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Autopsie d'un meurtre (Anatomy of a Murder, 1959) est un très grand film judiciaire, plus précisément un film de prétoire, peut-être le meilleur du genre jamais réalisé à ce jour.

District attorney d'une petite ville, battu aux élections alors qu'il occupait le poste depuis 10 ans, Biegler (James Stewart) est devenu un avocat désoeuvré qui occupe ses journées à la pêche aux truites et à la chasse dans les montagnes et ses soirées de célibataire à des causeries arrosées avec son seul ami, un vieil avocat alcoolique (Arthur O'Connell). Cette petite vie monotone et déclinante est soudainement réveillée par un fait divers spectaculaire.
Un lieutenant de l'armée, Frederik Manion, a tué de cinq balles tirées à bout portant un tenancier de bar, Barney Quill, pour avoir violé sa femme, la très belle et sensuelles Laura Manion (Lee Remick). Manion se dit que l'ancien district attorney du comté est l'homme ad hoc pour le défendre et charge sa femme de le contacter. L'aventure judiciaire commence, 2H34 de film, du message téléphonique de Madame Manion au verdict et à la chute pleine d'humour du film.

Otto Preminger pose dans chacun de ses films une grande question : qu'est ce que l'amour ? (Laura). Laura, enjeu d'une part d'un amour possessif et égoïste, et de l'autre d'une passion véritable). Qu'est-ce que l'honnêteté envers soi-même ? (Mark Dixon). Et enfin, qu'est-ce que la justice avec Anatomy of a Murder ? Plus précisément, Preminger s'interroge, nous interroge et questionne le système : la justice est-elle un jeu ?

Elle en a tout l'air. Un meurtre a été commis. L'avocat teste son client pour savoir s'il est capable de jouer le jeu, il le met sur la voie de la seule défense possible pour gagner et constate qu'il est suffisamment intelligent pour comprendre la règle du jeu qui peut peut-être le sauver. Un jeu ensuite entre la défense et l'accusation, dont le vainqueur n'est pas la vérité, qu'en savons nous d'ailleurs de ce qu'est la vérité, mais le meilleur des joueurs, le plus habile. A ce jeu, pour gagner, il faut toujours être sur la ligne jaune, la dépasser parfois.

Mais de ce jeu émane une solution qui amène la paix sociale. Le jeu judiciaire résout le conflit au niveau collectif. Et en refaisant participer le district attorney au jeu judiciaire, elle le fait revivre, se rendre à nouveau utile. Autopsie d'un meurtre est un film judiciaire optimiste car il est en même temps la rédemption du héros principal qui reprend goût à la vie et de son ami qui parvient à surmonter son penchant trop prononcé pour l'alcool. Ce thème de la renaissance se retrouve d'ailleurs dans de nombreux films de Preminger : renaissance de Laura, Galatée qui échappe à son Pygmalion, renaissance de Marck Dixon au prix de la vérité et d'une peine de prison mais qui débouchera sur une nouvelle vie, retour à la vie d'un avocat déchu dans Autopsie d'un meurtre. En réalité, Preminger lui-même considérait que son nouveau départ aux Etats-Unis après une première vie en Autriche constituait sa vraie naissance comme le développe bien Partrick Saffar dans l'ouvrage critique qu'il lui a consacré (chez Gremese, 135 pages, 2009).

Le film de Preminger est particulièrement réussi. Bien construit et plein de rebondissements, c'est un film qui fait découvrir la procédure judiciaire américaine et rend compte de sa nature même, très différente de la procédure continentale. Bien que Preminger ait vécu aux Etats-Unis depuis près de 15 ans lors de la réalisation de ce film, il conserve un regard d'anthropologue sur une société qui l'étonne et nous étonne et dont il parvient à rendre les ressorts les plus forts.

Pour les acteurs de la vie judiciaire, Autopsie d'un meurtre est aussi un film d'une infinie richesse, une anthologie de stratégie et de tactique judiciaire, allant des droits de la défense et à la préparation du client à adopter « spontanément » la défense requise à la lutte féroce, presque au corps à corps avec l'accusation, utilisant tous les ressorts de l'action judiciaire, le bluff, la recherche studieuse des précédents, la manière d'entrer dans les bonnes grâces d'un Président débonnaire et amateur de pêche, l'utilisation habile des questions et des réponses irrecevables même si elles ont été déclarées telles par le Président car le jury, lui, ne les a pas oubliées, les colères feintes. Le procès américain consacre la victoire du juriste le plus habile. Otto Preminger était un familier du fonctionnement de l'appareil judiciaire: il avait fait du droit en Autriche, avait assisté à de nombreux procès et connaissait le système de l'intérieur, son père étant un procureur célèbre.

