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Ce double CD présente l’intégrale des six concerti Brandebourgeois de J.S Bach (1685-1750) dans la version de Christopher Hogwood avec « The Academy of ancient music », comme souvent placé dans l’ordre numérique et non celui de leur composition. Ils sont aussi joués « dans leur version originelle », i.e. première version : car comme le confirme le livret écrit par le chef lui-même, « bien d’autres versions existent, présentant des variantes, voire des leçons contradictoires, qui témoignent d’une longue histoire de remaniements et d’ajustements. »

On peut ne plus présenter ces plus célèbres concerti de J.S Bach pour petit effectif changeant... Mais rappelons tout de même l’historique de ce recueil dans l’ouverture du livret : « Les six Concertos brandebourgeois ne furent pas écrits pour le margrave de Brandebourg et ne furent jamais entendus à sa cour. Bach les tira de la musique jouée par l’orchestre du prince Léopold à Cöthen, les remania et les offrit au margrave en 1721 dans une belle copie au propre, avec une élégante dédicace en français qui n’est sans doute pas de lui. »
La page de titre rappelle que ce sont « Six concerts avec plusieurs instruments. » La diversité des alliances d’instruments, l’esthétisme enjouée et raffinée en font l’une des pages les plus connues et jouées du Kantor. « Ce souci esthétique traduit une idée du temps : l’art devait imiter la nature, même imparfaitement, et la musique devait chercher à reproduire par tous les moyens en son pouvoir la richesse et la variété du monde naturel. »
Intéressante aussi cette confirmation de l’effectif utilisé : « Il semble maintenant évident qu’en indiquant « plusieurs instruments », Bach avait dans l’esprit un seul à la partie dans tous les concertos. »

De l’allant sans précipitation ni raideur compassée, de la souplesse dans les cadences, de l’élégance, du savoir-faire et de la musicalité : les maîtres-mots de cette belle version de Christopher Hogwood parue en 1985 à l’origine chez L’oiseau-Lyre. Précision, mise en valeur des instrumentistes avec les solistes tour à tour alternant et soulignés, et surtout audibles et placés en valeur (trompette (CDI, 4), basson et hautbois (CDI, 3), flûte (CDI, 5, 6 – CDII, 1), clavecin (CDII, 4), violoncelle (CDI, 7, CDII, 6)).
Avec une légère retenue mais afin d’obtenir une saine alchimie de ce petit effectif de chambre jouant « sur instruments d’époque ».

Grand plaisir vif de l’ouverture du concerto I (CD I, 1), la danse recréée (CDI, 3), le final du 3ème (CDI, 9), ainsi que le final du 4ème concerto (CDII, 3). Ces rythmes aisés, chaleureux et enivrants créent des images de tableaux bucoliques, gais et charmants pour chacun.
Petites faiblesses de la trompette lors de ses attaques (CDI, 4 et 6), comme les cors en ouverture (CDI, 1). Juste aussi une remarque d’ordre général : le son des violons qui paraissent un peu « métallisé » (CDI, 3, 7 ; CD II, 1).
Mais pas d’ennui ressenti au cours du célèbre adagio du 5ème concerto (CDII, 5). Le 6ème Concerto finit son allegro en pleine majesté, pas trop rapide et en élégance souveraine. Toujours un peu à l’image de cette intégrale.

Une belle esthétique à l’œuvre pour cette version maintenant un peu ancienne, mais qui faisait déjà partie de celles qui ont renouvelé le genre, après les aberrations des années 1970 (Karajan les jouant avec le Philarmonique de Berlin…). Du coup sa limpidité de lecture n’est pas périmée, magnifiant sa veine inspirée par une réalisation soignée et experte, et un plaisir communicatif. Avec une sorte de sobriété sobre et joyeuse, vive mais sans énergie ostentatoire perdue ou clinquante.

Il s'est appuyé, s'est vraisemblablement inspiré et a « profité » du déchiffrage des précédentes versions historiques pour proposer sa verve et son regard nouveaux, mais cela ne suffit pas pour entraîner une réussite obligatoire ! Il y faut sa patte, du métier, savoir introduire et insuffler son charme, ce que Christopher Hogwood et « The Academy of ancien music » ont réussi à merveille avec simplicité, fougue contenue, clarté sans ostentation. De la délicate dentelle sonore finement restituée et tissée ; où l’ensemble rejoint tout ce naturel espéré.

Par ses maîtrise et qualité intrinsèques, elle a moins subi que d’autres la désaffection comparative du temps, et a su subtilement garder sa fraîcheur. Une version à conserver sans réserves.
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...de Brandebourg, ce qui leur valut cet adjectif postérieurement attribué par Philipp Spitta dans sa biographie de 1873.
Candidature pour un poste à Berlin autant que regroupement de ce que le compositeur pensait avoir écrit de mieux dans ce genre, ces six oeuvres furent néanmoins conçues auparavant, pour la Cour de Cöthen (où Bach officiait depuis décembre 1717) voire dès 1714 pour le Duc de Weimar dont il fut Konzertmeister.

Enregistrée au printemps 1984, la réalisation de Christopher Hogwood s'appuyait sur de telles sources alternatives.
Parmi les spécificités de cette mouture BWV 1046a du Concerto n°1 (alors baptisé "Sinfonia") : éviction du deuxième Trio du Menuet (Polonaise aux cordes), tandis que les hautbois caquetant en réponse aux cors (Trio n°3) sont ici remplacés par des arabesques de violon.
Pour le BWV 1050a, la version du Concerto n°5 copiée par Johann Christoph Altnickol écourte le Finale et les soixante-cinq mesures de la cadenza de clavecin dans le premier Allegro.
Pour les quatre autres Concertos, les variantes concernent surtout la figuration et l'ornementation.

Sur instruments d'époque, avec un effectif d'archets réduit à l'essentiel, l'interprétation de l'Academy of Ancient Music clarifie la polyphonie (Concerto n°1 lisible et lumineux, où le basson de Felix Warnock n'est pas noyé dans la trame orchestrale), dynamise l'élan rythmique sans crispation ni opacité (Concerto n°3 pour violons, altos et violoncelles ; n°2 où l'on remarque la brillante trompette de Friedemann Immer).
Voilà une lecture transparente et chantante, trouvant le juste équilibre prosodique entre souplesse et rigueur pour les Concertos n°4 (enluminé par les flûtes diaphanes de Michel Piguet et Sabine Weill) et n°5 (avec Hogwood au clavier).
Les archaïsantes frictions de timbres du Sixième (avec Mark Caudle et Sarah Cunnigham aux violes de gambe) sont restituées dans leur grisante palette de textures sans paraître abrasives.
L'originalité de son approche textuelle, la qualité de l'exécution, la splendide captation par les micros de L'Oiseau Lyre : tout cela mérite que cette version ne doive pas quitter la tête du peloton discographique des « Brandebourgeois ».
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