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Il s'agit d'un texte relativement bref (80 pages) mais qui apporte beaucoup au lecteur, qui ne risque pas de l'oublier. Il est réédité ici sous la forme d'une mince plaquette (13.5x21 et moins d'1 cm d'épaisseur...) tout de même vendue 16 euros. La traduction de René Sieffert écrite dans un français très agréable et de qualité, nous donne un essai de pure littérature. De même qu'il arrive que des considérations inactuelles trouvent un sens dans le présent le plus immédiat, ce texte absolument exotique et distant en termes d'us et coutumes trouve un écho dans des réflexionx, des observations pleines d'humour, des sentiments et des émotions dont l'universalité est remarquable. Publié en 1933, cet opuscule que le traducteur dans son excelllente préface tient pour "son chef d'oeuvre, dans lequel il nous livre ses réflexions sur la conception japonaise du beau" donnera envie d'aller lire d'autres textes de Tanizaki : il en existe plusieurs en collection Folio, sans oublier les deux tomes de la Pleïade ("L'éloge de l'ombre" figure dans le tome 1)
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le 28 février 2012
C'est un texte étonnant, qui commence là où on ne l'attend pas (il passe plusieurs pages sur les lieux d'aisance), mais à travers l'évocation des pièces de la maison, opposant l'orient et l'occident, il révèle un aspect méconnu de l'esthétique japonaise: l'attrait pour l'ombre. Depuis je me prends à considérer différemment les recoins, les patines et j'évite la trop grande lumière. A lire avant de jeter ses lampes halogènes
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le 28 juillet 2011
Ce livre, mieux que tout autre, permet non seulement de mieux comprendre l'art japonais, et particulièrement son architecture, un art qui est basé sur le jeu subtil et délicat de l'ombre et de la lumière, mais aussi de s'en inspirer pour en revenir à une appréciation plus juste de nos éclairages, à retrouver la beauté dans ce qui n'est pas brutalement exposé, comme c'est trop souvent le cas dans notre société. C'est un livre qu'il faut lire pour apprécier l'intérieur de nos grandes cathédrales gothiques ou les salons surdorés de nos châteaux, décors ou architectures qui doivent être vus à la lumière des bougies ou des chandelles pour en saisir la beauté. L'éloge de l'ombre c'est bien plus qu'une simple constatation esthétique, c'est une ouverture à un nouveau mode de vie, basé sur la philosophie zen qui voit la beauté dans la simplicité naturelle des êtres et des choses.
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Junichirô Tanizaki (1886-1965) est un écrivain japonais. Etudiant à l'université de Tokyo, il publie en 1910 Le Tatouage, une nouvelle qui lui apporte une célébrité immédiate. Il s'engage alors dans la voie littéraire, publiant de nombreux récits qui s'inspirent souvent d'un Occident et d'une Chine exotiques – jusqu'au grand séisme qui secouera Tokyo en 1923. Tanizaki quitte alors la capitale pour la région de Kyoto et Osaka et, après avoir publié Un amour insensé (1924) qui signe la fin de cette première période, il opte pour un retour aux sources japonaises. L’écrivain laisse une œuvre unanimement considérée comme l'une des plus importantes du XXe siècle japonais.
Publié en 1933, Eloge de l’ombre est un essai dans lequel Tanizaki tente de cerner ce qui caractérise la culture japonaise, son âme profonde, en basant son argumentation sur l’ombre « qui nous apaise le cœur et calme les nerfs » et l’usage qui en est fait dans son pays. L’ombre devant être prise dans tous les sens possibles, que ce soit l’absence de lumière ou le clair-obscur dans un lieu ou bien la patine d’un objet. De petits paragraphes traiteront donc, de la qualité du blanc du papier japonais, de cuisine (la couleur de la soupe miso dans un bol), d’architecture, du théâtre nô ou plus improbable – mais néanmoins argumenté – des lieux d’aisance !
Une analyse qui s’appuie aussi sur la comparaison entre l’esthétisme japonais et occidental, le second préférant le clinquant, la brillance. Cet angle d’approche/d’étude n’est certainement pas le plus pertinent car trop simpliste, me semble-t-il, mais il démontre à travers maints exemples (électrification) que l’écrivain s’inquiétait pour l’avenir du Japon cédant aux sirènes de l’Occidentalisation en cours. D’un côté son cœur tient aux valeurs traditionnelles de l’ancien temps mais de l’autre, sa raison lui dicte qu’on ne peut refuser le progrès, reste alors la question essentielle, comment ménager la chèvre et le chou ? Junichirô Tanizaki ne le dit pas.
Eloge de l’ombre, un texte lumineux, pour tous ceux qui s’intéressent à la culture japonaise et veulent en comprendre quelques éléments.

