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le 9 décembre 2015
Les aventures de Max Schulz sont tout à fait jubilatoires à suivre, mais Nuit était tellement exceptionnel et marquant que je me demande s'il n'anesthésie pas de l'irrévérence d'Hilsenrath, qui est toujours très présente dans le Nazi et le Barbier, mais parait ici plus artificielle et saisit moins que dans Nuit.
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le 20 décembre 2014
Excellent livre. L’odyssée d’un génocidaire nazi, Max Schultz, fils naturel de Minna Schultz, femme de ménage chez un juif, dans une ville allemande où juifs et Allemands se côtoient. Le meilleur ami de Max est un juif de son âge, Itzig Finkelstein, fils d’un barbier réputé. Itzig a le type aryen, blond aux yeux bleus, Max a le type soi-disant juif, des yeux de grenouille, lippu, et laid. Max est accueilli dans cette famille unie et heureuse (alors que sa mère se partage 5 amants). Il les suit partout, dîne avec eux, les accompagne à la synagogue, et participe aux fêtes juives. A l’arrivée d’Hitler, il devient nazi. Il va devenir génocidaire, diriger un camp d’extermination où on tue non pas par le gaz, mais avec des fusils. C’est lui qui va assassiner de ses mains toute la famille Finkelstein. A la débâcle allemande, il est recueilli dans la forêt polonaise par une vieille femme qu’il va finir par tuer. Il a fui le camp avec un sac de dents en or, provenant des cadavres juifs. C’est avec ce butin qu’il vit, en plus du marché noir. Il arrive dans l’Allemagne bombardée, où l’on recherche activement les génocidaires. Il change alors de nom, s’attribue celui d’Itzig Finkelstein, et se taxe d’être un rescapé de la Shoah.
Pour plus de sûreté, il émigre en Israël, devient un combattant des guerres d’Israël et même un héros. Il voudrait finalement se confesser, avouer qui il est, par crânerie, mais personne ne le croit. On le croit fou, un peu dérangé. La fin ? Il est absous, car Dieu lui-même était coupable. Très très bon livre.
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le 29 juin 2010
Comment faire de l'humour avec un sujet pareil ? Comme ça. Avec calme, décontraction et une grosse dose d'imagination. Il ne me semble pas que l'auteur ait voulu être "réaliste" et je ne comparerai pas ce livre (comme on le fait beaucoup) aux fameuses "Bienveillantes" qui est un livre très cru et réaliste. Le héros Schultz-Finkelstein est simplement d'une contradiction très humaine, nazi quand c'était utile pour le quotidien, allant alors jusqu'à rejeter ses amis, dans cette sorte de grand élan de tous les damnés de la crise, puis juif quand ça l'arrangeait, jusqu'à en devenir un militant terroriste, avec un parfait opportunisme. Comme beaucoup d'entre nous, il est ballotté par la vie et ses douloureuses contrariétés. Voilà qui permet à l'auteur quelques tirades passionnantes sur l'absurde haine, l'incommensurable cruauté, l'indicible bêtise de l'être humain et sur l'Histoire avec un grand H. Car cette fable nous offre en plus de découvrir la naissance de l'Allemagne nazie et sa chute, puis la création de l'état hébreu. En refermant le livre, je me suis demandé si j'aimais bien, finalement, ce "héros" peu ordinaire, mais je crois que j'ai ressenti une saine envie de le rejeter ! Mais pas le livre. Lui, il figure en bonne place dans mon panthéon personnel.
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Les commentaires précédents sont élogieux mais je ne partage pas vraiment cet enthousiasme - tout en devant reconnaître les mérites et l'orginalité de ce roman de l'écrivain allemand Edgar Hilsenrath (né en 1926).
Commençons par préciser ce que n'est pas "Le nazi et le barbier" :
- Ce n'est pas un roman sur la Shoah : notre héros Max Schulz/Itzig Finkelstein est d'ailleurs relativement discret sur ses activités, d'abord dans les Einsatsgruppen puis, après son accident cardiaque, dans un camp d'extermination. On est donc loin de l'approche de Littel dans Les Bienveillantes.
- Ce n'est pas davantage le portrait psychologique d'un génocidaire avec recherche des facteurs explicatifs dans son environnement, sa famille, ses gènes - même si la première partie du roman comporte quelques uns de ces aspects. Hilsenrath s'éloigne donc largement de la démarche d'un Merle avec La mort est mon métier.
La majeure partie du roman se place en fait avant-guerre (la formation) et après-guerre (la transformation). Le "nazi et le barbier" est avant tout le portrait d'un enfant martyr, victime de violences et de mauvais traitements, et de la manière dont il s'est sorti d'affaire par le travestissement et le déguisement. Max va apprendre son métier, acquérir un vernis de culture et se polir en imitant son meilleur copain Itzig ; il se fera nazi pour être parmi les hommes forts de la nouvelle Allemagne ; il se fera juif pour échapper aux Américains et à la justice ; il se fera combattant de l'indépendance de l'Etat d'Israël pour se faire une place au soleil dans son nouveau pays. Max/Itzig est un caméléon, un Janus.
Le style du roman est celui de la farce, de la bouffonerie. Il comporte donc quelques épisodes abjects mais traités sur le ton de la légereté ; il en comporte d'autres, plus réussis je trouve, où l'irréalité des situations touche imperceptiblement au fantastique (l'épisode de la forêt polonaise) ; il en compte enfin de moins convaincants (les 200 dernières pages, après la fuite du kibboutz).
La vraie limite du roman tient... aux limites de l'écrivain Hilsenrath. Le style parlé, gouailleur et populot, qu'il a adopté, tombe fréquemment à plat et n'atteint jamais la verve et la folie d'un Céline ou d'un Bukowski. Surtout, Hilsenrath n'a pas épuisé les opportunités que lui fournissait cette histoire saisissante d'un nazi caché en Israël dans la peau d'un coiffeur de quartier : l'analyse reste pauvre et Max/Itzig dépourvu de profondeur et d'ambiguïté.
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Certains sujets sont devenus de véritables tabous, des institutions qui reposant sur l’indéniable alibi de la gravité en profitent pour se dérober à tout examen critique non seulement par respect du passé mais trop souvent pour servir de soutient à une quelconque propagande. Il en est ainsi de tout ce qui touche au peuple juif et à l’exploitation de la Shoa par le mouvement sioniste. Aussi quand un auteur entend se servir de l’ironie, du sarcasme, de la caricature sur un tel sujet on ne peut que l’accueillir avec intérêt et curiosité.

