undrgrnd Cliquez ici RentreeLitteraire nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Bijoux en or rose

Commentaires client

4,2 sur 5 étoiles
93
4,2 sur 5 étoiles
Format: Broché|Modifier
Prix:19,50 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Nous avons enfin l'explication des longues vacances d'Elendur, il est parti se ressourcer vers l'islande de son enfance. Réfugié dans une maison abandonnée, il va parcourir les plateaux qui sont ceux où son frère a disparu dans une tempête. C'est ainsi qu'il enquête aussi sur la disparition pendant la seconde guerre mondiale d'une femme au cours d'une tempête apocalyptique, comme celle où a disparu son frère. C'est ainsi qu'il va nous entrainer dans ces enquêtes entremêlées.

J'ai retrouvé le Indridason des romans LA VOIX et LA FEMME EN VERT, un roman tout en sensibilité, subtilité, intelligence du caeur, tout en nous faisant partager des aspects de la réalité Islandaise. Si les enquêtes donnent un rythme au roman, et une envie de savoir ce qui s'est réellement passé, c'est aussi un roman psychologique où les personnages sont bien construits, avec de l'épaisseur et c'est aussi vrai pour les personnages secondaires. Malgré les espaces la réalité que nous fait partager Indridason dans ce roman est réellement un peu noire, mais on se plonge dedans avec malgré tout un vrai plaisir. Un roman qui réconciliera les fans d'Indridason avec leur auteur, et qui permet de découvrir avec plaisir cet auteur qui a marqué le roman policier.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Le commissaire Erlendur revient, ou plutôt il n’était pas parti. On nous disait qu’il avait pris des vacances dans les fjords de l’Est et comme voici trois romans qu’il n’avait pas donné de ses nouvelles, on pouvait penser qu’Indridason avait voulu se débarrasser d’un personnage envahissant en le précipitant, sur les traces de son petit frère, dans une crevasse, par un jour de tempête. Et bien non, Erlendur était toujours là, promenant sa mélancolie et son mal de vivre du côté des terres désolées de sa jeunesse et de cette aventure qui l’a marqué à vie. Il est allé passer l’été et même plus, car les premières neiges commencent à arriver, dans l'ancienne ferme de ses parents, aujourd’hui château des courants d’air. Armé d’un vague duvet et d’une lampe tempête, nourri de quelques mauvais sandwiches achetés au hasard, il peut se livrer à des expériences d’hypothermie jusqu’à entendre surgir les fantômes du passé. Pour mieux se complaire dans l’évocation du traumatisme qui l’a marqué à vie, il enquête, pour son propre compte, sur la disparition, assez similaire, d’une jeune femme lors d’une autre tempête de neige. Histoire hautement symbolique, sorte de psychanalyse sauvage de notre flic dépressif qui, pour mieux creuser dans le passé, n’hésite pas à profaner quelques sépultures. La jeune femme n’est pas morte dans les neiges et Erlendur retrouve ses restes, permettant, pour ceux qui l’ont connue et aimée, une sorte d’apaisement. Mais surtout, cette enquête lui permet de retrouver en lui et autour de lui tous les éléments enfouis qui vont lui permettre de régler son compte à cette vieille culpabilité qui l’empêche de vivre : avoir un jour de tempête lâché (ou perdu) la main de son petit frère.
Bourrée d’éléments symboliques, c’est une double enquête sur des événement vieux de cinquante ou soixante ans, localisée dans les terres inhospitalières des fjords de l'Est, avec comme protagonistes des hommes et des femmes rudes et résignés, dans un climat glacial où courent les renards et soufflent les tempêtes, un monde d’autrefois que l’installation d’un complexe industriel va bientôt faire disparaître. Personnages romanesques simples et denses, narration menée de main de maître, climat prenant de mélancolie, de chagrin, de déprime mêlée d’hallucinations : un beau roman très noir qui se termine de façon apaisée par l’entrée dans la lumière, au point que l’on peut se demander si un nouvel épisode des aventures du commissaire est envisageable.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Pour ceux qui s’intéressent aux polars nordiques, Arnaldur Indridason est un auteur qui compte. Né en 1961, diplômé d’histoire, il fut longtemps journaliste et critique de cinéma avant de se consacrer entièrement à l’écriture depuis qu’il connaît un succès international. Au centre de son œuvre se trouve un commissaire taciturne, Erlendur, dont on sait qu’il ne s’est jamais vraiment remis de la disparition de son petit frère lorsqu’ils étaient tous deux encore enfants. C’est à cette obsession, à cette question essentielle qui hante chacun des romans précédents de l’auteur qu’« Etranges rivages » va tenter de répondre.

