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le 17 février 2009
Ce livre nous présente un première partie critique brillante avec des formules sublimes qu'on découvre au fil des 7 chapitres ou "cercles" qui dévoilent les multiples rouages nous déterminant comme des pantins soumis au mérite de notre travail, à notre bonne conscience citoyenne et à notre statut familial.
La société a fait de nous "des sujets naturellement productifs, contents de consommer".Ainsi notre économie se révèle être une politique de sélection.
Exemple:notre engouement pour l'écologie n'est que la lubie d'une nouvelle modalité économique qui ne cesse de nous rappeler presque insolemment qu'"à chaque poussée de catastrophisme correspond désormais une volée de solutions industrielles"."L'hyper bourgeoisie planétaire ne saurait faire passer pour respectable son train de vie si ses derniers caprices n'étaient pas scrupuleuseument respectueux de l'environnement".
Nos dirigeants configurent des espaces où la démocratie et la République ont l'air de fonctionner.Ainsi administrés nous consentons à cette civilisation qui se précipite aveuglément,"constamment poursuivi par la proximité de son effondrement"."Ce qui nous fait face n'est pas la crise d'une société mais l'extinction d'une civilisation".
Alors que faire?
Ranimer notre intelligence d'insurgé nécessaire à toute émancipation."L'intelligence, ce n'est pas de savoir s'adapter - ou si c'est une intelligence c'est celle des esclaves.Notre inadaptation,notre fatigue ne sont des problèmes que du point de vue de ce qui veut nous soumettre".
La seconde partie du livre se présente comme un mode d'emploi insurrectionnel.C'est à ce moment que l'on retombe dans un idéalisme franchement puéril.C'est du grand n'importe quoi: on part de l'amitié "politique" pour aboutir à de petites communes autonomes, seules garanties d'un réel affranchissement.L'insurrection peut alors venir...Pour illustrer leurs propos les auteurs s'éparpillent de la Révolution Française aux émeutes des banlieues de 2005 en passant par La Commune,le CPE,la Révolution Russe,la Kabylie,Oaxaca,la catastrophe de Boumerdès,de Katrina et du Sud-Liban...bref tout y passe,un bazar révolutionnaire en moins de 40 pages!
Bon cessons de fantasmer avec le comité invisible et plongeons nous plutôt dans le livre de John Holloway "Changer le monde sans prendre le pouvoir" (avec comme sous titre: Le sens de la révolution aujourd'hui)qui lui,offre de sérieuses propositions pour tout libertaire qui se respecte!
11 commentaire| 57 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Comme beaucoup, j'ai découvert et lu ce livre suite à la "publicité" (et quelle publicité !) que lui a fait une certaine ministre de l'Intérieur et un petit président de la République ("petit" comme on distingue par exemple un grand homme d'un homme grand) à la recherche d'un ennemi intérieur, dérivatif médiatique aux problèmes économiques et sociaux (et démocratiques) d'une société productiviste à la dérive. Personne mieux qu'eux n'auraient pu aussi bien contribuer à la diffusion des idées qu'il contient...
Il est l'œuvre du Comité Invisible dont par définition les membres sont anonymes, même si l'État terroriste a tenté d'attribuer la paternité de cet ouvrage à un prisonnier politique afin d'étayer la thèse de l'ennemi intérieur et d'étoffer un dossier d'accusation "désespérément" vide de toute preuve et au contraire plein d'incohérences ou faux témoignages (la suite de la procédure l'a prouvé !). À vrai dire, ce Comité Invisible est décrit dans un autre ouvrage comme « une fraction déterminée du Parti Imaginaire, son pôle révolutionnaire-expérimental. » Si j'ai bien compris (il faut un temps pour s'acclimater à leur novlangue), ce Parti Imaginaire regroupe de fait l'ensemble des communautés réfractaires à l'Empire.

