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Dans cet album dédié à Erik Satie, Jacques Loussier décide de ne garder que la première gymnopédie, pensant certainement que le matériel thématique des trois est un peu trop proche. Dommage, j'ai une affection particulière pour la troisième, mais ne faisons pas la fine bouche... A la place il nous livre quatre variations sur la première. J'ai trouvé que le tempo était un peu rapide à mon goût dans l'exposition du thème dans la première variation (peut-être du à l'habitude des interprêtations classiques qui sont souvent très lentes), mais cela est vite dissipé et l'on rentre assez facilement dans le vif du sujet. Par moment on pense au "You must believe in spring" de Bill Evans et cela n'est pas pour déplaire. Evidemment la forme trio y est un peu pour quelque chose mais le petit côté "modal" que l'on rencontre chez Satie y contribue aussi.

Les Gnossiennes étant beaucoup plus variées, elles se prêtent très bien à une relecture jazz. Bien que respectant l'esprit originel des morceaux, le trio donne à cette musique un supplément de chair (très beau passage de contrebasse dans la quatrième, mais la batterie n'est pas en reste). Le son tout au long de l'album est très bon, très clair et dynamique tout en gardant un léger flou artistique nécéssaire à Satie.

N'étant pas un spécialiste du jazz, je me garderai bien de tirer des conclusions technico-théoriques sur ces relectures, me contentant de me fier au ressenti, au plaisir direct. La variation n°3 de la gymnopédie syncope la mélodie, cela fait un peu bizarre quand on a l'habitude de la jouer très linéaire, voire suspendue.

La célébrissime Gnossienne n°4 (tout est relatif) et son arpège de main gauche non moins connu très utilisé dans les médias audiovisuels est exposée très simplement mais ses variations renferment un très beau solo de batterie tout en finesse de la part d' André Arpino. La mélodie de la n°5 est déjà très jazz à l'origine (on se rend compte que Satie sous couvert de joyeux hurluberlu était pas mal en avance sur son époque), elle se prête naturellement à un très beau et délicat solo de Benoit Dunoyer de Segonzac à la basse suivi d'une jouissive improvisation très swinguante, avant un reprise du thème tout en brumes. La gnossienne n°1 a des accents de la fille d'Ipanema de Stan Getz (et Jobim!) et pour finir Loussier en gros égoïste fait son petit Bill Evans tout seul improvisant sur le thème de la gymnopédie.

Je ne sais si cet album plaira d'avantage aux amateurs de Satie désireux de s'encanailler dans un moment d'égarement jazzy ou aux accros du ternaire curieux de cette relecture de Satie par maître Jacques, pour ma part un très bon album que je recommande à ceux qui (comme disait France Inter) en ont entre les oreilles.
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Écouter Erik Satie ce n'est pas rien. C'est entrer dans un nouvelle ère de la musique. Nous pouvons dire et écrire que ce musicien est à lui seul la base du "Groupe des Six". Il leur fallait passer à autre chose que l’impressionnisme.
Pour eux Wagner, que j'écoute souvent malgré ces mots, c'était terminé. Il fallait faire autre chose ! De cet "autre chose" allait venir une tendance plus libre, déchargée d'entraves.

Mais comme nous connaissons Jacques Loussier, comment ne pas se laisser guider plus loin encore dans cette forme de jazz qui est sienne.
De ce disque on en aurait voulu encore plus mais, avouons le, c'est déjà beaucoup.

Nous retrouvons le trio : Jacques Loussier au piano. Benoit Dunoyer de Seconzac à la basse et André Arpino à la batterie.

1) Gymnopédie N° 1 Variations 1 ( 4'35" ) Loussier attaque au piano tout se suite accompagné par la basse, à 40" nous sommes déjà dans le jazz. L'impression est mesurée les coups de balais dur la cymbale apportent une autre dimension; Le Thème principal est respecté et nous ouvre néanmoins de nouvelles perspectives. Le piano revient plus "forte" et la basse s'accentue aussi à 3'50". Loussier va terminer dans l'improvisation extraordinaire.

2) Gymnopédie N° 1 Variations 2 ( 4'32" ) Tout de suite attaques du piano et de la basse, le thème principal est abordé dés les premières notes mais l'improvisation rythmique arrive vite et toujours ces balais sur la cymbale qui semblent donner un souffle de vie supplémentaire à cette Gymnopédie gracieuse, puis à 2'50" nous sommes plongés dans un jazz plus classique pour renforcer la base de la musique de Satie. Nous sommes transportés dans un nouveau monde, bien français cette fois.

3) Gnossienne N° 3 ( 4'25" ) Le piano grave à a main gauche renforcé par la basse tandis que la main droite au piano est gracieuse, énigmatique, les pédales du piano se sentent appuyées et relâchées pour donner en modulation une impression de liberté. Nulle entrave ne vient gêner cette musique. Le batteur annonce un phrasé plus rapide, le piano est plus frappé que touché, le jazz est là écartant tout sur son passage pour donner une nouvelle vie à cette "Gnossienne" qui s'éteint sur la résonance d'une corde du piano.

