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Michel Bounan, ancien médecin de Guy Debord et écrivain, continue ici son travail de décryptage des sociétés contemporaines en s'intéressant cette fois ci à la logique du terrorisme.

A partir d'exemples historiques, il dresse une typologie des modes d'action terroristes (terrorisme mafieux, terrorisme nationaliste, terrorisme révolutionnaire, terrorisme religieux, terrorisme d'Etat, terrorisme de guerre...) et montre comment terrorisme et manipulation ont souvent été de pair; raison pour laquelle il convient, en tant que citoyen, d'être toujours des plus circonspects face aux vérités officielles, véhiculées avec légèreté par les médias.

Bounan met ainsi en doute le discours officiel sur le terrorisme qui supposerait pour être totalement crédible trois éléments cumulatifs: une excessive stupidité des terroristes, commettant des actes produisant des effets contraire à leurs objectifs, une incroyable incompétence des services de police dans la recherche du renseignement et une complaisance irresponsable des médias dans la promotion de revendications terroristes. La logique du terrorisme ne serait donc pas toujours ce que d'aucuns prétendraient qu'elle fût....

L'auteur situe la naissance du terrorisme moderne avec l'apparition de la mafia au début du XIXème siècle, en réaction à la montée en puissance de l'Etat et du capitalisme italien qui mettaient en péril la vieille aristocratie foncière. La mafia fit alors cette proposition à la population sicilienne : la soumission en échange de la protection...ou la terreur ! Cette méthode, qui a fait ses preuves, sera par la suite mise à profit par des Etats, pas toujours non démocratiques...

Quelques exemples :

- l'attentat de la gare de Bologne d'aout 1980 sera immédiatement attribué aux Brigades rouges alors que l'on découvrira par la suite qu'il était l'oeuvre d'une mouvance d'extrême droite proche du pouvoir et de certains milieux policiers (l'organisation Gladio).

- la guerre civile algérienne (1991-2002) qui a vu attribuer au GIA un certain nombre de massacres commis en réalité par les forces de la sécurité d'Etat. A ce titre, on ne sait toujours pas officiellement qui a assassiné les moines de Tiberine ?

- l'affaire de Tarnac en 2008 où l'on a vu surgir de nulle part en France une mystérieuse ultra gauche pratiquant le terrorisme ferroviaire, en plein débat parlementaire sur les lois d'exception (rétention de sûreté, peines planchers...)

Mais si la logique complexe du terrorisme doit nous pousser à être circonspects, elle ne doit pas pour autant nous aveugler et nous faire adhérer à n'importe quelle théorie du complot. Bounan cite l'exemple de l'attentat 11 septembre 2001, mais, à mon avis, il va trop loin. Les faits doivent rester les faits. Or, en reprenant avec complaisance les thèses complotistes de Thierry Meyssan 11 Septembre 2001 : L'effroyable imposture, il affaiblit une démonstration qui jusque là semblait pertinente.

A ce titre, le parallèle qu'il effectue avec Pearl Harbor est intéressant. On sait aujourd'hui avec certitude que les américains étaient au courant de l'attaque japonaise du 7 décembre 1941 et que Roosevelt, qui souhaitait l'entrée en guerre des USA, les a volontairement poussés à la faute en leur envoyant un ultimatum le 26 novembre 1941. Il a, à cette occasion, appliqué une stratégie bien connue des joueurs d'échecs : celle du coup forcé, qui en jouant une pièce oblige l'adversaire à répliquer par un coup prévu à l'avance... Les porte-avions américains avaient quitté Pearl Harbor deux jours avant, le gouvernement américain attendait l'attaque, ce que Roosevelt ignorait c'était son importance et le nombre de victimes qu'elle ferait. Devant l'ampleur de la catastrophe (une quinzaine de bateaux détruits et plus de 2.400 morts), la thèse officielle de l'attaque surprise fut diffusée...

