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le 15 novembre 2006
Cette compilation présente une séléction fort bien choisie de la dernière période de la belle Bille. Absentes ici les exubérances vocales des périodes antérieures (non seulement elle n'en était plus capable, mais elle a compris que c'était sur la mélancholie et le blues qu'elle devait compter, dans sa musique, comme dans sa vie). Il y même quelques défaillances vocales, mais qui ne font qu'ajouter à notre tendresse. Les accompagnements sont excellents, on ne peut mieux. Le re-masterisation est sans reproche. Pour un amateur qui part de rien (et qui ne peut s'acquérir les intégrales), on peut ajouter ce double CD à l'excellent coffret 4CD "The Lady Sings" (label Proper) qui offre un superb panorama des années 1935-1949, et on aura le quoi meubler de longues soirées de bonheur.
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Il faudrait des heures entières pour retracer l'itinéraire de Billie Holiday (1915-59), et la liste des musiciens avec lesquels elle aura collaboré. Billie Holiday incarne sans doute plus que ses illustres collègues (Fitzgerald, Vaughan, Smith...) la chanteuse de jazz.

Enfance misérable, trainée d'un foyer d'accueil à un autre, Eleanora Fagan - de son vrai nom - se fait rapidement une réputation... auprès des hommes qu'elle racole pour gagner sa vie. C'est en 1933 qu'elle enregistre pour la première fois en studio, et sa carrière est lancée. Elle multiplie les rencontres (pas seulement professionnelles) avec les plus grands noms du genre, mais c'est avec Lester Young, dit « Prez » qu'elle vivra sa plus belle histoire. Une belle histoire d'amitié. Elle est acclamée, aimée, on s'intéresse à son parcours, qu'elle n'hésite pas à édulcorer à l'attention des journalistes.

Parmi ses grands succès, parlons de la chanson « Strange fruit », qui désigne les Noirs du Sud, pendus aux branches d'arbres. Le racisme y est ouvertement condamné, la chanson fait scandale, mais est aussi un succès. Elle n'en est pas l'auteur, mais Billie Holiday écrira aussi beaucoup de chansons. Elle perçoit des royalties, et gagne bien sa vie.

Hélas, l'argent qu'elle gagne est immédiatement dépensé en alcool, en drogue, dont elle fait une consommation de plus en plus importante. Les témoins se souviennent de ses bras, ses poignets, ses mains, couverts de traces de piqures. Sa réputation en prend un coup, elle est arrêtée et emprisonnée plusieurs fois. Malgré tout, elle poursuit sa route, en Europe, en France, dans le célèbre Saint Germain de Près fréquenté par Juliette Greco, Miles Davis, Liza Blackwell, et beaucoup de confrères bluesman, jazzman, qui trouvaient l'air (et la coke) plus respirable à Paris.

En 1956 et 57, elle enregistre pour Verve, plusieurs albums, réunis sur ce double CD : ALL OR NOTHING AT ALL, BODY AND SOUL, SONGS FOR DISTINGUES, ainsi que quelques inédits glanés ça et là. La voix de Billie Holiday, déjà naturellement rocailleuse, râpeuse, traînante, est ici plus chancelante que jamais. La diva est fatiguée, malade. Elle est accompagnée entre autre par Harry Edison à la trompette, Barney Kessel à la guitare, Jimmy Rowles au piano, et par son amant du moment : Ben Webster au saxophone. Il n'y a pas plus moelleux que le ténor de Webster, des notes profondes, rondes et veloutées, qui accompagnent merveilleusement le registre plus bluezy de la diva. Les solistes prennent des chorus, certains titres montent à 6 minutes ou plus. Au programme des standards d'Ellington, Cole Porter, Gershwin, Irvin Berlin. 28 chansons en tout, magnifiquement rendues, sur tempos généralement lents ou médium (surtout le CD2).

Ne vous attendez pas au swing imparable d'une Ella Fitzgerald. Billie Holiday égrène les titres de sa petite voix usée par les cigarettes et l'alcool, elle a du mal dans les aigus, sa voix se perd parfois, dérape, et s'en est presque plus beau, plus poignant. Mais son style unique est là, reconnaissable, et en réécoutant ses sessions, je pense à Franck Sinatra (elle chante « Cheek to cheek »), dans la manière dont Holiday semble toujours en retard d'un demi temps sur l'orchestre, la manière dont elle coupe ses phrases, place ses silences.

Billie Holiday avait développé un tas de maladies, hospitalisée à plusieurs reprises, elle replongeait aussi sec dans la dope. Elle meurt chez elle, en 1959, à seulement 44 ans.

CD 1 : 68 minutes
CD 2 : 67 minutes.
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le 19 septembre 2004
La voix fragile et si émouvante de Billie Holiday, magistralement accompagnée, avec des solistes de choix tels Ben Webster au sax ténor ou Harry Sweets Edison à la trompette, pour un double album de standards qui rassemble les sessions initialement sorties en vinyl sous les titres "Songs for distingue lovers", "All or nothing at all" et "Body and soul".
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