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Après avoir été une tendance littéraire, le Sturm und Drang est devenu une tendance musicale. Ses caractéristiques sont la fréquente utilisation du mode mineur, la relative fréquence des dissonances, le goût des contrastes..., bref, tout ce qui empêche de réduire la musique à un art d'agrément, fait pour meubler de façon luxueuse les repas et les conversations de l'aristocratie et des cours. Pour Haydn, il faut y ajouter l'usage du contrepoint (les quatuors opus 20, une des séries les plus significatives de leur auteur, au finale fréquemment fugué, datent de 1772). Les tendances du Sturm und Drang en font une sorte de pré-romantisme, d'ailleurs très étroitement lié à une période, autour de 1770. Il va de soi que les symphonies écrites par Haydn à cette époque correspondent plus ou moins au modèle. Mais si l'on pense au fait que le décollage du Royaume-Uni est situé autour de 1770, cette époque apparaît comme annonciatrice d'une ère nouvelle en Europe, d'un véritable basculement.

Le Sturm und Drang a cependant été bref, les aristocrates contrôlant toujours les musiciens par le fait qu'ils les employaient et les payaient, et la suite a été le style galant, beaucoup moins perturbant pour la digestion des souverains et de leurs courtisans. Haydn a vécu sans doute cette lutte entre les deux tendances musicales de façon moins douloureuse que Mozart, parce que Nikolaus Esterházy était plus musicien et moins borné que l'archevêque Colloredo et qu'il approuvait dans une large mesure l'esprit audacieux et expérimental du compositeur qui le servait, si celui-ci lui fournissait le type de compositions qui lui plaisait. Il reste qu'après la période Sturm und Drang, mais bien sûr avant la floraison finale des Parisiennes et des Londoniennes, "sa production symphonique marqua un léger recul quantitatif, voire qualitatif", selon Marc Vignal, à qui on ne peut pas vraiment donner tort. La notice de cet album contient un texte très intéressant de Nicholas Kenyon, traduit en français, sur le Sturm und Drang pour Haydn (mais bien entendu, je me suis astreint à ne pas en faire un décalque dans les précédentes explications) et, ce qui est encore plus utile, une description assez précise de chaque symphonie, propre à aider l'auditeur à en observer les caractères.

Cet album regroupe les symphonies écrites entre 1766 et 1772-73 et l'ordre interne n'est pas le numéro, mais la date, parfois supposée, de composition. Dans le Guide de la Musique symphonique (Fayard), Marc Vignal propose une périodicité un peu plus large en allant jusqu'en 1774, ce qui permet d'inclure les symphonies 54, 55, 56, 57, 60 et 64, en plus des 19 présentes ici.

Trevor Pinnock dirige un ensemble, The English Concert, doté d'instruments anciens. Mais son style peut très bien convenir à ceux qui préfèrent les instruments modernes, car son interprétation est modérée, assez loin de l'originalité sonore de Jacobs et de la volonté trop fréquente de Harnoncourt et de Minkowski de marquer indiscrètement les œuvres de leur empreinte. Si les menuets sont rapides, mais jamais de façon caricaturale, les autres mouvements s'en tiennent à des tempi fort raisonnables pour qui a été nourri des traditions interprétatives passées. Ce que j'apprécie le plus, c'est la souplesse, la clarté, la délicatesse et l'élégance de cette direction et de cet orchestre, mais aussi sa couleur. Trevor Pinnock dirige depuis le clavecin, mais il n'est pas sûr que cet instrument, d'ailleurs généralement discret, soit nécessaire.

