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le 20 juillet 2009
Dans ce pamphlet salutaire, Eric Hazan montre comment le langage d'une époque non seulement reflète mais promeut l'idéologie dominante, allant jusqu'à rendre impossible toute critique radicale du système. Il montre comment des mots et expressions qu'on entend et lit à longueur de journée sont saturés de sens et d'idéologie : racisme déguisé en "multiculturalisme", pouvoir déguisé en "gouvernance", exploitation déguisée en "exclusion" ...

Pour autant, Hazan évite habilement le piège de la théorie du complot, qui aurait décrédibilisé son propos, en expliquant comment cette "novlangue" se propage d'elle même, sans avoir besoin que des conjurés se réunissent dans une cave obscure pour nous l'imposer. Ce qui n'empêche pas les tenants du pouvoir économique et politique de la manœuvrer habilement à leur profit pour imposer "en douceur" des idées qui auraient fait hurler il y a encore quelques années.

Certes, ce livre vite lu n'est pas une analyse en profondeur du phénomène de la LQR. Il se veut davantage un signal d'alarme, un outil à disposition de chacun pour éviter de tomber dans le piège de ce langage qui formate notre pensée. L'objectif est atteint : ce livre est tout simplement indispensable à tous ceux espèrent encore échapper à la pensée unique.
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LQR d'Éric Hazan -Lingua Quintae Respublicae/ la langue de la Ve République- est un clin d'œil à deux ouvrages plus anciens : LTI -la langue du IIIème Reich - de Victor Klemperer (1947) et 1984 de George Orwell et sa (ou son) novlangue (1948). En revanche, l'auteur semble ignorer « The New Doublespeak » de William Luz, ouvrage anglo-saxon procédant de la même démarche (publié en 1998). Cette LQR qui a envahi nos écrans et nos journaux depuis vingt ans est devenue l'idiome même du néolibéralisme. N'étant ni linguiste ni philologue, Hazan en décrit le fonctionnement détaillé au long de 122 pages serrées avec beaucoup d'acuité. Le spécialiste du domaine trouvera peut-être à redire sur la rigueur scientifique l'exposé, mais le lecteur ordinaire en fera sûrement son affaire : en venir à une écoute (radio, télévision), ou une lecture (journaux) critique du discours politique ambiant : ce livre aura donc une vertu pratique immédiate au moins pour quiconque ressentant déjà un vague malaise devant la propagande des médias. Les autres de toute façon ne le liront pas.
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le 12 avril 2006
LQR : Lingua Quintae Respublica. Hazan s'inspire du travail d'un historien juif sous le IIIème Reich (Linga Tertii Imperii, Victor Klemperer), qui décortiquait la transformation linguistique provoquée par l'utilisation quotidienne des termes de la propagande nazie. On commence donc par un parallèle audacieux entre les nazis et la société "libérale" (un terme qui n'est lui-même pas neutre). Le terrain est planté, les camps sont clairs.

Hazan fait ici un un recensement intéressant des termes les plus représentatifs de ce nouveau langage, termes créés par les publicitaires, adoptés par les médias, qui ont remplacé dans un euphémisme généralisé des termes plus forts et plus traditionnels : détermination, rigueur, courage apparaissent là où on les attend le moins, tandis que opprimés et exploités sont remplacés par exclus dans une tentative de segmentation de la société.

On appréciera donc cette mise en évidence du "prêt à penser" fourni en kit, souvent utilisé, rarement analysé. Mais on attendait plus. On veut des conclusions révolutionnaires, des barricades, et rien de ça n'arrive car l'essai n'est qu'une analyse qui ne propose pas de solutions ni même de véritable conclusion autre que l'exposition de ce nouveau langage.
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Klemperer a étudié la langue et le vocabulaire nazis, tout le temps qu'a duré le régime ; Eric Hazan se propose de faire de même, mais avec notre société !

Le propos aurait pu être intéressant, mais :

- l'ouvrage est par trop incomplet (allez donc sur le site doublevé doublevé doublevé point polemia point com ; tapez "novlangue" dans la barre de recherches, et vous pourrez télécharger un dictionnaire assez complet sur la langue conformiste médiatico-politique) ;

- le propos est orienté, partial, comme son auteur. On est forcément d'accord avec les absurdités de la langue conformiste actuelle, mais pourquoi donner l'impression que c'est une invention de Droite ? L'auteur, en effet, pense que tout est fait pour réinstaurer l'ordre et la morale à l'école ! Quoi de plus faux, dans la société libérale dans laquelle nous vivons, que de penser que le Système puisse vouloir restaurer l'ordre, alors que des gens sans repères moraux et capricieux à souhait lui conviendront tellement mieux !

- l'auteur "s'inspire" de Klemperer, mais l'ouvrage contient trop de références au IIIe Reich, à tel point que c'en devient pénible... Evidemment, est-il besoin de préciser que Mao, Lénine et Staline et consorts sont épargnés ?

