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Ha ! Que voici une galette intouchable (ou presque, parce que, disons-le tout de go, rien ne l'est, pas même Bach, Mozart, Coltrane..). Un album qui louvoie entre progressisme non assumé (faut voir/lire la réaction de Yorke and co quand un outrecuidant journaliste osa leur évoquer Queen, Marillion ou Genesis comme improbable et pourtant bienvenue parrainage), à la fibre pop supérieure, l'album où la chrysalide Radiohead dévoile enfin son magnifique papillon : Ok Computer.

Pourtant, on avait été prévenus. The Bends recelait déjà des germes de cette évolution et stratosphérisait l'aimable brit-rock d'un album inaugural, Pablo Honey, accessoire outre quelques salutaires saillies (Creep, Anyone Can Play Guitar). Prévenus certes mais pas à encaisser le choc tellurique d'un album frôlant la perfection avec, en particulier, un trio de chansons absolument inattaquables : Paranoid Android, Exit Music (for a film) et Karma Police. Trois titres qui passeront à la postérité via deux singles et un emprunt à la bande-son du Roméo et Juliette revu et corrigé par Baz Luhrmann (Moulin Rouge, Australia) pour Exit Music, aussi poignant en contexte album que sur support cellulosé. Evidemment, Karma Police est le single irrésistible que nous connaissons tous, pas besoin d'en faire des tonnes, le son parle de lui même. Il n'est pas inutile, par contre, de développer l'argument quand on aborde Paranoid Android, épopée musicale à ce jour inégalé dans le répertoire du groupe. Ici Radiohead rock-progresse comme jamais avant et plus depuis. De fait, chanson "à tiroirs" - un format comparable au Day in the Life des Fab Four, au Bohemian Rhapsody de la Reine, à One Night in Paris de 10cc, etc. - dotée d'envolées tant guitaristiques que vocales (voir le splendide choeur central), d'un vocabulaire mélodique riche et étendu, et retombant magnifiquement sur ses pieds telle la féline œuvre d'art qu'elle est, cette pièce fait plus que séduire, elle chavire l'auditeur, l'entraîne dans un trip toujours trop court (refaimelemele) et ô combien (émotionnellement) gratifiant. Oui, tout ça !

Forcément, après pareil tour de force, on se dit que le reste de la galette ne peut que s'affadir. Et puis non. Parce que TOUTES les chansons sont bonnes (11 au total plus l'intermède Filter Happier), parce que le groupe et son néo-producteur (Nigel Goldrich, qu'on retrouvera ensuite aux côtés de U2, R.E.M., Air et même Paul McCartney) ont fomenté un parfait équilibre entre expérimentations sonores et classicisme mélodique. Si l'électronique s'infuse pour la première fois dans le répertoire d'un groupe alors fermement électroacoustique, elle n'est nullement envahissante et, au contraire, tisse des climats, des ambiances qui bénéficient autant à chaque titre qu'à la cohérence de l'ensemble.

