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LE disque intime et confidentiel par excellence ! Celui-ci, je l’écoute de nouveau, après avoir goûté Mother de Jacky Terrasson en duo avec Stéphane Belmondo (Impulse !, 2016). « Diane » est un autre disque en duo, mais pas n’importe lequel s’il vous plaît. D’un charme fou, d’une poésie insolente, d’une fragilité de cristal, cette musique, assez connue des amateurs de jazz par ailleurs, vous vrille l'âme à jamais. La galette fut gravée en studio, mais c’était il y a une trentaine d’années, à Copenhague, le 28 février 1985. Sentiment unique, frissons garantis et pas une ride ! Cela se passe comme dans un rêve. Comme si les musiciens nous parlaient au creux de l'oreille. Un sentiment d’atemporalité se déploie autour de nous. On imagine aisément que c’était un jour d’hiver. Temps gris au dehors, une pluie fine tombe inlassablement et bat les vitres embuées… Chet réside en Europe depuis quelques années (fin des années 70), déambulant dans les rues tel un « clodo » cherchant sa came... Dentition abîmée, « ange maudit » nourri par ses démons intérieurs, mais possédant toujours cet amour pour la Musique. Pour le label Steeplechase, le trompettiste aligne une kyrielle de disques somptueux, dont le magnifique The Touch of Your Lips (1979) et la présente galette en hommage aux femmes qu’il a aimées. Quant au pianiste Paul Bley, ça tombe bien, puisque lui aussi, à cette époque, gravait pas mal de disques pour le même label. Un jour qu’il se trouve dans les studios pour y enregistrer Questions (Steeplechase, 1985), il croise l’ami Chet. Le pianiste a délaissé pour un temps l’improvisation libre et le free jazz (dont il fut l’un des premiers concepteurs avec Ornette Coleman), et lorsque le producteur les convie à enregistrer ensemble, ils se mettent aussitôt au travail. Ce sera « Diane ».

Ainsi, un jour d’hiver, deux musiciens dont rien, à priori, ne les prédisposait à se retrouver, vont graver l’équivalent d’une heure de musique ineffable. Disons-le, c’est un disque fragile et en apesanteur. Un chef-d’œuvre de musicalité absolue. Cette humeur nonchalante, cette mélancolie va longtemps vous accompagner. Paul Bley joue avec déférence, apporte un soutien harmonique exquis, et surtout fait preuve de retenue, ses soli sont d’une intelligence, d’une sobriété sans équivalent ! A chaque nouvelle écoute, c’est pour nous autres mélomanes et musiciens un pur ravissement. Disque de jazz aux tonalités confidentielles, la musique se veut bucolique et méditative. Mais elle possède aussi ses moments d’intensité et de sursauts (« Pent-Up House »). Il y a enfin une prise de son extraordinaire ! Ce disque est à la musique de Chet ce que You Must Believe in Spring est à la discographie de Bill Evans. Une ode à la mélancolie et à la rêverie. Le temps n’existe plus, surtout quand vous passez cette galette en boucle. Un conseil : si vous déprimez, n’écoutez pas ce disque. Vous auriez du mal à sortir la tête de l’eau… Pour les autres, ce sera un disque ténu, au bord du gouffre, de ces disques rares qui compteront à jamais. Le piano de Paul Bley, comme il a été rappelé ici et là, s’éloigne du free et de l’improvisation libre (dont il était accoutumé) pour donner un soutien harmonique des plus minimalistes qui soit. Maîtrise, notes justes (écoutez attentivement son jeu sur « Everytime We Say Goodbye »…).

