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Trois ans de la vie d'une enfant, Scout, dans une petite ville des Etats-Unis du Sud, pleine de préjugés sociaux et religieux. Ses jeux avec son frère. Ses rapports avec son père Atticus (exemplaire de droiture et de tolérance), avec les voisins. Puis le basculement lors du procès où Atticus défend un noir injustement accusé de viol.

Le roman très fort, l'écriture est simple et directe, teintée d'humour, comme le regard de Scout. Les personnages sont attachants et nous les découvrons à travers le regard de l'enfant, au fur et à mesure qu'elle grandit, que les incidents lui révèlent leur véritable personnalité, leurs mesquineries et leurs grandeurs, leur complexité secrète au-delà des apparences,. Je crois que c'est là l'essentiel du roman car, comme l'apprend Atticus à Scout et Jem : on ne connaît vraiment un homme que lorsqu'on se met dans sa peau.

J'ai trouvé les critiques de certains sur la soit disant lenteur de la première partie injustifiées : la littérature c'est aussi le plaisir de la mise en ambiance, des atmosphères. Tout ne doit pas être soumis au diktat du sensationnel et de la vitesse, comme à la TV !
Autre remarque, par rapport à la trop grande maturité de Scout et Jem : si vous explorez la littérature d'avant les années 50 ou si vous interrogez des personnes de plus de 70 ans, vous découvrirez que les enfants étaient élevés souvent « à la dure », en tous cas soumis à une éducation plus exigeante et qu'ils gagnaient effectivement plus vite en maturité. Le phénomène de l'enfance qui se prolonge par la préadolescence puis l'adolescence, puis l'adolescence attardée d'un Tanguy est un phénomène récent !

Bref, ce roman d'initiation est à lire et à faire lire à vos enfants vers 10-12 ans pour à la fois leur faire découvrir la complexité du monde et leur donner des modèles de grandeur et de dignité.
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Quel livre magnifique ! Grandir dans une petite ville de l'Alabama pendant la grande dépression n'est pas une sinécure. C'est Scout, une petite fille de neuf ans qui est le narrateur de ce roman. Elle et Jem sont les enfants d'Atticus, un avocat respecté de la petite communauté car c'est un homme bon et droit. Mais quand le juge local lui assignera d'office la défense d'un homme noir accusé du viol d'une jeune femme blanche, une bonne partie de la petite ville de Maycomb se tournera contre lui. Les enfants découvrent alors la haine raciale inhérente au sud lorsqu'ils se font insulter à l'école. Ils seront témoins du procès et leur sens enfantin de la justice en sortira profondément blessé. Il est vrai qu'en quelques mois, ils auront découvert l'injustice (sous couvert de la justice, donc la pire), la haine gratuite, l'hypocrisie, la ségrégation des classes et enfin la violence. Mais attention, ceci n'est pas un livre désespéré, loin de là, parce que les enfants auront aussi rencontré des hommes et des femmes de valeur, ceux-là même qui, contre vents et marées font que la barbarie et la bêtise reculent peu à peu.
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le 28 novembre 2007
Un traitement romanesque inattendu, inscrivant le poids d'une Histoire non encore achevée dans un traitement narratif aussi léger que pointu, aussi transparent qu'intuitif, aussi fatal qu'imprévisible. Les sujets de poids sont abordés sans lourdeur, avec la simplicité et l'acuité teintée de naïveté de l'enfance - la narratrice ayant neuf ans - dans une trame subtile, déconcertante mais ficelée avec brio. La postface de l'écrivain française Isabelle Hausser ne fait qu'enrichir la portée de ce roman magistral.