Et à sa grâce! Parce que, constatons-le, en 1997, Radiohead est sur le toit du monde musical, unité créative (avant-gardiste, presque) et cependant fédératrice, la formation se met, se faisant, une énorme pression quand à la suite d'évènements qui ne pourront que minorer le capital acquis avec pareil opus. C'était le prix à payer pour un coup de génie longue-durée et l'établissement, à long terme, dans la caste très fermée des groupes qui comptent vraiment et n'en font, hallelujah !, qu'à leur tête.
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le 20 mars 2006
OK Computer tisse une toile sublime de mélodies et d’instrumentations, qui donne parfois le frisson. De cascades de notes échevelées en plaintes quasiment gutturales, la voix de Thom Yorke tout en maîtrise, est magnifique de bout en bout. Il emmène ce disque à des altitudes inédites tout en sérénité.
Entre psychédélisme tempéré et guitare tranchantes, la troisième voie inaugurée par cet album est lumineuse et mélancolique. Le chant se dissout joliment dans les instruments, il emprunte parfois des accents mystiques. Au rock traditionnel, viennent se greffer des sons synthétiques surprenants sur certains morceaux, dont la fameuse voix d’androïde utilisée au cours de l’album, qui coupe le disque nettement en deux moitiés égales. Deux faces d’un même joyau rock des années 90.
Mon conseil : ne passez pas à côté de ce disque, il est exceptionnel.
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le 22 octobre 2010
Dans un premier temps je n'écoutais ni ne jouais plus de rock. Je ne composais plus de chansons. Retraite. Fin de party ? La musique classique était un puit sans fond. Debussy, Schubert, Poulenc, Purcell, Schumann, Britten, Stravinsky, Reich, Dutilleux, Boulez, Varèse, Bach, Haendel, Schütz... Le jazz un grand espace vierge peuplé peu à peu de pianistes drogués et fous. Forever Monk... Me parvenaient encore quelques échos. J'avais écouté les Strokes. Les avais trouvé intéressants mais peu inspirés. Et puis j'étais tombé par hasard sur le classement des cent meilleurs disques rock établi par les lecteurs du NME. « Revolver » était, naturellement, classé numéro un. Mais il partageait la plus haute marche avec une autre galette. Cela s'appelait « OK Computer », par un groupe nommé « Radiohead ». Je l'avais acheté. Je me souviens très bien de la première écoute. Je conduisais, vitres ouvertes. J'avais trouvé cette musique plutôt laide, au mieux prétentieuse, au pire fade et inhabitée. Je crois bien que je roulais vers Saucats. J'avais réitéré l'expérience plusieurs fois, sur notre chaîne. Mais l'impression initiale demeurait. « Paranoïd Android » me paraissait particulièrement vaniteux. Je ne supportais pas « Airbag » et n'aimais pas ces arpèges de guitare évanescents, façon « Durity Column ». Tout juste mon oreille avait-elle accroché à ce beau morceau, au milieu du disque, « Karma Police », ainsi qu'à une autre plage (mais laquelle était-ce, la 7ème, la 9ème, la 11ème ?).

On était en 2001 et l'odyssée de l'espace venait de s'écraser contre la vilaine face du réel comme deux châteaux de cartes s'écroulant de 400 mètres de haut.

Dans un deuxième temps, j'avais renoué avec le rock'n roll. Ces disques me parlaient à nouveau. Et de quelle manière ! White Stripes, Libertines, Franz Ferdinand, The Kills, Giant Sand, Arcade Fire, Wilco, Rancid, Dandy Warhols, Kings of leon, Kaizer Chief, Weezer, Queens of the stone age, Sufjan Stevens... A l'époque, nous dévorions les coffrets de « Six feet under » jusqu'à point d'heure. C'était devenu une addiction. Je me souviens de cette magnifique scène finale de la saison quatre. Tous réunis dehors, apaisés. Il fait nuit et ils font un grand feu de joie avec les objets encombrants de leur passé. Claire pose deux baffles sur le rebord de la fenêtre et elle passe « Lucky », cette magnifique chanson, celle-là justement que je ne parvenais pas à situer. J'avais fini par l'apprivoiser ce disque. « Paranoid Android » c'était pas si mal finalement, et même mieux que ça. Ces guitares évanescentes formaient une texture aérienne, « subterranéenne », qui avait fini par charmer mes sens. Et il y avait de si belles chansons. « Lucky , « Karma police » bien sûr. Et la voix de Thom Yorke sur « Exit music »...

On était en 2004 et on regardait des photos d'une petite bonne femme en treillis qui tenait des prisonniers irakiens en laisse.

Dans un troisième temps, des chansons me venaient à nouveau. J'étais tombé amoureux de leur musique. J'avais tous leurs disques. Chacun d'entre eux m'avait marqué à sa manière. Sauf « Pablo Honey », leur premier opus, qui ne valait que pour l'exceptionnel « Creep ». Certains avaient mis plus de temps à faire leur nid. « In Rainbows » notamment et sa suite de morceaux apaisés. Mon préféré restait quand même « Amnesiac », le reflet de « Kid A ». J'aimais « Kid A », bien sûr. J'avais beaucoup écouté « The Bends » aussi. Je n'aurais su dire quelles chansons je préférais. Peut-être « Where I end and you begin » ou « There there » dans « Hail to the Thief » ? Chaque été je confectionnais une set liste d'une vingtaine de leurs morceaux. Chaque année la liste changeait. « OK Computer » était leur disque qui me fascinait le moins. Mais « Paranoid android » devenait peu à peu cette symphonie étourdissante de violence intérieure affleurante et « Karma police » avait pris la dimension d'un temple solaire. « Let down », « The tourist » et « No surprises » m'avaient conquis. Mais je n'aimais toujours pas « Airbag », encore moins « Electioneering ». Le disque me semblait déséquilibré, plein de fulgurances mais émaillé de dissonances inutiles.

