undrgrnd Cliquez ici RentreeLitteraire nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Bijoux en or rose

Commentaires client

4,1 sur 5 étoiles
10
4,1 sur 5 étoiles
Format: DVD|Modifier
Prix:10,29 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 20 septembre 2009
Les films de Claude Sautet expriment différemment "l'air du temps" de la société française. certes,l'ambiance des premiers films, "classe tous riques" ou "bonjour sourire" font figure de coups d'essai à la réalisation pour celui qui était déjà réputé pour ses collaborations au scénario. Puis, plusieurs rencontres (Michel Piccoli, Philippe Sarde, le roman de Paul Guimard, et Romy Schneider) aboutissent aux "choses de la vie". Eblouissant coup de maître. A la suite de ce succès, Claude Sautet enchaîne des films qui se voudront être le reflet des années 70,avec des personnages dans lesquels chacun peut se reconnaître: Vincent, Mado, César, Rosalie, Hélène, Marie...
Dans ses films, Sautet aimait montrer aussi bien l'instant où tout bascule que, comme il le disait lui-même, "les temps morts, les passages où rien n'arrive, mais où tout se joue."
La vie selon lui était faite de "Climats", et lui savait admirablement les retranscrire et les faire voir au spectateur.
A partir des années 80 et plus précisément de "Garçon!" qui est le dernier modèle du genre, le réalisateur comprend qu'il est temps de mettre en forme un autre registre."Quelques jours avec moi" commence en comédie dramatique et s'achève en tragédie sur arrière-plan de conflit social. Ici, le cinéma de Claude Sautet gagne en pudeur et en retenue.
"Un coeur en hiver" qu'il qualifie de "film le plus autobiographique" de sa carrière retrace également le destin d'un personnage emmuré en lui-même, et la musique de Ravel porte l'empreinte de la profondeur et de la sobriété de son drame.
Cette évolution aura permis à "Nelly et Monsieur Arnaud" d'être un film abouti, montrant un mentor et sa muse, mais aussi deux personnages que l'âge et la situation empêche de se rejoindre malgré leurs sentiments réciproques. Le mimétisme de Serrault avec Sautet s'avère stupéfiant. Les répliques s'enchaînent entre ironie et pudeur. Emmanuelle Béart exprime admirablement les difficultés à être une jeune femme à la fois indépendante et amoureuse, bien de son temps.
Bien de son temps:cette caractéristique pourrait s'appliquer globalement au cinéma de Claude Sautet, qui porta là dans ce film toutes ses qualités de chef d'orchestre: des références à ses anciens films à l'étude constante du cadrage, le film est un chef d'oeuvre. Il porta à son paroxysme les fameux "Climats" de la vie.
Malheureusement pour nous, cela devait être son dernier. Et les climats de Claude Sautet nous manquent.
0Commentaire| 12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Quel choix judicieux que de confier le rôle de Nelly à la jolie Emmanuelle qui illumine quasiment chaque plan du film de sa présence féminine et féline.
Toute en douceur et fragilité, elle donne corps à cette jeune femme un peu perdue et face à elle, le grand Michel Serrault n'a qu'à se laisser bercer, aider, aimer même...
Je vous encourage vivement à vous procurer ce DVD qui se regarde, se déguste et se savoure avec bonheur et plaisir.
22 commentaires| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Pour commencer, une confidence, un aveu sinon une confession qui, je l'espère, car tel n'est certes pas mon propos, ne heurtera personne : je n'aime pas du tout Emmanuelle Béart...
Manière euphémique de dire que la notoriété dont elle fut gratifiée m'est toujours apparue comme ayant des causes incongrues et surtout fort étrangères à un authentique talent d'actrice, qu'il s'agisse de sa filiation paternelle, de sa plastique avantageuse encore que glaciale - la beauté sans charisme n'est qu'un épiphénomène aléatoire - ou de son histoire sentimentale avec un acteur véritablement surdoué, Daniel Auteuil pour le nommer.