Mais, le parallèle avec le 11 septembre s'arrête là. Certes, il existe encore de nombreuses zones d'ombre sur l'attentat du WTC, mais de là à sous-entendre que le gouvernement américain serait à son origine, il y a là une limite que l'on ne peut pas franchir avec juste un faisceau de suppositions tirées par les cheveux. La vérité est certainement plus simple : les services secrets savaient que quelque chose se préparait, mais ils n'avaient aucune idée de l'ampleur de l'attentat, d'ou la réaction bizarre, empreinte d'un mélange de stupeur et de culpabilité, dont ont fait preuve les autorités américaines dans les premières heures qui ont suivi le drame. Ce qui ne les a pas empêcher par la suite de manipuler l'incident pour engager les guerres d'Afghanistan et surtout d'Irak...

En définitive, un petit ouvrage, court (62 pages) et non dénué d'intérêt, mais avec lequel, comme toujours chez Bounan, on n'est pas obligé d'adhérer en bloc.
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Le principal reproche que l'on puisse formuler aux thèses de Michel Bounan, c'est qu'elles ne sont pas lues.
La meilleure critique consiste donc à les mettre quelque peu en lumière dans un contexte approprié.
C'est à dire souvent.
"L'examen, même superficiel, des entreprises terroristes menées depuis plus d'un siècle nous révèle leur inefficacité totale selon les critères politiques affichés par les terroristes eux-mêmes. Y compris pour le terrorisme d’État. Ni les bombardements de Londres en 1940, ni ceux de Dresde ou d'Hiroshima en 1945, ni ceux de Bagdad avant l'invasion de l'Irak n'ont réussi à détacher les populations civiles de leurs gouvernements; bien au contraire, comme on pouvait s'y attendre. Il faut donc croire que ces attentats terroristes avaient d'autres objectifs politiques ..."
"A cette phénoménale incompétence de la police, des services de renseignements et des équipes de contre-terrorisme, associée à la stupidité gigantissime des terroristes quant aux résultats prétendument recherchés de leurs opérations criminelles, il faut ajouter encore la folle irresponsabilité des médias, qui semblent servir à plaisir les entreprises terroristes. "
"L'incompétence de la police et des services de renseignements, incompétence proclamée par cette police et par ces services après chaque attentat terroriste, leurs mea-culpa récurrents, les raisons invoquées de leurs échecs, fondées sur l'insuffisance dramatique de crédits ou de coordination, ne devraient non plus pouvoir convaincre personne. Simplement, la tâche première et la plus évidente d'un service est de faire savoir qu'il n'existe pas ou, du moins, qu'il est très incompétent et qu'il n'y a pas lieu de tenir compte de son existence tout à fait problématique. Mais toute l'histoire de notre dernier siècle montre que ces services existent bel et bien et qu'ils ont toujours été très compétents et très efficaces. Ils sont mieux équipés techniquement qu'ils ne l'ont jamais été. "
"Beaucoup de gens observent encore que le mépris du système économique actuel pour notre simple survie biologique ne donne pas un grand prix à cette protection contre la mort que nous promettent les gouvernements occidentaux en échange de notre soumission à leurs directives suicidaires. "
"Car le triomphe de l'économie aboutit nécessairement à l'impasse suivante : ses succès détruisent les conditions mêmes de la vie, la sauvegarde de ces conditions exige des efforts de moins en moins supportables économiquement, et il y aura bientôt de moins en moins de richesses, humaines ou autres, à gérer. Le monstre économique meurt de son propre succès, comme le cancer qui envahit un organisme vivant et qui finit par mourir lui-même de l'épuisement terminal de sa victime.
Au cours de cette descente vers la mort, c'est-à-dire dès maintenant, les dirigeants mafieux de notre monde moderne vont devoir se maintenir face à des populations de plus en plus nombreuses dont les conditions de vie sont de moins en moins tolérables, et sans illusions sur la nature de leurs gouvernants - alors que le terrorisme moderne prouve que cette illusion est nécessaire à la conservation du pouvoir actuel. Voilà qui promet des affrontements confus et de longue durée, mais où la victoire est impossible pour qui détruit ses propres bases à chacun de ses succès.
Dans l'autre camp, au contraire, pourront se faire, à chaque instant de cette longue guerre, les choix décisifs entre la servitude, le découragement, l'impuissance argumentée, qui conduisent de plus en plus vite à la mort, et le rejet d'un ordre du monde qui ne doit son maintien actuel qu'aux entreprises criminelles de gestionnaires mafieux."
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