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Dans cette "Cinquième" enregistrée le 20 octobre 1959, la Philharmonie de New York n'en était plus à son galop d'essai : Arthur Rodzinski, Dimitri Mitropoulos, Léopold Stokowski l'avaient déjà inscrite à son répertoire depuis une vingtaine d'années, et l'orchestre revenait d'une tournée en U.R.S.S. où il la joua triomphalement au public soviétique.

La prise de son, captée de très près dans l'acoustique lumineuse du "Boston symphony hall", laisse entendre une verdeur de timbres qui aguichent l'oreille : cordes rêches sans vibrato, bois goguenards, cuivres éclatants, d'une diction plus idiomatique que nature.

Fasciné par la somptueuse instrumentation de l'oeuvre, Léonard Bernstein porte chaque mouvement à bout de bras et livre une version éblouissante.

Le finale est épatant : l'orchestre joue les cyclones et balaie tout sur son passage ; même l'ultime apothéose, si subtilement poignante sous les baguettes de Sanderling ou Kondrachine, s'avère ici impatiente de pérorer.

L'ambivalence sous-jacente se trouve évacuée par tant de prestesse.

Passé l'enthousiasme de l'écoute se pose ainsi l'insidieuse question : trop lisse, trop superficiel Bernstein ? En tout cas, quel relief !

Et pourtant le compositeur écrivit dans ses "Mémoires" que cette interprétation était celle qui s'approchait le plus de son message.

Serait-ce que la superficialité fût la plus à même de donner le change à cette critique hostile de la Pravda qui avait accusé le compositeur de formalisme ?

Tout aussi virtuose, la "Neuvième" enregistrée 6 ans plus tard me semble davantage habitée par l'esprit chostakovien : ironie de l'allegro et du presto, ivresse jubilatoire du finale.

Ce néo-classicisme virevoltant convient idéalement à la direction flamboyante du chef américain, qui ne s'encombre pas d'inutiles états d'âme.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Dans cette "Cinquième" enregistrée le 20 octobre 1959, la Philharmonie de New York n'en était plus à son galop d'essai : Arthur Rodzinski, Dimitri Mitropoulos, Léopold Stokowski l'avaient déjà inscrite à son répertoire depuis une vingtaine d'années, et l'orchestre revenait d'une tournée en U.R.S.S. où il la joua triomphalement au public soviétique.

La prise de son, captée de très près dans l'acoustique lumineuse du "Boston symphony hall", laisse entendre une verdeur de timbres qui aguichent l'oreille : cordes rêches sans vibrato, bois goguenards, cuivres éclatants, d'une diction plus idiomatique que nature.

Fasciné par la somptueuse instrumentation de l'oeuvre, Léonard Bernstein porte chaque mouvement à bout de bras et livre une version éblouissante.

Le finale est épatant : l'orchestre joue les cyclones et balaie tout sur son passage ; même l'ultime apothéose, si subtilement poignante sous les baguettes de Sanderling ou Kondrachine, s'avère ici impatiente de pérorer.

L'ambivalence sous-jacente se trouve évacuée par tant de prestesse.

Passé l'enthousiasme de l'écoute se pose ainsi l'insidieuse question : trop lisse, trop superficiel Bernstein ? En tout cas, quel relief !

Et pourtant le compositeur écrivit dans ses "Mémoires" que cette interprétation était celle qui s'approchait le plus de son message.

Serait-ce que la superficialité fût la plus à même de donner le change à cette critique hostile de la Pravda qui avait accusé le compositeur de formalisme ?

Tout aussi virtuose, la "Neuvième" enregistrée 6 ans plus tard me semble davantage habitée par l'esprit chostakovien : ironie de l'allegro et du presto, ivresse jubilatoire du finale.
Ce néo-classicisme virevoltant convient idéalement à la direction flamboyante du chef américain, qui ne s'encombre pas d'inutiles états d'âme.
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