Dans ce film, le dernier, mais quel film, de Claude Sautet, je lui concède le rôle de faire-valoir, elle est irréprochable dans ce rôle des plus limités mais elle est limitée.
Ce qui importe donc, c'est ce qu'elle fait valoir.
Deux génies du septième art, de chaque côté de la caméra, et ce n'est pas rien.
Claude Sautet et Michel Serrault.
Avec son microscope visionnaire, l'hypersensible et extralucide Claude Sautet nous raconte une histoire vraisemblable sinon vraie, celle qui va lier un homme vieillissant, notable douteux, ex-magistrat investi des insignes républicains qui s'est fourvoyé mais enrichi dans des affaires aussi lucratives que suspectes, homme brillant et cultivé mais solitaire, fétu de paille aux abois dans le désert de l'inexistence, à une jeune femme mariée avec un aimable fainéant qui a cessé de lui plaire et dont l'oisiveté chronique affichée tandis qu'elle bat le pavé pour gagner leur maigre casse-croûte assèche irrémédiablement leurs soirées conjugales désertées par l'amour et le partage.
Monsieur Arnaud la rencontre fortuitement sur la terrasse d'un café parisien.
Il est subjugué, manifestement.
Parce qu'elle est jeune et belle, tout simplement.
L'homme vieillissant et solitaire, désabusé et désenchanté surtout, voit en elle un phare qui pourrait éclairer la nuit de ses angoisses et de ses frustrations.
Comme elle lui explique sobrement qu'elle a une méchante ardoise de loyers impayés, il lui propose de l'éponger, il en a les moyens et n'en a que faire, elle ne lui devra jamais rien.
Après avoir "noblement" refusé, elle finit par accepter cette libéralité salvatrice, à tous égards salvatrice car c'est ce chèque providentiel qui lui donnera le "la" pour quitter son mari dévirilisé.
Puis, ô prétexte, il lui propose de l'embaucher pour être la dactylographe dûment rétribuée de ses improbables mémoires d'ex-magistrat.
Elle accepte.
Ainsi commence l'histoire.
Dans cette histoire vraisemblable sinon vraie racontée et mise en scène par l'orfèvre Claude Sautet, Michel Serrault est simplement génial.
Son génie d'acteur, on le connaît, on l'a vu ailleurs, y compris dans des pochades que seul son génie a sauvées de la plus affligeante vulgarité, lui qui était si pudique, si subtil et raffiné, grand croyant aussi, et marqué au fer rouge par la mort accidentelle de sa fille fauchée à l'âge de vingt ans.
Un clown sublime, "le" clown emblématique, hilarant et triste.
Dans cet ultime film du génial Claude Sautet, Michel Serrault est génial.
Alors, somme toute, il n'est que de remercier Emmanuelle Béart d'être leur faire-valoir.
Parce que ce film ultime est un chef d'oeuvre.
88 commentaires| 10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 25 juin 2014
Sorti en 1995, Nelly et M. Arnaud présente d'abord comme intérêt d'être complètement intégré dans ce milieu des années 1990, crépuscule de l'ère Mitterrand marquée par un chômage de masse et une société déboussolée. On prend plaisir à retrouver des habitudes du quotidien aujourd'hui disparues : faire son traitement de texte sur un Macintosh, chercher de la monnaie pour pouvoir passer un coup de fil (dans une cabine téléphonique forcément), fumer pendant son repas au restaurant.

Charles Berling et Emmanuelle Béart, dans leurs plus belles années tous les deux, vaquent entre inaction et petits boulots, à la recherche de ce qui pourra amorcer leurs destins. La qualité principale de ce film est sa retenue permanente, à l'image du duel feutré entre Nelly et M. Arnaud (incarné par Michel Serrault). Il ne verse pas dans la facilité et se déroule sans fausse note. Le jeu des acteurs est juste, tout en finesse.

