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le 7 novembre 2016
je n' étais pas du tout, mais pas du tout fan de Springsteen, je ne comprenais même pas ce que les gens lui trouvaient, jusqu'à ce que quelqu'un me fasse découvrir cet album (et 2 autres) qui n'a rien à voir avec les standards habituels que nous passent les radio, et là, oui ce Mr Springsteen
est un Grand bonhomme !
Comme quoi, il n'est jamais trop tard!
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le 14 mai 2017
un album que j'ai découvert récemment au regard de sa date de parution (1982) mais que j'écoute avec plaisir aujourd'hui. La qualité d'enregistrement et le mixage minimaliste donne un charme supplémentaire à l'album.
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Et si ce machin, à la pochette austère et blafarde, était le meilleur disque de Springsteen ?
Entre deux déferlantes électriques (« The River » et « Born in the USA »), Springsteen, seul avec sa guitare et son harmonica, se prend en même temps pour Dylan et Neil Young, et nous livre un disque de folk-rock plein d’histoires tristes et désabusées de l’Amérique profonde, celles des petites gens.
Ceux qui ne voyaient en Springsteen que le Boss, maître des cérémonies électriques de son E Street Band, oublient qu’à la base, c’est un conteur d’histoires et qu’il est autant influencé par les folk-singers que par les pionniers rock’n’roll.
Il nous livre là des merveilles : la ballade « Mansion on the hill », le rock’n’roll minimaliste de « Johnny 99 », « State Trooper » (son électricité discrète et menaçante, son phrasé proche de l’Alan Vega de Suicide), la rythmée « Open all night » que Mark Knopfler de Dire Straits a dû écouter avant d’écrire « Walk of life », …
Avant la mode lancée par MTV, Springsteen faisait de l’ « Unplugged », et rien n’est à jeter de ces quarante minutes magiques.
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C'est vrai que NEBRASKA est considéré comme le meilleur album de Springsteen, celui que les fans (et les autres) adulent. Sans doute parce que l'ambiance du disque, cette musique folk acoustique, permet de mettre les textes en avant. Parmi les admirateurs de Springsteen, un certain nombre - aller savoir pourquoi ? - ont toujours préféré le chanteur à textes, que le rocker endiablé. Alors que le personnage se compose de ces deux facettes (Dylan + Elvis comme il le dit lui même !).

Et bien NEBRASKA aurait pu être un grand disque de rock. Car ce que l'on entend, ce sont des documents de travail, une cassette enregistrée sur un magnéto 4 pistes qui sert à Springsteen pour expliquer ces nouveaux morceaux aux musiciens du E Street Band. Il a toujours procédé comme cela, jusqu'au jour où Jon Laudau (ami et producteur) lui a suggéré de sortir cet enregistrement tel quel, sans retouche. Depuis, sur scène, Springsteen interprète "Atlantic City" dans une version très rock, tel qu'elle devait l'être à l'origine. Comme la chanson "Born in the USA" qui avait été composée à l'origine pour figurer sur NEBRASKA.

Voilà l'histoire de ce disque, où on entend Springsteen jouer de la guitare et chanter sur une piste, et rajouter un choeur ou de l'harmonica sur les autres. On entend aussi sa chaise grincer sur le parquet de sa cuisine, écoutez bien ! C'est un magnifique album, violent, noir, désespéré, où on croise des meurtriers, des violeurs, et tous les laissers pour compte de l'Amérique. C'est un disque en hommage à Woody Guthrie, Dylan, Johnny Cash ou Pete Seeger. Parmi les titres proposés, "Johnny 99" est une des plus poignantes, comme "Reason to believe" ou "Atlantic City" qui me touche particulièrement. Sur la version vinyle, les textes étaient imprimés en anglais et traduits en français... merci de l'intention, c'est une démarche rare.

Quelques années plus tard, Springsteen sortira THE GHOST OF TOM JOAD, considéré par les mêmes comme son second meilleur album ! Puis DEVIL & DUST (nettement moins bon). Aucun de ces deux albums n'a la rugosité ni la densité tragique de NEBRASKA.

