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Volume inaugural d'une série toujours en cours, le premier des « Filmworks » de John Zorn est d'abord sorti chez Nonesuch en 1992 avant d'être réédité par Tzadik (label/maison de Zorn) en 1997. Il regroupe les bandes son de deux long-métrages (She Must Be Seing Things de Sheila McLaughlin et The Golden Boat du chilien Raul Ruiz), d'un court (White and Lazy de Rob Schwebber) et propose, en « bonus beat », une savoureuse reprise du thème composé par Morricone pour le Bon La Brute et le Truand de Leone. Comme son titre l'indique fort justement, les enregistrements couvrent la période 1986 à 1990. Voilà pour le côté informel.

Musicalement, l'affaire est multiple mais toujours intéressante. White and Lazy sera à rapprocher de Naked City, en plus mélodique cependant. Un peu d'ambient, de surf music, de punk, de jazz, de blues et l'affaire est rondement mené, en seulement dix (réjouissantes) petites minutes. La musique composée pour le Golden Boat de Ruiz est une autre affaire, et un pas de plus vers les harmonies et expérimentations zorniennes que nous connaissons. Zorn y mixe musiques latinas, classique contemporain, jazz (une bonne occasion de l'entendre souffler dans son biniou de feu !), rock(abilly) ou ambient angoissant dans un maelstrom addictif, chamarré, un peu décousu mais surtout très fun ! La troisième BOF, She Must Be Seing Things, est aussi la plus aboutie et cohérente des trois. Jazz, orchestrale et ambiante à la fois (selon la progression de l'histoire qu'elle illustre, on imagine), pleine et nuancée, elle nous propose une musique qu'on eût bien imaginée sortie du cerveau d'un Bernard Hermann (Hitchcock !). Evidemment, le tout est dynamisé, revu et corrigé à l'aulne de l'imagination de Zorn et, de belle qualité, tape dans le mille. Niveau line-up, toutes formations mises bout à bout, c'est la crème de la scène de Downtown NYC qui se bouscule dans le sillage d'un des siens (voir plus bas), alors, forcément, ça joue bien, très bien même.

Si on ne reconnait encore que ponctuellement la Zorn's touch dans ces premières explorations pour support filmique, ce volume n'en reste pas moins une jolie réussite et, de part sa variété et la qualité d'icelle, une addition bienvenue à la collection de tout amateur de musique avant-gardiste et (mais ?) distrayante.

Personnel:

White And Lazy
- Robert Quine: guitare
- Arto Lindsay: guitare, voix
- Melvin Gibbs: basse
- Anton Fier: batterie
- Carol Emanuel: harpe
- David Weinstein: claviers
- Ned Rothenberg: clarinette basse

The Golden Boat
- Vicki Bodner: hautbois
- John Zorn: saxophone alto
- Robert Quine: guitare
- Anthony Coleman: claviers
- Carol Emanuel: harpe
- David Shae: platine, voix
- Mark Dresser: basse
- Cyro Baptista: percussions brésiliennes
- Bobby Previte: batterie, marimba

The Good, The Bad And The Ugly
- Robert Quine: guitare
- Bill Frisell: guitare
- Fred Frith: basse
- Wayne Horvitz: orgue Hammond
- David Weinstein: claviers
- Carol Emanuel: harpe
- Bobby Previte: batterie, percussions, voix

She Must Be Seeing Things
- Shelley Hirsch: voix
- John Zorn: saxophone alto
- Marty Ehrlich: saxophone ténor, clarinette
- Tom Varnet: cor français
- Jim Staley: trombone
- Bill Frisell: guitare
- Carol Emanuel: harpe
- Anthony Coleman: piano, orgue, celesta, clavecin
- Wayne Horvitz: orgue Hammond, piano, DX7
- David Weinstein: mirage, clavier CZ101
- David Hofstra: basse
- Nana Vasconcelos: percussions brésiliennes
- Bobby Previte: batterie, percussion, vibraphone, timpani, glockenspiel
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Ça commence avec Arto Lindsay qui gueule et strie magnifiquement sa guitare, dans la brève pièce d'ouverture (« Main title ») qu'on rêverait dix fois plus longue ! (elle dure à peine une minute)

Ces Filmworks de John Zorn présentent un patchwork de trente-deux plages, plutôt courtes (de 0'28 à 4'54 pour la plus longue), fragments extraits de trois bandes originales de films plutôt confidentiels (White and lazy -1986, The Golden Boat -1990, She May Be Seeing Things -1986). Avec, en prime, une relecture du thème principal du thème écrit par Ennio Morricone (une icône de JZ) pour The good, the bad and the ugly de Sergio Leone. Les aficionados qui avaient tripé sur la reprise du Clan des Siciliens dans le premier album de Naked City apprécieront !
Ils seront d'ailleurs sans doute les seuls à se repaître complètement de ce large coup d'œil kaléidoscopique sur ces bandes originales (dans tous les sens du terme) mais plutôt disparates, et dont une bonne partie perd de sa force, on le devine, sortie de sa toile de fond cinématographique (un problème dont JZ n'a pas l'exclusivité, bien entendu).

Bien sûr, la machine Zorn fonctionne tout de même à plein régime, et les tranches esthétiques sont brouillées joyeusement et sans retenue : jazz contemporain, pop-rock old school, effluves de musiques savante européenne (et bien d'autres encore) se télescopent donc sans crier gare...
L'équipée sauvage de complices est bien présente, prête à toutes les fantaisies : pour ne citer qu'eux, les fidèles Ned Rothenberg (clarinette basse), Carol Emmanuel (harpe), Robert Quine (guitare sous haute tension), Bobby Previte (batterie et percussions), Marty Ehrlich (saxophone ténor), Wayne Horwitz (claviers en tous genres), ou encore Mark Dresser (contrebasse)...

Et quel genre de fantaisies, alors ?...
Pour The Golden Boat, il y a de grosses réussites (le « theme », envoutante chanson sans voix,parée d'un exotisme surréaliste, ou le hard-bop alien de « Jazz I », avec chorus déjanté du leader) qui voisinent avec des plages plus anecdotiques (« Horror organ », « Mexico ») ou carrément moins convaincantes (ce « Rockabilly » qui tombe complètement à plat), mais qui font partie du folklore global imaginé par Zorn pour le film. Il faut donc faire avec et déguster le tout, ou bien claquer la porte immédiatement.

Même constat, peu ou prou, face aux séquences crées pour She must be seeing things : des bijoux (le swing corrosif de « Seduction » et son parfum de rut tropical à prendre au trente-sixième degré,ou le delirium foutraque et psychédélique de « Climax »), des curiosités sans + ( la saillie érotico-désuète de « Homecoming », ou le chaos organisé de « Following sequence ») et des chutes inutiles et peu exaltantes (« Catalina flash », « Worms », « Catalina escapes »).
Petit retour de flamme pour la superbe féérie du « End titles », avec la chanteuse Shelley Hirsch, qui contient mille clins d'œil et rappelle à quel point le compositeur s'est intoxiqué pendant des années aux musiques de films et de dessins animés...

Bref, les inconditionnels se régaleront sans aucun doute.
Attention, ce n'est que le premier volume d'une très longue série, intégralement parue chez Tzadik comme il se doit.
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