Au-delà des considérations relatives au racisme et aux effets dévastateurs des préjugés et des influences de la communauté sur la pensée individuelle, cette histoire est également un modèle d'éducation qui me laisse le rêve et l'ambition d'être un jour pour mes futurs Jem et Scout un Atticus Finch au féminin.
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le 1 janvier 2015
Ce livre m'avait été offert par un jeune ami anglais qui avait été très marqué par sa lecture. Je regrette de ne pas être arrivé à le lire en anglais, mais la traduction est probablement bonne car en français, c'est un livre plein de charme.
Il a beaucoup de qualités qui ont justifié son énorme succès depuis tant d'années et qui sont reprises par tous les commentateurs.
J'ai été subjugué par les jeunes personnages, leur naturel, leur humour involontaire, leur vérité. Comment l'auteur a t elle fait ? On se croirait dans un film ! Jusqu'au sentiment parfois un peu pénible d'imperfection de l'histoire et du roman, mais qui tient au fait que c'est Scout, l'adorable héroïne, qui raconte et elle n'a que neuf ans ! L'humilité de l'auteur est totale, elle disparait derrière son personnage, je comprends qu'elle n'ait plus pu écrire, elle avait atteint la perfection, au moins selon moi, lecteur amateur.
Je n'ai pas mis cinq étoiles par principe mais... Merci Christopher, sans toi...
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Un magnifique roman donc, raconté à la première personne par la narratrice, garçon manqué entre 6 et 9 ans au cours de l'histoire qu'elle raconte. Ce roman est sorti dans les années 60, en pleine bataille pour les droits des populations noires américaines et conte des évènements que l'auteur situe à la fin des années trente. Crise économique et racisme ordinaire s'y croisent mais pas seulement, car c'est aussi le roman de l'éveil à la conscience politique et à la conscience tout court d'un frère et d'une soeur, un roman sans concession sur la droiture, le bien, le mal et la relativité de ceux-ci, mais encore un roman foisonnant d'humour (il fallait m'entendre rigoler toute seule dans le train !) et très ancré dans le réel.

inclassable de par la diversité des sujets.

J'en avait entendu parler en tant que plaidoyer pour la cause des américains noirs, mais c'est en fait bien plus que cela.

La version que j'ai lue est très récente (moins de deux ans) et la traduction a été particulièrement soignée, pour tenter de ne rien perdre du sens du livre. Je crois qu'elle en vaut la peine, et j'espère que ce magnifique livre, étudié dans de nombreux pays, saura trouver sa place en France

enfin, juste pour répondre à Nadia, dans le premier chapitre, la narratrice laisse entendre que ce sont des évènements passés, elle est donc plus âgée lorsqu'elle raconte... (et je compte bien le relire en anglais moi aussi !!)
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Le Lecteur pénètre presque par effraction dans un univers d'enfants qui découvrent le monde : leurs jeux, leurs peurs, leurs paris, leur imaginaire qui se construit à l'ombre d'un arbre formidable : le père. (j'aimerais voir le film, ce rôle là est tenu par Grégory Peck)
Le ton joyeux, tendre, drôle n'exclut pas la férocité de l'analyse.
Ce « roman » (en est-il un ? Cette énigme a été largement discutée, lire à ce sujet la très intéressante postface) ce roman donc, restitue le climat du Sud : entre langueur, moiteur, ennui, poids des traditions et courage d'une minorité qui veut changer les choses. Entre Faulkner et Jeux interdits, le regard d'un auteur qui se met dans la peau d'une fillette délurée, débrouillarde et futée. Pour point d'orgue : un procès, celui d'un noir injustement condamné.
Quant à la fin, les 30 dernières pages, non seulement elles se dévorent, mais elles éclairent la part d'ombre du roman qu'on découvre encore mieux construit qu'on ne le soupçonnait.
Un livre qu'on peut lire à tout âge ou presque parce que c'est un livre universel tout autant qu'un roman d'initiation : « Jem et moi allions grandir, mais il ne nous restait pas grand-chose à apprendre, à part l'algèbre peut-être ».
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On m’a chaudement recommandé cet ouvrage qui ne m’a pas déçu. L’auteure nous décrit la vie paisible d’une petite ville des années 1930 à travers les yeux d’une petite fille, Scout, âgée de 6 ans au début du roman. La première partie du livre (plus de 100 pages) sert à planter le décor de cette famille atypique où il n’y a pas de mère. On suit les jeux et bêtises des enfants (Scout, son grand frère et un ami) dont le seul but semble être d’apercevoir un voisin qui se terre chez lui depuis des années. On laisse bercer par ce doux rythme puis on commence à percevoir de manière indirecte les premiers signes du futur procès à suivre. On rentre en effet ensuite dans le vif du sujet avec le procès d’un homme noir accusé d’un viol sur une femme blanche.