PS : Sean Penn s'est inspiré de la chanson " Highway patrolman" pour réaliser son premier film, avec Tim Robbins.
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le 4 juillet 2017
CHRONIQUE DE FRANÇOIS DUCRAY MAGAZINE ROCK&FOLK
555 DISQUES, 1954-2014 SOIXANTE ANS DE ROCK'N'ROLL (Rock & Folk HS n° 30 décembre 2014-janvier 2015) - Page 113
BRUCE SPINGSTEEN
"Nebraska"
[1982]
Premier album "unplugged" de l'histoire récente — et gloutonnement avalée par la télé — du rock, "Nebraska" est le "road record" du Dernier des Mohicans de l'âge électrique. Quand il en subodore la nécessité cathartique, Springsteen raccroche les gants après les deux ans de tournée consécutifs à "The River".
Gavé, sursaturé, le Boss met le E Street Band en vacances. Et se paie incontinent une fiction de virée en Thunderbird décapotable : à lui les autoroutes enneigées et les motels crades de l'Amérique "ordinaire" ! Armé en réalité d'une paire de guitares, de ses souvenirs, de son imagination et d'un gros besoin de solitude en noir et blanc, l'admirateur de Steinbeck et de Hawks accouche de dix mini-nouvelles dont un Robert Altman aurait pu se nourrir en vue d’un scénario à la "Short Cuts". Chroniques autant que portraits, ces chansons rugueuses ne sont jamais froides : les personnages qui s'y meuvent, ou plutôt s'y débattent face à leur destin, Bruce a su les camper prestement, à vif dans leurs très (trop) humaines contradictions. S'y cherche-t-il ? Du moins y retrouvons-nous ses thèmes favoris — pas de bol, la vie ! — mais débarrassés du pathos "héroïque" et des traces enfin nettes de lui-même et des siens, son père en tête, figure emblématique de l'Américain moyen naïf, grugé, croyant au mythe jusqu'au dernier soupir. Et ce sont ces soupirs, ces fractures, ces non-dits troubles et diffus qui émeuvent : pas l'ombre d'une explication rassurante, d'une théorie à l'horizon. Poignant mais pas plaintif, aigu mais pas strident, "Nebraska" paraîtra déprimant à certains, indigeste à beaucoup... Tous pourtant acclameront le maousse "Born In The USA" deux ans plus tard, sans se douter que les plages douces qu'il recèle proviennent de cette veine qui ne se cachera plus désormais... Et puis Johnny Cash s'est approprié "Johnny 99" et "Highway Patrolman", ça console.

Vous avez aimé ce disque ? Ce(s) titre(s) pourrai(en)t vous intéresser :
Bruce Spingsteen - Born to Run (1975)
Bruce Spingsteen - Born In The USA (1984)
Bruce Spingsteen - The Ghost Of Tom Joad (1995)
Bruce Spingsteen - We Shall Overcome the Seeger Sessions (2006)

