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le 25 juillet 2011
J'ai lu ce livre l'été dernier avant de passer en première ES. Ayant été persuadée que la sociologie ne m'intéresserait pas (tout ce qu'on y dit est une évidence, non?), ce livre me changea d'avis.

Certes, la description de la pauvreté en France m'a touché. Le style sobre, clair et candide d'Aubenas contribuait aussi au sentiment de choc que l'on ressent. Comme plusieurs lecteurs, je vis ensuite le monde sous un autre angle.
Mais ce rapport fut surtout pour moi une illustration: une illustration des PCS, des CDDs, des rapports socio-professionnels dans le nord de la France; si obscurs pour une petite londonienne allant à un lycée français richissime.

La sociologie est donc devenue une matière d'importance pour moi. En cours, les anecdotes d'Aubenas me permettent de visualiser des concepts, d'enrichir mes exposés et de développer mes opinions politiques. Je conseille ce livre fortement pour tout élève curieux qui cherche à mûrir.
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Florence Aubenas, ca vous dit quelque chose ? Oh oui certainement tant a une époque on entendit parler que d'elle alors qu'elle etait retenue en otage en Irak. Plutôt que de ressac er ces douloureux souvenirs et vomir des torrents d'aigreur sur des milliers de pages comme, au hasard, une Ingrid Betancourt, plutôt que de faire de son martyr un fond de commerce larmoyant, la journaliste a, au contraire, repris son bâton de pèlerin pour dénoncer les martyrs quotidiens de nombre de ses compatriotes, nombre qui, soit dit en passant, ne cesse de croitre chaque jour.

Avec cette nouvelle enquête, c'est un exemple parfait de journalisme d'immersion que Florence Aubenas nous donne et, loin de tout voyeurisme ou sensationnalisme a la petite semaine, c'est au contraire un cinglant témoignage, une tribune donnée a tous les sans voix laisses pour compte du modèle économique cher au pouvoir en place. Ainsi donc, en faisant partie de cette frange de la population qui peut encore se permettre le luxe de s'offrir des livres, nous découvrons un univers qui, en grande partie, en tous cas en ce qui me concerne, nous etait parfaitement inconnu. L'univers de ceux qui, pour pouvoir manger et nourrir leur famille, cumulent les boulots précaires pour des salaires de misères, incertains et durement gagnes. Ceux qui matin et soir enchainent les kilomètres pour quelques dizaines d'euros, en jonglant acrobatiquement avec une vie de famille forcement tronquée. Ceux dont l'horizon se limite au repas du lendemain, quand bien même ils bénéficient d'un emploi dit stable. De tous ceux la, et de bien d'autres encore, Florence Aubenas raconte le quotidien. Sans misérabilisme aucun, reflétant le courage et la dignité de ces victimes anonymes du marche triomphant.

En journaliste professionnelle, Florence Aubenas met, déontologiquement, un terme à son expérience le jour ou elle décroche le saint Graal: un CDI! Et lequel ! Quelques heures par semaine, voila la sublime récompense de ceux pour qui chaque jour est une lutte. Juste redistribution de la montagne de richesse créée chaque jour dans notre monde. Tout est donc si pourri au royaume de Sarkozy ? Non, car au milieu de cette misère, Florence Aubenas a aussi découvert la générosité, l'entraine et la débrouille, la solidarité en un mot, concept si étranger a l'idéologie jusqu'à maintenant dominante. Aucune valeur marchande à attendre de ces reflexes humains, c'est dire si tout cela se passe dans un monde parallèle de celui de nos gouvernants.

Par cette expérience poignante, l'auteure nous démontre qu'il existe encore un vrai journalisme pour peu que l'on sache encore s'intéresser à autre chose que la dernière maitresse d'Éric Besson.
1313 commentaires| 115 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 2 juin 2010
Florence Aubenas nous raconte son voyage au pays de la précarité et de la débrouille, et décrit à merveille les rouages implacables d'un système qui a raison des plus vulnérables.

Par son ecriture simple et illustrée, Florence Aubenas éclaire:
- La situation si commune des femmes de 45-50 ans qui ont dédié une part de leur vie à leur "ex" et se trouvent démunie une fois l'hiver de leur relation venu, leur difficulté à se réinsérer, et les regards qui se portent sur elles;
- Le parcours d'insertion, de Pôle Emploi aux prestataires de formation, cet univers froid et sans fards, censé faciliter l'accès à l'emploi, ses pratiques, ses limites;
- La mécanique des employeurs de précaires, qui s'accomodent du droit du travail en fermant les yeux et créant des situations impossibles;
- La solidarité, l'endurance et la détermination des personnes, surtout des femmes, qui peuplent l'exil normand de Florence Aubenas.

