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le 14 mars 2006
De nombreuses étiquettes ont été collées à Faith No More : hard-rock, funk-metal, fusion (de quoi ???), neo-metal, ...
Mais Faith No More, ce n'est rien de tout ça. Et surtout pas un simple groupe de chevelus buveurs de bière. Comme tous les groupes qui inventent, déblaient, défrichent, il est totalement inclassable. Et ce n'est pas qu'un mot. En témoignent des albums aux antipodes les uns des autres avec une demi-douzaine de styles qui cohabitent sur chacun d'entre eux. Et toujours cette voix, monstrueuse de technique et de talent, celle de Mike Patton. Faith No More, c'est son âge d'or.
"King For A Day" est sans doute disque le plus homogène du groupe. Bien qu'homogène ne signifie pas grand chose chez Faith No More. Mais c'est peut-être celui qui correspond le plus à l'image "hard rock" - très réductrice, par ailleurs, mais que voulez-vous, il leur faut des étiquettes, à ces braves gens de MTV - qu'on a collé au groupe à ses débuts. Très énervé dans l'ensemble, l'album est pourtant loin d'être répétitif. Mike Patton y joue alternativement les crooners, les hurleurs, les séducteurs. On passe du funk ("Evidence") au metal-hardcore ("The Gentle Art of Making Enemies") en passant par le jazz ("Star A.D"). On y croise une ballade ("Take This Bottle") et au détour d'un sillon, on retrouve ce bon vieux hard-rock déjanté ("Digging the Grave"). Non, vraiment, homogène ne signifie pas grand chose chez Faith No More.
"King For A Day, Fool For A Lifetime" est un album grandiose servi par un groupe révolutionnaire.
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le 24 juin 2006
Quand on parle de la bande (des bandes) à Patton, il faudrait parler de celles qu'on a tenté de lui enrouler autour du corps, de l'esprit, pour faire taire par d'inviolables et scandaleuses boites de rangement musicales à la sauce journalo-débilistique, l'immensité du talent de ce gars-là ... alors dans sa carrière il est parfois dur de le suivre, mais Patton (qui revient dernièrement sur le Medulla de Björk, avec son projet Peeping Tom, son groupe Fantomas et j'en passse) fait partie des esprits torturés qui donnent à l'art ses lettres de noblesse, celles qu'on acquiert pas en faisant de la musique (ça, les ordis savent le faire) mais en mettant ses tripes sur la table, comme savent le faire depuis longtemps un Maynard (Tool, A Perfect Circle), un Townsend ... Quant à l'album, il est peut-être le plus symbolique de la capacité du groupe (car Patton n'est jamais seul das ses délires ou presque) à visiter l'arc en ciel des possibilités sonores et rythmiques pour nous délivrer plus qu'une couronne royale le chaînon manquant d'une génération désabusée artistiquement, qui, à l'époque, se perdait avec délectation dans un grunge sensé épurer les faux semblants, mais qui heurusement remarqua dans King for a day ... Fool for a life time, une porte ouverte à la reconstruction d'un discours musical, et de la pensée qui va avec, humble et percutante, humaine tout simplement. [...]
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Il est étonnant qu'en ce 1er avril 2002, presque 7 ans après la sortie de cet album fantastique, je sois le 1er à le chroniquer sur Amazon.... enfin, comme il n'est jamais trop tard pour bien faire, voici mon avis : c'est le meilleur album de FNM, et pourtant c'était dur de décider !!! Mais celui-ci englobe tout le savoir-faire de FNM et tout le génie de Mike Patton, grand taré devant l'au-delà... compos calmes, rapides, rock, crooner, slow, speed, déchainées, techniques, inventives, en anglais, en portugais... bref, que dire de ce chef-d'oeuvre que FNM a balancé au monde en 1995 ??? Il est unique et bon, direct et spontané, recherché et fin, il a tout !!! "Diggin' the grave" est un brulôt incontournable, autant que l'est "Ricochet" ou que le sont tous les titres de cet album-phare du plus déjanté des groupes de metal... FNM ! Si vous ne l'avez pas encore, c'est une GRAVE ERREUR, si vous l'avez commandé, vous vous êtes rattrapés !!!
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A l'heure ou les rumeurs d'une reformation enflent comme la tete et les chevilles d'un nouveau ministre (par exemple), qu'il est bon de se replonger dans l'oeuvre du plus incontournable des groupes inconnus et mésestimés.

Replongons nous dans le contexte; à cette époque Faith No More vient de sortir son chef d'oeuvre, un album a la puissance et aux mélodies inégalées qu'MTV portera aux nues, j'ai nommé l'inoxydable Angel Dust. Quelques temps plus tard malheureusement, le barbu guitariste aux lunettes double montures "Big" Jim Martin quitte le groupe laissant ses sautillants "amis" dans une belle panade.