Cet ouvrage se scinde en deux parties. La première constitue une description impitoyable de l'état de délabrement de notre société. Non pas une vision désenchantée - d'abord parce que cet adjectif peut évoquer une forme de résignation alors qu'il est ici question de contestation et de combat, ensuite parce qu'on n'est pas déçu lorsqu'on n'attend rien - plutôt un regard de défiance puisqu'ils considèrent que « ce qui nous fait face n'est pas la crise d'une société mais l'extinction d'une civilisation » (p. 79). Ce qui n'est pas faux.
Cette partie est passionnante, certains chapitres (dits « cercles ») en particulier. On y constate « la grande débâcle sociale » (p. 25), on y conteste que le travail soit « la seule façon d'exister » (p. 31) et affirme qu'« on n'a pas trouvé à ce jour de meilleure méthode disciplinaire que le salariat » (p. 34). On y dénonce aussi la métropole, c'est-à-dire cet espace indifférencié dénué de toute vie authentique, l'uniformisation, la dépossession (le Bloom) et les flux continus.
L'individu est considéré comme un pion au sein d'une logique qui n'est pas la sienne, et dont il s'extrait de plus en plus souvent, quelles que soient les voies empruntées pour cela, notamment toutes les formes de désengagement.
De nombreuses vérités écrites avec une clairvoyance certaine dans un style assez clair. Des écrits stimulants de par la pensée qu'ils développent. Mais aussi une lecture inconfortable car déstabilisante. Car le rejet de l'existant est total. Tout ce à quoi on croit voire ce dans quoi on est engagé (syndicalisme, altermondialisme, antipub, décroissance, etc.) est aussi concerné. Toutes les forces contestataires, progressistes ou révolutionnaires (ne s'inscrivant donc pas dans leur démarche) sont mises dans le même sac que les pires réactionnaires : leurs luttes contribuent à la perpétuation du pouvoir qu'ils combattent. À tel point qu'on croirait ci ou là déceler de la mauvaise foi ; mais non.

La seconde partie éclaire le propos. Elle est un mode d'emploi insurrectionnel dont l'objet est de sortir de la situation désastreuse précédemment exposée. Le Comité Invisible décrit la nécessité de se constituer en communes, des cellules d'autonomie au sein desquelles on se regroupe par affinités. L'autonomie permet de se passer de la société et de survivre à la rupture des flux qui l'alimentent, laquelle rupture résulte de l'insurrection qu'ils appellent de leurs vœux et que la multiplication des communes doit préparer.

Ces théories s'inscrivent donc dans une démarche anarchiste autonomiste.

Ce livre reste trop à la surface de son sujet. Peut-être les auteurs avaient-ils comme intention de proposer un ouvrage plus accessible (ce qu'il est) que ceux de Tiqqun, auxquels on peut évidemment reprocher un style parfois hermétique. Et si l'on n'a pas lu d'autres ouvrages de cette mouvance (ce que j'ai personnellement fait depuis), ce livre peut apparaître à tort comme le reflet d'une révolte adolescente mal digérée, d'une utopie certes réfléchie mais potentiellement aussi dangereuse que ce qu'ils dénoncent.
Donc, malgré son intérêt (il aide à réfléchir, à s'émanciper d'un discours potentiellement anesthésiant), ce livre est finalement moyennement convaincant : entre une première partie qui suscite un réel intérêt et une seconde qui ne fait que survoler les positions défendues.

(Krik, amazon.fr, 21/11/11)
22 commentaires| 10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 avril 2015
Ecriture peu lisible.
De bonnes idées, mais l'ensemble reste peu cohérent. J'ai été déçu par le manque de construction et d'approfondissement des arguments.

Mais ce petit livre reste lisible :)
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le 22 janvier 2016
L'ouvrage ne correspond pas à l'idée que j'en avais (je pensais trouver une analyse et des propositions de solutions, voir des espoirs). J'ai lu les deux tiers, puis ça ne m'a plus vraiment intéressé. A la moitié, j'aurai dû déjà arrêter. On ne peut pas dire que ce soit mal écrit ou trop fastidieux, d'autres pourront aimer. Simplement, je n'ai pas eu l'impression d'apprendre quoi que ce soit.
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J'avais ce bouquin dans un coin depuis un certain temps et je me disais bien qu'il faudrait que je le lise un jour...Et bien voilà, c'est aujourd'hui chose faite !

Rendu célèbre par "l'affaire de Tarnac", ce petit opuscule écrit par un obscur "Comité Invisible" vaut vraiment son pesant de cacahuètes. Il rappellera aux plus anciens les libelles situationnistes que l'on pouvait trouver dans les années 60 et qui racontaient le plus sérieusement du monde les pires âneries de la création. Le plus drôle c'est que certaines personnes les prenaient très au sérieux et en appelaient au salutaire sursaut républicain des forces vives de la nation ! Evidemment,c'était le but recherché et c'était tordant !

Cette fois ci "l'insurrection qui vient" nous annonce que notre futur est bien sombre et qu'il va falloir prendre des mesures radicales, voire draconiennes, si l'on veut s'en sortir; au premier rang desquelles se débarrasser de la démocratie et de ses forces d'occupation policières !!! On comprend mieux, dés lors, l'émoi provoqué par ce bouquin du coté de la place Beauvau !

Mais avant cela, le "Comité Invisible" s'emploie à nous exposer les raisons pour lesquelles rien ne va plus dans cette foutue société et utilise pour cela quelque chose qui ressemble rien moins qu'à une démonstration mathématique : le théorème des 7 cercles !!!

- 1er cercle, 1er ennemi : l'individualisme bourgeois. L'exacerbation du moi, le consumérisme effréné font de nous des êtres aliénés dont l'existence vaine ne tient plus qu'à force de tranquillisants...

