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le 11 janvier 2013
1904, au large de San Francisco : Humphrey Van Weyden est sauvé in extremis du naufrage du navire qui l’emmenait aux Etats-Unis par la goélette phoquière « Le Fantôme ». Serait-ce la fin d’une désagréable mais brève aventure pour ce jeune gentleman oisif et cultivé ? Que nenni ! Car la goélette est commandée par le terrible capitaine Loup Larsen, renommé sur les mers pour son caractère effroyable et son absence totale de moralité. Non content de refuser de déposer Humphrey à terre, il l’incorpore de force dans son équipage en la qualité de mousse – lui qui n’a jamais réalisé un travail manuel de sa vie ! – sous prétexte de lui « apprendre à marcher » et pour compenser la perte de son second (le bougre ayant eu la mauvaise idée de décéder quelques jours à peine après leur départ du port, victime d’un trop-plein d’alcool).

C’est le début d’un terrifiant périple pour le jeune homme, forcé de s’habituer vaille que vaille à la vie misérable à bord de la goélette, aux persécutions du reste de l’équipage, à la tyrannie sadique du capitaine, à l’immensité glacée des flots s’étendant autour de lui… Mais Humphrey survit. Il lutte. Il apprend. Jour après jour, il s’adapte un peu plus à son nouvel environnement et devient un autre homme plus fort et plus brave. Et jour après jour, sa fascination grandit pour Loup Larsen, cet homme étrange et contradictoire, dissimulant sous une cruauté et un cynisme virulents de profondes fêlures. Dans l’entrepont, les marins martyrisés grondent. Les tensions grandissent. La tempête rugit. La violence éclate. Et ce nouveau voyage du « Fantôme » pourrait bien s’avérer être le dernier…

« Le loup des mers » est mon premier roman de Jack London et il ne sera surement pas le dernier : mais quel livre, mes amis, quel livre ! J’en suis encore soufflée... A la publication du roman, Jack London avait annoncé son attention d’écrire un « roman total » et son effort s’est soldé par une indubitable réussite : passionnant récit d’aventure, « le loup des mers » est également un magnifique roman psychologique et social, où London décortique avec un réalisme impitoyable le microcosme de la vie sur un navire, ses tensions, ses jalousies, ses drames et ses joies éphémères… La moindre des choses est de dire que ce n’est pas d’une folle gaieté. Et pourtant sous cette couche de crasse, de graisse et de vice, l’humanité perce toujours, vient nous toucher au cœur et même, par moment, nous émouvoir jusqu’aux larmes. Une splendeur, je vous dis !

Je le reconnais sans détour : je n’aurais probablement pas adoré ce roman à ce point sans le personnage du capitaine Loup Larsen. Larsen est une énigme, un mystère d’autant plus déroutant que Jack London ne lèvera jamais tout à fait le voile sur les événements qui ont transformé cet homme (exceptionnel par bien des aspects) en un être froid et d’une férocité animale. Doté d’une force colossale et d’une volonté non moindre, c’est également un lecteur autodidacte qui a dévoré Shakespeare, Nietzsche, Kipling et bien d’autres – ce qui ne l’empêche pas de tuer un homme à coups de poing juste pour le plaisir de l’acte. Matérialiste et cynique, il se moque allégrement de la moralité et de la notion d’âme : les débats animés qui l’opposent au narrateur – indécrottable idéaliste – sont un des grands charmes du roman. Et il faut bien admettre que, plus d’une fois, c’est vers la vision sinistre du capitaine que penche le cœur du lecteur, tant est grande la séduction que diffuse ce diable d’homme ! Le narrateur a beau être bien sympathique, c’est du capitaine Larsen que je conserverai un souvenir ineffaçable : Larsen « le loup des mers », sa morgue, sa rage et son insondable désespoir.

Un grand et beau roman, probablement le meilleur récit d’aventure qu’il m’ait été donné de lire depuis « Le grand passage » de Kenneth Roberts. Je pense que Mr London et moi n’allons pas tarder à faire plus ample connaissance…
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le 3 novembre 2008
Un ouvrage tout simplement remarquable.
Bien plus que le combat et la réfutation des thèses de Nietzsche (ou plutôt de la lecture qu'en fait a London) c'est un récit magnifique. Un vrai roman d'aventure, mais aussi un roman d'initiation, celle d'un homme arraché à son milieu et qui doit s'adapter pour survivre à un monde nouveau et cruel. Un vrai paradigme pour nos temps incertains.
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le 27 février 2011
Doué par nature d'une énergie considérable pour ne pas dire excessive, Jack London a créé plusieurs personnages à son image. Parmi eux, Martin Eden et, ici, Larsen, le capitaine du Loup des Mers. La question posée dans ce roman est "Que vaut la force sans la morale ?". Larsen est fort, sans culture et prend ce qu'il est capable de prendre. A son contact, les autres héros, de paisibles, s'adaptent à un monde où la loi du plus fort prédomine. Parabole sur les rapports de la force et de la morale, Le loup des mers est un roman fondamental et manichéiste qui n'est pas sans rappeler, en plus simpliste, le Diable et le Bon Dieu de Sartre.
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le 28 février 2011
Doué par nature d'une énergie considérable pour ne pas dire excessive, Jack London a créé plusieurs personnages à son image. Parmi eux, Martin Eden et, ici, Larsen, le capitaine du Loup des Mers. La question posée dans ce roman est "Que vaut la force sans la morale ?". Larsen est fort, sans culture et prend ce qu'il est capable de prendre. A son contact, les autres héros, de paisibles, s'adaptent à un monde où la loi du plus fort prédomine. Parabole sur les rapports de la force et de la morale, Le loup des mers est un roman fondamental et manichéiste qui n'est pas sans rappeler, en plus simpliste, le Diable et le Bon Dieu de Sartre.
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