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A l'heure où j'apprends la disparition de Dietrich Fischer Dieskau, le disque qui me le représente le plus est ce "winterreise", ce "voyage d'hiver".

Sans doute parce que Fischer Dieskau à l'image de Gérard Souzay avec les mélodies françaises, a porté à son apogée l'interprétation des chants de sa langue natale.

Curieux et ayant à son actif un répertoire immense tant à l'opéra qu'au lied, c'est avec Schubert à mon sens qu'il a le plus d'affinités ou du moins qu'il a interprété ses enregistrements les plus émouvants.

Le cycle des 24 lieds du voyage d'hiver est aussi certainement le plus beau de celui composé par Schubert.

Elle est aussi l'œuvre la plus triste du compositeur, il n'y a aucune issue ; l'hiver est la mort. Schubert est un solitaire dans Vienne, il est très peu connu et mis à l'écart par le succès de son modèle : Beethoven. Schubert vit dans la maladie, la solitude et l'angoisse de la mort.

Dès le premier lied ("Gute Nacht"/"Bonne nuit"), la tonalité est donnée : mineure ; Schubert dit "adieu" sur un rythme de marche. Dans le dernier lied, le poète demande au joueur de vielle, qui représente la mort, s'il peut le rejoindre pour en finir.

C'est avec émotion que je vous conseille ce disque où s'épanouit la voix merveilleuse de ce grand Monsieur de la musique, accompagné de façon magistrale par Gerald Moore.
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99 commentaires| 13 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 10 juillet 2013
C'est un admirable enregistrement, peut-être le plus beau. Pour les Lieder, F. D. reste sans doute inégalé. Pour mémoire, à ne pas oublier non plus, Christa Ludwig et James Levine (1988).
0Commentaire| 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Dietrich Fischer-Dieskau, qui vient de nous quitter, est un peu l'enfant du miracle allemand, un symbole à lui seul de la renaissance de l'Allemagne dans les années soixante au même titre que Mercedes, Grundig ou la Deutsche Gramophon. De formation littéraire et musicale, ce berlinois agé de 20 ans en 1945 et brièvement mobilisé dans l'armée allemande (ce qui lui vaudra un temps de captivité en Italie) est précocement remarqué pour sa voix d'une douceur exceptionnelle et sa maîtrise des nuances. Il donne son premier récital Schubert en 1942 sous les bombardements, et c'était précisément du voyage d'hiver (qu'il enregistrera plusieurs fois par la suite) qu'il s'agissait. En 1950, il est repéré par le grand chef Furtwängler. C'est le début d'une exceptionnelle carrière de chanteur d'opéra (et pas seulement de Lieder). Son répertoire très vaste comprend Brahms, Bach, Wagner, Mozart, Verdi, Mahler, Schumann... et il joue sous la direction des plus grands chefs (dont naturellement Karajan) et sur les plus grandes scènes. Mais bien entendu, les Lieder sont sans doute l'aspect le plus marquant de son répertoire, et le domaine où il restera longtemps insurpassé. Ce grand humaniste était également artiste peintre et avait été fait docteur honoris causa des universités de Heidelberg, Oxford, Paris-Sorbonne et Yale. Il a été le premier chanteur allemand à se produire en 1971 à Tel-Aviv avec Daniel Barenboïm.
Dietrich Fischer-Dieskau a particulièrement approfondi Schubert (au sujet duquel il a écrit un ouvrage) tout au long de sa vie. Comme Schubert, il attachait une extrème importance au texte, à ce que poésie et musique ne fassent qu'un, et pensait (et professait volontiers) que sans amour, les mystères demeurent imperméables à toute intelligence. Il nous lègue, plus qu'une énorme discographie dans laquelle tout est excellent, une leçon de vie et d'humanisme et, pour beaucoup d'entre nous, la découverte de Franz Schubert et de la culture allemande. La presse a évidemment fait part de son décès, mais sobrement par comparaison avec ceux, quasi-simultanés, de Robin Gibb (l'un des Bee Gees) et de Donna Summer (idole du disco des années 75). Sourions avec indulgence: ils ne savent pas ce qu'ils font.
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