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Mad Dogs & Englishmen, faut avoir connu ça : les raisons d’une tournée, le montage de l’événement et au final un double vinyle au Fillmore East de New York (nuits des 27 et 28 mars 70), considéré comme un des plus grands live des années 70. Avec Joe Cocker aux manettes, l’artiste en vogue de cette fin des années 60. A l’ovation qu’il reçoit lors de son arrivée sur scène pour y interpréter Honky Tonk Women des Stones, il n’est pas permis d’en douter. Mais là n’est pas le plus intéressant, la suite est assez cocasse, ou plutôt ce qui précède cette performance unique.

Le bluesman de Sheffield, en 1969, surfe sur le rock. Avec son backing-band du moment, le Grease Band (dont Chris Stainton et Tommy Eyre), il cartonne à Woodstock, prend d’assaut les hits internationaux (With A Little Help From My Friends) en faisant top ten, treize semaines durant, puis numéro 1 au Royaume-Uni, accède au rang 78 chez les ricains ; ses deux premiers LP solos sont des réussites commerciales et artistiques (disques d’or). S’enchaînent des concerts à n’en plus pouvoir, les radios, les TV (le Ed Sullivan Show et This Is Tom Jones) et tout le tralala.

Joe Cocker est une star à la trajectoire pour le moins fulgurante, mais voilà, le premier joueur d’Air Guitar connu (il jouait énormément avec ses bras et ses doigts sur scène) est au bout du rouleau. Il met les pouces, la flèche à droite pour signifier qu’il arrête un moment. La preuve, il joint des actes mûrement pesés à ses désirs de souffler en dissolvant, début 70, un groupe qui le suit depuis 3 ans.

Que n’a-t-il pas fait là ? De quoi, de quoi, tu n’as plus envie de tout ça ? Mais tu vas remonter sur scène et repartir en tournée fissa, mon pépère ! La fatigue, tu l’oublies, tu mets le mouchoir dessus ! Oublie tes projets de repos, d’ailleurs on t’a trouvé une tournée de 7 semaines, mon garçon. Pas question de tirer au cul parce que dans huit jours, faut être opérationnel pour 52 dates dans 48 villes de l’Amérique de Papy Nixon…

Pris aux burnes et surtout menacé comme quoi il aurait les services de l’Immigration US au cul et les organisateurs de concerts déjà signés sur le dos en cas de refus d’obtempérer, Joe Cocker se voit également agiter sous le nez l’éventualité de ne plus pouvoir remettre les pieds sur le sol américain, le cas échéant. Il remet donc le couvert, contraint et forcé.

Leon Russell va alors lui filer le coup de main nécessaire pour remonter en toute hâte une formation digne de ce nom dans la perspective de cette tournée. Détenteur d’un carnet d’adresses impressionnant et réactif, il s’improvise directeur musical de l’événement, recrute parmi le Grease Band qui respire encore et convainc Stainton de repartir au combat, séduit un lot de pointures de l’entourage de Delaney & Bonnie & Friends (Carl Raddle et Jim Gordon), embarque la section cuivres des Stones (Bobby Keys et Jim price), enrôle un percussionniste-ami, Chuck Blackwell, un guitariste-ami, Don Preston, complète la clique en ratissant dans son propre groupe et lève une poignée de choristes de derrière les fagots (Rita Coolidge, Don Preston, Leon Russell, Donna Washburn, Claudia Lennear, Dennys Cordell, Daniel Moore, Bobby Jones, Pamela Polland, Matthew Moore et Nicole Barclay) qui devient vite, au gré des dates, une véritable cohorte. Rien que ça !

Quelques minces répétitions et un single (The Letter, repris aux Box Tops) fait en quatrième vitesse précèdent la tournée qui s’annonce et pour laquelle est créé Mad Dogs & Englishmen, le collectif qui restera pour toujours associé à cette extraordinaire prouesse musicale et notamment à ce qu’il en reste en termes vinyliques : les prestations captées au Fillmore East, situées une grosse semaine après le démarrage de ce circuit américain.