Ainsi delesté de leur élément le plus identifiable visuellement, Faith No More se retrouve un peu comme le King of Pop autoproclamé (auquel le titre de l'album pourrait peut etre bien faire référence) face a eux méme et à de sérieuses remises en question.

Cependant c'est avec une véritable claque dans la g*** qu'ils reviennent sur le devant de la scéne avec cet album plus compact, heavy et tranchant. Porté par le single "Digging the Grave" et les imparables "Ricochet" ou "Evidence", "King for A Day" n'a rien a envier a son légendaire prédecesseur.

Malheureusement, bien que livrant de dantesques prestations (comme sur le plateau de Nulle Part Ailleurs à Cannes) le succès commercial ne sera pas au rendez vous et après un ironique Album of the Year loin d'étre baclé, ce sera l'implosion...

Il nous reste aujourd'hui une discographie exemplaire et l'espoir de les revoir très bientot sur scéne (un Rock en Seine serait dans les tuyaux...). Wait and see.
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Tout juste sortis de deux triomphes commerciaux et artistiques successifs (The Real Thing et Angel Dust) c'est un Faith No More au leadership récemment ré-établi, Mike Patton ayant clairement pris le pouvoir depuis le précédent opus des san-franciscains, qui sort son 5ème long-jeu, le varié et très réussi King for a Day Fool for a Lifetime.
Comme d'habitude, Faith No More a pris son temps, 3 ans séparent le présent de son devancier, ce qui a permis à Mike Patton d'encore un peu se rapprocher de son nouvel ami John Zorn (avec qui il a déjà collaboré mais ce n'est qu'un début !) élargissant ainsi la palette des expérimentations que le vocaliste pense pouvoir instiller dans l'alterno-fusion metal d'un groupe dont il n'est pourtant pas un des fondateurs, c'est dire la personnalité du mec et l'intérêt que ses comparses trouvent dans sa nouvelle prolixité et polyvalence compositionnelle. Alors, bien-sûr, Mike ne fait pas tout tout seul ! Parce que Faith No More, un groupe qui crée dans le chaos comme l'admettent ses membres dans de nombreuses interview, est aussi un collectif, un collectif à l'effectif revu et corrigé, le guitariste Jim Martin, mécontent de la direction prise, a quitté le navire à la fin de la tournée Angel Dust (ou, ceci dit, en passant, il avait l'air de pas mal s'ennuyer). Et donc nouveau guitariste avec l'arrivée d'un pote de Mike, Trey Spruance, son compagnon dans Mr. Bungle qui ne dépassera pas le stade de l'enregistrement prenant peur à la vue des dantesques prévisions de tournées proposés au groupe par son management. Pour le reste, on prend les même et on recommence avec toujours l'excellente section rythmique formée par le besogneux bassiste Billy Gould (pas un monstre de technique mais un vrai sens de son rôle) et l'excellent batteur Mike Bordin (qui ira ensuite cachetonner chez Korn et Ozzy Osbourne), vrai moteur de l'énergie du quintet. Et comment ne pas citer Roddy Bottum, un claviériste reconnaissable entre mille, ce qui n'est pas courant à son instrument, parce que mélodiquement et techniquement unique (comme son pote bassiste pas le plus grand virtuose de l'univers, mais c'est compensé par sa rouerie et sa créativité). Tout ça fait un groupe cohérent dont on attend, donc, beaucoup vu qu'il s'est imposé comme le leader d'une vague pré-Néo Metal qu'on qualifia alors d'alternative metal ou de metal fusion, ceci pour ceux qui s'intéressent à "l'art de la 'tiquette".
Et donc King for a Day, une pochette assez repoussante déjà mais avec eux, on a l'habitude parce que du cygne de celui d'avant à la torche du premier avec Patton, c'est pas vraiment l'extase picturale chez les californiens ! Enfin, comme on dit, "qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse" et l'ivresse, mes aïeux, elle est bel et bien au rendez-vous. Une nouvelle ivresse parce que, passant de deux œuvres d'une grande cohérence musicale au beau foutoir ici présent, le simple rouge en écho au double blanc ?, Faith No More a audiblement décidé de s'amuser ! Et de laisser le rôle central à leur vocaliste qui, indéniablement, est le facteur le plus remarquable de chaque chanson de l'album. Parce que Mike ronronne, aboie, crie, hurle, hulule, croone, rocke, punke et plein de choses encore, parce que, sur chaque composition, ses vocalises constituent ce "petit" supplément qui fait d'un bon album un grand album ! Et qui dit performance hors norme de Patton dit, fatalement, un groupe s'adaptant, allant d'un metal rock punkoïde voire hardcorien (Get Out, The Gentle Art of Making Enemies, Cuckoo for Caca, Ugly in the Morning, Digging the Grave, What a Day) où l'inénarrable chanteur donne de son registre le plus jusqu'au-boutiste sans oublier de ménager quelques salutaires pauses mélodiques et une vraie personnalité à chaque performance évitant ainsi l'effet doublon, à une collection d'autres créations nettement plus nuancées d'un Ricochet presque progressif qui aurait pu être de la fournée précédente, d'un Evidence aux douces effluves soul, d'une fusion rock/jazz renforcée par une section de cuivres (Star A.D.), d'une soudaine inspiration bossa ô combien réjouissante et sensuelle (Caralho Voador), d'un Take This Bottle à l'americana tip top, d'un progressisme typiquement Faith-No-Morien allant de la caresse à l'uppercut (King for a Day avec une ligne de basse de la mort !), d'une fausse ballade tout en puissance et grâce (The Last to Know), au sommet de l'album, et dernier morceau aussi, ce machin soul prog metal, avec chœur gospel et intermède spatial qui a beau dire qu'il n'est qu'un homme (Just a Man !) il a tout d'un alien, d'un magnifique alien !
On peut comprendre que ça en ait perdus certains, ceux qui s'attendaient à un Angel Dust 2 surtout, plus dure fut la chute !, mais, franchement, l'album gagne à y revenir parce que, quelque soit le style de quelle que soit la chanson, c'est une collection d'une impeccable cohérence... mais uniquement qualitative, cette fois. Soyez curieux, venez visiter l'auberge espagnole de Faith No More, ce dantesque King for a Day...Fool for a Lifetime où chacun y trouvera son bonheur !