Bref, un ouvrage à lire... pour donner envie d'en lire d'autres, et surtout pour constater que l'université française confond (exprès ? Oui je le pense) lutte contre les excès du capitalisme, et communisme dogmatique qui se refuse à évoluer, en France, depuis le congrès de Tours de 1920 (j'exagère : le parti a quand même enlevé les portraits de Staline dès sa mort en 1953, sur ordre de Krouchtchov, incroyablement nommé en français "Krouchtchev")

Pour ceux que la novlangue intéresse, je conseille, outre le dictionnaire de la fondation Polémia (esprits conformistes, s'abstenir !), les sketchs de Franck Lepage sur la langue de bois, disponibles sur Youtube.
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le 26 février 2008
Bien que la démarche, et le titre du livre, s'inspirent du livre "LTI" de Victor Klemperer, qui analyse la langue de la propagande nazie, Eric Hazan exclut tout parallèle entre notre société et celle de l'Allemagne nazie. De même qu'il précise que son travail est tout sauf savant. Ce qu'il reste de lien entre le livre de Klemperer et celui d'Hazan est pourtant une citation essentielle :
"l'effet le plus puissant [de la propagande nazie] ne fut pas produit par des discours isolés, ni par des articles ou des tracts, ni par des affiches ou des drapeaux, il ne fut obtenu par rien de ce qu'on est forcé d'enregistrer par la pensée ou la perception. Le nazisme s'insinua dans la chair et le sang du grand nombre à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s'imposaient à des millions d'exemplaires et qui furent adoptées de façon mécanique et inconsciente".

L'effet de la propagande est d'autant plus efficace que les idées que l'on assène restent dans l'inconscient de chacun. Rien que ce message et les exemples qui l'illustrent, pris dans notre quotidien, suffisent à donner une grande valeur à ce livre.
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le 13 avril 2015
LQR, La propagande du quotidien, hérite son titre d'un ouvrage publié en 1947 par Victor Klemperer sur la Langue du Troisième Reich (LTI) dans lequel ce professeur juif chassé de l'université de Dresde décrit la naissance et le développement d'une langue nouvelle, celle de l'Allemagne national-socialiste : "le nazisme s'insinua dans la chair et le sang du plus grand nombre à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s'imposaient à des millions d'exemplaires et qui furent adoptées de façon mécanique et inconsciente" (11). La langue devenait instrument d'oppression et de propagande : "nous parlons la langue du peuple (...) il faut utiliser son propre langage, parler sa propre langue" (Joseph Goebbels, 1932), quitte à changer la valeur des mots et leur fréquence.

LQR, La propagande du quotidien, est un ouvrage militant, engagé, érudit, critique... s'appuyant sur de nombreux a priori non démontrés (49 à 52) mais invitant, dans la lignée de C. Delporte et de P. Breton, à une réflexion sur le pouvoir des mots. Eric Hazan propose une façon de lire, de décoder notre monde... qui ne dévoile pas pour autant de solutions à cette aliénation : éducation ? Literacy ? La vertu ne suffira pas (114).

La LQR, langue performative, n'a pas seulement été forgée par les publicitaires et les experts (terme pourtant dénoncé p. 15 !) mais par tous puisque, désormais, chacun y va de son opinion, mais sans l'organisation sous-jacente d'un sourd complot (120) - contrairement à ce que l'auteur pense. Cette théorie du complot des élites pour asservir le peuple prête à sourire, surtout croisée avec La démocratie des crédules de Bronner... A lire l'auteur il faudrait bannir les métaphores guerrières (40 sq.)... qui existaient pourtant bien avant la Troisième République ! De même, l'auteur est peu convaincant sur les termes "croissance" (33 sq) et "post industriel" (38) ; il omet les mots et expressions néo, gagnant gagnant, mobilité... tout en ne faisant pas référence à 1984 de Orwell, malgré la rapide mention de la novlangue (20). Enfin, le communicant regrettera le manque une clarification sur les raisons du développement de la LQR, "langue du libéralisme" et de ses canaux de diffusion, tandis que les latinistes distingués goûteront la métaphore des poulets sacrés du général Publius Claudius Appius Pulcher (34).

Toutes les critiques de livres de marketing sont à lire sur Marketing Professionnel.
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le 6 mai 2012
Ce livre est une remarquable démonstration du lavage de cerveau que les communicants nous infligent au quotidien. Plus jamais désormais je n'écouterai la radio ni ne lirai les journaux de la même façon. Mini dico indispensable.
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le 19 février 2013
Ce livre est bien écrit et intéressant.
Mais gros problème, le troisième chapitre (le livre en compte quatre) était en fait un copier coller du premier chapitre (le contenu comme les numéros de page).
Méfiance donc.
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le 31 janvier 2014
en effet pas parfait beaucoup basé sur des articles de journaux et politique, moi je ne suis pas trop les médias, mais bon rappel, bonne intro au newspeak, je suis entrain de lire Doublespeak de Lutz qui est conseillé dans ce livre d'ailleurs et celui-ci a l'air d’être mieux quand même, beaucoup plus puissant dans la philosophie et dénonciation de la chose et importance hypercapitale d'informer les gens sur ce sujet...libre un peu trop simple on va dire, a la limite vaut mieux se matter les vidéos de Frank Lepage :) ou je conseille mieux Doublespeak pour le pourquoi du comment et plus :)
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le 2 février 2016
Ce livre bien que petit en format aborde un aspect essentiel de notre époque, le langage et son évolution, ses doubles sens, ses sous-entendus... Bref, un ouvrage passionnant et instructif, peut-être un peu rébarbatif pour qui n'est pas passionné par le sujet, mais indispensable selon moi de nos jours. A découvrir et à faire découvrir.
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