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4,5 sur 5 étoiles
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le 10 décembre 2011
Le concerto de Dvorak fut sans conteste l'un des morceaux de bravoure les plus fréquentés de Rostropovitch, comme en témoignent plusieurs enregistrements, avec Giulini et le LPO (sommet dramatique), avec Karajan et Berlin (référence un peu lisse), mais il ne faudrait pas oublier le vieil enregistrement avec Talich et la Philharmonie Tchèque, la version avec Ozawa et Boston, ou encore un live historiquement essentiel, capté le 21 août 1968 à Londres (avec l'orchestre d'URSS et Svetlanov) et édité par BBC Legends : quelques heures après l'entrée des blindés soviétiques dans Prague, Rostropovitch s'abandonnait totalement à la musique dans une célébration tragique de la libertté foudroyée.
Dans cet enregistrement de studio effectué en 1957 avec le Royal Philharmonic Orchestra et Adrian Boult, Rostropovitch est encore un jeune violoncelliste qui éblouit l'occident de son talent. Le son est dans une stéréo excellente qui préserve à la fois la fougue du soliste et l'impact du RPO qui était alors à son sommet et offre un accompagnement d'une évidence et d'une lisibilité sans équivalent. Cette lecture est donc d'un lyrisme, d'une clarté, d'une chaleur qui en font à mon sens une référence dans ce concerto et, sans aucun doute possible, le meilleur enregistrement de Rostropovitch, nettement devant les versions avec Karajan et Giulini (et ne parlons pas d'Ozawa), même si le témoignage de jeunesse avec Talich et le concert de 1968 valent évidemment le détour.

En ce qui concerne le double concerto de Brahms, depuis des décennies maintenant, il y a deux écoles : ceux qui préfèrent l'enregistrement d'Isaac Stern et Leonard Rose avec Ormandy et Philadelphie, et ceux qui sont au contraire attachés à cette version captée en mai 1969 par David Oïstrakh et Rostropovitch lors d'une longue visite en occident qui les vit aussi enregistrer un fameux Triple concerto de Beethoven avec Karajan. Ici, c'est aux États-Unis que se déroula l'enregistrement, à Cleveland où George Szell et son orchestre offrirent un écrin idéal aux deux virtuoses soviétiques. Aucun enregistrement ne rivalise avec la vigueur et la perfection toute classique de cette version saisissante, pas même les autres réalisés par Oïstrakh (avec Fournier et avec Knouchevitski) ou par Rostropovitch (avec Perlman), les deux artistes ne s'étant jamais retrouvés autour de cette partition. Quant à Stern-Rose, la prise de son et l'accompagnement orchestral les placent derrière Rostropovitch et Oïstrakh à mon sens, mais je comprends que l'on puisse être happé par cette version un peu plus axée sur le beau son que celle-ci. Enfin il ne faut pas oublier la version Heifetz-Piatigorsky, vive et très bien enregistrée.

Le bilan est donc clair : voici un disque qui n'a pas de prix. Ou qui pourrait ne pas en avoir, car du côté de l'étiquette c'est pour ainsi dire donné...
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Le catalogue disponible des enregistrements du concerto par Rostropovitch propose 5 versions officielles avec : Vaclav Tallich en 1952, Adrian Boult en 1958, Herbert von Karajan en 1969, Carlo Maria Giuilini (CD & DVD) en 1978 et enfin Seiji Ozawa en 1986.

Adrian Boult est un chef incontournable pour apprécier les œuvres d'Edward Elgar, Ralph Vaughan Williams, William Walton et Gustav Holst (La suite "Les planètes" de ce dernier a été commentée il y a quelques semaines sous la baguette de William Steinberg, à défaut de cette disponibilité, j'aurais retenu Adrian Boult à l'évidence).
Adrian Boult servait en priorité LA partition et LE compositeur. Ce n'est toujours pas un bon moyen de passer à la postérité. On peut souligner un aspect important de son art par une comparaison. La probité musicale de Boult rappelle celle de Karel Ančerl pour la musique Tchèque en général et celle de Dvořák en particulier. Un tel état d'esprit ne pouvait être que prometteur pour nous offrir un enregistrement vivant, clair, d'une simplicité toute bohémienne… Pari tenu ! Poursuivons…

Le concerto de Dvořák, de forme classique, comprend 3 mouvements : Allegro ; Adagio ma non troppo ; Finale Allegro moderato.