Un ouvrage qui rend compte de la précarité avec lucidité et tendresse, et dont se dégage une certaine vérité.
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le 6 juin 2011
Oubliez toutes les polémiques, un peu vaines, à mon avis, sur l'intérêt des enquêtes journalistiques incognito, leur honnêteté mise en doute et leur réalisme scientifique... Après tout, ces enquêtes, fussent-elles inévitablement un peu biaisées par le fait que le journaliste ne ressent évidemment pas durablement ce qu'il est sensé ressentir, reposent avant tout sur l'empathie du journaliste, sa capacité à se fondre dans la masse et à nous restituer son expérience.C'est cette capacité qui nous permet (ou non, selon les enquêtes) de mieux appréhender la réalité des populations côtoyées.

Florence Aubenas, dont le sérieux, la rigueur et le courage ne sont plus à prouver depuis longtemps, s'est donc lancée dans cette aventure : rechercher un emploi, à Caen, à plus de 40 ans, et sans grande expérience professionnelle. L'expérience se terminerait au moment où elle se verrait proposer une emploi durable (un CDI, même à temps partiel).
C'est un livre poignant, choquant, au-delà de ce que je m'étais imaginé. Bien que côtoyant, dans ma vie professionnelle, de façon régulière (mais toujours extérieure) des demandeurs d'emploi, des sans domicile, des jeunes en insertion, etc. , j'ai été soufflée par l'acuité du regard et des descriptions de FLorence Aubenas, qui nous décrit non seulement ses expériences (entretiens au Pôle emploi, avec des employeurs, sa plongée dans le monde terrible du nettoyage : ses horaires décalés, les contrats de travail abusifs, etc.), mais aussi et surtout les rencontres qu'elle fait : ce qui m'a passionnée, ce sont ces portraits, infiniment respectueux et honnêtes, d'hommes et de femmes qui s'accrochent, qui acceptent tout pour quelques heures de travail, pour garder une dignité et/ou la tête haute et/ou une supposée normalité...

Rien dans ce livre n'est misérabiliste, ce n'est jamais larmoyant : c'est juste la réalité de milliers de gens, inexorablement exclus de la société de consommation occidentale, et qui cherchent à en atteindre (ou à retrouver) ne serait-ce que les franges.
Ce livre permet de mettre le doigt sur la cruauté de notre société, son injustice, ses inégalités.
Autre point d'intérêt, il permet aussi de voir que, parmi ces travailleurs (très) pauvres, se trouvent aussi des jeunes personnes, qui ont déjà intégré (et presque accepté) le cadre de travail inique qui leur est proposé et qui semble être leur seul horizon professionnel atteignable. On pense alors à la jeune héroïne du roman de Gérard Mordillat (Les vivants et les morts) dont nous avons parlé dans d'autres rubriques de ce blog.
Voilà, c'est une enquête qui se lit comme un thriller (cruauté, suspense, avec ses gentils et ses méchants...)
Blague à part, c'est un livre profondément humain et altruiste qui m'a beaucoup touchée. J'y repense encore souvent, quelques semaines après la lecture. Un livre que chaque homme politique devrait lire, plutôt que de proférer des âneries en comparant le prix d'une consultation de médecine au pourboire d'un voiturier (Frederic Lefebvre, ministre, 2011) ou sur le troussage de domestique (JF Kahn, journaliste, 2011)...
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le 5 avril 2015
Un livre certes très intéressant, instructif et bien écrit. Il en apprend beaucoup sur les dérives de la gestion du chômage par Pôle Emploi, sur la galère subie par les salariés pauvres, et singulièrement par les femmes. C'est bien de l'avoir dit. Ce qui manque ici, c'est l'espoir: pas une figure radieuse, pas une vraie joie, rien de grand, rien d'exemplaire. Pas de perspective. Comme syndicaliste, je sais parfaitement que l'image donnée ici des relations entre organisations syndicales et les "précaires" ne correspond pas à la réalité. Florence Aubenas, qui a montré en d'autres lieux à la fois son talent, son immense courage et un certain aveuglement, se montre ici telle qu'en elle-même: observatrice aiguë et amère du détail qui fait mal, mais incapable à voir dans la volonté autre chose que de la velléité, dans le courage autre chose que de l'obstination, dans la dignité autre chose que de la posture. C'est bien dommage.
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Il y a les journalistes officiels qui squattent les plateaux télé et qui signent des éditos bien pensants dans la presse nationale (c'est-à-dire parisienne...) et puis il y a les autres, la minorité dont fait partie Florence Aubenas, qui exercent leur métier en allant voir ce qui se passe vraiment dans «la France d'en-bas».
Diffusé à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires, «Le quai de Ouistreham» a permis de faire connaître, de manière sensible et engagée, le quotidien des employées des sociétés de nettoyage. Grâce à cette version poche, de nouveaux lecteurs pourront découvrir les portraits de ces femmes courageuses qui n'ont pas perdu leur sens de l'humour et le goût de vivre, malgré tout...
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le 14 mars 2010
"Car lorsque vous vous trouvez au seuil de la misère, vous faites une découverte qui éclipse presque toutes les autres. Vous avez découvert l'ennui, les petites complications mesquines, les affres de la faim, mais vous avez en même temps fait cette découverte capitale: savoir que la misère a la vertu de rejeter le futur dans le néant." (Georges Orwell: Dans la dèche à Paris et à Londres; 1933).Comme quoi tout change et rien ne change au royaume de l'argent roi!
Françoise Aubenas a eu le courage de plonger dans le monde des "moins que rien" ,comme ceux qui ont encore quelque chose à perdre les surnomment, et d'en rendre compte avec talent et honnêteté.
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le 10 mai 2015
Il faut reconnaître à Florence Aubenas ce courage et cette audace de quitter son milieu pendant plusieurs mois pour connaître la difficulté de la vie au delà du microcosme parisien. Bon point.