Il y a d'autres interprétations possibles et j'ai fait des comparaisons, mais pas systématiquement. Pour les intégrales, j'ai préféré me servir de celle d'Adam Fischer plutôt que de celle de Doráti, pour des raisons de proximité de date avec les disques de Pinnock, enregistrés en 1988 et 1989. A mes oreilles, la supériorité du Britannique est pratiquement générale. Mais il existe des symphonies où la concurrence est très fournie. Pour les symphonies 44 à 49, je les ai confrontées aux disques hélas mal diffusés de Maksymiuk et de l'Orchestre de Chambre de Pologne Haydn sym 44 a 49, antérieurs d'une dizaine d'années : l'énergie et l'effervescence constante des musiciens polonais l'emportent presque toujours; à ce propos, on pourrait, selon ses goûts, souhaiter plus de passion chez Pinnock, qui semble confirmer le cliché du flegme britannique, au moins par comparaison, et qui adoucit quelque peu la violence expressive typique du Sturm und Drang. Pour la 26" Lamentations", je préfère aussi Kuijken Haydn - Symphonies n° 26, 52, 53, Symphonie concertante..., plus contrasté, rythmé et énergique, alors que Pinnock prend les mouvements rapides plus lentement, l'Adagio plus vite, et enlève par sa modération pas mal de la rudesse et de la violence tragique qu'on attend ici. Mais il triomphe par la couleur dans le Menuet final, seul mouvement où je peux le préférer.
44 commentaires| 7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 janvier 2010
Le titre de ce coffret exprime pleinement son contenu ! Six CD regroupant quelques dix-neuf symphonies différentes ! Un choix remarquable au sein des quelques cent quatre symphonies qu'Haydn composa ! Un très grand "cru", soit parmi les bijoux qui furent inspiré au grand ami de Mozart, dont notamment la très célèbre symphonie No 45 "Les Adieux", ou encore la grandiose symphonie No 38, datée probablement de 1768. Compte tenu des lourdes obligations d'Haydn envers la famille Esterhazy, il est surprenant qu'il aie encore trouvé le temps d'écrire d'aussi exceptionnelles symphonies. La direction est assurée par Trevor Pinnock avec "l'English Concert" et c'est un gage d'immense qualité.
Pour ceux qui souhaiteraient se familiariser de façon romanesque, quoique assez rigoureusement historique, avec les tous débuts de l'existence d'Haydn, lorsqu'il apprenait la technique musicale auprès du célèbre Maître "Le Porpora", ils pourront se plonger dans la magnifique fresque romanesque de George Sand, "Consuello : la Comtesse de Rudolstadt", qui retrace, entre autre, la vie à Venise, Vienne, Berlin, et en Bohème, dans le cours des années 1760. Une oeuvre érudite, échevelée et passionnante de Sand où la musique est la reine et Haydn l'un de ses "héros" les plus nobles et chaleureux...
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le 15 mars 2015
quel tempérament, quelle imagination ce Vater Haydn, simple employé des Esterhazy, en l'occurence laissé la bride sur le cou et dans le vent du mouvement littéraire de l'époque, Sturm und Drang!
resté longtemps sur mes vinyls de Solomons avec L'Estro Armonico aujourd'hui très dégradés, je me suis tout naturellement tourné vers Pinnock;
de mon point de vue, peut-etre le meilleur des symphonies de Haydn; hautement recommandable donc!
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Ce coffret de 19 symphonies (sur les 104 composées par Haydn), est un chef d'œuvre d'interprétation par Pinnock. Composées à l'époque du courant littéraire "Sturm und Drang" illustré par Gœthe notamment, elles apparaissent comme des œuvres pleines et entières , comme une maturité dans le style de Haydn. Les contrastes créés par le jeu des cordes et des vents en font des œuvres d'une grande diversité. Pas le temps de s'ennuyer . Cela virevolte et aussi plane en des adagios somptueux.
Je n'ai rien à ajouter aux deux excellents commentaires qui précèdent. Mes préférences iraient plutôt à la 41 et bien sûr la 45, s'il fallait en exprimer .
Un rapport qualité prix exceptionnel de plus pour ces 6 CD. Avec un très bon commentaire de Nicholas Kenyon en plus .
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Que serait la symphonie sans Haydn ? Il a eu une influence primordiale sur le dévelopement de ce genre musical. Ses plus belles symphonies sont sans doutes celles de la période "Sturm und Drang", celles où son génie créateur est le plus éclatant. Cette intégrale sur instruments d'époque est la plus aboutie, Pinnock et ses musiciens de l'english concert nous dévoilent ces oeuvres comme personne n'a su le faire avant eux, c'est un véritable festin.
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le 2 octobre 2012
SPLENDIDE COFFRET DE 6 CD - THE ENGLISH CONCERT SOUS LA BAGUETTE DE TREVOR PINNOCK - INTERPRETE THE "STURM UND DRANG" SYMPHONIES DE HAYDN. UN REGAL DE COMPOSITION ET D'INTERPRETATION POUR UN PRIX TOUT A FAIT DEMOCRATIQUE - A DECOUVRIR POUR LES NON INITIES ET A ACQUERIR POUR LES CONNAISSEURS DE HAYDN - UNE EXCELLENTE INTERPRETATION DU ENGLISH CONCERT DIRIGE PAR TREVOR PINNOCK, UN DES MEILLEURS CHEF D'ORCHESTRE SELON MOI.
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