- 2ème cercle, 2ème ennemi : l'école, le famille, le couple. Tous ces corps intermédiaires de la société, dévolus au dressage de l'individu, se révèlent partout en crise et ne sont plus porteurs ni de sens, ni d'appartenance ...

- 3ème cercle, 3ème ennemi : le travail. Sa double nature, à la fois d'exploitation et de participation, font du travail le réceptacle de toutes les frustrations, parfois poussées jusqu'à l'hystérie en raison du mouvement conjoint de raréfaction et d'intensification qui le caractérise aujourd'hui...

- 4ème cercle, 4ème ennemi : la métropole. Il n'y a plus ni villes, ni campagnes, juste de gigantesques conurbations parcourues de multiples réseaux, mais sans lien social et promises à la guérilla urbaine...

- 5ème cercle, 5ème ennemi : l'économie capitaliste. Plus personne ne croit à l'économie, ni au capitalisme. Productivité, croissance, emploi sont devenus des mots vides de sens. Ne reste plus qu'un système déliquescent dont chacun attend la chute finale...

- 6ème cercle, 6ème ennemi : l'environnement. le nouvel horizon indépassable de notre temps c'est le totalitarisme vert : bio, traçabilité, transparence, certification, développement durable, éco-taxes, "greenwashing"...Tout le monde doit se convertir à la nouvelle religion. Tout doit devenir vert...

- 7ème cercle, 7ème ennemi : la civilisation occidentale. L'Occident est mort. Démocratie, Etat-nation, République, sont devenus de mots creux, vidés de leur substance par le relativisme universel. Ce que l'Occident nous donne à voir désormais, "ce n'est pas la crise d'une société, mais l'extinction d'une civilisation "...

C'est joliment écrit. On y trouve quelques fulgurances dans ce style martial et abscons qu'affectionnaient les bolcheviks et qui sera repris avec succès, quelques années plus tard, par des situationnistes armés d'un féroce esprit de dérision...

Malheureusement, la deuxième partie du livre s'avère un peu ratée, car on y comprend que pouic à toutes ces histoires de "commune autonome"...et l'on en vient à se demander si ce "Comité invisible" est vraiment aussi rigolo qu'on avait bien voulu le croire au départ ?!?

En tout cas, une chose est sûre : MAM, elle, elle nous a bien fait marrer !
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le 12 avril 2010
Comme pas mal de personnes, c'est le commentaire du type de la Fox qui circule sur internet, ce présentateur qui nous présente ce petit bouquin comme étant le Diable qui m'a donné envie de le lire.
Alors bon, rien de neuf à l'horizon. "Il faut, il faut , il faut ... " , les propositions alternatives sont farfelues et inappliquables.
Le style est bon, mais l'utopie est très "Tyler-Durdenienne" (si je peux reprendre l'expression d'un ami à propos du livre ) .
Tout casser, semer le chaos, etc ... La thèse anarchiste de base sans réelles évolutions.
Les auteurs de ce bouquin oublient beaucoup de choses (ou les ignorent) .

1) les émeutes de 2005 ( dont ils parlent) étaient des déclenchements de violences spontanées, mais absolument pas structurés et dans lesquels le peuple ne se reconnaissaient pas.

2) Le facteur humain, si l'on regarder l'Histoire, nous démontre que l'Homme ne peut se défaire de l'envie d'amasser, de capitaliser, d'acheter des trucs débiles à crédits, tout en s'imaginant que la richesse monétaire est semblable à la richesse de l'âme.

Très clairement, on ne peut appliquer l'ébauche de "programme" que le Comité invisible nous propose sans violence, donc sans abolir la démocratie. D'ailleurs certains Léninistes l'avaient très bien dit : "la démocratie est une invention du capitalisme, et on ne peut combattre l'ennemi avec ses armes."

Ce qu'il faut, ça n'est pas la sédition parce que la sédition n'est plus possible. Ce qu'il faut, c'est être en mesure de peser suffisamment lourd sur le système politique actuel pour tenter de le ré-équilibrer plus justement en faveur des plus faibles.
Mais du sang, tant qu'on peut éviter... Evitons.
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Cet opuscule anonyme serait sans doute passé inaperçu du grand public si les services de police ne lui avaient pas fait une publicité plus ou moins involontaire en cherchant à lier son ou ses auteurs inconnus à un petit groupe marginal accusé sans preuve de sabotage d'une ligne TGV pour cause de proximité géographique au prétexte que l'ouvrage questionne justement la possibilité d'un tel acte dans l'une de ses pages (p.101) sans pour autant rien préciser. Bon markéting. Mais, en attendant, il y a un innocent en prison.