Pourtant, malgré ces qualités intrinsèques, j'aurais surtout apprécié ce film plus pour sa toile de fond que sa trame, interprétée certes sans faille, mais sans grande surprise à mon sens.
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 17 mai 2002
Dans ce film, Claude Sautet narre la liaison ambiguë des deux personnages du titre. Rarement Michel Serrault n'a été aussi émouvant face à Emmanuelle Béart toute en grâce délicate. Tout est dans les non-dits et Sautet, en virtuose de la demi-teinte, est au sommet de son art. Malheureusement ce film fut son dernier...
0Commentaire| 16 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Nelly, ( Emmanuelle Béart ), charmante jeune femme , partage sa vie avec un époux qui n'est pas accroc au travail , souvent au chômage, et qui se complait dans sa situation.
Au contraire, Nelly endettée au maximum, par l'attitude oisive de son compagnon, effectue divers petits
boulots ,afin de se sortir de cette situation dégradante.
Un jour, par l'intermédiaire de son Amie Jacqueline, (Claire Naudeau ), elle fait la connaissance de Monsieur Arnaud , un homme d'un certain âge, un septuagénaire , esseulé,et séparé de sa femme depuis plusieurs années.
Cet homme, qui possède un certain vécu, retraité, et qui vit confortablement grâce à la situation qu'il a eue dans sa vie active.
L' homme vieillissant , semble impressionné par Nelly , physique séduisant, de grands yeux bleus, une certaine vivacité d'esprit, qui dénote une forme d'intelligence évidente.
Monsieur Arnaud, apprend vite les difficultés financières de cette jeune femme,et lui propose de l'aider , allant jusqu'à payer tous ses loyers dont elle ne peut s'acquitter.
En échange, Nelly qui connaît parfaitement le traitement de texte, accepte de taper le manuscrit que Monsieur Arnaud veut faire paraître , une forme de biographie en quelque
sorte.
Nelly, qui gère très bien ce travail, propose certaines corrections, quant à la syntaxe
de certaines phrase, Monsieur Arnaud apprécie la collaboration de cette jeune femme.
Malgré son âge,le vieil homme se sent attiré par le charme, le charisme et la vivacité
de Nelly.
La jeune femme, fait la connaissance de Vincent ( Jean-Hugues Anglade ) l'éditeur, qui est
de sa génération.
Elle se laisse courtiser , et Monsieur Arnaud apprenant cette idylle, voire cette aventure,se
laisse aller à faire une scène de jalousie à Nelly , qui rétorque qu'elle se sent libre de disposer
d'elle même, et n'a pas de reproches à recevoir de la part d'un vieux C....... !!!
Un conflit , une rupture ? Non ! L'orage se dissipe, et Nelly revient.
A l'instant où elle entre dans l'appartement, elle perçoit une voix féminine, c'est Lucie, la
femme de Monsieur Arnaud qui revient pour proposer un voyage à son premier compagnon,
une évasion qu'ils n'avaient su faire dans leur jeunesse.
Le vieil homme se laisse influencer et propose à Nelly de lui laisser l'appartement cossu dont
il est le propriétaire, de lui confier les clés pendant sa longue absence, et, qui lui paiera bien sur son travail qu'elle aura effectué lorsqu'il sera parti .
Monsieur Arnaud avait accepté cette séparation à contre cœur,car il éprouvait, malgré son âge,  une attirance constante à l'égard de Nelly.
Quant à Nelly, c'est un deuxième et cruel échec, car, malgré le caractère affirmé du vieux Monsieur, cet homme avec ses qualités et valeurs humanistes ,était devenu pour elle le plus
précieux des Amis.
Si l'Amour, en tant que tel, est quelque chose de démesuré entre un homme et une femme ayant une trentaine d'années de différence d'âge, les qualités et valeurs humaines, accompagnés
parfois de goûts communs, peuvent contribuer à faire un rapprochement qui peut engendrer
une Amitié affirmée et sincère malgré la différence d'âge, j'en suis certain personnellement,
et c'est ce que CLAUDE SAUTET s'était évertué à démontrer dans ce petit chef-d'oeuvre.