On était en 2007 et nous entamions ce voyage médiocre et vulgaire au bout de la nuit du Fouquet's.

Dans un quatrième temps je n'ai pas encore cinquante ans. Je m'en fous à vrai dire. J'ai mis la galette l'autre soir. Elle était posée là, au milieu des quelques autres qui tournent par ces temps. PJ Harvey, Dominique A, Allman Brothers, Nike Drake, Arvo Part, Micah P. Hinson, Martial Solal , Nino Ferrer, Raphaël, Antony and the Johnsons, Stockausen. La roue tourne mais « OK Computer » demeure. J'aime les mystères. Le dernier vient de tomber. J'ai adoré « Airbag ». Plus encore « Electioneering ». C'est du rock. Du rock haché, violent dans ses attaques de guitare, mais « ô combien » brillant, vibrant, vivant... Le disque n'a plus de temps morts. Il est désormais monolithique mais ne m'a pas encore révélé tous ses pouvoirs. Il y a tant d'entrées possibles.

On est en 2010, cette décennie aura été hantée par un disque splendide.
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le 16 décembre 2004
On se souviendra de cette époque. On se souviendra des premiers riffs de 'Airbag' qui entament l'album, et qui font savoir que cet album n'est pas comme les autres. Un peu plus de 40 minutes plus tard. quand la dernière cloche de "the tourist" raisonne, c'est la fin d'un tour dans des montagnes Russes qui épatent ou désespèrent, mais qui en tout cas ne laissent pas indifférentes.
Dans 20 ans, nous n'aurez pas à expliquer à vos enfants qui est Radiohead. Ils sauront.
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le 14 juillet 2002
Cet album procure des sensations perdues depuis Dark Side Of The Moon .Une musique subtile et harmonique qui veut oublier parfois le rock basique en 4/4 pour lui préférer le 3/4(The Tourist) ou le 7/4 (Paranoïd Androïd) .Des magnifiques arpèges de guitare et de clavier dans tout l'album ,c'est un véritable rêve éveillé .Mais la puissance n'est pas en reste avec des chansons comme Electoneering qui provoque des déflagrations de neurones.Paranoïd Androïd est instrumentalement un vrai chef d'oeuvre impossible à reproduire tellement elle est travaillée .Exit Music nous transporte dans une mélancolie paradoxalement agréable et Let Down donne une merveilleuse sensation de bonheur retrouvé c'est divin ! L'ambiance de cet album est sombre et aquatique mais il y a quand même la place pour une jolie berçeuse (No Surprises) .Les 2 dernières sont surement les meilleures : Lucky avec sa guitare qui pleure litteralement et The Tourist la dépression triomphante .Nul doute le groupe a atteint le sommet ici .Ce qu'ils ont fait après est peut être courageux mais en aucun cas ça ne vaut OK Computer.
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le 1 septembre 2016
Ecouter la musique des années 90, c’est un peu comme se promener dans un cimetière. En regardant derrière soi, c’est fou le nombre de morts précoces et violentes qu’on peut constater parmi les musiciens de cette génération, et malheureusement, ces disparus furent souvent les plus doués du lot. Certes, Cobain avait donné le ton dès 94… Suivirent Jeff Buckley (noyé), Mark Sandman (crise cardiaque), Layne Stayley (overdose) et un peu plus tard Vic Chesnut (suicide), Mark Linkous (suicide) et Elliott Smith (suicide ou peut-être meurtre non élucidé).

