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4,3 sur 5 étoiles
7
4,3 sur 5 étoiles
Live in Paris
Format: CD|Modifier
Prix:6,99 €+ Livraison gratuite avec Amazon Prime


500 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 26 août 2016
Mais où est donc passé le second set ? En attendant, voici l’une des plus belles captations « live » de Stan Getz (1927-1991), saxophoniste incomparable, chef de file du Jazz West Coast, ou de l'école « cool jazz » (avec Shelly Manne, Lee Konitz, Lennie Tristano et Art Pepper) et qui au début des années 60 avait permis à la bossa nova de connaître un succès retentissant. Mais s’arrêter à ce succès planétaire serait bien dommage. Musicien doté d’une sonorité ample et feutrée, dans la lignée de son ainé, le légendaire Lester Young, Stan Getz est encore aujourd’hui une figure incontournable du jazz dans ce qu’il a de plus raffiné et d’élégant. Ils seront nombreux à poursuivre ce cheminement, cette esthétique de velours, dans un jazz plein de tendresse et de swing, d’une expression lyrique fédératrice, tout comme Richie Kamuca, à qui je pense parfois, brillant saxophoniste au sein du collectif de Shelly Manne que l’on pourra toujours l’apprécier dans le merveilleux Complete Live at The Manne Hole pour découvrir un jeu lyrique d’une pureté quasi comparable. Mais Getz était vraiment à part. Il avait cette « aura » que les autres n’avaient pas forcément. Rappel des faits : depuis deux, trois décennies, notamment à partir des années 60, les amateurs et autres mélomanes juraient soit sur « The Sound » (Getz donc), soit ils préféraient la robustesse et l’expérimentation d’un John Coltrane, voire le bop viril d’un Sonny Rollins. Tendre, éthérée, élégante, la musique de Stan Getz contraste donc sérieusement avec la rudesse des disciples de Coleman Hawkins et de Charlie Parker, avec la crudité du blues et les duretés virtuoses du bebop. Getz, c’est par ailleurs l’archétype du musicien blanc élevé dans une famille WASP, et qui a parfois mal tourné (problèmes de drogues, vols à l’étalage, séjours en prison, etc.). Il n’était pas le seul dans ce cas : que l’on songe à Chet Baker, Gerry Mulligan…

Sur le plan musical, Stan Getz n’a jamais eu d’attrait pour la performance ou la technique ostentatoire. Et pourtant, de la technique, il en avait. Mais ce qui comptait pour lui, c’était le son. Le son, la mélodie et le feeling. Jugé parfois trop « joli », trop ornemental (à la différence de Coltrane qui cherchait l’absolu et pousser sans arrêt les limites de son instrument), le saxophone de Getz possédait néanmoins une sonorité et une intensité lyrique à vous vriller l’âme. Pas pour rien qu’on le surnommait « The Sound ». Bref, avec Getz, émotions garanties ! Enfin, inutile d’être fin connaisseur pour apprécier sa musique. Elle est vraiment à la portée de tous. Au cours de cette fameuse décennie, les années 80, une décennie qui allait particulièrement le mettre en valeur aux côtés de deux sections rythmiques de premier choix, Getz aligne une kyrielle de chefs-d’œuvre qui sonnent encore aujourd’hui comme de grands classiques. Il n’y a pratiquement rien à jeter de cette période (la paire Serenity et Anniversary publiée en 1989 par Emarcy le rappelle sans équivoque). Il y eut donc cette première section rythmique constituée de Jim McNeely (au piano) et Marc Johnson (à la contrebasse) sans oublier Victor Lewis ou Billy Hart (à la batterie) avec laquelle il venait d’enregistrer une session studio de toute beauté, Pure Getz (chez Concord records, 1982). Puis, il y eut, plus tard, celle constituée de Kenny Barron, Ray Drummond, George Mraz ou Rufus Reid (à la contrebasse) et Ben Riley ou Victor Lewis à la batterie (Voyage, par exemple). Cette galette intitulée « Live In Paris » constitue à mon avis son plus bel enregistrement « live » de cette époque classique, aux côtés du méconnu Live at the Glasgow Festival (enregistrement de 1989 publié quelques mois après ce concert à Paris). Je n’en connais pas d’autre dans la configuration du quartet tout acoustique de Getz.

Enregistrée en mars 1982 au New-Morning, ce fameux club situé au cœur de la capitale française, mais publiée par le label Dreyfus Jazz en 1996 seulement, la galette donne à entendre un premier set maîtrisé, plein de saveur, avec un sens de l'espace et une expression lyrique à vous donner des frissons. Une réussite que l’on aurait tort de bouder en tous les cas. D’une sensibilité à fleur de peau (« I Wanted To Say » aux teintes dramatiques), d’une énergie palpable (le très bop « Airgin » de Sonny Rollins), le set laissait augurer d’une suite que l’on n’a pas encore à notre disposition (quel dommage !). En attendant, voici un quartet (saxophone ténor, piano, contrebasse, batterie) qui m’apparaît très soudé. Jim McNeely au piano est d’une justesse et d’une inspiration incroyable (écoutez ses interventions très réussies sur « Blood Count », la fameuse composition de Billy Strayhorn ou encore sur « Tempus Fugit » de Bud Powell), Marc Johnson y est inspiré comme d’habitude (il fut le dernier contrebassiste de Bill Evans, souvenez-vous), et enfin Victor Lewis y donne une pulse d’une rare finesse (solo d’anthologie sur « Tempus Fugit »). Sens de l’espace (« Blue Skies »), un répertoire inoubliable (sept pièces s’étirant de cinq à dix minutes) et puis cette sonorité de Getz, là encore, d’une pureté à vous vriller l’âme. Ce que j’apprécie énormément dans ce set, c’est la place qu’il laisse à ses musiciens.

