undrgrnd Cliquez ici RentreeLitteraire nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Bijoux en or rose

Commentaires client

5,0 sur 5 étoiles
6
5,0 sur 5 étoiles
5 étoiles
6
4 étoiles
0
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0
Format: CD|Modifier
Prix:15,99 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Cette anthologie constitue un des meilleurs choix pour de Rodrigo. On a un orchestre très classique, de bonne taille, aux rapports instrumentaux équilibrés jamais chargés convenant parfaitement à l'écriture de ces oeuvres. Ce qui pourrait être un handicap de non-investissement se transforme en un convaincant dialogue avec les Romero, aux antipodes des sucreries de Yepes : attaques sèches, phrasés "flamenquisants" (mais moindres que P. de Lucia), chants quasiment improvisés dans la conduite mélodique, souvent d'une extrême retenue (l'Adagio de l'Aranjuez, tout à fait remarquable en ce sens : tout y est chuchoté, jamais pleurnichard), sens du rythme permanent. Les envols de Marriner vous donnerons la chair de poule par leur justesse de ton, et la tenue des cordes dans l'énoncé des thème m'a souvent rappelé la canto des chanteurs de flamenco : on lance le thème et on le prolonge legato jusqu'au bout du souffle (par exemple, écoutez le second thème du I de l'Andalou). Il s'agit de la première version de ces concertos par les mêmes interprètes que je trouve un cran meilleure que le remake, plus travaillé, moins spontané. Superbe prise de son.
0Commentaire| 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Rodrigo a composé divers concertos qui se trouvent réunis sur ce double album Philips. Je dirai quelques mots pour chaque œuvre, mais il me semble impossible de ne pas consacrer quelques paragraphes à la famille Romero pour laquelle Rodrigo composa le concerto Andalou pour 4 guitares.

Né en 1917, Celedonio Romero, guitariste, compositeur et poète aura trois fils Celin, Angel et Pepe qui vont devenir également guitaristes virtuoses. Le père quitte en 1957 l'Espagne pour les USA où il crée avec ses fils le Romero quartet "Los Romeros". Ensembles ou séparément, ces musiciens passionnés vont parcourir le monde de concert en concert, de disque en disque. En solistes, ce sont Angel et Pepe les plus connus. A noter que la formation a évolué peu avant la mort de Celedonio en 1996, son petit-fils Celino a repris le flambeau, suivi du fils d'Angel, Lito en 1996

1 - Dans le Concerto "d'ARANJUEZ" Pepe Romero joue legato pour nous entraîner dans une conception plus classique que Paco de Lucia mais virtuose. Les musiciens de l'Academy of St Martin in the Fields sont d'un niveau supérieur que celui accompagnant le guitariste flamenco, certes. L'orchestre gagne en puissance, l'équilibre entre cuivres, bois, et cordes (violoncelles) est plus assuré. Les personnages mis en place par l'équipe de ce magnifique album de de Lucia s'effacent au bénéfice de la peinture de la grandiose architecture végétale du jardin enchanteur. Dans cet enregistrement, la vedette c'est l'orchestre qui se fonde en osmose avec le guitariste, pas en opposition (les deux options sont licites).
2 - Dans l'adagio, Pepe Romero joue la carte du tendre dans un écrin symphonique irisé. Les interprètes réorganisent la partition en un concerto pour orchestre avec guitare obligée. Nous avions émoi et frisson avec de Lucia, nous avons ici sensualité et complicité. Moins dramatique, le développement central nous offre un jeu de guitare ludique qui s'oppose aux délicats accords instrumentaux, chaque silence devient aussi musique. Neville Marriner donne au passage conclusif une retenue élégiaque. Les dernières notes de guitare nous éveillent avec douceur.
3 - Le final prend son temps, avec un soupçon de maniérisme peut-être. À ce niveau, c'est très subjectif.
Pepe Romero et Neville Marriner ont réenregistré à l'ère du numérique ce concerto avec encore plus de maestria d'après certaines critiques.

Composé en 1967 sur une commande de Los Romeros, le concerto "ANDALOU" pour quatre guitares ne se révèle vraiment que sous les doigts de cette formation d'exception. L'œuvre n'atteint pas l'épure parfaite du concerto d'Aranjuez ou de la Fantaisie pour un gentilhomme, mais mérite quelques attentions. Il fut enregistré dès 1968, un enregistrement réédité chez Mercury mais qui souffre d'un orchestre du Texas un peu pataud.
Le concerto s'inspire de danses andalouses, le premier mouvement est d'ailleurs construit sur un rythme de Boléro.
1 - Un accord en tutti de l'orchestre et un flot de violon accompagnent l'entrée des quatre guitares dialoguant avec malice. Je ne précise même pas que j'ai entendu cela joué par d'autres artistes dans une bienheureuse cacophonie. L'art de Rodrigo oppose ces motifs complexes des guitares à des motifs confiés alternativement à un type d'instrument (isolé ou en groupe) afin d'éclaircir cette fête musicale. L'inspiration ibérique et le soleil d'Andalousie sont évidents pour quiconque connaît quelques airs hispaniques.
2 - L'Andante calmo (quasi adagio) nous convie à un chaud crépuscule. Les guitares se répondent, les bois lancent quelques notes agrestes, des bribes de chants d'oiseaux. Les cadences des guitares sont virtuoses mais jamais démonstratives. Un grand moment de sérénité nocturne.
3 - Le final Allegro semble un peu moins accompli, mais il est difficile de ne pas partir chercher des castagnettes et entrer dans la danse.

