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le 17 septembre 2011
Surtout ne pas tomber dans les querelles soulevées par les commentaires précédents : c'est bien connu, Gould aurait dû chanter les V.G. s'accompagnant au clavier, la partition bien que non annotée a été composée pour le clavecin, ce qui interdirait toute autre convention instrumentale y compris le pipo, le biniou et la cornemuse, enfin et pour faire court, Bach n'est pas baroque mais un précurseur du classicisme voire du romantisme.

Chacun prend ce qu'il veut ou, dans le meilleur des cas, ce qu'il peut. Surtout avec beaucoup d'humilité....

Comparaison n'est pas raison ; pour autant, ce sont bien 13 minutes qui séparent la version de 1955 de cet enregistrement de 1981 qui marque le grande sortie du génial Glenn Gould.

Il l'avoue : " autrefois ce qui état capital pour moi, c'était la course rythmique précipitée, mais en vieillissant j'ai eu l'impression que de nombreuses interprétations étaient beaucoup trop rapides.... toute la musique qui m'intéresse est contrapuntique et (cette) musique exige tout bonnement un tempo lent, réfléchi".

Ce qui dérangeait Gould dans sa première version c'était le manque de cohésion dans le façonnement général de l'oeuvre ; les 30 modifications du thème ne devaient pas représenter 30 miniatures autonomes dotées chacune d'un caractère et d'un mouvement propre, tel qu'il les avaient jouées en 55, mais les développements logiques, la croissance organique et enchevêtrée d'un seul et même matériau.

Gould recherchait la "pulsation fondamentale" pas l'utilisation d'une même mesure qui se poursuit encore et encore, indéfiniment.

Nombreux considèrent que cette seconde et ultime version en studio constitue le testament du pianiste canadien, la "fin ultime de la sagesse".

Le "miracle" de 1955 ne se renouvelle pas de la même façon 25 ans plus tard ; on est plus dans le swing fascinant d'un jeu non legato, presque sans pédale, traitant de manière irrespectueuse et avec provocation cette partition mythique ; certains critiques les ayant alors baptisées, les variations "Gouldberg", donnat alors l'effet d'aérer une pièce fermée depuis des lustres.

Pourtant ce jeu reste d'une virtuosité exceptionnelle qui met en évidence son intériorité et sa profondeur, l'extase.

