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Le "consort of viols" était une spécialité anglaise. Il rassemblait différentes violes en un "concert" homogène (plus homogène que notre moderne quatuor à cordes qui manque d'une voix de ténor). Les meilleurs compositeurs anglais s'y sont appliqués.

Quels sont ces meilleurs? Chacun fera sa sélection mais pour moi ce sont Lawes, Jenkins et GIbbons.

Lawes avait de plus une curiosité instrumentale personnelle qui lui fit écrire par exemple des concerts pour deux violons, orgue et basse où l'orgue n'est pas du tout l'équivalent de l'instrument de réalisation de la basse continue, mais un instrument du 'concert' à part entière.

Ici, nous avons les "Consort Setts" pour 5 et 6 violes et orgue auxquels ont peut appliquer la même remarque. Lawes sait trouver la synthèse entre la rigueur contrapunctique, règle obligée du 'consort of viols', et un sens mélodique et concertant très particulier. Cela donne à ces 'consort' un attrait et un charme tout particuliers.

Ce disque mérite donc une attention spéciale. L'interprétation donnée par les "Fretwork" (qui ont signé de nombreux disques excellents) et l'organiste Paul NIcholson est excellente.
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William Lawes est un personnage charnière de l'évolution du consort de viole anglais sous le règne de Charles 1er. Il a litéralement "explosé" le modèle cohérent et unitaire du consort de viole anglais Elizabéthain qui avait été lègèrement italianisé sous Jacques 1er notamment par John Coprario (professeur de William Lawes) et Orlando Gibbons.

En fait William Lawes a fait beaucoup plus qu'italianiser le consort anglais, il lui impose sa personnalité éminemment excentrique et inventive (on disait de lui qu'il passait son temps à briser les lois de la musique) et lui applique les notions de suprise, de sauts harmoniques, de ruptures rythmiques qu'on retrouvera dans la forme tardive des consorts représentée par Locke, Simpson, Jenkins et Purcell.

Cette musique est fascinante et très difficile à commenter car changeante, jamais batie sur le même modèle, tantot débridée comme une toccata tantot traditionelle pointant vers la renaissance, tantot lyrique tantot polyphonique en forme de canons libres voire de fugues mais toujours avec cette étrange et génial mélange de tendresse et d'inventivité débridée qui forme la particularité de ce personnage central, mais à part, de l'école de viole anglaise dont le fait d'être disparu trop tôt en défendant son roi dans la guerre civile ne fait que renforcer la légende. Finalement le seul personnage de l'école de viole anglaise à qui on peut associer William Lawes est peut-être Tobias Hume, de la génération précédente.

Dans cette musique éminement libre, pleine d'esprit, presque bizarre et finalement très anglaise, l'ensemble Fretwork de par ses phrasés libres, inventifs, doux et sans aucune lourdeur me parait surpasser la concurrence et notamment Hesperion XX qui s'applique un peu trop. Cet enregistrement est à mon avis un des sommets de la discographie de cet ensemble avec leurs enregistrements Purcell et Jenkins.
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