Rodrigo composa la FANTAISIE POUR UN GENTILHOMME en 1954. Cette commande d'Andrés Segovia est une suite concertante inspirée de danses écrites par Gaspar Sanz, compositeur baroque espagnol. Rodrigo avait déjà montré son attachement envers l'âge d'or de la musique de cour royale dans le concerto d'Aranjuez. Cette fantaisie est assez populaire grâce au raffiné et galant second mouvement "Españoleta y fanfare de la Caballería de Nápoles". Pepe Romero et Neville Marriner aborde ces pages avec élégance et galanterie, sans débordement, toujours avec ce respect de la partition qui prédomine dans cette anthologie.

Le Concerto MADRIGAL pour deux guitares date de 1967 et répondait à une commande d'Ida Presti et Alexandre Logoya, couple à la ville. Rodrigo était vraiment sollicité par tous les plus grands guitaristes du siècle. La guitariste disparut tragiquement cette année-là et ce sont donc les frères Angel et Pepe Romero qui créèrent l'œuvre en 1970 à Los Angeles accompagnés par Rafael Frühbeck de Burgos. Nous les retrouvons réunis pour cet enregistrement de 1974. Il s'agit de nouveau d'une suite très vivante de danses de la Renaissance dont un madrigal du compositeur flamand du XVIème siècle Jacques Arcadelt. Encore une interprétation pleine de verve et de joie, d'une grande facilité d'écoute.

Créé en 1983 par Pepe Romero, l'ultime "CONCERTO PARA UNA FIESTA" de Rodrigo était une commande des texans William et Carol McKay. J'avoue que malgré la virtuose partie de guitare, la musique ne retrouve pas complètement l'inventivité ensoleillée des concertos précédents. Reste une œuvre agréable à écouter en se laissant bercer par des thèmes populaires d'Andalousie ou de Séville.

Le concerto SÉRÉNADE POUR HARPE fut écrit en 1952 pour le célèbre harpiste Nicanor Zabaleta qui le créa accompagné par Paul Kletzki. Le choix de ce chef familier de la musique contemporaine ne surprend pas, si on considère que Rodrigo signait ici son œuvre la plus moderne en terme formel. Le dédicataire l'enregistra brillamment chez Dgg à la fin des années 60.
La harpiste française Catherine Michel nous entraîne ici d'emblée dans une course folle d'une énergie peu commune dans la littérature pour la harpe, instrument souvent associé à la musique de salon. Le traitement de l'orchestre est très particulier, une ronde où s'entrechoquent des accords fermement rythmés. Rodrigo ne nous a pas habitué à cette écriture scandée qui m'a fait penser à Bartok (drôle d'idée diront certains), mais qui montre aux esprits chagrins que : non Rodrigo ne composait pas avec un siècle de retard ! La vitalité de ce mouvement trouve sa justification dans son titre "Estudiantina" qui évoque de jeunes étudiants musiciens déambulant dans une rue au XIXème siècle dans un esprit carnavalesque.
L'intermezzo central met en avant la gracilité de la harpe opposée à de nocturnes et secrètes mélodies jouées par un orchestre ondoyant. Le final porte le titre de "Sarao" (soirée). Il semblerait que le compositeur a plus que d'autres, malgré sa cécité, cherché à animer ses compositions de robes virevoltantes, de danses, de mouvements qu'il ne pouvait pas voir. Le final n'est que tourbillonnement. Un chef d'œuvre à découvrir. L'orchestre de Monte Carlo est dirigé par le chef Antonio de Almeida tout à son affaire.

Une anthologie de l'œuvre concertante de Rodrigo qui, à ma connaissance, n'a pas de concurrente à ce niveau de qualité.

L'intégralité de l'article consacré à ce double album est accessible dans le Blog Deblocnot' (voir mon profil)
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 mars 2013
Ce double album à prix doux est l'un des seuls disponibles sur le marché pour avoir l'intégrale des oeuvres de Joachim Rodrigo pour guitares et harpe. En l'absence des interprétations de référence introuvables désormais, cet album correspond au meilleurs choix. L'interprétation est excellent et l'amateur y trouve son compte.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 juin 2014
Au-delà des considérations techniques, historiques, etc. tout ce que je peux vous dire, c'est que ce disque me procure beaucoup de satisfactions. Je ne me lasse pas de l'écouter régulièrement, il m'apporte du soleil, de la fougue... bref, je ne regrette pas du tout mon achat et je l'achète à nouveau pour l'offrir.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 août 2015
Qualité, rapidité de livraison sécurité de paiement,tout est là pour fidéliser la clientèle!.
.Remerciements au personnel "petites mains"pour le travail admirable,et les informaticiens de base!
Ce succès, c'est à vous la masse laborieuse , que nous clients,le devons!
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 mars 2013
Une musique intéressante et une interprétation sans reproches. Dommage qu'il n'existe pas de version SACD multi-canal de ce disque !
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)