MICHEL SERRAULT fut fabuleux dans son personnage, quant à EMMANUELLE BEART , que l'on apprécie ou pas, il faut reconnaître qu'elle fut parfaite dans ce rôle qui
lui était attribué.
44 commentaires| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 26 décembre 2011
Nelly et monsieur Arnaud est le dernier film de Sautet, une ultime fois il observe ses contemporains et la societé en evolution. le film est une rencontre entre un magistrat à la retraite qui demande à une jeune femme de rédiger ses memoires. Toujours le meme soin apporté aux seconds roles, Sautet s'inscrit dans la continuité de son oeuvre incomparable, il fait passer l'émotion qui nait de cette rencontre entre ses 2 acteurs principaux qui trouvent chacun un immense role cinematographique, Serrault et Emmanuelle Beart dont la grace et la sensibilité sont si belles. Sautet termine sa carriere par un tres grand film.
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 19 juin 2013
Un film peu diffusé mais particulièrement sensible et émouvant.
Interprétation tout en nuance de Michel Serraud et Emmanuelle Béart.
A recommander.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 mars 2016
Le cinéma désabusé bourré de regrets...Proprement infernal , cette capacité à s'épancher...Un film MAG (Mal Aux Genoux)... L'ennui suinte tellement que même le siège devient inconfortable, met à mal les ménisques et tord les ligaments.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 17 août 2009
Claude Sautet était le sismographe des états d'âme de nos contemporains Français. il a été une figure marquante, sociologique de son temps. Si l'on fait état des sept films de sa filmographie qui traverse les années soixante dix, Les Choses De La Vie à Une histoire Simple, ce réalisateur est passé par toutes les étapes pour dépeindre la société Française qu'elle soit Bourgeoise ou Prolétarienne.
A partir de Garçon, les choses se gâtent d'un point de vue Thématique. Le réalisateur de Classe tout risque semble vouloir échapper à ce cinema qui la fait connaître et accéder à une consécration. Il est également relativement âgé et probablement dépassé par la nouvelle décennie.
Après Garçon qui semble avoir été produit autour d' Yves Montand et faire un succès après les échecs d' Un Mauvais Fils et d' Une histoire simple , il s'essaye à de curieux exercices... Quelque jours avec toi ou Daniel Auteuil et Sandrine Bonnaire s'aiment dans ce qui ressemblerait à une sorte de huit clos à la Roman Polanski. Décalé, baroque, on a du mal à retrouver ce que l'on aimait chez Sautet mais le résultat est intriguant pour ne pas complètement gâché le plaisir.
Un coeur en hiver va poussé encore plus loin et de manière plus radicale cette esquisse, avec des personnages encore plus éthérés, conceptuels et stylisés. La musique de Ravel et ses trios pour cordes et pianos rajoute dans l'aspect romantique glacé.
Tout devient plus abstrait, froid et les histoires cette fois qui nous sont contées entre Daniel Auteuil et Emmanuelle Béart ressemblent à des estampes Japonaises.
Nelly et Monsieur Arnaud, dernier film du cinéaste, pourrait prétendre à une certaine forme testamentaire. Le personnage joué par Michel Serraut avec cette coupe et cette couleur des cheveux, ses costumes sombres rappelle indéniablement Claude Sautet. Emmanuelle Béart avec ses chignons, ses allures de femme émancipées, libre, détachée de toute contrainte, appelle bien sur le fantôme de Romy Shneider... Mais cette histoire ne prend absolument pas. Tant la photographie, les décors, les seconds rôle et cette intrigue semble à côté, dépassée, vide, exsangue. La magie n'est plus là. On s'ennuie et un malaise indéfinissable nous envahi. Une gêne.
Le film de trop.
22 commentaires| 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

9,04 €

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)