Dans ce numéro de R&F nous aurions aimé lire la (les) chronique(s) de (1982) :
Hubert Félix Thiéfaine - Soleil Cherche Futur
Van Halen – Diver Down
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le 1 août 2009
C'est l'album de Springsteen que je préfère . Je ne dis pas le meilleur car cela ne veut rien dire , mais celui que j'ai le plus écouté , le plus aimé aussi . Ils sont rares les albums qui vous accompagnent longtemps , toute une vie . De celui - ci , je connais tous les recoins , toutes les paroles , tous les soupirs , les silences , les cris , tous les accords : je peux le chanter encore maintenant en entier , je peux le jouer aussi , j'y pense encore souvent et il n'est jamais vraiment sorti de mes rêves . Il fait partie de ma vie .
Si vous pensez que des grands mots comme pureté , intégrité , honnêteté sont des critères valables pour évaluer le travail d'un artiste , alors vous aimerez ce disque sans artifices , cru , aride , terriblement sincère et profond .
Arrivé dans le début des années 80 à un sommet de gloire qu'il n'a peut - être pas tant désiré que cela , Bruce Springsteen décide de faire un break et de tracer la route seul pour partir à la rencontre d'un pays qui l'a fait Boss mais qu'il ne connaît pas vraiment . De l'Amérique , il n'a vu que des films et entendu des chansons . De ce paysage grandiose et violent , il n'a vu que les bords . Passant d'un océan l'autre , le jeune Bruce a arpenté les plages et les jetées , bu et chanté dans les bars , écumé les scènes et les stades en s'aveuglant aux grandeurs et aux lumières des villes debout . Dans ce parcours initiatique sans surprises , pour ainsi dire linéaire , il a pu puiser l'énergie nécessaire à son rock , une forfanterie bon enfant , un jeu de scène festif et mélodramatique plein de cette fougue insouciante et parfois puérile tout droit héritée du rock and roll de son enfance et des bluettes des groupes de filles des années 60 , qu'il écoutait à la radio le soir dans son lit . Atteignant en 82 un âge christique , il lui faut désormais prendre conscience de sa responsabilité , de son âge d'homme , se frotter à la réalité des vies de ses héros , des fantômes de ceux dont il n'a fait que galvauder les désirs romantiques à jamais enfouis dans la fausseté du « rêve américain » , cette « belle idée » ( comme dit Gabin dans La Belle Equipe ) mais qui n'a pas su satisfaire toutes les espérances .
Dans Nebraska , Springsteen raconte des histoires au lieu de les brailler , il jette au brasier des illusions perdues la pacotille des héros flamboyants de sa jeunesse parfois bohème pour se colleter avec la réalité des classes rurales et urbaines du pays profond en pleine déréliction . le plus souvent , ces histoires toutes simples , il les chante avec une voix très douce , naturelle , dénuée d'emphase , une sorte de murmure en voix off qui ressasse son hébétude ( un peu à la manière d'un Norman Bates , en plein déni , à la fin de Psychose ) parfois échantillonnée de hurlements lugubres ( « State Trooper » ) comme ceux que pousse Alan Vega dans le premier album de son groupe Suicide .
Les personnages de Springsteen , comme dans « Highway Patrolman » ( reprise par Johnny Cash ) ne se déparent jamais de leur sacerdoce buté : ils ont un truc à faire alors ils le font , que ce soit au nom du Bien ( Joe Roberts , le patrolman ) ou du Mal ( ce jeune chien fou de Franky Roberts , le frère de Joe ) et sans toujours en percevoir les conséquences , jusqu'à ce qu'une certaine idée de la frontière vienne leur rappeler que l'Amérique , ou l'homme américain , n'a pas tous les droits , et qu'être au service de l'état et d'une certaine morale ne dispense pas d'avoir une conscience individuelle . La chanson , avec ce personnage qui en s'émancipant des lois redonne une chance à l'idée de fraternité , est magnifique .
Springsteen ne fait pas des héros de ces gars qui , pris au piège du rêve américain en lambeaux , ne comprennent pas tout ( « Atlantic City » ) ces désoeuvrés qui , dans « Nebraska » , la chanson qui ouvre l'album , s'amusent à tuer pour se donner l'illusion de vivre , puis regrettent non pas leur folie meurtrière de tueurs nés ( à la Gun Crazy ) , mais qu'on ait mis un terme au jeu . Il donne la parole à ceux qui , autant victimes que bourreaux , tuent la rage au caeur ( « Johnny 99 » elle aussi reprise par Cash ) et s'indignent qu'on les laisse pourrir en prison 98 et un an au lieu de les éliminer , comme ils savent faire là - bas , de manière radicale , dans un dernier éclat de foudre . Enfin , il fait de ses personnages des balises pour sa conscience ( et la nôtre , peut - être ) , des pare fous . Parler d'eux , de leur vie ou de leurs actes terribles ou banals ( « Open All Night » ) c'est comme nommer le monde qui l'entoure pour mieux le comprendre . Une dernière tentative pour vainement le mettre à distance par le biais de la rêverie nostalgique ( « Mansion On The Hill » , « Used Cars » , incroyablement justes et touchantes , et surtout « My Father's House » ) renvoie le narrateur au constat douloureux du temps qui passe , des choses qui changent , des gens que l'on croyait indispensables et qui finissent malgré tout par disparaître de nos vies ...
Le retour à la réalité est donc terrible qui ne propose qu'une alternative : soit la fuite en avant , évoquée en fil rouge tout au long de ce voyage mortifiant ( que Springsteen résume ici dans « State Trooper » ) avec la possibilité de la folie meurtrière si on vous arrête , ou quand on ne vous arrête pas ... soit , dans « Reason To Believe » qui clôt cet album magistral , non pas la promesse d'une vie meilleure , mais une interrogation sur le bien fondé de continuer sans toutefois la certitude de parvenir à une humanité apaisée .
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le 10 décembre 2010
Tel aurait pu être le nom de cet album d'un boss alors en pleine ascension depuis la parution de "Darkness" et "The River" et surtout avant "Born in the USA" qui le consacrera définitivement aux yeux du grand public
Mais avant ça, Bruce Springsteen, fuyant sa popularité naissante, se retire un certain temps et enregistre en solo et en 3 jours sur un vieux enregistreur cassette un album aux paroles ainsi qu'aux sonorités glaciales, à l'opposée des textes chauds et dansant des albums précédent. Car dans tout cet album, le Boss chante pour ceux que l'Amérique renaissante sous l'impulsion de Reagan oublie, les laissés pour compte, les voleurs, les pauvres, les solitaires, bref tout ce que Springsteen voit au jour le jour et qu'il dépeint dans cet album d'une tristesse qui ne peux laisser indifférent, il faut prendre la peine de déchiffrer l'accent à couper à la hache du boss ou aller chercher les paroles sur le net pour se rendre compte de la portée de ses paroles.
L'album est également fait d'une sonorité assez mauvaise, ceci venant de l'enregistrement sur le vieux Tascam que Springsteen a utilisé et que les cassettes ont été baladées un peu partout dans ses poches, altérant d'avantage le son. Cependant, celà ne vient pas altérer l'écoute puisque l'ambiance de l'album est encore plus intimiste, seule se fait entendre la voix du boss accompagnée d'une guitare ou d'un harmonica, et parfois quelques craquements de planchers.
Nebraska est donc un album hors du commun et d'un autre temps car la maison de disque a laissé Springsteen et Landau sortir l'album en l'état, sans y ajouter autre chose, bien leur en as pris, car aujourd'hui encore, cet album reste un monument dans la carrière du boss, à classer parmi ces meilleures galettes. Incontournable.
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le 17 octobre 2016
Beaucoup de gens n'aiment pas Springsteen et certains s'en font une spécialité. De la lourdeur du E street band au populisme de pacotilles en passant par la ferveur bidon du chantre de la classe ouvrière américaine ses détracteurs ne manquent pas d'arguments dont le plus fatal pour moi réside dans le fait que le bonhomme n'a pas enregistré grand choses de valable depuis une bonne trentaine d'années... et quand je dis grand chose je pense "à peu près rien" (et quand je pense plus profondément à ça je me dis "mais que mettrais je dans cet à peu près?" et je ne sais pas...).