Les qualités de prises de son et d'enregistrement déclasse définitivement la version initiale.
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le 8 septembre 2012
30 ans après la sidération que provoqua cet enregistrement – qui ne ressemblait à rien de connu, pas même chez Gould ; qui tournait insolemment le dos à la vague montante des interprétations sur instruments anciens, mais dont la perfection digitale, mentale et sonore, la réussite esthétique intrinsèque, semblaient rendre vaine a priori, et même insensée, toute question d'exactitude historico-musicologique (à quelle fin compose-t-on et écoute-t-on de la musique, en dernière analyse ?) – 30 ans après, oui, que reste-t-il de nos amours ? Cet enregistrement débordant de rigueur enchantée et de fantaisie savante, d'une pulsion intellectuelle et vitale inégalée, méritait-il vraiment qu'on l'écoute pendant des décennies, et que tant de monde continue à considérer ce « best-seller » invraisemblable comme une sorte d'absolu du piano, de Bach, et peut-être de la musique même ? Un tel succès ne pouvait-il pas s'expliquer par la démagogie médiatique du pianiste d'un côté (l'excentricité, ça paye toujours, dans la société du spectacle), et l'amateurisme inculte de son public de l'autre ?
Je dois donc avouer l'avoir délaissé, depuis quelques années : après des centaines d'écoutes, avoir usé vinyles et CDs de ses rééditions successives sur tous les supports possibles, j'avais l'impression d'en connaître le moindre souffle (le moindre grognement aussi...), j'en voyais venir 20 mn à l'avance la moindre inflexion, je guettais l'arrivée de tel ou tel passage pour vérifier une fois encore que « c'était aussi bien que la dernière fois ». J'ai mis le temps, notez bien, à passer à autre chose, et ce n'est pas si courant (ça doit être ça, l'amour !). Mais de toute façon je le savais par cœur, et le timbre même de ce Yamaha-là, si caractéristique, était gravé au fond de mon cerveau, et y résonnait encore à volonté.
Il était vraiment temps de changer, sauf à y perdre définitivement la raison : alors j'ai écouté systématiquement d'autres compositeurs, d'autres pianistes, pour oublier ça. J'ai même fini par acheter les Goldberg de Leonhardt et celles de Scott Ross – no comment. Pour ne pas se dire, non plus, qu'il n'y avait plus rien à découvrir après « lui » (quelle désolation, sinon, à 20 ans...). Oublié, le Gould ! Evité, l'hurluberlu, lorsqu'il s'agissait de choisir un CD dans la discothèque (surbookée depuis) !
Et puis voilà : ça faisait peut-être 5 ans que je ne l'avais plus écouté, et je l'ai remis en piste, ce disque qui me brûlait les doigts, et dont je n'avais plus vraiment le désir. Juste comme ça, négligemment, pour voir. J'avais même envie que ça ne me plaise plus, de pouvoir me moquer de mon fanatisme, de ma naïveté, de mes illusions et de mon ignorance passés, et d'en finir « une bonne fois » avec lui.
Et là...
La MEME lumière aveuglante que la première fois, exactement la même. La même EVIDENCE, sidérale et sidérante. La même révélation, la même dessillation. Une nouveauté et une clarté qui décantaient ou balayaient à nouveau tout ce que j'avais entendu entre les deux, ou presque (et pourtant, il y en avait eu), parce que cela semblait relever de tout autre chose que la musique même, en fait. Et je le connaissais encore par cœur, évidemment, mais rien n'y a fait : j'étais aussi époustouflé, quand je voulais ne pas l'être. 30 ans, et toujours neuf, toujours original, sans la moindre trace de « démodé » ou de « dépassé » – comme s'il s'était toujours situé, de toute façon, à l'écart des modes et même, osons le dire, de l'histoire (et pas seulement celle de l'interprétation ou de la musique...). A l'écart même du temps physique. Et peut-être très au-delà encore d'un phénomène MUSICAL, oui, de la musique même, de ce qu'on croit que c'est, et ce que c'est qu'en faire, en composer, en jouer, en enregistrer, en écouter. A l'écart en tout cas, et sûrement, de tout ce qui a été fait en musique, et surtout de la façon même de concevoir la musique en général depuis toujours (dans l'horizon d'une activité humaine et culturelle) : une « proposition » inédite d'activité ou de mode d'existence, plutôt, A PARTIR de ce qu'on appelle habituellement « musique », laquelle n'est finalement plus ici qu'un prétexte à tout autre chose, que je préfère ne pas même essayer de nommer.
Il y a des miracles, comme ça – pas beaucoup. Pourquoi bouder son plaisir alors ? Au nom de quelle norme ?