Publié dans les années 1960, au plus fort des revendications de la communauté afro-américaine, le livre tente de bousculer les préjugés. Il traite en parallèle avec subtilité de beaucoup de sujets très lourds comme la grande dépression qui a suivi la crise de 1929 ou encore la montée du fascisme en Allemagne. Il laisse en définitive de nombreux sujets dans l’ombre (on ne sait rien de la mère des enfants, on ne sait pas pourquoi le voisin est terré chez lui, on n’apprendra pas pourquoi le père de Scout, Atticus, est une fine gâchette...) et c’est peut-être ce qui fait le charme de cet ouvrage, empli de retenue. J’ai toutefois regretté certaines longueurs qui lui coûtent une étoile à mes yeux.
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le 6 mars 2014
Le récit se déroule dans les années 1930, dans une petite ville d'Alabama, au Sud des Etats-Unis. Il témoigne du combat d'une partie de la population, dont Mr Finch, le père de la jeune narratrice, Scout, contre la ségrégation raciale. Cette thématique n'est pas anodine pour cet Etat du Sud au début des années 1960. C'est en partie ce qui fera le succès de ce roman. En effet, dans l'Alabama des années 1960, date de la parution du roman, les blancs s'opposent encore violemment à l'émancipation des noirs. C'est de cet Etat que part le mouvement des droits civiques de Martin Luther King et Rosa Parks. La ségrégation ne sera abolie qu'en 1964. Si le récit se passe dans les années 1930, en pleine récession, il reste particulièrement actuel au moment de la sortie du livre. Et on peut dire qu'il le reste encore aujourd'hui.

D'un point de vue historique, ce roman fourmille de références : la crise de 1929, la ségrégation raciale, la guerre de Sécession, la prohibition, la grande dépression, l'arrivée de Hitler au pouvoir et ses premières mesures antisémites, le rôle joué par Roosevelt et sa femme dans le combat anti-ségrégationniste... Le tout raconté avec une qualité pédagogique indéniable.

La narratrice est une petite fille de 6 à 8 ans, confrontée, par le métier d'avocat de son père, Atticus Finch, aux préjugés et au manque de courage d'une petite ville de blancs devant juger Tom Robinson, un noir accusé d'avoir violé une jeune fille blanche. Le récit est fluide et permet de poser avec beaucoup de précision le contexte. L'histoire, très riche, se lit avec beaucoup de facilité, ce qui en fait un roman transgénérationnel, capable de captiver les adolescents et de nourrir la réflexion de leurs parents.

[...]
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Il a fallu que ce monstre de la littérature américaine meure pour que je prenne le temps de lire ce roman qui l a rendue si célèbre.
Malheureusement, je n ai pas réussi à apprécier ce chef d œuvre. C est un roman à lire quand on est jeune. Dévoreuse boulimique de livres, j ai commencé très tôt à me passionner pour les romans noirs américains. De ce fait, ce récit n a pas suscité chez moi le plaisir de lecture que je pensais y trouver. Ce thème, la lutte pour les droits civiques des afro-américains, l injustice vécue par les noirs dans cette Amérique au moment de la grande dépression, a été depuis la sortie de ce chef d œuvre, largement exploité. L effet de surprise, du coup, n y est pas.
Je comprends qu à sa sortie, il ait bouleversé les codes. On ne peut que louanger l audace de l écrivain de s exprimer sur un sujet aussi sensible. C est en cela qu'il faut l envisager, comme le témoin d une époque hostile et nauséabonde. Et Harper Lee, comme un(e) auteur(e) humaniste avant gardiste, porte parole d une minorité méprisée.
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J'ai trouvé cette histoire vraiment poignante.
Le fait que l'histoire nous soit racontée à travers les yeux de Jean-Louise (alias Scout) âgée de 8/10 ans, ne fait que renforcer les émotions que l'on ressent à la lecture de ce roman.

Scout est un vrai garçon manqué. Elle adore les salopette, elle est bagarreuse, impertinente... cependant elle est également très intelligente et est aussi très curieuse. Au fil des pages, Scout et son frère vont grandir (l'histoire se déroule sur 3 ans) et vont se retrouver confrontés à la dure réalité du monde des adultes, dans cette Amérique des années 30.
Ces 2 enfants sont élevés par leur père, Atticus, ainsi que Calpurnia qui passe beaucoup de temps chez eux étant donné qu'elle est leur cuisinière. Scout et Jem ont été élevés dans la tolérance et ne comprennent pas toujours les habitants de Maycomb.

La première partie du livre nous relate leur insouciance, leur vie et leurs petits tracas d'enfants. Cette insouciance va disparaître lorsque leur père, qui est avocat, sera commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche.
Le côté dramatique de toute cette histoire est un peu diminué par le fait que nous sommes dans la peau de Scout, qui ne comprend pas toujours cette situation, cette injustice.
Quand vient l'heure du procès, on a vraiment l'impression d'y être, on se sent mal pour cet homme accusé injustement. On a envie de se lever dans la salle d'audience et de dire "mais reveillez-vous ! regardez-vous!"

En bref, je m'attendais à un livre très dur, dramatique et "déprimant". Hé bien non. Certes, c'est une histoire terrible, et poignante, mais Scout apporte une vraie fraîcheur à cette histoire.
Je conseille vraiment cette lecture, un classique de la littérature américaine.
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