Les concerts dans l’antre de Bill Graham appartiennent aujourd’hui à la légende du rock. Le matériel qui y est décliné sur l’original de 70 n’offre aucune surprise, c’est puisé, pour l’essentiel, dans les deux premiers LP de Joe : on y retrouve notamment les temps forts du Cocker de l’époque, à savoir les reprises Cry Me A River, The Letter, Feelin’ Alright (Dave Mason), Sticks And Stones, Space Captain, Delta Lady (Leon Russell), Bird On A Wire (Cohen), Superstar et les couvertures des Beatles dont Cocker était familier depuis With A Little Help, comme She Came in Through the Bathroom Window et Give Peace A Chance. En gros, tous les faits saillants de l’artiste sont là.

L’édition commémorative de 2005, malheureusement en tirage limité (Mad Dogs & Englishmen - The Complete Fillmore East Concerts) va bien plus loin, en proposant l’intégralité de ces 4 spectacles historiques et en y ajoutant, côté Beatles notamment, Something, With A Little Help From My Friend et Let It Be (par Claudia Lennear) ainsi que plein de belles choses comme The Weight du Band ou Darling Be Home Soon de John Sebastian. L’offre du disque anniversaire est du coup plus juteuse avec ses six CD, même si la liste des titres ne varie pas beaucoup par rapport à l’original qui reste mon support de référence.