Mais si il y a un disque qui fait que cet homme conserve une crédibilité en acier trempé en tant que songwriter c'est bien 'Nebraska'.

Si les choix de production de Springsteen ne sont pas toujours judicieux il n'en reste pas moins que nous sommes en présence d'un auteur qui, lorsqu'il est inspiré, boxe dans la catégorie des plus grands.

Avec ce disque enregistré seul dans sa cuisine, complètement à contre-courant et qui a pris tout le monde par surprise, Springsteen signe tout simplement un chef d'oeuvre absolu et peut être son plus beau disque.

Ce qui proprement extraordinaire sur 'Nebraska' c'est l'économie du propos...disque de Folk extrêmement épuré, souvent proche du murmure bien que ponctué de brèves explosions (dans lesquels nous retrouvons l'amour que Springsteen, homme de goût tout de même, voue à la musique sublime de Martin Rev et d'Alan Vega) cet album nous raconte des histoires dont les protagonistes sont des gens ordinaires (les morceaux seraient en partie inspirés par "Une Histoire populaire des Etats-unis de Howard Zinn). On croise beaucoup de losers patentés, de meurtriers et de pauvres types broyés par le destin tout au long de ces dix morceaux (le morceau titre a pour narrateur le tueur en série/loser/broyé par le destin Charles Raymond Starkweather par exemple). Si il s'agit d'un disque sombre où on rigole encore moins que sur un album de Joy Division il s'en dégage pourtant une inaltérable beauté.