Dans la discographie de Stan Getz, s’il y a des albums beaucoup plus indispensables que celui-ci (je songe par exemple au diptyque cité plus haut, sans oublier quelques galettes gravées dans les années 50 et 60 et même 70), il est clair que l’on tient là un très grand « live ». Le seul regret est qu’il n’y ait pas de second set (ce qui est pourtant annoncé au micro par le musicien…). Cela étant dit, on ne boudera pas notre plaisir. Personnellement, c’est l’un des disques vers lequel je reviens régulièrement. Dire par ailleurs que cette musique est « vieillotte » est un pur non sens. Est-ce qu’une pièce de Shakespeare est vieillotte, est-ce qu’une sonate de Beethoven ou de Schubert est vieillotte ? Du grand n’importe quoi ! Car au final, ce qui compte, c’est d’une part la qualité musicale d’un tel set, sans ignorer la prise de son (ici, exceptionnelle) mais aussi que l’ensemble est vraiment inoubliable. Ce set me fait beaucoup penser à la performance, tout aussi exquise du saxophoniste George Coleman au Ronnie Scott’s (Changes en 1979). On y retrouve la même ambiance de club. Il m’évoque aussi la qualité de ce set historique de Kenny Barron au Bradley’s (Live at Bradley’s). C’est bien entendu un jazz « mainstream » mais qui est ici d’un très, très haut niveau. L’ensemble reste très accessible et superbe de la première à la dernière plage. L’expression musicale atteint un épanouissement harmonique incroyable. Comment pourrait-il en être autrement ? Conclusion : ce qui pour notre saxophoniste ne devait être qu’un gig comme tant d’autres a fini par marquer les esprits. La qualité de jeu des musiciens est vraiment à saluer. C’est surtout un disque dont on ne se lasse pas de réécouter. Notons enfin que la galette a fait l’objet il y a quelques années d’une réédition tout aussi somptueuse (Live in Paris).
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le 22 août 2013
Mediocre Tres mediocre; le meme Group a des CD enregistrer de qualité bien plus superior..Ce concert est juste fait pour remplir le tremps necessaire, prendre la paye et au revoir..
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le 27 mars 2014
J'ai assisté à une prestation du Stan Getz Quartet en public au New Morning l'année de cet enregistrement live. J'y retrouve la parfaite cohésion du groupe, la joie de jouer ensemble des musiciens et de faire partager leur musique aux spectateurs, un répertoire de grande qualité, le son reconnaissable entre tous du saxo et la musicalité de Stan Getz à leur meilleur. Je pense que nous entendons un des meilleurs groupes que Stan Getz aie jamais réuni, les individualités se mettant vraiment au service de la musique et du groupe. Tous font montre de leur virtuosité sans tirer la couverture à soi, le leader se garde la grosse part pour notre bonheur. Dommage que le concert ne soit pas intégralement retranscrit dans ce CD. La qualité de l'enregistrement est remarquable pour un enregistrement "live".
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le 2 juin 2014
On passe un bon moment, mais l'ensemble est vieillot.
Manque de tonus et de fraîcheur. Convenu.
Le son est correct.
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1000 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 25 septembre 2010
Et quand on pense que les bandes de ce concert dormaient dans je ne sais quel studio avant d'être exhumées en 1996.
Sorti donc après la mort de Stan et avec l'accord de sa famille ce disque enregisté au New Morning en 1992 est un pur joyau.
Le son est incroyable et Getz avait vraiment la pêche ce soir là !
Une tendresse particulière au "Airegin" de Sonny Rollins et au merveilleux "Blue Skies" tant joué par Stan mais toujours différent.
Attention ce disque est (déjà) ressorti avec une pochette différente (on y vois Stan Getz en train de changer l'anche de son sax).
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le 5 février 2012
cet album est magnifque !
stan getz au sommet de son art et entouré de 3 superbes musiciens.
les morceaux s'enchainent avec fuidité et nous font savourer un son irreprochable.

album à recommander et dont on ne se lasse pas
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le 20 mars 2010
Une heure de bonheur absolu! Un enregistrement live où Stan Getz (Sax tenor) est accompagné de Marc Johnson (Bass), Jim McNeely (Piano) et Victor Lewis (Drums). Getz au sommet de son art, qui prend d'assaut le New Morning parisien en 1982 pour une prestation qui va crescendo de "Un Gran Amor" à "Tempus Furgit"; tout est ici fougue, tendresse et émotion... De la bossa de Jobin au bebop de Bud Powell, LE sans faute absolu et avec un son du feu de dieu!
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