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Les textes épicuriens disponibles à un prix accessible ne sont pas légion. On connaît bien les 3 lettres du Maître et l'opus du disciple Lucrèce. On connaît moins, et on le devrait pourtant, ce texte de Cicéron, le contemporain de Lucrèce (également son éditeur), qui résume et éclaire sous un jour parfois nouveau la philosophie d'Epicure. A la manière de Platon, Cicéron organise un dialogue entre un sectateur d'Epicure et d'autres protagonistes dont Cicéron lui-même. Le tout se lit avec aisance grâce aux nombreuses notes éclairantes et on doit signaler une postface fort érudite et instructive.
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Cicéron maîtrise la philosophie d'Epicure. Amoureux de la culture latine, il s'est évertué à la démontrer supérieure à celle grecque, en traduisant et véhiculant les oeuvres des philosophes de l'Hellade.

Cicéron démonte cette philosophie (la physique atomiste de Démocrite) et laisse ensuite à l'un de ses disciples la liberté de la défendre. A la question du philosophe,

- "Quelle est la fin, le but suprême, le terme ultime auquel il faut rapporter toutes les vertus, toutes les bonnes actions, les droites conduites ?" (p.14), le disciple d'Epicure répond :
- "Or, tous les philosophes nous disent que le plus grand des biens, le bien suprême (...) est ce qui, ne se rapportant à rien, constitue ce précisément à quoi toutes choses se rapportent; il faut donc m'accorder que le souverain bien est donc de vivre dans le plaisir." (p.39)

La quête du plaisir, qu'il distingue de celle de la débauche, absence de retenue qui rend esclave celui qui s'y adonne, est bien l'ultime fin de la vie de l'Homme, un homme raisonnable, pondéré, qui sait mesurer le réel à l'aune seule de ses sens.

"Il fait des sens le critère du jugement sur le réel" (p.23)

La dissertation sur les déclinaisons du plaisir (le corps, l'âme) ballade le lecteur sur un terrain de nuances qui ne convainquent guère le philosophe à la recherche de la vérité.

Ne serait-on pas, en fin de compte, en présence d'une philosophie qu'adopterait sans difficulté aucune l'honnête bourgeois cible privilégiée de Léon Bloy (cf. Exégèse des Lieux Communs) ?

La dissertation en fin de l'ouvrage sur le thème "Amitié épicurienne, plaisir et intérêt personnel" rédigée par Cyril Morana mérite une lecture attentionnée.
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