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5,0 sur 5 étoiles
3
Frisco Mabel Joy
Format: CD|Modifier
Prix:42,98 €+ 2,49 € expédition

le 11 septembre 2017
Ce disque est très génial, splendide, poignant, je l'avais déjà. Mais là j'ai voulu l'offrir à un proche, et ça c'est mal passé : stock erroné, finalement zéro disponible, commande annulée.
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1000 PREMIERS REDACTEURS D'AVISMEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 12 mai 2013
Si un titre aussi poignant qu’An American Trilogy n’hérisse pas le moindre poil de votre corps, c’est que vous avez une pierre en lieu et place du cœur. Inquiétez-vous et consultez illico presto qui de droit. Y a un blême. An American Trilogy, c’est du même tonneau que Land Of My Father expulsé, main sur le cœur et à tue-tête par les 74 000 poitrines du Millenium Stadium de Cardiff. A l’instar de son homologue gallois, le titre le plus célèbre du répertoire de Mickey Newbury (chose rare, il n’en a pas écrit le texte, mais il est responsable de son arrangement), que la reprise à son compte par Elvis Presley (moins brillante) a décuplé en termes de popularité, a le patriotisme chevillé au corps. Pot pourri militant qui offre de réunifier le Sud confédéré (Dixie) et le Nord (The Battle Hymn Of The Republic) sécessionnistes dans une même chanson, en les dépouillant toutefois de leurs rythmes militaires, An American Trilogy (complété par le pacifiste All My Trials, titre souvent repris dans les hotnannies de Greenwich Village), naît d’une improvisation lors d’un concert donné par Newbury, en 1970, au Bitter End, club folk new yorkais (je suis passé devant il y a 15 jours). Alors que tout peut laisser craindre des réactions hostiles, cette démarche, certes très civique mais alors plutôt osée, passe comme une lettre à la Poste. Les tensions redoutées font alors place à de formidables scènes d’émotions.
Ce medley éminemment touchant, repris à leur compte par, entre autres, outre Presley, Johnny Cash, Roy Orbison, Ray Charles, Joan Baez, Willie Nelson, Waylon Jennings, John Denver, Kenny Rogers, B.B King ou Linda Ronstadt, ouvre de manière magistrale l’exceptionnel Frisco Mabel Joy, LP de 1971, troisième levée d’une carrière forte de plus d’une vingtaine d’albums, souvent publiés dans la plus grande des indifférences. Le rock tout entier traîne une dette envers Mickey, fort d’avoir pu faire briller une pléiade incommensurable d’interprètes dont la liste pourrait emplir un annuaire des P & T. Bravo donc, messieurs les critiques du rock, qui, coupables d’avoir tu un aussi grand talent, car loin des canons en vigueur de ce temps là, vantez aujourd’hui dans l’indécence la plus osée, l’artiste comme un des plus grands songwriters de tous les temps. Les gens de l’ombre le savaient eux. A ce titre, amis lecteurs, intéressez-vous au coffret An American Trilogy (2011) qui réunit ses trois plus belles œuvres, agrémenté de démos et d’inédits : Looks Like Rain (1969), le disque qui nous intéresse ce jour et Heaven Help The Child (1973).
Ce texan de Houston, injustement sous-estimé mais monument emblématique du patrimoine U.S, sorte de guide spirituel et réformateur de l’ombre de la veine Outlaw, a été des premiers pas de Town Van Zandt et de Guy Clark. Les chiens ne font pas de chats. On est dans une même lignée profonde et émotionnelle, dans un frisson commun aussi intense. Celle des John Martyn, des Nick Drake, des Fred Neil, des Gene Clark. Au plus profond de leurs dépressions respectives, leurs mots naissent, infiniment tristes mais terriblement beaux. L’amour qu’on perd, la solitude, la vie brisée, celle qui n’a plus de sens, les aurores grises et lourdes à affronter, sont autant de monologues avec eux-mêmes. Nous y saisissons l’écho de leurs maux. Comme tous ces écorchés de l’existence, souvent perdus mais toujours en quête permanente d’absolu, Newbury écrit ici sa peine et sa fragilité. Frisco Mabel Joy, ancré dans la tradition folk, porté par une acoustique délicate aux racines country, donne matière à se nourrir de toutes ces émotions dans son répertoire d’une fabuleuse richesse, d’une sensibilité à fleur de peau.
Chanteur exceptionnel, on ne peut que se prendre d’affection pour cette voix d’une rare profondeur, extrêmement douce et sentimentale, sincère et accablée, qui rend encore plus palpable le désespoir qui l’habite. On ressort rincé et ému aux larmes de cette énigmatique confrontation discographique. Le bonheur est sur cette terre ; il est ici. Inutile d’en pincer pour le folk et la country pour tomber sous le charme d’une œuvre sombre, au rythme lancinant mais approprié, qui aurait constitué le joyau d’une carrière pour de nombreux artistes du moment.
Avoir dans son escarcelle An American Trilogy, The Future’s Not What It Used To Be, Frisco Depot, How Many Times (Must The Piper Be Paid For His Song), How I Love Them Old Songs, Remember The Good, Mobile Blue, You’re Not My Same Sweet Baby, Swiss Cottage Place, laisse l’auditeur pantois ou sur le cul, comme on dit aujourd’hui. Perso, ça fait plus de 40 berges que ce disque me hante, constituant l’un des plus beaux souvenirs de mon adolescence. C’est dire si la morsure est indélébile. Je n’ai pas attendu qu’il ait passé l’arme à gauche pour en septembre 2002 pour, comme la majorité de l’establishment critique musical, commencer à lui cirer les pompes. Newbury, c’est culte, et ce même si l’homme n’a que très rarement connu le succès sous son nom. Seuls les autres, les potes, les proches, les initiés, savent ce qu’ils leur doivent. Ames paumées ou solitaires, cœurs brisés et qui saignent, Mickey Newbury a autant de belles histoires à vous raconter que de sublimes mélodies à vous chanter. Raison de plus pour en être, si vous avez la gueule de bois ou le moral dans les chaussettes (PLO54).
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le 14 août 2008
ce disque est un must a ecouter et posseder absolument j'ai aussi le vynile
tous les collegues qui l'ont ecoute ont achete
du tres grand art c'est dommage qu'il soit aussi cher
quand je l'ai achete j'avais du le payer environ 15 euros mais de toute facon c'est un disque a avoir tant il il est bourre de richesses et de melodies somptueuses un artiste qui meriterait d'etre plus connu
jean
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