Depuis, je le remets de temps en temps sur ma platine. Pas trop non plus : une ou deux fois par mois – il ne faut pas abuser des moments d'apnée, d'exaltation amoureuse ou religieuse, de jubilation intellectuelle, ni dépasser sans doute la dose de dopamine prescrite par les Facultés et autres Académi(sm)es.
Et c'est bien ainsi, un bon rythme, pour tenir jusqu'au bout. Pas trop de Gould.
Mais en alternance quand même avec ses dernières sonates de Haydn, que je mets au même niveau, voire plus haut encore, parfois.
Et puis son récital Byrd/Gibbons (idem).
Et ses Partitas et Toccatas de Bach.
Et la Suite de Schoenberg.
Et la Sonate de Grieg.
Et Hindemith.
Et...
Alors ?!? Il en valait la peine, ce disque ? La réponse est oui, évidemment. Cent et mille fois oui. Sans fin oui.
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le 23 février 2005
De tous les pianistes du XXe siècle, Gould est le représentant le plus insigne et le plus puissant d'une tradition qui rétablit Bach comme un maître du CLAVIER ayant donné aux problèmes expressifs et techniques de l'écriture polyphonique qui traversent le "Moyen-Âge", des réponses à la fois définitives (le contre-point ou la basse continue n'a plus guère évolué depuis) et universelles, tant du point de vue des médiums ou instruments capables de les supporter (clavier est une catégorie large), que des postures interprétatives auxquelles elles sont ouvertes.
Rien dans les intentions de Bach ne semble en effet interdire de considérer et de mettre à exécution une interprétation d'une heure, à la guitare et au saxophone, d'une de ses fugues, qui durerait par ailleurs une minute trente au luthe ou au xylophone. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il est absolument faux de penser, comme certains pseudo-spécialistes l'affirment, que Bach ait été le premier à se soucier de la nature de l'instrument, des tempos et des sentiments (allègre, triste,etc.) à mettre à plusieurs de ses propres pièces qui ne comportent tout simplement pas, au détriment des pianistes en manque de maître à la main ferme, de précision sur ces matières.
Les variations Goldberg représentent un cas d'espèce, de même que l'Art de la fugue et quantité d'autres exemples : la nature de l'instrument n'y est pas prescrite, et la partition ne comporte pas d'indication de tempo ni de phrasé qui n'ait été ajoutée de la main de générations ultérieures d'interpètes, comme auraient, semble-t-il, été ajoutées de main étrangère les quatre dernières sections du prélude No.1 du clavier bien tempéré.
Le présent enregistrement des variations se distingue moins, comme la première version donnée par Gould en 1955, par une pyro-technique jubilant au faîte de la puissance et de la rapidité étourdissante, que par son caractère réfléchi, empreint de nostalgie et toujours reposant sur une extrême clarté dans la séparation et l'articulation des voix du contrepoint. Il s'agit selon moi du plus bel enregistrement de piano du XXe siècle, par sa qualité, son raffinement et sa magie ensorcellante, rarement atteinte par d'autre à sa suite. En particulier, la variation 25 est d'une beauté tragique sublime.
Disons pour terminer qu'il y a clairement eu, dans l'histoire de la réception de l'oeuvre pour clavier de Bach, un avant et un après Gould, et dans l'intervalles, notre regard sur cette oeuvre s'est transformée pour le mieux. C'est à Gould, pour une part fondamentale, que revient le mérite d'avoir sorti des pièces du volume et de l'importance des variations Goldberg et du Clavier bien tempéré, du climat austère et de l'embourbement pédagogique dont elles étaient jusqu'alors prisonnières. Il a réinsufflé à l'oeuvre de Bach la vitalité et la puissance poétique qui est la sienne mais qu'un historicisme mal avisé avait étouffé ; considérant les intentions et l'ouverture présentées par Bach de son vivant à l'égard des avenues ouvertes devant ses oeuvres, celles-ci n'ont jamais été en meilleure état de santé qu'avec et depuis Gould.
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100 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 24 août 2011
Le génie et le parcours artistique de Glenn Gould resteront associés à jamais aux variations Goldberg de BACH, qu'il a enregistrées au tout début de sa carrière discographique en 1955 et une seconde fois au tout début des années 80 comme son dernier enregistrement, qu'il savait probablement comme tel.

