undrgrnd Cliquez ici RentreeLitteraire nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Rentrée scolaire Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Bijoux en or rose

Commentaires client

4,3 sur 5 étoiles
4
4,3 sur 5 étoiles
5 étoiles
3
4 étoiles
0
3 étoiles
0
2 étoiles
1
1 étoile
0

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 2 mars 2013
Sorti en 1970, Cinq Pièces Faciles, de Bob Rafelson, contient la plupart des remises en question aussi bien cinématographiques que sociétales que comprendront les seventies.
Le film suit ainsi Jack Nicholson, jouant Robert « Bob » Dupea, homme ayant rejeté ses racines bourgeoises et cherchant son identité et sa raison d'exister au cœur d'une Amérique ayant perdue son âme.

Le réalisateur fit confiance à juste raison à Nicholson : alors à peine sorti du succès de Easy Rider, qui le fit connaître du grand public (mais dans lequel il ne tient qu'un second rôle) il révèle ici l'étendu de son talent, habitant de son jeu d'acteur un rôle pourtant difficile. Bénéficiant d'un rythme lent et presque intimiste, Cinq Pièces Faciles dévoile par petites touches un être perdu, issu d'un univers artiste et guindé dans lequel il ne s'est jamais reconnu et qu'il méprise viscéralement (la scène durant laquelle il insulte une pseudo intellectuelle en est le témoin criant). S'échappant de cette cage dorée (la maison familiale située sur une île n'est pas un choix anodin), il recherchera sa raison d'être et quelque chose en quoi croire dans l'exact opposé de son milieu d'origine : la classe ouvrière. Qui ne lui apportera rien de plus, la prose élitiste laissant place à la vulgarité des foreurs pétroliers.

En couple avec une serveuse sympathique mais niaise, Nicholson, depuis le début du long-métrage, incarne l'anti-héros typique d'un certain nombre de films des années 70. Cynique et volontiers cruel, sa perdition mentale est rehaussée par l'antinomie et le fossé croissant entre les classes sociales traditionnelles héritées des décennies précédentes. Une perte de repères parfaitement symbolisée par la magnifique scène durant laquelle il joue du piano sur un camion de déménagement, en plein milieu d'une autoroute congestionnée. A l'image d'une Amérique entrant dans les 70's, Bob est ainsi à la recherche d'un avenir meilleur, masquant son désarroi derrière une apparente brusquerie qu'il ne quittera qu'une fois, parlant avec émotion à un père aux cheveux blanchis, mais sénile. En extrapolant, ce sont les institutions mêmes des USA qui sont pensées comme incapables de changer une situation qui en devient irréversible. A l'instar de l'auto stoppeuse rencontrée en cours de route, Jack Nicholson cherche donc à quitter une crasse morale qui semble toucher le pays entier, et dont le final n'apportera qu'un point d'interrogation teinté de grisaille. Un message aussi finement distillé que radical, dans un grand film qui peint un portrait peu reluisant d'un Oncle Sam devenu gâteux.

Pourtant, bien que nous offrant un film emprunt d'un regard sociétal noir, Rafelson, comme pour mieux souligner son propos, propose une brochette de personnages décalés mais symbolisant la complexité d'une société qui sera profondément remise en question au cours des années à venir. La future femme du frère de Bob, bien que d'essence libre, choisit délibérément de continuer à vivre dans la propriété familiale, croyant y trouver le bonheur, alors que son mari, amusant au premier abord, est un être stupide et nombriliste. A l'inverse, sa sœur, coincée et inintéressante à première vue, s'avérera être la plus ouverte de tous. Au travers du film, c'est toute la société américaine, déjà touchée par le syndrome post-Viêt Nam, qui est disséquée avec finesse, les personnages oscillant entre l'aveuglement, la peur du changement, ou, à l'image de Nicholson, la recherche d'un horizon nouveau et emprunt de sens. Recherche qui passera par la rébellion contre des institutions sclérosées, et synthétisée avec vigueur lors de la scène du drive-in, possible influence pour une séquence pratiquement similaire dans le formidable Chute Libre de Schumacher.

La façon de filmer de Rafelson est elle aussi typique de cette période : quittant les plans larges des années 60, le réalisateur s'axe sur les personnages et leurs sentiments, révélant au grès de quelques gestes plus qu'une longue tirade. Le long-métrage, tourné pratiquement en lumière réelle, ajoute à ce sentiment de film social, marquant d'une pierre blanche le commencement de l'une des périodes les plus passionnantes de l'histoire du Cinéma : les années 70.

Un film remarquable, qui ne plaira pas forcément à tous, mais qui, pour les amateurs de cette époque, s'avère être un must have.
0Commentaire| 12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
TEMPLE DE LA RENOMMEE #1le 6 juillet 2001
Cez n'est peut-être pas le film le plus connu de Nicholson mais c'est un grand moment de cinéma. Son personnage de loser est authentique et laisse pantois devant la performance. L'optimisme est tout de même présent à la fin. Un grand moment.
0Commentaire| 13 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 7 janvier 2012
Un très grand duo Nicholson/Karen Black, à voir et revoir absolument non seulement par tous les fans de Nicholson (et K. Black !) mais par tous les amateurs d'une Amérique intime peu illustrée, ici sobrement évoquée. Formidable, incontournable, inégalable Nicholson !
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 mars 2003
On ne peut pas dire que ce soit un grand film. Aucune trouvaille scénaristique, un background absolument stéréotypé et surtout un ennui profond au bout de quinze minutes. On peut évidemment retenir la performance d'acteur de Jack Nicholson dont ça doit être l'une de ses (sa ?) premières apparitions dans un film. Un film d'auteur américain bien fade, à acheter si vous êtes un inconditionnel de Nicholson.
0Commentaire| 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

10,99 €
15,37 €
8,41 €

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)