Si Cocker est étiqueté chanteur de reprises, son double live survitaminé est un moment crucial de sa carrière. J’attire votre attention sur le rôle capital tenu dans cette réussite par Leon Russell qui, non content d’avoir été le ciment de cette troupe et le Monsieur Loyal de ce projet un peu fou, est également le pianiste extraordinaire que l’on entend sur ces pistes. Mad Dogs & Englishmen ne déçoit jamais et montre un Cocker rugueux, encore à son apogée. Après ça se gâte. Pour l’heure, c’est un classique des 70’s, il serait malvenu de ne pas en tenir compte (PLO54).
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le 24 octobre 2012
Quel dommage que l'on ne trouve plus trace de ce concert de mad dogs and englishmen avec Joe Cocker en dvd, au sommet de son art, tournée survoltée, incroyable, avec des musiciens et des choristes exceptionnels. Ressortira-t-il 1 jour??? Les fans de Joe Cocker l'ont-ils tous chez eux ? En attendant j'invite tous ceux qui ne l'ont pas vu d'aller sur you tube, et de visionner au moins delta lady..... DE la follie pure......Un vrai moment de bonheur!!!!!
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le 22 janvier 2016
CHRONIQUE DE JACQUES CHABIRON MAGAZINE ROCK&FOLK OCTOBRE 1970 N°45 Page 83/84
3° Album 1970 33T Réf : A&M Records AMLS 60021/22
Ce fut une histoire bien extraordinaire que celle de Joe Cocker et Mad Dogs & Englishmen. Une histoire, qui, d'ailleurs, n'est peut être pas tout à fait terminée puisque Joe Cocker aura prochainement besoin d'un groupe, d'un morceau de cette troupe de quarante personnes qui l'accompagna à travers les Etats-Unis au cours des mois de mars, d'avril, mai derniers. Lorsque Cocker dit son intention de faire une tournée américaine, on lui fit comprendre qu'il lui faudrait engager des musiciens américains. Cela se passait le 12 mars. Le 13 , Léon Russel téléphona à Cocker, lui demandant de le laisser monter un groupe susceptible de l'accompagner. Le soir même, dix musiciens étaient rassemblés et commençaient à répéter. Au fil des journées, d'autres musiciens, d'autres chanteurs venaient se joindre à ceux qui répétaient inlassablement pendant dix ou douze heures d'affilée. Lors de ces séances furent enregistrées deux chansons, « The Letter » et « Space Captain ». Quelqu'un proposa de faire filmer la tournée ; on dut prévoir un avion plus grand, pour transporter les quarante-trois personnes de l'entreprise Cocker. Une grande famille composée de musiciens, de roadies, sonorisateurs, femmes, enfants, secrétaires, cinéastes, qui s'envole pour Détroit où débute la tournée. Le 16 mai, chacun part de son côté. Il paraît qu'ils se sont bien amusés. On le verra bien, puisqu'un film va sortir, un jour. Un de plus.
Reste ce double LP. Sur le strict plan de la présentation, c'est certainement l'ouvrage le plus impressionnant jamais réalisé en matière de pochette qui se déplie en formant un carré de 60 sur 60. Du carton bien épais, de la couleur partout et un gigantesque poster, agrandissement de l'illustration intérieure (une affiche de théâtre). On en prend plein les yeux, avant d'en prendre plein les oreilles. Enregistrement public ; ambiance Fillmore East, par une belle soirée de mars 70. Ingénieur du son en chef : Glyn Johns (évidemment). Vraiment pas bidon, Joe Cocker. Vraiment pas bidons, Léon Russel, Chris Stainton, les filles qui chantent, les types qui font de la musique comme des déments pour un public qui gueule sa joie pendant des heures. C'est bon d'entendre, (presque de voir tant est « live » cet enregistrement), Russel diriger au doigt et à l'œil cet énorme orchestre, Cocker haleter entre deux morceaux. Et ces six filles qui font « Ouh », « Ah », s'élancent très haut alors que Cocker râle ou que Russel sort un solo de guitare renversant, que cette batterie cogne désespérément pour soutenir cette énorme machine. Laquelle devient une merveille de finesse lors du bouleversant « Bird On The Wire », se divise pour un « Girl From The North Country » (dédié à son auteur, ce type qui a fait « quelques » bonnes chansons). Ou bien, pour quelques minutes, on en déplace le pôle d'attraction ; Cocker s'efface en faveur de la voix pure de Rita Coolidge, l'une de ces filles qui chorusent comme si elles n'étaient qu'une « Stick And Stones », « Cry Me A River ».
Ce n'est pas ce disque qui apportera quelque chose à la pop music. Même si les musiciens de ce (super) groupe sont tous excellents, leur musique n'aura pas une importante influence sur l'avenir. C'est bien plutôt la façon dont Mad Dogs & Englishmen a existé qui est importante. Ce disque est la victoire de musiciens pop qui, en quelques semaines, en quelques heures de répétitions, ont réussi à rendre cohérent cet orchestre hybride. Ils montrent que cette musique est le fait de gens qui partagent les mêmes idées, la même conception de leur art. Un nouveau pas vers la disparition des groupes permanents, la preuve qu'il n'est plus nécessaire de rester et de travailler de longues années ensemble pour aboutir à un résultat tangible. Ce sont des gens comme Léon Russel, Bobby Keys, ces super-sessionners qui montrent à quel point cette musique vit, produisant d'elle-même la certitude qu'elle ne risque pas de scléroser. Elle vit tellement, cette musique, qu'elle ne pardonne pas à qui ne suit pas son rythme. Les Beatles ont compris cela depuis longtemps, Mick Jagger, qui a tant besoin des Stones, les entraîne à nouveau sur la route, parce que seule la scène est la raison d'être d'un groupe. A Joe Cocker revient le mérite de ne pas se laisser dépersonnaliser au sein de cette délirante tribu.
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le 3 octobre 2014
Un album historique qui permet de savourer la voix rauque et vibrante d'un grand du rock. Saviez-vous que Gotlieb lui rend hommage dans Hamster Jovial ?
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le 9 octobre 2015
De loin on croirait voir François Hollande faisant un geste à Valérie Trierweiller.Mais n'en croyez rien, c'est JC . Just listen!
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