Certains pourront regretter que le caractère incontournable des ces enregistrements fait qu'une majorité des auditeurs découvrent cette oeuvre via ces visions certes aussi intenses que géniales mais ne suivant pas forcément, en apparence en tout cas, l'esprit de cette oeuvre, un oeuvre concue explicitement pour un clavecin à deux claviers, comprenant des reprises, pour la plupart ignorées par le pianiste canadien (elles étaient d'ailleurs aussi ignorées par Gustav Leonhardt sensé être beaucoup plus respecteux de la lettre), et ne nécessitant pas forcément ni l'extravagance pianistique de la première version, ni l'épure obsessionelle de la seconde.

Ce "formatage inévitable" n'est pourtant pas forcément un problème, tellement ces visions, certes singulières, sont puissantes, influencant même les clavecinistes plus qu'ils ne l'admettront volontiers et révélant une réelle dimension universelle de cette oeuvre. Il est d'autant moins problématique qu'il est possible de le dépasser.

D'ailleurs, je fais partie des ces mélomanes qui ont été nourris à cette vision particulière des Goldberg, ce qui ne m'empêche pas de les écouter la plupart du temps au clavecin.

Des deux Goldberg de Gould, j'ai d'abord préféré la vision grisante, sensuelle, effrontée, iconoclaste, pleine de vie, de la première version du quasi-adolescent, qu'il était en 1955, pas encore enfermé dans des problèmes psychologiques voire neurologiques qui n'allaient que s'empirer avec le temps, le laissant de plus en plus seul avec des angoisses et névroses.

Pourtant, c'est maintenant cette dernière version qui est de loin ma préférée.

Avec le temps, je ne ne trouve plus l'apparence mathématique du jeu (Gould disait lui même qu'il avait été obsédé par l'idée de restituer les jeux de symétrie de cette oeuvre) comme un facteur qui entraverait sa puissance expressive ni sa dimension humaine.

Au contraire, ce que j'avais toujours ressenti comme une forme de voyage intersidéral, hors du temps, étrange et fascinant, m'est apparu, au cours du temps, de plus en plus humain, personnel, poignant, voire tragique, comme une allégorie d'une vie, si excitante, mais aussi si difficile à vivre, qu'il s'apprêtait de quitter, une volonté de boucler la boucle de son parcours pianistique désormais sans issue, en donnant le meilleur de lui même.

En fait, je n'y entends plus rien de mathématique, mais plutôt un cri d'amour pour cette musique, la manifestation d'une tendresse infinie pour ses proches et la vie qu'il s'apprêtait à quitter, avec lesquels il n'arrivait de toute manière plus à communiquer par des moyens normaux. J'y entends l'expression d'une délivrance jubilatoire et noire, la volonté de léguer à la postérité le meilleur de son art.

C'est comme si ces variations Goldberg étaient un résumé de la vie de Glenn Gould: commencant par un aria et se terminant par le même aria, sa carrière commencait par ses variations et se terminera par les mêmes variations, tout comme le cycle matérialistique de la vie ("...car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière" décrit par la génèse).

D'ailleurs, outre le cas particulier de Glenn Gould, qui n'a pas eu une vie facile ou plutôt qui ne l'a pas forcément vécu sans une forme de douleur persistante (il me parait que l'amour de sa mère tout comme les problèmes relationnels qu'il a eu avec elle à la fin de sa vie sont au coeur de son identité, de sa réussite, de son génie musical mais aussi de sa vie tragique), la référence aux textes religieux, ouvrent une interprétation allégorique différente de cette oeuvre de BACH: celle de la vie de Jésus-Christ.

C'est l'écoute de la sublime interprétation de cette 25eme variation, que Wanda Landowska appelait la perle noire, dans cette dernière version de Gould qui m'a inspiré cette allégorie.

Elle sonne en effet, plus que jamais, comme un aboutissement final de l'oeuvre, quelque chose d'absolu, de douloureux, de profondément triste et de définitif, celle ou plus rien ne semble devenir comme auparavant mais aussi celle où on entre dans un autre monde et une forme de délivrance approche.

Cette perle noire serait-elle l'expression de la mort?

Mais alors pourquoi ce feu d'artifice final suivant et cette épilogue en forme de quodlibet?

Peut-être s'agit-il donc simplement d'une allégorie de la mort et de la réssurection du christ ou plus généralement de la victoire de la vie sur la mort. Et puis ce ne serait pas la premiére fois que BACH structure secrètement une oeuvre apparemment profane d'après une symbolique numérique et/ou narrative d'ordre religieux.