Quant à Radiohead, fort heureusement, aucun des musiciens du groupe n’a été victime de telles tragédies. Pourtant, à écouter leurs disques, on dirait que leur musique ne parle que de ça. (Le batteur fait d’ailleurs partie d’une association de bénévoles qui conversent anonymement au téléphone avec les gens tentés de mettre fin à leur vie pour essayer de les en dissuader.) Avec OK Computer, ils accouchent d’un disque majeur, complètement hypnotique et hanté par les nombreux fantômes de la pop : les fous, les disparus et les suicidés…

Yep, voilà un des meilleurs albums des années 90, atteint de ce qu’on pourrait appeler « le syndrome Dark side of the moon » : gros son, importance prépondérante de la production, concept fumeux, mais dans l’ensemble, une bien belle collection de chansons. D’autres groupes ont été frappés des mêmes symptômes au cours de leur carrière (les Cure de Disintegration, par exemple) mais Radiohead est sans doute l’un des derniers chez qui cela aura abouti à une telle réussite. Et tout comme chez Pink Floyd, le succès de l’album s’articule sur un gigantesque malentendu : alors que le groupe a construit son œuvre en illustrant les différentes modalités de l’aliénation dans la société moderne, la majeure partie du public préfèrera y voir une sorte de film pour les oreilles, une invitation au voyage onirique ou lysergique, où la « musique planante » tient lieu de toile de fond à l’imaginaire de l’auditeur. Et pourtant, ce disque, l’un des plus lugubres qui soit, tient facilement la comparaison avec ceux de Nico ou de Joy Division…

Qu’on en juge sur pièces. Voici comment on pourrait synthétiser les thématiques des différents morceaux :

• Airbag : J’ai failli mourir.
• Paranoid Android : Je suis fou.
• Subterranean Homesick Alien : Je suis fou.
• Exit Music (For a film) : On s’aime. On meurt. On espère que vous allez tous crever.
• Let Down : Je suis aliéné. Ma vie n’a pas de sens.
• Karma Police : Nous sommes fous. Nous allons vous tuer.
• Fitter Happier : Je suis de plus en plus aliéné.
• Electionneering : Je suis fou. Vous êtes fous. Votez pour moi.
• Climbing up the walls : Je suis complètement cinglé.
• No surprises : Je veux mourir.
• Lucky : Je suis mort. Tuez-moi encore.
• The Tourist : Je suis fou et je parle aux morts, ou bien je suis mort et je parle aux vivants.

Bref, on aperçoit bien quelques motifs macabres assez récurrents, non ? Cependant, comme chez le Velvet de White Light/White Heat, comme chez Jane’s Addiction sur Ritual de lo Habitual, le génie de ce disque, c’est que la musique arrive à transcender et conjurer l’horreur, la folie et la paranoïa qui suppurent désespérément des paroles. Après cet album, Radiohead tournera peu à peu le dos au format chanson et, n’en déplaise aux fans, ne fera plus que décliner lentement mais sûrement vers une sorte d’autisme musical où l’on fera de moins en moins la part entre la pose artistique, la véritable audace et la franche imposture. En attendant et espérant que le groupe revienne un jour à un tel niveau d’inspiration, on continuera d’écouter ce disque qui n’a pas pris une ride. Et pour ceux qui le trouvent vraiment trop lugubre, on indiquera à toutes fins utiles que les Easy-Star All Stars ont enregistré l’intégralité de l’album en une version reggae aussi impressionnante qu’hilarante.
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le 8 septembre 2003
On dit souvent que les bonnes critiques de Ok Computer sont encore plus débiles que les mauvaises .
Je n' essaierai pas de vous prouver le contraire .
J' écoute ce disque pratiquement tous les jours . Oui . Depuis sa sortie . Et je redoute fébrilement le momment où j'en serais lassé . Mais après tout ce temps , j' ai fini par croire que ca n' arriverait jamais .
Pourtant , je n' ai pas le sentiment d' y être particulièrement attaché à ce disque . C'est juste qu'il finit toujours par atérrir dans mon lecteur . Je n' ai vraiment pas la sensation de le faire exprès . Un peu comme si j'en étais devenu dépendant .
Aaaah , la batterie d' Airbag ... le solo de Paranoid ... le "tac-tactactactactac bliiiiiimmmp" du quatrième verset d' Exit Music ... Let Down ... le "tacccccccc" avant l' envolée de Karma Police ... le (...) bordel de Climbing Up ... NO SURPRISE ... NO SURPRISE , les gars ... le moment où Tom change de ton sur Lucky ... tous ces moments appartiennent désormais à l'histoire .
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le 27 août 2009
Après l'excellent The Bends, Radiohead était attendu au tournant du 3ème album. Là où The Bends proposait une collection de petits bijoux pop/rock d'une beauté rare, mais au format finalement assez conventionnel (couplet/refrain/couplet/refrain), OK Computer allait montrer la voie d'un rock beaucoup plus expérimental, explorant de nouveaux espaces inconnus du commun des rockers voire carrément insoupçonnés.