Seulement voilà, tout est résumé en quatrième de page. Tout le reste n’est qu’une mise en boucle d’une même mayonnaise qui a du mal à prendre avec cette utilisation d’un comique de répétition qui marche deux ou trois fois mais devient rapidement lourdingue. Les personnages sont superficiels, et les clichés tellement poussés aux hormones qu’ils en deviennent minables. Quant au burlesque annoncé par les promoteurs, il ne dépasse pas la provocation scatologique. IL n’y a rien pour accrocher. Pas d’étude de caractère, un fond historique laissé en plan. Si bien que j’abandonne page 120. J’y reviendrai plus tard sans doute, et ferai mon mea-culpa si nécessaire, mais en attendant j’ai de meilleures lectures en vue. Barbant le barbier.
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le 4 août 2010
Un ton presque drôle malgré le contexte de l'Histoire, parfois des mots crus qui peuvent déranger.
Les bienveillantes de Littell sont clairement dans le même esprit que ce livre, même si Hilsenrath va plus loin dans l'absurde (et certainement la fiction).
Un très bon livre cependant.
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le 10 février 2016
Drôle et corrosif, à souhait. Un très bon livre qui se dévore hélas un peu trop vite. A lire absolument.
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L'auteur, juif, Edgar Hilsenrath est né en Allemagne en 1926. Il a vécu dans un ghetto en Ukraine pendant la seconde guerre mondiale, avant de partir pour Israël et les Etats-Unis. "Le nazi et le barbier" fut conseillé à mon fils par son professeur de philosophie en classe de première. Il ne le lut pas. J'ai mis le temps pour le faire. Quel chef d'oeuvre !

Ecrit en allemand, il fut boycotté par tous les éditeurs allemands pendant des années, alors que son succès, via sa traduction en anglais, était mesuré au million d'exemplaires vendus dans le monde.
Il y a un philosémitisme qui est en réalité une expression de l'antisémitisme. Refuser à l'Autre le droit d'exprimer ce qu'il ressent et pense de la Shoah, sous couvert d'une dette dont le terme sera un jour fixé, pour être quittes après de l'annihilation de 6 millions de Juifs, est schématique, intolérable sur le plan de l'Histoire, injustifiable sur le plan moral, inadmissible dans le fond. Un philosémitisme qui se conçoit comme une dette est donc bien un montage hypocrite, bien largement vécu par l'Allemagne d'après-guerre, jusque dans les années 1970. 1970 : date de publication du roman "Le nazi et le barbier". 1977 : première édition en Allemagne. Cette Allemagne qui a intégré tant de génocidaires nazis; si peu firent de longues peines de prison, presque tous reprirent leurs activités professionnelles avec l'estime de tous, les droits à la retraite garantis d'anciens soldats (SS) jusqu'à un chancelier courageusement et justement giflé par Beate Klarsfeld.

Edgar Hilsenrath étudie cette société allemande raciste d'avant-guerre, militariste, qui ne laisse à personne le droit de penser librement. Penser différemment, c'est entrer en opposition, en résistance. Aussi est-ce tout naturellement que le héros de l'histoire, bâtard né d'une prostituée allemande, et dont le père, parmi les 5 amants - clients de sa mère, étaient tous d'ascendance aryenne certifiée, versa dans la SS, puis la guerre venue, dans l'assassinat ds Juifs en Europe centrale.

Cynisme, absence de référent moral, en quelque sorte, toutes les valeurs se valent qui dans le fond ne valent rien (l'ultra-libéralisme actuel présente le même fond de sauce) vont contribuer, par opportunisme roi, le héros à changer d'identité après-guerre, à devenir Juif. Du génocidaire qu'il fut, cet homme devient sioniste avec conviction.

La conclusion du jugement dernier est d'une grande profondeur philosophique, amenant à repenser l'analyse de Hannah Arendt dans son ouvrage "Eichmann à Jérusalem" : l'obéissance à l'ordre quand il n'y a plus aucun référent moral, est un signe du totalitarisme. Totalitarisme du régime politique qui impose sa Vérité - totalitarisme vécu en communion par le Peuple qui se refuse à penser autrement : la destruction de l'Humain est alors machinalement programmée.

Et où est Dieu dans tout cela ?
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le 2 septembre 2013
Il fallait oser: faire de l'humour noir sur l'holocauste et la création de l'Etat d'Israel. Pari réussi. Fait beaucoup réfléchir.
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le 11 février 2013
Très bien écrit, souvent comme une pièce de théâtre, renvoie au DICTATEUR de Chaplin. Souvent implique des raisonnements philosophiques- reproches à Dieu observateur non engagé
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