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Dès 1584, avec Le Banquet des Cendres, Giordano Bruno a effleuré le sujet en rejetant le géocentrisme d'Aristote pour adhérer à l'héliocentrisme de Copernic. Mais c’est avec De l’infinito, universo e Mondi qu’il ouvre véritablement le débat sur l'infinité des mondes, anticipant sur les multivers de la physique théorique du XXème siècle. En effet, il va au-delà de l'héliocentrisme: « Il n'y a aucun astre au milieu de l'univers, parce que celui-ci s'étend également dans toutes ses directions. » Contrairement à Copernic, il ne s’appuie pas sur les mathématiques dont il connait les limites, anticipant déjà sur le postulat que formuleront plus tard Gödel, Heisenberg et Böhm, selon lequel les mathématiques ne suffisent plus à formaliser les découvertes récentes de la physique, et qu’il faille inventer de nouveaux algèbres adéquats. C’est d’ailleurs Böhm qui s’inspira de lui en développant sa théorie de « l’Ordre impliqué », cet ordre caché de l’univers dont l’évolution néguentropique et la synchronicité n’en seraient que la manifestation. « C'est à l'intellect qu'il appartient de juger et de rendre compte des choses que le temps et l'espace éloignent de nous. » dit-il, et c’est donc en théologien qu’il scrute le macrocosme et le microcosme : « Le monde est infini parce que Dieu est infini. Comment croire que Dieu, être infini, aurait pu se limiter lui-même en créant un monde clos et borné ? » Il est improbable qu’il ait eu connaissance des Védas, les Upanishads n’étant introduites en Occident qu’à partir du XVIII ème siècle, pourtant, sa cosmogonie présente des similitudes troublantes avec la philosophie indienne. Ce savoir absolu qui se révèle d’elle-même conforte la conception brunienne d’une matière infinie, informée de l’intérieur par une anima mundi, une âme du monde qui ordonne tous les degrés de l’échelle du vivant. Dans « De la magie », il la définit comme une voie de la connaissance qui révèle « la nature secrète du réel, qu'il appartient à la philosophie d'exposer de manière raisonnée », et qui lui est accessible de différentes manières, soit par la perception sensible, la compréhension profonde, l'imagination, l'entendement, ou par la connaissance directe du divin par la méditation, comme le conçoivent les mystiques.
22 commentaires| 10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
en avance sur son temps mais avec moins de chance que Copernic, ce génie a fini sur le bûcher car il mettait l'église en "danger" à l'époque mais le temps va faire son travail et l’esprit de Bruno n'est pas mort dans les flammes.
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le 29 septembre 2013
Très bien, incontournable sur le sujet avec ce célèbre personnage qui a donner ça vie à l'astronomie, mais très très compliqué à lire.
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