Le répertoire constitué de huit pièces magnifiques (durée de la galette : 51 minutes) est sans doute l’un des plus beaux des répertoires de ballades jamais enregistrées en jazz (1). Il donne même parfois le sentiment que les musiciens vont s’éclipser, tituber ou vaciller, ou encore chanceler, allez savoir. De toute façon, l’art de la ballade est archi difficile, mais quand de surcroît on connaît les conditions de vie déplorables du trompettiste, l’écoute d’une pareille galette rend l’expérience encore plus bouleversante, pour ne pas dire i-nou-blia-ble. Ainsi « If I Should Lose You » vous ferait presque monter les larmes aux yeux, un thème au cours duquel Chet, vaporeux, titube vers la fin du morceau, comme s’il avait pris un verre de trop, comme s’il allait s’évanouir… Heureusement, le pianiste le rattrape in extremis. C’est assez frappant et même émouvant pour être noté… Pourtant, sur disque, à la première écoute, rien n’y paraît… Sauf si on n’est pas insensible et qu’on a l’oreille un tant soit peu exercée. Quand il chante sur « You Go To My Head », la plage suivante, la voix de Chet vous transperce littéralement le cœur, je crois que c’est l’une des plus belles versions chantées autour de ce thème, avec celle de Billie Holiday (dans Solitude, disque somptueux là encore, publié par le label Verve en 1956) et une troisième version que je chéris tout autant, celle de Shirley Horn (dans The Main Ingredient, disque inoubliable paru chez Verve en 1996).Bref, quand il joue de la trompette, Chet y met toute sa vie, toutes ses émotions, avec une pureté de jeu inouïe et impensable… Les émotions audiophiles sont forcément au rendez-vous. On y entend un homme brisé. Mais la musique ne tombera jamais dans la complaisance ni dans la sensiblerie. Disque rare.

_________________________________________________________________________

(1) Les autres thèmes du répertoire sont : « How Deep is the Ocean », « Diane », « Skidadlin’ », « Little Girl Blue » (une pièce que Keith Jarrett reprendra dans Standards In Norway, le pianiste en donnera une version bouleversante…).

(2) On retrouvera ce titre, « Diane », dans une galette somptueuse, celle du pianiste Phineas Newborn (The Newborn Touch).
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le 23 mars 2015
Deux musiciens. Deux instruments. Une trompette et un piano. Huit titres d'une douceur extrême, comme suspendus au dessus du silence.
L'ensemble, porté par un blues désespéré, est d'une mélancolie abyssale, dans une atmosphère diaphane et veloutée. Et l'on s'imagine volontiers à la place de "Philip Marlowe", entrain de siroter un verre de bourbon sur un bureau poussiéreux, vaguement éclairé par des rais de lumière passant à travers un vieux rideau à lamelles, le cœur lessivé par quelques amours perdues...

Fortement déconseillé aux amateurs de bruit et de fureur, "Diane" exhale un parfum de piano-bar enfumé et romantique. Le jeu de Paul Bley évoque un Keith Jarrett assagi (point d'expérimentations en dehors des cordes), tandis que Chet Baker demeure égal à lui-même, s'enfonçant dans le spleen au fur et à mesure que s'installe le temps qui passe...
L'album, dominé par quatre titres de plus de sept minutes, souffre un poil de son rythme indolent. Et il aurait été encore plus beau si Chet ne s'était pas contenté de pousser la chansonnette (le murmure ?) sur seulement un titre dans tout l'album (le splendide "You Go to My Head"), le privant ainsi d'un soupçon de richesse et de diversité en plus...

Le disque s'ouvre sur le magnifique "If I Should Lose You", et se clôt dans la mélancolie la plus profonde avec une très douce et très épurée version de "Little Girl Blue", un classique du trompettiste, ici réinterprété de manière très différente.
Ainsi, "Diane" est un album fort peu connu mais exceptionnel, toutefois réservé aux amateurs d'ambiances mélancoliques, tantôt cristallines ou embrumées, mais toujours veloutées...
22 commentaires| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Dans la pléthorique discographie de Chet Baker voisine du bon et du moins bon, surtout ces "derniers enregistrements" qui n'en finissent pas d'être les derniers, comme pour Bill Evans, Stan Getz ou Art Pepper...
Pas de ça avec ce disque, accompagné de splendide manière par un Paul Bley limpide et cristallin, la trompette diaphane de Chet gazouille doucement, tantôt réveuse tantôt mélancolique.
Ce disque est trés beau, souvent un peu désespéré, mais la réunion entre Paul Bley, ici très minimaliste et attentif au souffle court d'un Chet Baker très inspiré donne le grand frisson.
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