Le livre lui même est plutôt bien écrit : son ou ses auteurs se sont surement frottés au milieu académique. Il présente deux parties inégales. La première expose les maux mortels de notre monde en sept chapitres, sept comme les septs cercles de l'Enfer de Dante : le moi anémié, l'école, le travail, la métropole, l'économie, l'environnement et la civilisation. Les titres donnés par l'auteur sont plus poétiques que les miens. On retrouve ici sous forme concentrée des idées disséminées et développées chez Lasch, Michea, Debord, Orwell, Kaczynski notamment, chacun dans son domaine. Il ne s'agit pas d'un travail théorique, mais d'une longue description du monde agonisant dans lequel nous sommes contraints de (sur)vivre.
La seconde partie de l'ouvrage (1/3) qui expose dans leurs grandes lignes les moyens d'organisation et d'action (techniques de sabotage) est plus discutable. En valorisant l'invisibilité (d'où le nom de l'auteur anonyme : le comité invisible), l'auteur se dénie d'ailleurs lui-même : il faut faire sans dire, et surtout, ne rien publier ! En outre, chacun sait que ce type de livre ne peut toucher à notre époque qu'une mince frange intellectuelle, autant dire, personne. Dans un mode où l'opposition n'est plus guère constituée que par des libéraux honteux, ça fait tout de même plaisir à lire.
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le 18 février 2016
Un petit livre qui a visiblement déclancher beaucoup de passion et je comprend pourquoi. Outre l'analyse des maux de notre époque et leurs origines, le livre donne des conseils pratiques pour se rebeller et lutter contre l'état.
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le 6 septembre 2015
Un point de vue radical que j'ai découvert malgré nos désaccords idéologiques. Un écrit à la fois beau et intelligent.
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le 24 mars 2007
Chaque secteur spécialisé de la connaissance fait à sa manière le constat d’un désastre. Les psychologues attestent d’inquiétants phénomènes de dissolution de la personnalité, d’une généralisation de la dépression qui se double, par points, de passages à l’acte fou. Les sociologues nous disent la crise de tous les rapports sociaux, l’implosion-recomposition des familles et de tous les liens traditionnels, la diffusion d’une vague de cynisme de masse ; à tel point que l’on trouve dorénavant des sociologues pour mettre en doute l’existence même d’une quelconque « société ». Il y a une branche de la science économique - l’« économie non autistique » - qui s’attache à montrer la nullité de tous les axiomes de la prétendue « science économique ». Et il est inutile de renvoyer aux données recueillies par l’écologie pour dresser le constat de la catastrophe naturelle.

Appréhendé ainsi, par spécialité, le désastre se mue en autant de « problèmes » susceptibles d’une « solution » ou, à défaut, d’une « gestion ». Et le monde peut continuer sa tranquille course au gouffre.

Le Comité invisible croit au contraire que tous les remous qui agitent la surface du présent émanent d’un craquement tectonique dans les couches les plus profondes de la civilisation. Ce n’est pas une société qui est en crise, c’est une figure du monde qui passe. Les accents de fascisme désespéré qui empuantissent l’époque, l’incendie national de novembre 2005, la rare détermination du mouvement contre le CPE, tout cela est témoin d’une extrême tension dans la situation. Tension dont la formule est la suivante : nous percevons intuitivement l’étendue de la catastrophe, mais nous manquons de tout moyen pour lui faire face. L’insurrection qui vient tâche d’arracher à chaque spécialité le contenu de vérité qu’elle retient, en procédant par cercles. Il y a sept cercles, bien entendu, qui vont s’élargissant. Le soi, les rapports sociaux, le travail, l’économie, l’urbain, l’environnement, et la civilisation, enfin. Arracher de tels contenus de vérité, cela veut dire le plus souvent : renverser les évidences de l’époque. Au terme de ces sept cercles, il apparaît que, dans chacun de ces domaines, la police est la seule issue au sein de l’ordre existant. Et l’enjeu des prochaines présidentielles se ramène à la question de savoir qui aura le privilège d’exercer la terreur ; tant politique et police sont désormais synonymes.

L’insurrection qui vient nous sort de trente ans où l’on n’aura cessé de rabâcher que « l’on ne peut pas savoir de quoi la révolution sera faite, on ne peut rien prévoir ». De la même façon que Blanqui a pu livrer les plans de ce qu’est une barricade efficace avant la Commune, nous pouvons déterminer quelles voies sont praticables hors de l’enfer existant, et lesquelles ne le sont pas. Une certaine attention aux aspects techniques du cheminement insurrectionnel n’est donc pas absente de cette partie. Tout ce que l’on peut en dire ici, c’est qu’elle tourne autour de l’appropriation locale du pouvoir par le peuple, du blocage physique de l’économie et de l’anéantissement des forces de police.
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