvier 2014
Un roman bien enlevé, qui se lit d'une traite. Un vrai moment de plaisir.Je ne sais pas s'il existe une suite aux aventures de Drothe, mais j'espère que c'est le cas ou que cela le sera.
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 4 décembre 2014
On se retrouve ici au sein de la pègre, à suivre un "nez" (espion à tout faire), qui tente de survivre au beau milieu d’allégeances variés et d'un complot pour prendre le contrôle de la ville. Bien écrit, beaucoup de rebondissements. je regrette juste un sentiment d'inachevé, j'aurais aimé plus de détails sur certains points, et la fin laisse une ouverture pour le tome 2. A quand?
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le 20 juillet 2016
Pour arriver à la lecture de ce livre, il m'aura fallu passer par celle de Lankhmar, qui m'a fortement déçue. Mais ne désespérant pas de trouver une aventure de Fantasy qui tienne la route, et guidée par les excellents commentaires et échanges de certains de mes prédécesseurs sur cette page, j'ai franchi le pas pour partir, en compagnie de Drothe, explorer les tréfonds d'Ildreca.
Mais il faut davantage que de bons commentaires pour valider l'intérêt du livre, et de ce côté là, celui-ci remplit son office. J'étais sortie de Lankhmar avec l'impression de n'avoir que survoler ce monde, sans m'y être trouvée plongée corps et bien ; les descriptions n'avaient jamais eu aucune emprise sur moi, n'avaient suscité aucune image qui m'auraient permis de fixer durablement mon entrée dans ce monde. Avec Prince de la Pègre, c'est tout l'inverse : j'étais en permence aux côtés de Drothe dans ses tentatives d'évoluer dans les étroites ruelles de cette ville et de ses faubourgs crasseux ! Un excellent point donc.

Côté scénario, sans dire qu'on ressent les dix années passées à l'écriture du bouquin (et je rejoins ceux qui trouvent que cela n'en fait pas forcément d'office un chef d'oeuvre) on peut toutefois reconnaitre à l'auteur de s'être appliqué à pondre un truc plutôt original et plein de rebondissements (un peu trop parfois ?). Sans rien revolutionner, on est donc loin de la quête mille fois éculée des héros de Fantasy partir conquérir bla bla bla... Certes, ici on tourne aussi autour d'un artefact qui cristallise toutes les envies et vaudra à Drothe de multiples blessures et trahisons, mais les factions et les personnages à sa poursuite rendent cette quête pas uniquement animée d'un bon gros "bourrinisme" de facture basique.

Aucune originlaité par contre sur le duo : le compagnon de Drothe est aussi musculeux et expert en combat qu'il est malingre et plutôt versé dans l'art d'éviter la lutte tant que c'est possible ; mais il ne rechigne pas (on ne lui laisse guère le choix d'ailleurs) à mettre sa vie en jeu lorsqu'il n'y a plus d'échappatoire.
Une once de magie, cohérente là encore avec le reste du monde tel qu'il est décrit, des personnages forts et travaillés dans leurs psychologie, permettent de saupoudrer l'aventure d'un vernis assez Sword & Sorcery, sans verser dans la débauche d'utilisation d'une magie qui viendrait en contradiction d'un monde assez terre à terre au final. On est plus proche de Discworld ou Gagner la guerre que de Harry Potter...

Au final, je suis réconciliée pour un temps avec la Fantasy, et espère croiser encore de ces ouvrages qui des années après reviennent en mémoire et provoquent des images fortes d'un monde que l'on a eu plaisir à parcourir le temps de 500 pages. Il me reste à trouver le prochain...
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