Une chose est sûre : jamais la critique, qu'elle soit médiatique ou populaire, n'aura à ce point été unanime sur la qualité d'un album. Et pourtant, OK Computer fit l'effet d'un OVNI à sa sortie, ne ressemblant à rien de ce qui avait été produit jusqu'ici. Et le vrai tour de force réussi par Radiohead, fut de faire de ce disque improbable, un gigantesque succès populaire et commercial, succès qui conditionnera d'ailleurs toute la suite de la carrière du groupe qui pourra tout ou presque se permettre, comme publier des albums electro-chics, limites chiants et sans réels potentiels commerciaux (Kid A et Amnesiac) ou un album exclusivement (ou presque !) commercialisé sur le Net (In Rainbows).

Mais en attendant ce relatif déclin, en 1997, Radiohead semblait comme touché par la grâce. Et la magie de OK Computer opère encore, plus de 10 ans après sa sortie initiale. L'auditeur est comme en hypnose devant cette oeuvre foisonnante de trouvailles et de petits éclairs de génie disséminés tout au long des 12 titres. Paranoid Android est sans aucun doute le titre le plus représentatif de l'album, un single improbable de plus de 6 mn, structuré en 3 mouvements. Un monument. Les ballades éthérées Exit Music et Lucky sont de pures merveilles alors que Subterranean Homesick Alien, Let Down, Karma Police et No Surprises touchent au génie pop.

Avec cet album, Radiohead ouvrait clairement un nouveau champ des possibles pour toute une génération de créateurs en herbe, mettant à jour une nouvelle dimension musicale encore jamais explorée. A ma connaissance, on attend toujours la suivante, puisse-t-elle exister...

Cette édition collector propose un second CD compilant b-sides et raretés live ainsi qu'un DVD. Un bel objet pour découvrir ou redécouvrir un album fondamental des années 90.
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THE BENDS (1995) a réalisé un beau score (excepté aux USA) et a placé Radiohead parmi les groupes les plus prometteurs des années 90. Enregistré dans un manoir (hanté selon Thom Yorke) à Bath, son troisième album viendra non seulement confirmer toutes les attentes, mais va s’imposer comme l’une des œuvres majeures de son époque et - carrément - de toute l’histoire du rock depuis que les Quatre Ménestrels de Liverpool l’on rendu pop. Une pièce rare et riche à la fois.
Sans vraiment le revendiquer, Radiohead entre ici à pieds joints dans le rock progressif. Un bijou comme PARANOID ANDROID en fait la parfaite démonstration par ses enchaînements stylistiques (trois morceaux en un) et ses ruptures de rythmes lacérées par de farouches et héroïques guitares, sans parler d’une emphase lyrique pas si éloignée que ça d’un Queen. Mais là où d’autres feraient grincer des dents, Radiohead parvient à rester crédible car il tend plus vers l’émotion que la recherche d’effets, Thom Yorke atteignant des sommets mélodiques à la fragilité touchante (EXIT MUSIC), illuminés dans leur austère enjouement par des guitares façon Byrds (LET DOWN, LUCKY) et qu’un habillage parfaitement en phase axé sur les claviers (KARMA POLICE) et les sons rappelant l’ancien Pink Floyd (AIRBAG) se voient mis au seul service de l’expressivité des morceaux - renforçant d’avantage l’émotion qui y est contenue - plutôt qu’à celui de l’exercice de style. Ainsi, par la force de chansons simplement sublimes, Radiohead entre avec OK COMPUTER dans la cour des immenses.
Tops : PARANOID ANDROID, EXIT MUSIC, KARMA POLICE, NO SURPRISES, LUCKY, THE TOURIST, CLIMBING UP THE WALLS
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le 31 décembre 2013
Cet album est vraiment une oeuvre d'art. Radiohead y cherche des sentiments dans les robots et les ordinateurs. Et ils y arrivent. Je connais leur trois premiers albums. Celui là est le meilleur pour moi. Karma Police, Paranoid Android, No surprises ... que de bons titres !
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