1. Get Out 2:17
2. Ricochet 4:28
3. Evidence 4:53
4. The Gentle Art of Making Enemies 3:28
5. Star A.D. 3:22
6. Cuckoo for Caca 3:41
7. Caralho Voador 4:01
8. Ugly in the Morning 3:06
9. Digging the Grave 3:04
10. Take This Bottle 4:59
11. King for a Day 6:35
12. What a Day 2:37
13. The Last to Know 4:27
14. Just a Man 5:35

Mike Bordin – drums
Roddy Bottum – keyboards, guitar
Billy Gould – bass guitar
Mike Patton – vocals
Trey Spruance – guitar
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Pas facile de donner un successeur au chef d'oeuvre 'Angel Dust'. C'est pourtant à ce tour de force que parviennent Paton et sa bande. Dans cet album, le nombre de titres dispensables tiendrait sur une feuille de papier à cigarettes. L'équilibre est bon et le seul reproche qui pourrait être fait (si l'on est très difficile) réside dans l'absence d'une ambiance éthérée qui pouvait être présente sur 'Angel Dust'. Le ton est en effet plus mordant, en un mot, plus heavy. Ceci n'enlève rien à la qualité intrinsèque de l'oeuvre. N'en reste pas moins qu'une nouvelle fois, le succès (commercial) ne sera pas au rendez-vous, confirmant ainsi à regret le statut d'éternel sous-estimé qui aura collé à la peau du groupe tout au long de sa carrière.
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Le premier faith no more que j'ai écouté et avec lequel je suis devenu fan.Tout est parfait dans ce disque,la production,la pochette,la diversité de la musique unique de ce groupe cultissime.On passe d'un morceau atmosphérique comme"ricochet"(en hommage à kurt cobain),à un morceau free-jazz comme"star a.d"sans sourcillé.Mais la diversité s'étend durant environ 62minutes,avec le magnifique"evidence"est son rythme reggae,la violence de"gentle art or making enemies",le remuant"digging the grave"(ma préféré du groupe)et une sublime ballade aux accents country"take this bottle".Rajoutez à ça l'épique morceau-titre et le chef d'oeuvre ultime de faith no more"just a man"et vous obtenez un album inclassabe,indispensable,sublime...en un mot:magique!!!Rien à rajouter,vous devez l'avoir!!!
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le 4 août 2003
Aaaaaaah ! Ca s'est du bon ! The album de FNM ! C'est pas un CD pour les puristes, puisque c'est pas du métal comme on a l'habitude d'entendre, tout le monde n'aime pas Patton et sa voix unique en son genre. Il crie mais qu'est-ce que c'est bon !!!
Ce qui est génial c'est le décalage entre un morceaux extrèmement violent comme Cuckoo for Caca (qui est le morceau le plus violent deFNM) et la reprise de Just a Man, FNM nous montre que leur répertoire est très étendu et qu'ils ne se contentent pas de bourriner. Pour ceux qui n'aime pas désolé, mais ceux qui aiment je vous conseillerai de tester Fantômas (pur PAtton).
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le 20 janvier 2016
cet album est un des plus connus de Faith no more et contient les hits "digging the grave" et "ricochet"
je ne suis pas super fan de ce groupe totalement inclassable meme si je reconnais qu'ils ont du talent
ça part un peu dans tous les sens, il y a des influences multiples : métal évidemment mais aussi blues, jazz ...
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le 5 juillet 2016
La découverte de Faith No More et plus particulièrement de cet opus que je désignerais par l'acronyme KFADFFAL par souci d'économie d'encre, fut un choc esthétique. N'étant pas métalleux, ou alors d'occasion, j'avais entendu parler de ce groupe par le passé, et j'en avais toujours pensé du bien, eu égard aux critiques que j'avais lues. Mais je n'avais jamais cherché à m'intéresser de près à l'oeuvre des histrions de San Francisco. J'ai débuté en écoutant d'une oreille distraite le clip d'Evidence, et j'ai tout de suite flairé le coup juteux pour m'en mettre plein les oreilles. Je me suis dit, ça c'est du lourd, uniquement à l'instinct. Et j'ai eu bien raison. Cet album protéiforme et