Erlendur est en vacances. Il a quitté la capitale dans laquelle il a émigré avec ses parents depuis la mort de son frère pour venir passer ses congés dans sa région natale, couchant à la belle étoile dans les ruines de la ferme parentale, exposé aux premiers grands froids de l’automne islandais.

Par hasard, parce qu’il rencontre un chasseur solitaire de renard et qu’au détour d’une conversation réduite à l’essentiel sa curiosité sera piquée, il va tenter de comprendre comment, une même nuit, un double événement put survenir. D’un côté, une troupe de soldats anglais partie imprudemment en promenade pour tuer le temps se trouva bloquée dans une terrible tempête. Quelques uns périrent, la plupart furent sauvés par la mobilisation de la population locale. Le même jour, une femme disparut elle aussi sans que jamais son corps ne fût retrouvé ni sa disparition expliquée. On la considéra morte par défaut.

Une bien étrange disparition qui ne peut faire qu’écho à celle de ce petit frère disparu lui aussi corps et bien dans une tempête de neige alors qu’il avait été entrainé par Erlendur dans une quête avec son père à la recherche des brebis non redescendues d’elles-mêmes dans la plaine.

Au fur et à mesure qu’Erlendur interroge le peu de survivants des évènements qui se sont déroulés des décennies plus tôt, il se forge la conviction qu’il existe une explication coupable et criminelle à la disparition de cette femme. Car Erlendur est obsédé par l’impossibilité de faire le deuil en l’absence de corps , lui qui n’a jamais véritablement fait le deuil de ce petit frère. Et ce corps, il est déterminé à le retrouver, coûte que coûte.

Entre l’avancée d’une quête de curiosité qui bientôt se transforme en enquête, Indridason insert quelques courts chapitres presque fantastiques où Erlendur est plongé en plein cauchemar, revivant sans cesse ces moments fatidiques où il lâcha la main glacée de son petit frère pour ne plus jamais le retrouver, engloutis dans un déchainement neigeux comme l’Islande, monde hanté par les disparitions en mer comme sur terre, en connaît.

Cette obsession du corps indispensable au travail de deuil comme à celui de preuve poussera Erlendur aux confins de la folie, l’amenant à violer les tombes pour mettre à jour les effroyables secrets profondément enfouis.

Au bout de cette enquête personnelle, non officielle se trouvera alors peut-être une réponse aux questions que se pose incessamment Erlendur, une façon d’évacuer enfin une culpabilité infantile et de rejoindre tardivement le monde des adultes armés pour vivre ensemble.

Il existe une poétique morbide, quasi mystique par moments dans ce livre qui nous permet de mieux comprendre la personnalité d’Erlendur. Pas tout à fait un polar au sens strict du terme, ce livre est avant tout une descente dans l’intimité et la psychologie, dans la façon dont chacun s’accommode pour vivre avec une faute jamais véritablement et définitivement assumée. Un très beau livre pour entrer dans l’univers de ce maître qu’est Arnaldur Indridason.