La première partie toutefois ne s'en détache pas, teintée de misérabilisme et de mépris bien-pensant auprès de toute une partie de la population qui souffre. Ce n'est bien évidemment pas l'objectif, mais les descriptions et les raccourcis qui sont faits sont assez révélateurs de l'incompréhension de Mme Aubenas du milieu dans lequel elle débarque. Telle une conquistador arrivée en terre indienne, elle décrit de manière superficielle, voire snob, la perception qu'elle se fait de son entourage. C'est tellement dommage.

L'essai est cependant sauvé par l'empathie et l'humanité de Florence Aubenas. On la sent alors tiraillée par la dureté de sa condition, qu'elle sait temporaire, et qui est néanmoins celle de son entourage adoptif. La deuxième partie de l'ouvrage est en ce sens plus agréable, plus humaine et plus analytique. Même s'il faut bien avouer que sur ce dernier point, la prétention du document est loin d'être accomplie.

On s'arrête donc au récit médusé d'une journaliste immergée dans la douleur d'un sort qui n'est pas le sien. Honorable, certes, mais pas admirable.
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le 9 février 2011
J'avais bien sûr éprouvé beaucoup d'empathie pour Florence Aubenas au moment de son enlèvement dont on ne voyait pas la fin; puis d'admiration à sa libération lors de laquelle elle avait montré une grande pudeur. Ce sentiment, je l'ai retrouvé à la lecture de ce livre écrit tout en retenue, mais criant de réalisme. "L'expérience" de F. Aubenas au coeur de la précarité est décrite avec bcp de justesse et de pudeur. Néanmoins, on se rend tellement compte de l'univers dans lequel elle s'est immergée pendant six mois. Ce livre m'a bcp touchée et accroît le respect que j'éprouve pour cette grande dame. Certains ne manquent pas de critiquer que c'est simple pour elle de vivre une telle expérience, sachant qu'elle peut retourner à son confort quand elle le souhaite: mais qui serait prêt à le faire ? Sa démarche est très courageuse et probablement la seule permettant de vraiment se mettre à la place de ces personnes qui endurent le chomage et/ou cumulent des boulots sous-payés, éreintants et dévalorisés. Bravo à elle et merci pour ce témoignage en aucun cas "donneur de leçon" ! Une question me tarabuste toutefois: qu'ont pu éprouver ses anciennes "collègues" en apprenant qui elle était et sa démarche ? comment ont-elles réagi ? Le livre ne le dit pas...
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On pourrait prendre ce livre pour un roman de Maupassant, d'Harry Martinson ou d'Emile Zola. La différence est qu'il est vécu, que c'est un reportage, un grand reportage. C'est un livre qui remplace bien des rapports sur la précarité, sur les nouveaux pauvres, ceux que l'on appelle les "travailleurs pauvres", qui n'arrivent pas à s'en sortir malgré leur travail ou leurs "heures", comme ils disent. Ce livre est à hauteur d'homme et, en réalité, de femme. Pratiquement que des femmes dans ce récit immergé au sein du ménage industriel, des femmes courageuses pour qui la vie n'a pas été simple.

Ce récit nous rend en filigrane l'absurdité des discours sur l'emploi, sur le masque des statistiques, des chiffres sur lesquels les décideurs ont les yeux rivés. Ce récit nous parle de la crise, des crises, du fait que pour certaines personnes, la crise s'apparente à un tunnel qui tourne en rond, et dont il n'est pas possible d'en sortir. Ce récit nous place sur orbite autour de la planète de la précarité.

Il faut remercier Florence Aubenas de ce livre qui est une photographie sociale sans concessions. Outre le témoignage, l'auteur offre un récit agréablement écrit et bien construit. La souplesse littéraire fait passer l'amertume que l'on ressent. Merci à l'auteur de s'être fait la voix des petits et des sans-grades, ceux que l'on ne voient jamais car appartenant à l'espèce menacée des invisibles.
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