1 – Allegro : Les bois énoncent le premier thème, un motif qui sera repris lors de l'entrée du violoncelle après l'imposante introduction. Ce début symphonique n'est pas sans rappeler la grandeur de celui du premier concerto pour piano de Brahms (1859) par sa puissance. Le discours se veut épique, comme un cri lancé vers la terre natale de Dvořák où furent composées les 7ème et 8ème symphonies. Le chef anglais, fidèle à son style adopte un tempo serré, un discours clair et dru, quel souffle ! Chaque instrument conquiert sa place dans cette belle orchestration. C'est moins mystérieux et langoureux que Karajan à Berlin, moins somptueux aussi, mais de fait plus spontané et authentique. On retrouve le Dvořák amoureux des mélodies bohémiennes, des rythmes populaires et dansants de sa patrie, simples et joyeux.
L'entrée du violoncelle est splendide d'énergie et de clarté sonore. L'art de Rostropovitch reposait déjà sur une grande pureté de la ligne de chant, un legato précis, l'absence de vibrato qui tend parfois vers la préciosité. Et puis au-delà de la technique, il y a la poésie, la souplesse des lignes mélodiques, l'alternance entre la nostalgie et la fête. La complicité entre Adrian Boult et Rostropovitch est parfaite. Jamais l'orchestre ne couvre le violoncelle ou, inversement s'efface. Les mesures s'enchainent dans cette ambiance typiquement slave, celle des émois et des rires. [9'00] Le tendre et intime dialogue du développement où violoncelle, flutes et bois nous entraînent dans le monde féérique d'un crépuscule dans les forêts de Bohème. Le mouvement s'achève dans l'exubérance mais sans aucun pathos appuyé. La prise de son stéréo de 1958 est exemplaire de lisibilité.

2 - Adagio ma non troppo : Les Bois précèdent le chant du violoncelle dans le début mélancolique de l'adagio. Mélancolique ? Oui et non, pastorale et tranquille certainement. Rostropovitch énonce cette mélodie sans heurt, avec émotion et sérénité. Le tissu orchestral s'anime de chants d'oiseaux. [2'50] Des accords brefs et furieux de l'orchestre introduisent un développement en forme de ballade et de méditation. Dvořák se languit des paysages et vielles légendes de Bohème (Le pigeon des bois). Le dialogue violoncelle – orchestre se fait évanescent et primesautier, deux mots aucunement antinomiques dans cette mélopée colorée. Rostropovitch retrouve cette précision et délicatesse qui m'avaient enchanté dans l'allegro. Le Royal Philarmonic est au diapason sous la baguette vigoureuse et lyrique d'Adrian Boult.

3 - Finale. Allegro moderato : une marche presque mahlérienne scande le début du final. Il y a un climat grandiose accentué par le staccato imposé par Adrian Boult dans cette introduction. Une longue phrase interrogative du violoncelle adoucit le dramatisme de cette première partie. Le développement autour de ces deux idées oriente le mouvement une fois de plus vers une ambiance pastorale. Rostropovitch se montre plus virtuose dans ce morceau, partition oblige, mais toujours avec élégance. La variété des motifs est époustouflante. Dvořák ne joue pas la carte hédoniste souvent réservée à l'instrument soliste. La coda est précédée d'un passage méditatif et tendre qui aboutit à une brève apothéose orchestrale, brève pour une fois de plus éviter toute grandiloquence.

On pourra préférer à juste titre la plastique du son sans égale des versions de Berlin ou Boston. Mais de cet enregistrement londonien, il ressort une fougue d'un violoncelliste de 30 ans que l'on ne retrouvera pas ultérieurement. En définitive une interprétation jeune et impétueuse, même si le chef british approchait ses 80 ans.
En résumé, comparer les différentes versions de ce concerto par Rostropovitch équivaut à un tastevin de grands crus classés…

4 – Double concerto de Brahms : le CD est complété par cet ultime concerto et œuvre symphonique (1887) du compositeur allemand ami de Dvořák. Comparé aux deux concertos pour piano et au concerto pour violon, ce n'est pas un chef d'œuvre immortel. Il y a beaucoup d'effets, de facilités comme si Brahms cherchait ses idées au fil du discours. L'orchestre de Cleveland, George Szell et les deux solistes tirent cependant la quintessence de ces pages. C'est un grand mérite.
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le 5 août 2016
Je recommande vivement l'acquisition et l'écoute de ce disque superbement interprété par Rostro qui transcende l’œuvre de Brahms. Un merveilleux moment musical
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le 18 juillet 2013
très très bonne interprétation par un dieu du violoncelle, fameux couple que Brahms et Rostropovitch !

à acheter les yeux fermés
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le 18 mars 2014
Cette interprétation pale et sans saveur, m'a laissé sur ma faim !
La prise de son médiocre, n'arrangeant pas les choses...
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le 13 février 2012
Réception très rapide. Très bon état.
Sur le plan musical: difficile de ne pas être satisfait lorsque le violoncelliste s'appelle Rostropovitch
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