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5,0 sur 5 étoiles
4

le 11 avril 2018
Fini de composer en 1874 puis retouché jusqu'en 1880, la 4è de Bruckner, dite "romantique", est la plus abordable en introduction du monde musical brucknérien, si complexe, d'une profondeur spirituelle, si vaste et monumental, caractérisé par sa polyphonie, son audace et l'originalité de ses amples structures, coupées dans leur élan par ces silences, pour reprendre leur ampleur tels des mégalithes sorti du néant,
et qui peuvent surprendre les néophytes habitués aux symphonies classiques d'avant.

La 4è s'ouvre de façon grandiose avec son thème monumental et inoubliable. Ce 1er mvt d'une ampleur cosmique dans ses harmonies, enchaîne les thèmes monumentaux, où les plus délicats sont d'une grande beauté avec ce final d'une puissance inouïe, d'une telle élévation.
Le 2è mvt, de forme élégiaque, avec cette plénitude dans ses harmonies et son thème de marche funèbre, semble partagé par l'esprit de volupté de Schubert et le mysticisme de Wagner, avant que cet édifice sonore n'enfle avec ses magnifiques sonorités pour aboutir au grandiose déploiement orchestral
Le 3è mvt, le plus rapide et énergique avec son thème en déferlante est coupé par une partie plus lente et mélodieuse, comme tous les scherzos de Bruckner.
4è mvt; le début le plus monumental et abyssal qu'est été composé pour une symphonie(les 3 premières min). S'ensuit une richesse de thèmes avec ces magnifiques mélodies, pleines de douceurs et d'intensité, bouleversantes, entrecoupées de passages chocs, aussi grandioses et puissants les uns que les autres. Avant ce final(les 3 dernières min), véritable sommet symphonique, qui débute par cette harmonie tragique, déchirante, pour culminer en un monumental choral, sublime.

L'ensemble thématique de la symphonie est d'une cohérence dans son ampleur et ses harmonies.
Wand réussit avec Berlin une interprétation de référence avec celle de Böhm avec Vienne, où les couleurs de l'orchestre sont d'une grande beauté
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TEMPLE DE LA RENOMMEE #1500 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 6 décembre 2010
...ce n'est pas la première fois que Gunter Wand enregistrait cette Symphonie. Mais se passe là quelque chose d'extraordinaire, fruit et couronnement de son expérience brucknérienne.
Avec un orchestre qu'il connaissait de longue date, puisque leur première collaboration remonte à 1949.
Cette connivence nous offre une prestation de toute beauté, baignée dans une atmosphère de légende merveilleuse.

Tel une voix humaine, l'appel du cor solo annonce que cette interprétation du "Bewegt nicht zu schnell" va nous emmener bien loin... Un univers de mythologie sylvestre s'ouvre à nous.
L'avenant second thème aux violons (2'32) se modèle ici avec une moelleuse délicatesse, ce qui n'est pas un hasard puisque la réexposition (14'28) récidive avec la même tendresse.
Les cuivres du Berliner Philharmoniker résonnent puissamment mais sans agressivité. Les passages transitionnels sont particulièrement soignés : la progression en degrés chromatiques (4'55) polarise un inquiétant mystère.

Dans l'Andante, le chef déploie des trésors de subtilité.
Même peignée en demi-teintes, notez la plénitude et la sensibilité de la pâte d'archets qui esquisse le choral à 1'30, puis la douceur que tamisent les altos à 3'30, ou encore ce magique dégradé du cor qui s'éteint à 5'17.
Le rythme de danse (6'37) se met ensuite en place avec une précision et une souplesse idéales.
Relevons aussi comment le hautboïste immisce sa voix frêle dans la réexposition (8'00).
Le crescendo qui s'amorce à 12'22, sur les arabesques contrepointées aux violons, jusqu'à un climax extatique des cuivres, c'est encore du très grand art de direction.

