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4,4 sur 5 étoiles
4
Superfly
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le 10 juillet 2017
CHRONIQUE DE ERIC DAHAN MAGAZINE ROCK&FOLK
555 DISQUES, 1954-2014 SOIXANTE ANS DE ROCK'N'ROLL (Rock & Folk HS n° 30 décembre 2014-janvier 2015) - Page 064
CURTIS MAYFIELD
"Superfiy"
[1972]
Début des années soixante-dix à New York, les pimps en costumes orange et jeunes nubiles désaxées en talons blancs compensés hantent le pavé.
Depuis Chester Himes et Cab Calloway, les nuits de Harlem sont un peu plus rouges et les wah-wah cisaillent l'air fétide de la 125e rue. Le rouleau compresseur disco n'a pas encore fait des Blacks les maîtres du monde et un Curtis Mayfield (l'âme des Impressions) habite toujours "on the other side of town".
Son premier opus solo couronné du survolté "Move On Up" va traumatiser une génération de soul-boys anglais (Paul Weller en tête, qui le reprendra des années plus tard avec son Style Council) mais rien ne prépare au choc de "Superfly", bande originale d'un classique blaxploitation du début des années 70 pillé jusqu'au dernier plan par ce faussaire de Quentin Tarantino, mais également par un Lenny Kravitz jamais remis de l'intro au rimshot de "Pusherman". Parce qu'il sait créer pour ses héros des orchestrations de péplum "larger than life", qu'il voit plus loin que les coups de feu essuyés par la Ford Mustang et les OD fatales, Curtis Mayfield réussit un chef-d'œuvre d'humanité, un de ces disques à message cruciaux des années soixante-dix comme le "What's Going On" de Marvin Gaye ou le "Innervisions" de Stevie Wonder.
Quel était alors son secret ? Avait-il lui-même recours au "Pusherman" ou pensait-il à Dieu ? Un accident tragique (la chute d'un échafaudage sur scène à la fin des années quatre-vingt-dix) l'a laissé paraplégique sur un lit d'Atlanta, jusqu'à son décès en décembre 1999. Plus jamais sa voix de fausset ne se déhanchera élégamment sur les percussions latino de "Superfiy". L'Amérique n'est de toute façon plus ce qu'elle était.

Dans ce numéro de R&F nous aurions aimé lire la (les) chronique(s) de (1972) :
Albert King - I'll Play The Blues For You
Chicago - V
Gentle Giant - Octopus
Jethro Tull - Thick As A Brick
Randy California - Kapt.Kopter And The (Fabulous) Twirly Birds
Sensational Alex Harvey Band (The) - Framed
Yes - Close To The Edge
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le 24 décembre 2003
Priest (Ryan O' Neal) est un dealer de cocaïne à succès, comme en témoigne son bel appartement, ses nombreuses et exubérantes tenues, sa sublime voiture, sa jolie copine Georgia et la petite armée qu'il tient à sa disposition. En ajoutant évidemment à cela la consommation à volonté (après un quart d'heure de film, il a déjà sniffé trois fois sur sa belle petite croix), inutile de dire que notre Priest a tout pour être heureux. Pourtant ce dernier est pris d'un éclair de lucidité : s'il continue ainsi, il risque de finir emprisonné ou enterré. Il établit donc un plan pour sortir du business et vivre tranquille avec Georgia tout en s'accordant un joli petit parachute doré. Avec son associé Eddie, Priest prévoit d'acheter 300 000 dollars de cocaïne qu'il revendra pour empocher pas moins d'un million de dollars. Cela peut paraitre facile, mais tout le monde ne l'entend pas de cette oreille, notamment la branche la plus corrompue de la police locale malencontreusement mise au courant du projet des deux hommes. Priest doit alors déployer tout ses talents pour parvenir à ses fins.

Sollicité pour réaliser la bande originale, Curtis Mayfield ne dévoile pas un grand enthousiasme face à la morale et au dénouement du film. Ne pouvant se résoudre pour autant à laisser tomber le projet, il trouve son salut par la délivrance de messages plus constructifs et donc quelque peu en discordance avec l'esprit du film. Peu séduit par le caractère majoritairement instrumental des bandes originales blaxploitation, il épluche scrupuleusement le script dans le but de mettre à jour un album quasi-intégralement chanté.