le résultat d'une sorte de partouze immorale et savoureuse entre Rage Against The Machine, Dream Theater, Red Hot Chili Peppers, Offspring, System Of A Down, le tout saupoudré de Steve Vai, de jazz, de funk, de bossa, de new wave et de country. Une sorte de buffet campagnard à volonté où les louches sont dégoulinantes et les portions gargantuesques. Cet album explosif m'a séduit très rapidement, j'ai décelé instantanément toute la substance et l'énergie que recelait ce petit chef d'oeuvre de hard-rock hybride inquiétant, dangereux, déjanté et en même temps très distingué. C'est le SON qui m'a fait craquer, presque autant que l'atmosphère étrange qui émane de cet énorme coup de pied circulaire dans la face que constitue KFADFFAL. Un son limpide, au grain percutant, rond et tranchant à la fois, à la texture parfaite, beaucoup plus lisible à mon goût que le son d'Angel Dust, écouté dans la foulée, et qui m'a laissé plus circonspect, malgré le tintouin fait autour de ce qui est considéré comme un jalon du métal moderne. La batterie tue, la basse tue, les guitares tuent, formant un véritable mur sonore qui transcende les riffs bien sentis baignant dans une profondeur étourdissante. Sans oublier la voix assez incroyable de Mike Patton, qui fait le tour de tous les aspects de la virilité vocale. On a l'impression d'être au volant d'un muscle car, ces voitures US délirantes des sixties/seventies dotées de V8 surgonflés. Dès le démarrage, vous êtes secoué par un grommellement qui augure du meilleur avec Get Out. Ça pétarade, ça ronfle, le ralenti est haut, ça va fumer ! Vous vous perdez dans le skaï des sièges baquets, coude à la portière, sur Mulholland Drive au crépuscule avec Caralho Voador, vous montez dans les tours sur la freeway, assourdi par une furie de râles rageurs avec The Gentle Art of Making Enemies et Ugly in the Morning. Vous errez, sur le couple, dans les interminables rues de L.A à la nuit tombée, avec Evidence, les chromes rutilent de mille feux avec Star A.D qui vous emmène au club le plus select de la ville dans un ronronnement délicieux. Ricochet et Digging the Grave vous conduisent avec vigueur au spot de surf, au petit matin pour aller attraper la vague, avant que Cuckoo for Caca vous laisse suffoquant dans un brouillard de gomme brûlée, après une série de burnouts furibards. Puis le 400 mètres départ arrêté est abattu en un temps record, un cadavre dans le coffre, avec What a Day. King for a day et The Last to Know terminent la course folle dans un feulement rauque avant le dernier tour de piste qui vous traîne jusqu'au bar à strip-tease sur Take this Bottle et Just a Man. Tout est là, vous êtes en face d'un objet qui dégage force barbare et élégance, vulgarité et classe, puissance et souplesse, totalement extravagant et superbement excitant. La réussite et la cohérence de cet album tiennent justement dans cette fausse incohérence, cette imprévisibilité qui vous fait passer d'une ambiance à une autre avec brutalité. On ne peut pas se lasser, puisque chaque morceau a une identité propre, qui est parfois à l'opposé total de celle du précédent. Votre cerveau est réjoui par tant de variété, à part si vous êtes un intégriste du métal sujet à plaques et rougeurs en cas de contact avec des sonorités moins tapageuses, comme le jazz, la bossa-nova, la country etc. La puissance est là, palpable, en filigrane, même sur les pièces calmes comme Evidence, on sent qu'à tout moment, sur un filet de gaz, sur un riff de basse, la violence peut surgir. Cet album est à écouter, à réécouter, encore et encore pour en apprécier toute la valeur (et elle est de taille), alors même que j'ai été tout de suite accroché par cette suite de tracks alléchants, qui sombrent parfois dans des excès, vite pardonnés. Un must des années 90, qui n'a pas pris une ride ni un pli, à redécouvrir d'urgence, si vous n'avez rien d'autre à faire.
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