4) Gnossienne N° 6 ( 5'22" ) C'est la basse qui attaque ce titre sur un rythme envoûtant, un rythme oriental, nous sommes vers Shéhérazade, dansante, ou bien à côté d'un cobra qui d'un seul coup ondule, ou sur les mêmes ondulations d'une vipère du désert regardant une caravane, la basse est omniprésente, le batteur frappe sa cymbale puis les toms avec grande vigueur et c'est la batterie qui semble être accompagnée par le piano qui ne s’essouffle aucunement pour reprendre les rennes de ce caravan-sérail qui semble inépuisable. Nous sommes transportés loin, très loin, vers Aladin peut-être, alors que le piano renforce sa présence. Si ce n'est pas de l’impressionnisme c'est Thelonious Monk ? Non, Satie reste sans trop le voir avec ses prédécesseurs.

5) Gnossienne N° 2 ( 4'16" ) La basse prend cette Gnossienne dés le début, reste 45" alors que Loussier sans trop s'égarer se plie quelque peu à un rythme lent renforcé par la cymbale, la basse reste toujours présente. Des percussions anoblissent ce thème. Jacques Loussier semble serein, le batteur est très présent surtout à la cymbale nous sommes comme dans un intermezzo.

6) Gymnopédie N° 1 Variations 3 ( 5'03" ) Le piano reprend le thème principal sur un rythme plus syncopé, presque lento à la fois, douceur d'un moment apaisé. La Basse et la batterie interviennent et le tempo s'accélère peu à peu. L'atmosphère est là. Le jazz petit à petit s'impose à 60 à la noire puis le pianiste lance quelques triolets comme pour nous prévenir de sa présence.Nous arrivons à un tempo plus rapide mais apaisant encore. La batterie use beaucoup du tom basse.

7) Gnossienne N° 4 ( 7'08" ) C'est Jacques Loussier qui entame ce thème que nous aimons. Les doigts du pianiste sautillent en arpèges célestes. Un thème presque lancinant à la limite d'une sorcellerie musicale qui nous empêche de cesser l'écoute, puis la basse et la batterie tout entière viennent en renfort pour nous éveiller vers un jazz de nouveau style. À quoi le comparer sinon qu'à Loussier lui même. Un solo de batterie interrompt notre rêverie et Arpino se lâche dans un beau chorus presque intimiste. Un long moment de partage entre cymbales et toms-grosse caisse. Puis Loussier revivent au piano sur le thème principal accompagné encore par le batteur et le bassiste. La basse fait quelques réponse et tout s'éteint.

8) Gnossienne N° 5 ( 4'12" ) Le thème est abordé avec une légèreté bienveillante. Lento jusqu'à ce que la batterie vienne, puis la basse faisant un chorus avec des accords plaqués par Jacques Loussier qui reprend je thème. La batterie intervient et le rythme s’accélère nous donnant une forme jazz de haut niveau, presque swing. Le jeu s’apaise avec le piano en quasi solo avec pour seul fond sonore quelques notes à la basse et le frôlement des balais sur la cymbale.

9) Gymnopédie N° 1 Variations 4 ( 3'42" ) Accords plaqués au piano et le thème vient feutré, la basse est présente, nous sommes dans une demi-teinte puis à 1'40" la rythme s’accélère pour aborder une tournure plus classique. Un phrasé d’exception à déguster simplement.

10) Gnossienne N° 1 ( 3'52" ) Jacques Loussier reprend le phrasé des Gnossiennes accompagné par la basse et la batterie feutrée. Loussier joue beaucoup sur les trilles avant d'aborder un jazz classique et pur. Allant presque toucher un instant un rythme brésilien ! Revenant avec la basse au thème principal.

11) "Pas à Pas" ( 3'44" ) Tempo lent au piano mélangé à des trilles, nous revenons à une musique qui pourrait sembler improvisée mais "sembler" seulement. Le piano dialogue avec le piano ! Revient un thème Gnossienne et puis va dans une mesure ressemblant seulement au trois temps pour terminer sur un rythme syncopé et largo sur le thème principal mourant sur les touches.

Christian.
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le 1 juillet 2014
Le style élégant de Loussier se marie parfaitement avec les compositions de Satie.
Eblouissant de fraicheur.
Un très grand disque.
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le 6 mars 2011
Au-delà de Bach, la liste des compositeurs revisités jazz par Loussier est énorme : Vivaldi, Haendel, Mozart, Debussy.. Pour ce recueil Satie, la mélancolie et la tendresse des thèmes se marient à merveille avec la finesse des interprétations du trio.

Loussier sait laisser l'initiative, parfois, à la contrebasse et la batterie, nous permettant des petites ballades autour des compositions, de même que les passages en variations autour de la partition originale.

On a constamment l'impression que Loussier est parfaitement en phase avec les humeurs si particulières de Satie, et au bout de l'écoute, on est autant ravi de retrouver le Satie original que les autres relectures de Loussier.
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Jacques Loussier nous fait découvrir avec cet album un Satie saupoudré de swing, subtilement syncopé, dont les mélodies évanescentes sonnent au rythme d'improvisations méditatives et parfois versatiles... Le trio piano-basse-batterie développe ainsi des potentialités inédites sur cette musique surréaliste d'accent ésotérique, à la fois simple et envoûtante... Un disque qui comblera les amateurs de jazz et de classique !
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le 27 mars 2011
Encore une fois Jacques Loussier démontre que la musique est universelle.
Si vous aimez Satie, vous aimerez cet album.
Je conseille également son album "Plays Bach" qui est aussi magique.
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