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4,4 sur 5 étoiles
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le 1 juillet 2017
CHRONIQUE DE NIKOLA ACIN MAGAZINE ROCK&FOLK
555 DISQUES, 1954-2014 SOIXANTE ANS DE ROCK'N'ROLL (Rock & Folk HS n° 30 décembre 2014-janvier 2015) - Page 157
Et Beck se crut en 1967. Deux ans avant "Odelay", dans une étrange poussée d'inspiration, le petit homme blond qui faisait les bars torves de Californie avec sa guitare sèche découvrait la formule secrète d'un folk-blues férocement paresseux. "Loser" était l'hymne qu'une époque attendait. "Nouveau Dylan, nouveau prophète", "disait-on de lui. Il ne lui en suffit pas plus pour qu'il se précipite dans la direction opposée. Aussi, Beck sauta le folk (par-derrière diront certains) et, découvrant les plaisirs lysergiques et la pédale fuzz, se lança dans la psychédélie primale.
Pas celle précieuse et ampoulée de Pink Floyd ou celle, molasse, de Grateful Dead, non. Plutôt le son énergique et naïf des garage bands pléthoriques et oubliés de 1967, les Electric Prunes et Seeds dont la saine incapacité musicale interdisait toute virtuosité mais autorisait toutes les audaces. A preuve les emprunts qu'il fait au meilleur de l'acid-punk, du surpuissant riff de "Devil's Haircut" (piqué au "I Can Only Give You Everything" des obscurs Little Boy Blues) aux bouts d'orgue et de guitare tirés du premier Them. A partir de cette décharge publique musicale, seulement armé de "two turntables and a microphone" ("Where It's At"), Beck construit un chef-d'œuvre bordélique.
Car on entre dans "Odelay" comme dans une boutique de prêteur sur gages, une échoppe du marché d'Istanbul dans laquelle il vante ses produits les plus bancals comme des petits bijoux d'artisanat local. On y reconnaît des sons de jeux vidéo foutus en l'air, boîtes à rythmes mal réglées, guitares saturées et samples collés n'importe comment.
Et il ne s'arrête pas là, utilisant la même méthode pour ses paroles, reliant le "stream of consciousness" de Joyce au "cut-and-paste" de Burroughs, les métaphores de Ginsberg aux visions sombres de Ferlinghetti. C'est à eux autant qu'aux maîtres old school tels que Grandmaster Flash ou Fab Five Freddy qu'il doit son style de rap, ce rythme funky de blanc-bec en colère et totalement barjot, entrant dans une furie sans nom sur l'incroyable "Diskobox" qui conclut le disque dans une explosion distordue électrique qui racle les infrabasses et fait péter les aigus. Quand on a la coiffure du diable dans sa tête, on n'a peur de rien.
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le 14 janvier 2003
C'est le meilleur qualificatif pour ce gringalet, ce blanc-beck, ce ptit blond qu'un berçage trop près du mur a surement rendu maniaque du son. Si Mellow Gold, son précédent opus, était plutot sombre, vulgaire et (volontairement) brouillon dans son mixage, Odelay joue la carte du son parfait, des samples à ne plus savoir qu'en faire, et enfin d'un eclectisme jamais atteint depuis la consecration des Beastie Boys et de leur Licensed To Ill. La voix grave de Beck sait faire beaucoup de chose, que ce soit du rap énervé (Novocane), du chant pop 70's (Devil's Haircut, The New Pollution) ou du blues à la Dylan (Hotwax). Les bases de la musique contemporaine se retrouvent toutes dans cette album, qui m'apparait comme le meilleur de Beck (après Midnite Vultures, coup de coeur perso).
A acheter les yeux bandés, ça oui.
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le 3 décembre 2007
Odelay marque incontestablement la période la plus féconde en matière de création du prodige blondinet californien. Beck y explore une multitude de directions avec une agaçante facilité : ici, quasiment tous les styles admis de la musique depuis sa création y sont mélangés, absorbés et digérés, avec un dynamisme saisissant. Grâce à Odelay, Beck révolutionne carrément le rock : celui-ci devra désormais prendre en compte blues, rap, folk, pop, jazz, techno, musique industrielle, funk, metal, new-wave, country, bossa, krautrock, et même R&B (probablement en raison de la participation des Dust Brothers à la production - on se rappellera d'ailleurs de leur travail pour les Beastie Boys, qui dix ans plus tôt avaient effectué un exercice similaire très réussi, Licensed to Ill, curieux mélange de rap, hip-hop et rock).
Le plus déconcertant dans Odelay, c'est avant tout cette insolente facilité qu'a Beck de fusionner différents genres (et jamais les mêmes!) à l'intérieur de chaque piste : blues et hip-hop pour « Hotwax », rock furieux et easy-listening pour « Devil's Haircut » (tiré d'un morceau de Them de 1966), jazz et techno pour « The New Pollution »... Le tout entre agréables sons vintage et modernisme déroutant.
Cette importante prise de risques artistique est avec Odelay totalement concluante : le mélange des genres fait mouche presqu'à chaque fois (il y a bien sûr quelques plantages par ci-par là, largement excusés grâce aux nombreuses perles du disque...) et il se dégage d'Odelay une sautillante insouciance qui donne du baume au coeur.
Finalement, Odelay est tellement déconcertant, absorbe et digère tellement de choses, qu'en écoutant la suite de l'oeuvre de Beck, on a cette terrible sensation que tout est déjà en friche ici. Beck est-il allé trop vite et trop loin avec l'OVNI qu'est Odelay ?
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Après l'énorme succès de "Loser", il semble que Beck est décidé de tout montrer sur cet album. Clairement, le petit gars sait y faire. A l'image du single "Where It's At", Beck mélange tout, faisant se côtoyer tous les styles, et ça marche. Il n'empêche qu'au bout de la troisième écoute, on est un peu moins estomaqué. Poudre aux yeux, miroir aux alouettes, Beck a donc décidé d'épater la galerie, certes avec brio, mais tout cela tient plus du singe savant que de l'artiste touché par la grâce. On déplore, encore aujourd'hui, ses tous débuts, morceaux courts mais étonnamment cohérents car formant une œuvre et dévoilant un artiste singulier. On perd beaucoup ça ici. Un style de musique, c'est une lente maturation et un long processus, qui donne du sens. Il n'y en a pas ici. L'album est plaisant, certes, puisque inventif et bien foutu, bricolage amusant, mais on reste à ce stade. M'est avis qu'il vaudra toujours mieux une excellente composition, dans n'importe quel style de musique, qu'un collage malin.
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le 1 septembre 2000
Voila un album qu'il faut avoir absolument. Original: je le redecouvre a chaque ecoute. N'hesitez pas une seconde
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