C'est aussi une leçon d'écriture et de concision. Terriblement inspiré, Springsteen évoque de petites histoires en très peu de mots et très peu de notes...sans rien perdre de sa puissance évocatrice. Bien au contraire! On dirait que plus il économise ses moyens plus les chansons gagnent en puissance évocatrice. Une illustration supplémentaire de l'adage 'Less is More' si cher à mon coeur...(on voit ici que l'influence de Suicide ne se borne pas à l'usage d'une ligne mélodique minimale et hypnotique sur 'State Trooper' et à l'alternance entre moments calmes et explosions démoniaques mais qu'elle se fait avant tout en terme d'écriture et de conception).

Un disque d'une beauté simple et juste qui n'est pas prête de s'altérer.
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Columbia n'y tenait pas du tout à ce Nebraska de 1982. Bruce Springsteen n'en a que faire et, seul comme un grand, chez lui, muni de sa guitare sèche, d'un harmonica et d'un quatre pistes, il va enregistrer 10 titres y compris le célèbre Born In The U.S.A., qui ne sera pas retenu dans Nebraska (sixième disque du Boss) mais qui figurera finalement sur l'album suivant (sur l'album du même nom). Album acoustique, audacieux, Nebraska est un coup de poker de Bruce, héritier de Dylan. Il prend son monde à contre-pied. La maison de disque s'arrache les cheveux jugeant que Springsteen signe son arrêt de mort. Loin s'en faut, la critique et les fans lui réservent un accueil du genre de ceux que l'on réserve aux meilleurs albums. Si l'ambiance est pesante et les titres noirs. Cet album à l'instrumentation réduite à sa plus simple expression (guitare sèche, harmonica et chant) est très intimiste, folk avec une écriture lyrique inspirée (Highway Patrolman, Johnny 99, Atlantic City, Mansion On The Hill, Used Cars). Mansion Hill est vraiment sublime et Atlantic City vaut le détour. Idem pour Nebraska qui évoque la cavale du serial killer Stark-Weather dans les années 50. Nebraska est un très bon disque pour le mec qui a le bourdon et qui veut s'isoler pour ressasser son malheur (avec un suicidaire State Trooper) mais, personnellement, quoi que je trouve ce folk-rock qu'est Nebraska, très agréable, plein d'émotion, violent, noir et désespéré (autant d'ingrédients pour faire un très bon cocktail blues), j'ai un faible pour le rocker invétéré qu'est le Boss. Mais Dieu, que cet album est une merveille les jours de « pas bien ».
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le 29 août 2009
Après l'incontournable triptyque Born To Run/Darkness On The Edge Of Town/The River, Springsteen se livre a un exercice de style Oh combien périlleux, l'album folk acoustique ultra dépouillé enregistré sur un 4 pistes avec pour seuls instruments une guitare et un harmonica.

Nebraska est une parenthèse dans l'aeuvre du Boss, c'est un album difficile d'accès pour qui ne maîtrise pas la langue de Shakespear (pour ceux là, reste la solution d'écouter l'album avec la traduction des textes sous les yeux). Car l'intérêt de Nebraska réside en grande partie dans ses textes. L'atmosphère est pesante et oppressante, tout ici n'est que tension et désillusion. Il y est question de tueries, de peine de mort, de vies ouvrières misérables et sans espoir, de chômage et de descentes aux enfers, d'amitiés trahies, d'attentes illusoires... Il n'y a guère que Mansion On The Hill livrant sur un ton nostalgique les doux souvenirs d'enfance d'un adulte et donnant à l'auditeur un répit de courte durée et une (très) légère lueur d'espoir.

Le texte le plus poignant est bien évidemment celui de Nebraska qui ouvre l'album, chroniquant la tuerie perpétrée en 1958 dans le Nebraska par Charles Starkweaker et sa petite amie, ainsi que sa condamnation à mort. On pense biensûr ici au tout aussi poignant Dead Man Walking, autre chanson écrite par Springsteen sur le thème de la peine de mort et offerte à Tim Robbins en 1996 pour la BO de son film du même nom (La Dernière marche).

Avec ces textes tranchants et bouleversants de gravité et de vérité, Springsteen atteint donc ici des sommets. A noter qu'au cours des nombreuses tournées qui ont jalonné sa longue carrière, il piochera régulièrement des titres dans Nebraska pour les inclure dans ses set list, parfois en les électrisant avec de réelles bonnes surprises et notamment Atlantic City en 1999 et Reason to Believe en 2007.
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