undrgrnd Cliquez ici RentreeLitteraire nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Bijoux en or rose

Commentaires client

4,7 sur 5 étoiles
3
4,7 sur 5 étoiles
5 étoiles
2
4 étoiles
1
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0
Format: CD|Modifier
Prix:7,62 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Surtout connu pour son "Afro-Cuban" de 1955 Afro-Cuban, le trompettiste Kenny Dohram est également l'auteur d'une poignée d'albums enregistrés pour le label Blue Note; du hard bop de bonne facture, injustement sous-estimé et pour lequel il sut toujours s'entourer des meilleurs musiciens de l'époque. Il apparait d'ailleurs lui-même, au moment de la réalisation de ce "Whistle Stop", comme un vieux briscard dont la liste des collaborations est déjà impressionnante : Fats Navarro, Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Thélonious Monk, At Blakey & the Jazz Messengers, Max Roach...

Pour la réalisation de ce Whistle Stop", enregistré en quintet lors d'une session du 15 janvier 1961 au Van Gelder Studio d'Englewood Cliffs, Kenny Dorham s'est adjoint la collaboration de Hank Mobley au sax tenor, Kenny Drew au piano, Paul Chambers à la contrebasse et Philly Joe Jones aux drums. Les sept titres présents sur l'album sont tous des compositions de Kenny Dorham et franchement ça swingue plutôt pas mal ! Les walking bass de Chambers, le jeu tantôt souple, tantôt ultra dynamique de Jones, les volutes aériennes de Drew et la complémentarité impeccable de Dorham et Mobley.

50 ans et pas une ride... Vraiment un disque à redécouvrir !
33 commentaires| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
C’est forcément l’un des plus grands disques de ce fabuleux trompettiste né le 30 août 1924 à Fairfield, Texas et décédé à New-York une quarantaine d’années plus tard… Voici donc son disque le plus connu, avec Quiet Kenny (Prestige, 1959) et surtout Afro-Cuban (Blue Note, 1955). « Whistle Stop » gravé le 15 janvier 1961 est dans la pure veine du hard bop, et même du jazz modal, comme on l’entendra dans une de ces compositions inoubliables (le magnifique « Sunset »). C’est par ailleurs un album qui, lorsqu’on le réécoute aujourd’hui, raconte de façon incroyable et qui me brise à chaque fois le cœur, toute une époque révolue, une époque où les musiciens jouaient avec une sincérité et un vécu à nul autre pareil. Dans leur musique, ils y mettaient tout : leurs vies, leurs émotions, leur âme, leur passion, leur générosité. Une époque au cours de laquelle on pouvait également les voir jouer en club jusqu’à trois heures ou quatre heures du matin comme en témoigne le magnifique Round About Midnight at The Café Bohémia (Blue Note, 1956). Bref, une époque où il y avait de la vie, du mouvement, de la sueur. Une époque aussi où on les bénissait, où on les choyait, que ce soient les propriétaires de clubs, les producteurs, ou le public en général. Faut dire qu’en ces temps-là, le jazz avait le vent en poupe. Malgré leurs faibles moyens, leurs vies en marge et leurs maigres salaires, les musiciens jouaient avant tout pour la Musique. Image d’Epinal, sans doute. Nostalgie un peu ridicule, sans doute aussi. Les années 1955-1965 illustrent en tout cas cette époque bénie des dieux, une époque qui de surcroît n’était pas aussi consumériste et aseptisée que la nôtre (laquelle est noyée dans une surproduction de plus en plus nauséabonde où tout le monde se perd et où l’on pense avoir son mot à dire)… Les musiciens d’aujourd’hui ont une pression telle que nombreux sont ceux qui redoutent le chômage, ou leur disparition pure et simple des circuits médiatiques et autres. Cela semble être leur seule préoccupation. Et puis, comme on dit, « il faut être dans le vent ». Donc, produire et vendre. Alors, ils enregistrent à tour de bras sans avoir forcément des choses intéressantes à dire, au lieu de travailler et de penser leur matériau et d’attendre, d’attendre avant de sortir un disque qui fera la différence et marquera durablement les esprits. Et puis, je me pose toujours la question : tout le monde est-il fait pour être Artiste ? Et puis pour raconter quoi ? En tout cas, pour cela, il y aura toujours un prix à payer. Ils en oublient même la fameuse parole du poète Louis Aragon: « tout le monde ne s'appelle pas Cézanne ». Et oui, et tout le monde ne s'appelle pas non plus Miles, Chet ou Kenny Dorham...

« Whistle Stop » ne présente que des compositions originales du trompettiste. Les qualités de ce musicien sont une nouvelle fois indéniables : au delà de son jeu (très proche de Chet Baker de par sa sensibilité et son esthétique poétique), on notera l’élégance de ses arrangements (notamment sur la composition qui a donné le titre à l’album et surtout dans « Sunrise in Mexico »). Cette chronique est là aussi pour rappeler que nous tenons là une des meilleures quintes royales du jazz, à l’heure où Miles Davis et son quintet raflaient la mise (avec Kind of Blue, puis, en cette même année, 1961, cette série de concerts historiques donnée au Blackhawk, avec justement Hank Mobley et Paul Chambers ici présents). Aux côtés du trompettiste, on trouve donc le saxophoniste ténor Hank Mobley (le mal aimé de Miles…), le pianiste Kenny Drew (dont ce fut ici l’une des dernières prestations aux Etats-Unis, avant de s’envoler définitivement pour l’Europe, terre d’accueil et de reconnaissance). Enfin, on trouve l’une des meilleures sections rythmiques de l’époque, à savoir Paul Chambers à la contrebasse et Philly Joe Jones à la batterie (tout deux déjà membres du collectif de Miles…). Le batteur donne une pulse incroyable à l’ensemble. Dès le premier thème, « Philly’s Twist », un thème rappelant le « Big Foot » de Charlie Parker. Le thème, très percussif (faut l’entendre sur la caisse claire, son jeu est énorme) est un moment d’anthologie dans le hard bop. « Whistle Stop » se rapproche (c’est à s’y méprendre !) d’une autre galette, gravée deux mois plus tôt pour le même label : le fameux Goin’ Up du trompettiste Freddie Hubbard. Ce dernier retrouvait en effet Hank Mobley et la même section rythmique ici présente. Le répertoire est en outre superbe. Sept compositions marquées par le blues, le swing et une énergie peu commune.

La musique que l’on y entend est jouée avec un naturel et une authenticité qui laisse pantois à chaque fois. Un demi-siècle plus tard, elle n’a pas pris une ride, comme le laissent entendre les autres chroniqueurs. C’est enfin le genre de disque que l’on peut se passer en boucle sans y voir poindre l’ennui. La galette y donne de nouvelles saveurs, toutes aussi musquées et charpentées, et laisse couler des effluves bleutées. C’est un jazz très urbain et très animal, forcément (« Buffalo » et son stride incomparable). Quasiment impossible de passer à autre chose après l’écoute d’un pareil album. Trompettiste représentatif du style bop (et même hard bop), Kenny Dorham a toujours été un musicien attique, d’une rare élégance, et il le « prouve » une nouvelle fois au cours de cette session studio qui s’approche de la perfection. Comme je le disais pour l’un de ses plus grands disques captés « live » (le fameux et indispensable « Round About Midnight », voir lien ci-dessus), il fut surtout un trompettiste d’une sensibilité inouïe. Très sous-estimé du grand public, Kenny Dorham a laissé une kyrielle d’enregistrements historiques (de Charlie Parker à Art Blakey chez les Jazz Messengers en passant par Max Roach…). Hélas, il quittera définitivement le label en 1964 (après l’enregistrement de Trompeta Toccata, avec le saxophoniste Joe Henderson. Ce dernier m’apparaît au fil de mes pérégrinations musicales, comme le vrai « alter ego » du trompettiste, beaucoup plus que Hank Mobley d’ailleurs. Ainsi, après 1964, on n’a plus aucune trace discographique du trompettiste (2). Quelle tragédie ! On a du mal à croire qu’après ses succès aux côtés de Joe Henderson, les labels l’aient complètement lâché (le mythique Una Mas ou encore le bouillonnant In’N Out, publiés respectivement en 1963 et en 1964). Rien en 1965, rien en 1966, rien en 1967 jusqu’à sa mort le 5 décembre 1972 des suites d’une insuffisance rénale (tout comme le saxophoniste Booker Ervin deux ans plus tôt…). En attendant, « Whistle Stop » est une grande réussite. Si je n’accorde que quatre étoiles (grand disque à ne pas mépriser), c’est parce que dans la discographie de Kenny Dorham, j’estime qu’il y a des galettes beaucoup plus bouleversantes. Whistle Stop reste quoi que j’en dise un disque magnifique dont on ne peut se séparer. Mieux, Whistler Stop illustre parfaitement l’âge d’or du jazz. La conclusion de la galette (« Dorham’s Epitaph », sorte d’intermède très court de jazz modal) était sans doute prémonitoire de la fin d’une carrière pressentie…

___________________________________________________________________________

(1) Durée totale de la galette : 43 minutes.

(2) Il fera néanmoins quelques rares apparitions en « guest star » auprès de Cecil Payne (Zodic, en 1968), Cedar Walton (Cedar ! en 1967, un disque étourdissant paru chez Prestige) et enfin Clifford Jordan (In the World, en 1969).

(3) Enfin, un dernier détail : évitez la RVG series chez Blue Note. Préférez la Connoisseur Series (remastérisation par les Japonais avec une qualité sonore optimale : 24 bits). Personnellement, c’est la Connoisseur Series que j’avais privilégiée lors de sa sortie en 1997.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 14 mai 2011
il est des musiciens qui n'ont pas toujours été à la place qu'ils meritent éclipsés par d'autres....Merveilleuse epoque que celle-ci , l'aboutissement d'un jazz chaleureux , solide et inspiré...un phrasé qui vous va droit au coeur......
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

6,19 €
24,28 €
7,19 €

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)