Le résultat n'est rien de moins que le sommet du genre et l'une des plus grandes œuvres de la musique noire américaine. Rarement des compositions aussi efficaces n'auront été aussi bien mises en valeur par les arrangements. Mayfield réalise déjà un exploit en ce qui concerne le noyau dur de son groove : les lignes de basse, qui feraient ici toutes renoircir Michael Jackson. Mais aussi irrésistibles soient-elles, ces lignes de basses ne suffisent pas à expliquer l'orgasme ressenti à l'écoute de ces compositions. L'exploit de Mayfield et de parvenir à potentialiser ce groove par son talent d'arrangeur. Le soutien systématique de la basse par de multiples percussions et guitares, à la fois vigoureuses et délicates, constitue déjà un propulseur imparable et à ce jour inégalé. Les orchestrations de cordes et cuivres constituent quant à elles une terminaison déterminante de ce groove. La touche de Mayfield est encore inégalée à ce niveau, dans ce maniement contrasté de la douceur des cordes et du caractère imposant des cuivres. Cette alliance habile de puissance et de subtilité aboutit à une musique incroyablement majestueuse, irradiant massivement chaque sens pour ne quitter l'auditeur que longtemps après. Les deux seuls titres instrumentaux en témoignent à merveille, transportant avec grâce ("Think") ou hâtivement (le superbe thème de poursuite "Junkie Chase"). La touche finale permettant à cet album de culminer dans l'estime religionnarienne siège dans les textes que Mayfield chante magnifiquement. Tour à tour prophétique ("Little Child Runnin' Wild", "Pusherman"), dramatique ("Freddie's Dead"), sensuel ("Give Me Your Love {Love Song}"), moralisateur ("Eddie You Should Know Better"), il s'affirme comme l'un des poètes les plus réalistes de l'histoire.

Cette bande originale traversera à jamais les années, sans vieillir ni lasser, contrairement à ce sympathique film qui reste le témoignage d'une époque révolue.
12 personnes ont trouvé cela utile
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1000 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 20 mai 2013
Le film a été vite renvoyé aux oubliettes de l'histoire mais la BO, elle, fait partie des grands disques soul des seventies. Curtis Mayfield y fait montre de toute sa maestria en tant que compositeur mais aussi arrangeur, chanteur hors-pair et guitariste sobre mais au swing imparable. Un grand disque de musique noire américaine, excellent à tous les niveaux.
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le 9 septembre 2003
Avec cette album qui n'est autre que la bande son de"SUPERFLY", Curtis Mayfield a réalisé un fabuleux disque,tout les titres vous enchainent où vous font bouger les F....s et ce même si vous ne le souhaitez pas,de plus les paroles accompagnant les titres sont on ne peu plus expilcite ,destiné a l'époque (n'oubliez pas que les usa était en pleine guerre du vietnam,et devait tenté d'éliminer la CONSCIENCE NOIRE des "BLACK PANTHERS",alors curtis nous parlent de freddie dans le superbe tracks "Freddie's dead" décrivant les ravages que l'héroine distribué a petit prix et a profusion par un gouvernement complice a l'époque,"Pusherman" "junkie chase" "no thing on me (cocaïne song)" "eddie u should know better" tout l'album vous feras replonger au début des 70's a new-york,du funk pur jus,des instrumentaux a en mourrir de ne pas avoir connu cette épok,mais si!!! De plus ce "Superfly" edition remasterisée
contient des demo version comme "ghetto child" "the underground","check out your mind" et tout celà sur le second cd ne contenant que des "additionnals tracks & alternate versions",a avoir absolument si vous êtes un musikvore (je viens de l'inventer:-),vous ne regretterez pas ce VRAI trip au début des seventies,si riches musicalement a une époque ou les jeunes pensaient que le monde pouvait être ...meilleur,aujourd'hui celà serait considéré comme une Hérésie et c'est désormais une hérésie,mon album préféré de Curtis Mayfield
un Must,un Golden cd,un VRAI témoignage de ce qui fut et plus jamais ne sera
5 étoiles car cet album en méritait 10
10 personnes ont trouvé cela utile
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