Les acteurs sont tous excellents, les premiers rôles bien entendu, mais aussi le président qui assure la police de l'audience et la bonne marche des procès, joué par un avocat qui avait mis fin aux excès du maccarthisme en défendant l'armée américaine contre une accusation d'activités anti-américaines et dont l'humour ponctue les principales étapes de la procédure.

En raison des questions fondamentales qu'il pose sur la procédure judiciaire américaine et de son recul allié à une ironie et un humour permanent, y compris dans la merveilleuse scène finale du film sur l' »impulsion irrésistible » du client de l'avocat au moment de régler les honoraires, Autopsie d'un meurtre est un grand film à voir et à revoir car on y découvre à chaque fois de nouvelles richesses.

Ce film, classé parmi les 250 meilleurs films mondiaux par les Cahiers du Cinéma, a été abondamment commenté. Je recommande notamment le commentaire très travaillé émanant d'un magistrat cinéphile, Christian Guéry, dans Les avocats au cinéma, p. 147-151.

Il est dommage que le DVD n'offre aucun bonus intéressant, se contentant de renvoyer à des films annonces, filmographies sommaires, galeries de photos et affiches. Le DVD offre cependant le film en VO, en français, espagnol, allemand et italien avec des sous-titres en 21 langues. La version présentée est la version complète en noir et blanc de 2H34, étant précisé que certaines séquences de la version française sont en VO avec des sous-titres français.
11 commentaire| 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Un très grand film, un de ceux que l'on déguste, tant pour l'intrigue, que pour sa réalisation sans aucune faille. La façon de traiter le sujet de la justice et du système judiciaire est originale : un avocat général déchu qui reprend du service mais cette fois du côté la défense, et avec en prime, un cas plus que douteux. James Stewart y est remarquable, et Ben Gazzara, accusé du meurtre du violeur de sa femme, alors tout jeune acteur, laisse présager un grand (qu'il deviendra). La belle Lee Remick, joue l'épouse ingénue et perverse de ce couple infernal avec brio.

J'ai aimé le quasi huis clos de ce film : les deux tiers se passent dans la salle de tribunal et l'autre tiers dans la maison un peu décrépie de Paul Biegler (James Stewart), l'avocat. Cela donne une intensité et une force incroyable à l'histoire que le jeu de la caméra exacerbe avec les gros plans sur les visages des témoins venant à la barre.

Chaque image du film est ciselée, la photo est impeccable, les prises de vues sont parfaites, c'est véritablement du grand art et malgré les 2h30 du film on voit 'The End' arriver avec beaucoup de regret.
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le 23 novembre 2004
"Autopsie d'un meurtre" est un exemple parfait de maitrise cinématographique, car il concilie la maitrise absolue de la forme au service d'une histoire passionante, réflexion très juste sur la vérité et le fonctionnement de la justice. Le montage et les cadres sont admirables, les dialogues procurent un rare plaisir d'écoute, tant ils sont brillants et parfaitement fluides, et la formidable musique d'Ellington couronne le tout. Les scènes de procès - souvent mal exploitées au cinéma - sont d'une justesse inégalée.Ici, la vérité importe peu, ce qui est intéressant, c'est de voir James Stewart décortiquer tous les aspects, les points de vue, les différents facteurs humains compris dans un meurtre assez simple (d'où le titre). Tous les acteurs sont remarquables et le film n'a pas pris une ride, tant il est rare de voir, encore aujourd'hui, un réalisateur maitriser aussi bien son sujet.
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le 29 mai 2008
Un avocat infortuné est chargé de défendre un homme violent accusé d'avoir tué le supposé violeur de sa femme…

