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Ces trois célèbres Sonates à titre, de nombreux disques nous les proposent en programme -notamment issus des intégrales enregistrées par les plus grands pianistes.
Que nous offrit celle gravée par Claudio Arrau dans les années 1960 pour Philips ?
« Arrau, qui pouvait faire paraître facile tout ce qu'il jouait, tenait à rester difficile et rugueux dans Beethoven » commente André Tubeuf (dans un texte repris dans L'Offrande Musicale, ed. Robert Laffont), qualifiant une sonorité « où grondent et se ponctuent des basses d'un poids inouï, présences fondamentales sans lesquelles les traits de la main droite, virtuoses pourtant, et son chant, éloquent, n'auraient pas cette liquidité lumineuse, qui est celle d'une matière en fusion. »
Tout aussi significatives, ces lignes que le chroniqueur écrivit pour une critique du magazine Diapason : « le Beethoven classique, transfiguré d'Arrau, on l'entendra dans ses Philips 80, et déjà dans ses Columbia 50 (EMI). Arrau est ici au tournant de son âge, dans sa crise absolue d'identité ».

A l'écoute, l'allegro de "Appassionata" se révèle le plus intrinsèquement tourmenté qu'il soit donné d'entendre : non pas rage ou soif du défi, mais épaisseur d'un doute, comme celui d'une ambition en pénitence. On percevra davantage de couleurs avec d'autres claviers : l'Andante se contenant ici dans un nuancier monochrome rétif à toute distraction, comme pour mieux réfléchir le sens, enchaînant une transition sans hiatus émotionnel vers un allegro contrôlé comme une pensée philosophe en marche, consciente de l'effort et de la hauteur du but.
Tout au long de ce finale, on admirera une intelligence réflexive, une continuité prosodique -à rebours de toute tentation belcantiste. La mélodie paraît alors comme manifestation nécessaire d'un questionnement. « Son chant, c'est l'éloquence des profondeurs » écrit encore André Tubeuf. Cette main gauche abyssale, bien sûr ; mais surtout : profondeur du questionnement... Même dans le doux cantabile de l'Adagio de la "Pathétique".

Semblable intériorité enclot l'interprétation de la "Mondschein" : la grâce naïve de l'allegretto central (« une fleur entre deux abîmes » disait Liszt) s'insère entre un gouffre immobile et le galop du Presto, en affirmant une cohérence de ton qui semble celle d'une résignation et d'une humilité face à la grandeur inaccessible.

Là où d'autre artistes nous donnent l'illusion de savoir, la prétention de nous placer en connivence avec la familiarité du génie beethovenien, ces témoignages d'Arrau ménagent leur peu de certitude : une modestie intimidée qui s'embusque pour que Beethoven reste grand.
Par sa déréliction, voilà une vision unique et déstabilisante : pour qui souhaite en CD une première approche de ces pages, on pourra plutôt chaleureusement s'assurer avec Wilhelm Kempff (DG).
11 commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
TEMPLE DE LA RENOMMEEle 11 décembre 2012
Voilà l'Energie de la matière brute mise en fusion...Le 3ème mouvement de l'Appasionata semble être une pâte brulante dans les mains de Claudio Arrau...tout ce que cette musique a de sombre violence, de force inarrêtable,d'exigence de passage qui ouvre sa route...Tout ce que ce Moi surpuissant exige des sources profondes qui le tordent s'exprime dans l'orage libéré
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