En tout cas, au delà de tous les commentaires et de toutes les spéculations, on peut juste constater qu'à travers ses enregistrements et celui-ci en particulier, Glenn Gould a réussi à rester avec nous, aussi proche de nous qu'il était de son clavier quand il jouait.
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le 13 juin 2013
Les variations Goldberg, à la première audition, c'est un peu comme lire du Proust. Il faut s'accrocher, écouter (ou lire) à doses homéopathiques, s'arrêter, reprendre... Et au bout d'un moment, ça passe, ça coule comme de l'eau, ou presque. Ensuite, enfin, on ne peut plus s'en passer. Tellement simple, en apparence, tellement beau, tellement touchant...
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le 4 février 2016
Gould a toujours fait beaucoup parlé de lui : comment peut-on oser jouer Bach au piano ? Cette question n'aura jamais de réponse satisfaisante pour tout le monde, car il existera toujours des "puristes" et des "modernes" (même si tout ceci n'est évidemment pas manichéen)...
Pour ma part Gould ne respecte pas la partition (et ses intentions) dans son intégralité et cela ne me dérange pas, cet enregistrement est magistral, le doigté de Gould est exceptionnel, on entend distinctement chaque note (pour les deux mains) et l'intelligence de Gould nous fait apprécier l'oeuvre par rapport à son contexte historique : point d'effet, de nuances exacerbées, bref cette oeuvre est baroque, elle n'est pas encore classique, et surtout pas romantique (et c'est aussi ce que Gould appréciait) ...
Alors beaucoup peuvent critiquer tel ou tel point, mais une chose est sûre : cette version est remarquable, elle a aidé beaucoup de personnes (dont moi) à découvrir des couleurs et des altitudes dont la Musique regorge, mais qui sont souvent situées en des recoins peu éclairés, que ce disque a l'immense mérite de nous faire découvrir ...
Merci Glenn Gould
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le 19 mai 2015
...mais assez déstabilisant puisque l'on entends Glenn Gould respirer et produire des sons! Il vivait intensément sa musique! A l'heure des enregistrements "parfaits", cela gène la première écoute. Et puis on s'y fait!
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le 20 janvier 2017
... de cette oeuvre, les Variations Goldberg, qui témoigne d'un Bach à l'apogée de son art.
Incontournable version, intéressante à comparer aux précédentes versions de cette oeuvre enregistrée par Gould en 1955 et en 1957.
Oeuvre lumineuse qui peut donner envie d'écouter toutes les interprétations que Gould a données des oeuvres pour clavier de JS Bach.
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le 4 août 2013
Les variations Goldberg de Glenn Gould en 1981 par Sony avec en prime les grognements de l'interprète sont pour moi une référence absolue (qui n'empêche pas qu'on essaie ensuite d'en écouter d'autres...). Un disque incontournable !
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100 PREMIERS REDACTEURS D'AVISMEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 29 novembre 2010
Incontestablement, l''art de Glenn Gould atteint des sommets dans cette interprétation de 1981 des célébrissimes Variations Goldberg, celle de 1955 étant jouée dans un tempo légèrement plus rapide . Le contrepoint est souligné et le toucher d''une précision d''horloge. Il faut dire que les Goldberg offrent un champ d''investigation fabuleux pour les pianistes, alors que l''œuvre a été composée pour clavecin, rappelons-le. Rien de comparable par exemple entre l''aria de la version de 55 et celle de 81. Et si vous écoutez les Goldberg de Kempff, vous aurez une aria encore différente. Les 13 interprétations que je connais et possède n''ont rien de commun. Que ce soit Andras Schiff, Wilhelm Kempff, Angela Hewitt, Maria Yudina, Rosalyn Tureck, Zhu Xiao Mei ou Glenn Gould (deux versions) , chacun a apporté sa pierre à l''édifice musical multiple et universel que constituent les Goldberg. Chaque interprétation se révèle être comme un instantané de la pensée du pianiste au travers du tempo choisi. Pour le cas de Gould, à 26 ans d''intervalle, l''homme a mûri et le tempo pensif et lent de cette version nous rappelle que la sagesse est ennemie de la précipitation. Gould disait que « la musique contrapuntique exige un tempo réfléchi ». Il est amusant dans cette version d''entendre Gould chantonner en arrière-plan musical. Il vit sa musique à fond : elle sort de son corps. Dans la collection des Goldberg, ce CD ne peut qu''occuper une place privilégiée.
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