Publié aux éditions Métailié Noir – 2013 – 300 pages

Retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 4 octobre 2014
Mais où était passé le commissaire Erlendur ? Dans les deux ovrages précédents (tous deux très réussis), il semblait avoir disparu, laissant à ses deux collègues le soin de mener des enquêtes (ils se sont par ailleurs pas mal débrouillés).
Erlendur était dans les fjords de l'est de l'Islande, sur les lieux de son enfance, dans la ferme où il a vécu, là où le drame (la disparition de son jeune frère) a eu lieu. Un retour vers le passé nostalgique et douloureux.
Obsédé donc par la perte de son frère, le hasard, la curiosité et le défaut professionnel d'Erlendur le poussent à enquêter sur la disparition d'une jeune femme qui a eu lieu il y a plusieurs années dans la région alors qu'une tempête faisait rage. D'interrogatoires en interrogatoires (ou plus précisément d'entretiens en entretiens car Erlendur n'enquête pas officiellement), nous assistons à des révélations qui nous poussent à en savoir plus tout au long du livre.
Le coup de force d'Indridason, c'est de nous livrer une histoire poignante en utilisant un style des plus dépouillés et des plus simples tout en maintenant le suspense. Il a su composer une fin émouvante tout en évitant le grand mélo. Chapeau !
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Le grand retour d'Erlendur ! Dans une enquête en civil, officieuse, dans la région même où le commissaire a vécu le pire traumatisme de son existence : la disparition de son frère, durant son enfance, lors d'une terrible tempête de neige. Etranges rivages n'est pas le polar le plus brillant d'Arnaldur Indridason mais c'est son plus intime, son plus bouleversant et, a t-on envie de dire, le plus islandais dans ses thèmes abordés. Dans son lent acharnement pour découvrir le fin mot d'une autre histoire de disparition due aux éléments déchainés, qui a eu lieu en 1942, dans le harcèlement presque pathologique auquel le policier soumet les vieilles personnes ayant pu participer de près ou de loin à cette affaire, Erlendur met tout son coeur meurtri, comme pour exorciser ses propres démons. Le commissaire n'a jamais été aussi humain, aussi vulnérable, littéralement hanté par le passé et par une sourde culpabilité qui ne l'a jamais quitté. Indridason nous immerge dans un coin d'Islande fruste et sauvage, où les légendes dépassent souvent la réalité, alors même que le "progrès" menace, avec l'implantation d'une usine d'aluminium qui va lui enlever toute authenticité, aussi cruelle soit-elle. L'écrivain a l'art de faire monter la tension au fil des pages. Pas tant du point de vue du suspense que de la psychologie de son héros en passe de faire enfin le deuil de ses blessures, dût-il passer pas les pires souffrances qu'il inflige aux autres autant qu'à lui-même. Un livre saturnien dont la chaleur finit par percer la calotte glaciaire.
22 commentaires| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 27 juin 2013
Après 34 commentaires, je me vois mal ajouter le mien. Je me contenterai seulement de conseiller ce livre qui n'est pas un thriller mais un vrai, un bon policier avec l'infinie patience d'une enquête bien menée, pas à pas. Erlendur retourne sur les pas de son enfance. Son petit frère, mort par une journée de tempête de neige, n'a pas de sépulture. En serait-il de même pour la jeune Matthildur disparue le même jour ? ...
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
La mort est présente à toutes les pages dans cette enquête, qui n'en est pas une, du commissaire Erlendur. En vacances dans sa région d'origine, les fjords de l'est de l'Islande, il s'installe dans les ruines de la ferme familiale, une baraque en bois ouverte aux quatre vents. Retour vers les paysages de son enfance, retour aussi des souvenirs qui le hantent, comme la mort de son frère Bergur ("Beggi"), disparu dans la lande voisine lors d'une tempête de neige (un souvenir récurrent, familier aux lecteurs assidus d'Arnaldur Indridason !). La rencontre avec Boas, un chasseur qui l'avait bien connu dans son enfance, va le mettre sur la voie d'une autre disparition, tout aussi mystérieuse, celle d'une femme survenue il y a une quarantaine d'années. De témoignages en témoignages il va s'acharner à décrypter ce mystère qui va l'amener à déterrer souvenirs et… cadavres. Une quête passionnante, qui ravira le lecteur avide d'énigmes et que n'effraie pas la morbidité de certaines scènes particulièrement effrayantes.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 24 avril 2013
Arnaldur nous emmène avec Erlendur, encore un fois, dans son Islande mystérieuse et rude. J'espère qu'il ressuscitera son héros libéré de ses remords.
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 24 février 2013
Encore une fois Indridason a su me captiver avec cette histoire. Pour moi la plus profonde, la plus aboutie et certainement celle qui m'a le plus touchée. Au revoir Erlendur...
11 commentaire| 9 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 1 avril 2013
Indridason est vraiment le meilleur auteur islandais du genre.
Une fois de plus, Erlendur nous entraîne dans une sombre histoire d amour et de meurtre qui vous tient en haleine. Mais ce n'est pas tout. Il nous dévoile sa propre histoire et le traumatisme lié à la disparition de son frère.
C est passionnant et émouvant.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

7,70 €
7,70 €
7,30 €
7,40 €

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici