undrgrnd Cliquez ici Cliquez ici Cloud Drive Photos En savoir plus Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici cliquez_ici

  • Cut
  • Commentaires client

Commentaires client

4,3 sur 5 étoiles
7
4,3 sur 5 étoiles
5 étoiles
5
4 étoiles
1
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
1
Format: CD|Modifier
Prix:10,00 €+ Livraison gratuite avec Amazon Prime


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 15 février 2011
Les nanas de Slits ne savaient pas très bien jouer : comme la plupart des filles , ça les embêtait d'avoir à s'esquinter les doigts pendant longtemps pour finir par singer les hommes qui eux - mêmes n'avaient fait en ces temps , que montrer leurs limites .
Elles décidèrent donc assez vite de créer leur propre musique , leur propre façon de jouer , de composer et de chanter ... Cet amateurisme assumé dépassa les espérances de nos ( très ) jeunes punkettes : elles avaient inventé un truc , une sorte de garage-reggae-dub post punk , "skippy and light" comme elles disent , qui donna paraît - il des idées au Clash .
Comme le titre peut l'indiquer , cet album est une sorte de manifeste féministe et punk dans l'esprit , à la fois étrange et rafraîchissant . On sent que ça a dû tâtonner de manière affolante , qu'il a fallu couper dans le gras , et laisser sûrement quelques prétentions en route pour s'en tenir à l'essentiel de l'expérience : de la musique urbaine simple , certes sans trop de fureur mais avec du groove , de la légèreté à la place , et de l'espace , pour une autre forme de danse .
S'il est vrai qu'à cette époque bénie , tout le monde pouvait s'improviser musicien à condition de s'inscrire dans le courant punk , il s'agissait quand même pour elles de trouver le moyen de faire quelque chose de différent , de cohérent . A la fois violent dans l'esprit mais doux dans la forme , Cut est donc un disque au style très féminin qui ne copie absolument pas la pose des hommes , leurs réflexes ... en ce sens , il fait un peu penser au premier album des Go-gos , dans un genre musical différent . Il en a la fraîcheur .
Pour masquer ce que l'on pourrait appeler des incertitudes musicales ( elles-mêmes se vantent de ne pas savoir jouer "Smoke On The Water" mais elles reprennent "I Heard It Through The Grapevine" , la rendant pour une fois écoutable ) la production mise sur l'essentiel . La basse est mise en avant par rapport aux mélodies qui restent à l'état embryonnaire et la voix d'Ari Up ( Arianne Foster , la tête pensante du groupe qui vient de nous quitter ) coupante et hallucinée parfois dans ses interventions , a pour effet d'accentuer , si on peut dire , le côté séminal de ce reggae cheap : back to the roots , en quelque sorte ... Une petite friction de guitare par ci par là , pas mal de sages silences remplis d'écho emballent l'affaire , et le tour est joué !
L'album sorti en 79 par le label Island ( un spécialiste du genre ) garde ce son unique d'un bout à l'autre et ne déçoit jamais pour peu qu'on goûte le style dentelé , à la fois précurseur et primitif , de ce groupe .
Ce que j'aime chez les Slits , c'est qu'il n'y a pas pour elles vraiment de règles qu'on ne puisse bafouer : elles se méfient de la mainmise des mecs sur la musique de l'époque , mais très vite elles engagent un batteur ( Budgi , chez Siouxie ) qui incontestablement leur apporte un peu plus d'assise sonore ... par le nom qu'elles se sont choisi ( les "cramouilles" ) elles sont féministes au sens le plus charnel du terme ( "Cut" menace en outre clairement la virilité des hommes et "Typical Girls" s'en prend aux femmes soumises à leurs bonhommes ) mais elles se trimbalent à poil , sans rien renier , comme certaines viragos du mouvement , de leur féminité spectaculaire ... enfin , elles viennent du punk ( "So Tough" , à propos de Sid Vicious ) mais elles finissent par faire du reggae sans pratiquement le faire exprès .
Elles sont marrantes .
1717 commentaires| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 5 juillet 2017
CHRONIQUE DE GEANT VERT MAGAZINE ROCK&FOLK
555 DISQUES, 1954-2014 SOIXANTE ANS DE ROCK'N'ROLL (Rock & Folk HS n° 30 décembre 2014-janvier 2015) - Page 103
Entre la formation du groupe en mai 1976 et la signature avec Island deux ans plus tard, les Slits se sont taillé une sérieuse réputation de semeuses de problèmes assortie de musiciennes un brin cacophoniques. Evoluant d'un rock déstructuré à une forme de kraut world reggae noisy assez personnel au fil des rencontres (The Clash, Don Letts, Dennis Morris, Malcolm McLaren...), le quatuor de trubliones se veut une attaque en règle contre le machisme qui règne en maître dans l'univers du punk rock. Conscient que ce n'est pas la simple signature avec un label qui va canaliser l'énergie dévastatrice des filles, Island prend son temps tout en les laissant peaufiner leur art au fil d’une année de concerts supplémentaires. En deux séances chez John Peel, les Slits affinent leur style tout en ouvrant grand les oreilles dès qu'elles croisent des musiciens avec plus de bouteille. Alors que le studio est encore loin, l'idée de la future pochette montrant le groupe dénudé et couvert de boue est déjà adoptée. Furieuse de cette décision qu'elle qualifie de pornographique, la batteuse Palmolive quitte le groupe à l'approbation générale. Au moment d'enregistrer, c'est en trio que les Slits se voient immortalisées à travers l'objectif de Pennie Smith. Parallèlement, Ari Up (chant), Tessa Pollitt (basse) et Viv Albertine (guitare) ont débauché l'ex-Spitfire Boys Budgie le temps de mettre l'album en boîte. L'arrivée de Budgie a le don de calmer tout le monde tout en apportant enfin une base moins énervée au foutoir ambiant pour la plus grande joie du producteur reggae Dennis Blackbeard Bovell. Avec un batteur sachant frapper sec et fort au bon endroit tout en laissant énormément d'espace aux autres musiciennes, ces dernières découvrent qu'elles peuvent enfin poser leurs notes autrement qu'au pif.
Le résultat est surprenant même s'il est difficilement classable. Les lignes de basse sont devenues entêtantes, voire hypnotiques tandis que Bovell a ornementé l'ensemble de sonorités diverses qui ambiancent le chant assez particulier de Ari Up. Grande pièce de musique avant-gardiste, Cut reçoit un accueil plus que mitigé de la part du public quand il sort le 7 septembre 1979. Couturé de hits comme Newtown, Shoplifting ou Love Und Romance, ce disque n'a pas à rougir face au premier PiL dans le genre musique trop en avance sur son époque.

Dans ce numéro de R&F nous aurions aimé lire la (les) chronique(s) de (1979) :
AC/DC - Highway To Hell
Iggy Pop - New Values
Judas Priest - Unleashed In The East
Kiss - Dynasty
Point Blank - Airplay
Rory Gallagher - Top Priority
Thin Lizzy - Black Rose
UFO - Strangers In The Night
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 mars 2003
Voici un album fantastique et cruellement méconnu ou ignoré par les fans de Punk. Des paroles féministes, un son fantastique... Il est dommage que le mouvement punk se soit autant contenté d'une honteuse attitude machiste envers les (trop) rares groupes punk féminins... les puristes penseront qu'il est égalemment dommage que ce soit Universal Records qui répare cette bévue... ;-)
On s'apercoit sur ce disque à quel point The Slits pouvaient être en avance sur leur temps. Investir dans cette réedition, c'est aussi découvrir la fantastique reprise de "Heard it through the Grapevine" de Marvin Gaye, morceau qui traduit parfaitement l'interprétation d'un standard de la musique noire par ces filles déboulant du punk.
Notons aussi pour cet album le départ de la batteuse Palmolive et l'intérim magistral de Buggie (officiant dans Siouxie and the Banshees) qui semble porter à bout de bras tout le culot de ses partenaires.
Un album relativement important donc pour un groupe sous estimé ayant eu le mérite d'ouvrir aux filles la voie d'un rock personnel, décompléxé et génialement inspiré.
0Commentaire| 21 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 15 août 2002
Les Slits joue une musique tres particuliere que l' on n'a pas vraiment l' habitude d' entendre. Cut n' est pas vraiment punk, c'est plutot de la tres bonne musique rock, naive et spontanee, qui a inspire plus d'un artiste punk rock. c' est un de mes albums preferes avec ceux des Vaselines et Raincoats
0Commentaire| 12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 16 juillet 2003
Les Slits sont un groupe essentiellement féminin qui avant de disparaître au début des années 80, sont devenues avec un album "Cut", la référence du genre "post punk" aux cotés de Gang of Four. Leur album est très original et très punk dans leur façon foutoir de jouer, une rythmique complexe avec beaucoup de changements de tempo, une basse limite jazz, une guitare basée sur des gimmicks un peu ska, le chant entre grondements et hululements, pour résumer on pourrait dire qu'il s'agit de Bjork reprenant le répertoire des Specials à l'envers. Autant dire que cette musique sans couplet ni refrain identifiable (même après plusieurs écoutes) est vraiment très bizarre ! cependant il s'agit d'un album quand même vraiment agréable à écouter. La reprise du standard de Marvin Gaye "I Heard It Through the Grapevine" est très réussie et montre ce qu'aurait donné les Slits si elles s'étaient pliées au format pop.
0Commentaire| 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 octobre 2013
T' es en 1978, t' es une fille, t' as pas de tympans, ta mère écoutait Yes, tu jettes tes tampons souillés aux piteux concerts des bourricots punks, t' as comme copines d' autres bonnes à rien et mauvaises en tout comme toi... et bien tu fondes un groupe de bourriques que tu nommes The Slits... Les fentes, c' est ça, c' est classieux... Une chose est sure, j' irai pas bouffer ces escalopes mal lavées qui montrent leurs nichons que je ne veux pas voir. Mais les snobinards du New Musical Express ont mis cet étron dans leur classement des 100 meilleurs albums de tous les temps ; il y en a qui ont honte de rien surtout pas de leur connerie. Comment une maison de disques a pu signer des pouilleuses pareilles ? Comment la presse rock élitiste a pu porter ça au pinacle ? C' est normal, ils se sont fait dessus avec le Velvet Underground, groupe de nains de jardin juste bon à décorer le dessus d' une fosse septique, disons plutôt l' intérieur d' une fosse septique. Et tout d' un coup une bande de mongoloïdes, aux mains avec lesquelles elles se torchaient le fondement, ont touché des guitares. Monsieur Lester William Polfuss, entre autres, n' a pas créé la Les Paul pour qu' elles soient tenues par des pestilentielles parkinsoniennes à grande gueule qui ne savent pas aligner trois accords sans se planter au deuxième. Qui doit écouter ça, à part une pisseuse blennorragique misandrique qui se fait dessus en se tordant de douleur...
44 commentaires| 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 17 octobre 2013
sdq gg ggr ezg g zr rzgr zregrzg rzgzr zgrze zrgfezr gzrz gzzg gd vdV EV Eev v V v
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

19,21 €
63,71 €

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)