L'atmosphère vaporeuse que crée Wand au début du Scherzo, comme un brouillard d'aurore masquant les bosquets, nimbe le matin de cette partie de chasse dans une ambiance fantastique. Le pouvoir de suggestion s'appuie toutefois sur une méticuleuse organisation rythmique, support de ces jeux de couleurs et textures instrumentales.
Alentissement pour le trio (4'49) : la clarinette laiteuse se berce à une allure très prudente.

Notons comment le maestro sait suggérer l'imminence dans la nébulosité qui engivre en trémolo le début du Finale. L'urgence éclate avec cette escalade arpégée à l'unisson (2'18), à laquelle répondent aussitôt en miroir ces trois notes répétées et clamées par les trombonistes berlinois, cela avec une force phénoménale, à tomber du fauteuil. Dantesque !
Les rengaines de folklore stylisé sont expertement réalisées. Une cadence aussi touffue que celle qu'on entend à 5'50 montre comment un tel orchestre peut intensifier la sonorité sans s'opacifier.

Longue serait la liste de ce que Wand et sa phalange réussissent suprêmement.
Placer la virtuosité au service de la poésie de la partition, restaurer la puissance incantatoire de l'oeuvre sans verser dans la grandiloquence : ce n'est peut-être pas un exploit, mais cela mérite d'être salué au regard de tant d'autres chefs qui s'y sont fourvoyé.
Au sein d'une discographie qui compte quand même nombre d'interprétations mémorables de la "Romantique", faudrait-il se risquer à écrire naïvement que voilà LA meilleure version ?
Un dogme n'est nullement nécessaire. Ce qui me paraît sûr, c'est que le présent témoignage peut fièrement trôner parmi les sommets, et mérite tous les lauriers que la presse musicale lui a tressés.
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 28 septembre 2005
Au crépuscule, et au sommet, de la longue carrière du chef d'orchestre Günter Wand, RCA profite de ses invitations à la tête de l'Orchestre philharmonique de Berlin pour publier quelques enregistrements dont l'importance n'est peut-être pas encore perçue à sa juste hauteur. Après les Inachevée et Grande de Schubert, paraissent de Bruckner les symphonies n° 5, 4, 9, 7 et 8, cette dernière juste avant le décès du chef. Jochum (avec le Philharmonique de Berlin -DG, la Staatskapelle de Dresde - EMI, le Concertgebouw d'Amsterdam - Tahra) et Celibidache résistent, Furtwängler et Böhm avec le Philharmonique de Vienne encaissent, tout le reste prend un sérieux coup de vieux. L'immense corps de la 4°, qui peut si facilement devenir une carcasse inerte si la construction d'ensemble prend le pas sur le détail, ou dans le cas inverse une rhapsodie incohérente, prend vie miraculeusement. Souplesse et puissance, expressivité de l'instant, logique du tout et perfection esthétique de la réalisation sont maximisées. L'art d'enchaîner chaque instant à ses voisins est magistral, mettant parfaitement en valeur la construction typique de Bruckner, en vagues qui s'élèvent, redescendent et repartent. Peut-être plus que dans les autres disques de cette série, le geste musical est décrispé, libre, naturel au point de créer l'illusion d'une recréation spontanée, improvisée, comme si la 4° se composait en direct devant nos oreilles. Tout au long, les couleurs de l'orchestre sont d'une beauté transcendante et parfaitement adaptées à chaque moment. La coda du finale anticipe sur celle de la 8° comme chez peu d'autres chefs, avec une amplification visionnaire. Un fleuron de la discographie.
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le 25 avril 2002
J'ai beaucoup aimé ce CD. La profondité de la lecture de ce veillard de presque 90 ans (on ne le croit pas!)est admirable: Wand donne à la symphonie une allure tout à fait majesteuse mais pas de tout lourde: il semble ôter tout poids à la musique, écoutez-vouz le tremolo initial: un son riche, analitique,"incorporel". Puis c'est le French Horn qui commence sa prière, avec sa voix superhumaine. C'est la magie de Wand.
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