« Chaque fois que, dans un monastère de Kyôto ou de Nara, l’on me montre le chemin des lieux d’aisance construits à la manière de jadis, semi-obscurs et pourtant d’une propreté méticuleuse, je ressens intensément la qualité rare de l’architecture japonaise. Un pavillon de thé est un endroit plaisant, je le veux bien, mais des lieux d’aisance de style japonais, voilà qui est conçu véritablement pour la paix de l’esprit. Toujours à l’écart du bâtiment principal, ils sont disposés à l’abri d’un bosquet d’où vous parvient une odeur de vert feuillage et de mousse ; après avoir, pour s’y rendre, suivi une galerie couverte, accroupi dans la pénombre, baigné dans la lumière douce des shôji et plongé dans ses rêveries, l’on éprouve, à contempler le spectacle du jardin qui s’étend sous la fenêtre, une émotion qu’il est impossible de décrire. Au nombre des agréments de l’existence, le Maître Sôseki comptait, paraît-il, le fait d’aller chaque matin se soulager, tout en précisant que c’était une satisfaction d’ordre essentiellement physiologique ; or, il n’est, pour apprécier pleinement cet agrément, d’endroit plus adéquat que des lieux d’aisance de style japonais d’où l’on peut, à l’abri de murs tout simples, à la surface nette, contempler l’azur du ciel et le vert du feuillage. »
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le 24 janvier 2012
Un livre qui peut sembler au départ sombre, complexe, ficelé. Ficelé. C'est là justement que se trouve tout l'art de Tanizaki. Il mêle la complexité des faits qu'il narre à la simplicité de ses paroles. Tout semble complexe d'une vision occidentale du monde. Il faut donc se replacer dans le contexte asiatique, tenter de partir vierge, sans les a priori occidentaux dont nous sommes irrigués.

La peinture qu'il fait de l'art japonais, et asiatique en coin, est tout simplement magnifique. Une aide précieuse pour aborder la thématique de l'Art asiatique. Tout comme une aide précieuse pour comprendre certains mouvements littéraires qui s'intéressent au clair-obscur. Même au cinéma. Une aide pour l'œuvre de P. Quignard, Tous les matins du monde.

A lire.
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le 8 novembre 2011
Un vrai bonheur. A travers des mots simples, une véritable poésie du quotidien. Pour tous ceux et celles qui veulent ouvrir les yeux différemment et aller à la rencontre de perceptions nouvelles mais aussi apprendre un peu plus du quotidien des Japonais de l'époque. A lire absolument.
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le 14 septembre 2014
J'aime beaucoup cet auteur, son écriture, sa manière de conter et d'écrire les personnages, les actions.
Ce livre est plutôt un essai sur l'ombre et plus spécifiquement les différences culturelles entre le Japon et l'occident. La définition du "beau". Comment grâce à l'ombre ou la pénombre on "voit" plus, on regarde plus, les personnes, les aliments, les émotions sont mis plus en avant.
Très intéressant, porte certainement à la réflexion.
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le 3 janvier 2014
excellent petit livre
dont j'avais eu la référence dans un roman d' Amélie Nothomb
par sa lecture, on discerne la notion du beau dans l'esprit japonais et sa connivence avec la clarté
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le 26 mai 2014
La lecture de l'éloge de l'ombre rejoins les travaux de François Jullien mais le texte est ici antérieur et écrit par un japonais. Il nous aide à saisir les différences avec nos choix occidentaux de mode de vie dont nous touchons à la limite. Ce texte m'apparait comme une belle éloge de la simplicité et de l'usure.
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le 4 janvier 2014
Je ne regrette qu'une chose. C'est de ne pas avoir lu "Eloge de l'ombre" avant d'aller pour la première fois au Japon. Y ayant été de multiples fois depuis, je conseille ce petit précis à tous ceux qui veulent imaginer (et comprendre) ce qu'est l'âme japonaise.
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