Tiré d'une histoire vraie, ce film a été sept fois nominé aux oscars. Si on ne devait en retenir qu'une chose ce serait l'extrême justesse de ses acteurs face à la caméra discrète du maître. Ici, James Stewart fait face à Lee Remick (une autre de ces actrices charismatiques comme les affectionne Preminger). On pourra voir dans la présence de Stewart une allusion à un autre classique des films de justice : Mr Smith au Sénat (où il tenait le rôle titre) ; cependant, ici point d'idéalisme, juste les faits, déposés simplement, avec humour et sans fanfare ; au carrefour de Mr Smith et du classique hitchcockien, Le Procès Parradine.
Un suspens jamais dévoilé et un procès magistral. Une véritable réussite !
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le 2 mai 2002
Tout simplement le meilleur film sur la justice.
Le premier film de proces et toujours le meilleur, le mariage du suspence et de l'intimisme. Si vous le regarder, vous allez devenir difficile a satisfaire et vous ne vous en remettrer pas
Avec le grand James Steward, le generique de Saul Bass et la musique de Duke Ellington.
Indispensable.
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le 22 mai 2012
Drôle d'entame, avec cette scène d'exposition un peu déprimée, à l'image de son personnage: Paul Biegler (James Stewart), ex-procureur général non réélu, ronge son frein en pêchant la truite et en traitant d'insignifiants cas de divorce. Arrive l'affaire: un soldat a abattu un homme qu'il accuse du viol de sa femme. Biegler va jouer la démence passagère ("impulsion irrépressible") pour le sortir de ce mauvais pas. Mais "Anatomy of a Murder" n'est pas qu'un film de procès (même si c'en est un bon), le film brosse aussi un portrait assez accablant de la société de l'époque, pétrie de sexisme.
Surtout, les personnages (et les acteurs) sont excellents: Stewart joue (comme à son habitude) un personnage droit, sans trop de compromissions. Mais les rôles de Ben Gazzara (le soldat) et de Lee Remick (sa femme) sont infiniment plus ambigus. Et annoncent la pirouette finale, qui jette le doute sur toute l'affaire.
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Un des plus grands acteurs américains-si ce n'est le plus grand- incarne l'avocat de la défense dans un procès pour meurtre. Un officier (Ben Gazzara) tue le violeur de sa femme (Lee Remick). Toute l'affaire tourne autour de la responsabilité de l'assassin : crime commis en pleine possession de ses moyens ? ou perte de contrôle et irresponsabilité temporaire ?.

On retrouve tous les fondamentaux du film de procès. James Stewart joue tout en finesse, en intelligence et en "emportement" maîtrisé. Son rôle d'avocat rusé, astucieux et en même temps "naïf" (il croit à la force de la Loi et à la rectitude de la justice lui va comme un gant.

En prime, la musique du "Duke" et sa présence au piano dans une scène de danse.
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le 22 février 2016
Fondé sur l'examen objectif et détaillé des circonstances et des motivations indécidables d'un meurtre quant à lui indéniable, "Autopsie d'un meurtre", avec ses deux heures quarante minutes intenses, sans aucun temps mort, peut être considéré comme la matrice de tous les "films de procès", soit un genre éminemment populaire et pourtant pas forcément très fécond, artistiquement parlant. S'il en est aussi le chef-d’œuvre, c'est d'abord qu'il sait garder jusqu'au bout son ambiguïté : chaque "révélation" - car il y en a, pour le plaisir "primaire" du spectacle - ne fait guère qu'approfondir le mystère, qui est avant tout celui de la personnalité des protagonistes, qui restera indécidable jusqu'à la fin, cette très belle conclusion qui sonnerait le glas de toutes les illusions (...s'il en subsistait encore !). Ici, le plaisir du spectateur est fondé sur le spectacle intense de l'intelligence de tous les protagonistes plutôt que sur la facilité des coups de théâtre ou sur le suspense du verdict : remarquablement mis en scène par Preminger, tous les mouvements, gestes et - bien évidemment - paroles des avocats nous rappellent d'ailleurs qu'entre un bon avocat et un bon acteur, la différence est minime. Aucune surprise que, à ce jeu-là, ce soit le sublime James Stewart qui triomphe ! (On notera le cadeau offert à Stewart, pianiste de jazz au demeurant, ce duo décontracté avec Duke Ellington..)
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le 24 novembre 2015
Si le film est magnifique, le DVD est techniquement baclé!

En lisant la piste son Française, j'ai eu la joie de voir le film avec une bande son qui passe du dialogue en Français au dialogue en Anglais, pour repasser au son Français un peu plus loin! Défauts de master???????

Dommage!
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le 23 octobre 2009
Paul Biegel (James Stewart) est un avocat qui n'est plus avocat général et s'intéresse beaucoup plus à la pêche qu'à son cabinet. Son confrère Parnel McCarthy (Arthur O'Connell) se désole pour lui, aussi pour le convaincre de plaider à nouveau, il lui trouve une affaire et le pousse à se remettre au travail. Il s'agit de défendre un officier (Ben Gazzara) accusé d'avoir tuer un homme coupable d'un viol sur l'épouse (Lee Remick) du militaire.

Ce presque huis clos se déroule presque exclusivement dans un tribunal et Otto Preminger le réalisateur s'ingénie à créer des rebondissements sur le déroulement du procès. James Stewart est parfait dans son rôle d'avocat faussement malhabile et vraiment décontracté face au procureur (George Scott) qui s'ingénie à contrarier la défense du rusé Biegel.

Le film fut célébré en son temps (1959) et crédité de 6 nominations aux Oscars et la musique est de Duke Ellington alors en pleine gloire.
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